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sophie cluzel invitée sur le plateau de lci face au journaliste christophe jakubyszyn 70007Voila qui a au moins le mérite d’être clair ! Lors d’une interview vendredi sur LCI, la Secrétaire d’État en charge des personnes handicapées a annoncé la couleur. En résume celle-ci se refuse à tout changement, c’est un non catégorique notamment en ce qui concerne à la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’AAH. Mais aussi à l’allègement des conditions ouvrant droit à la retraite anticipée pour cause de handicap. Un choix politique qui vient pourtant contredire les paroles prononcées par le chef de l'État la veille devant plus de 1000 jeunes et la jeune Estelle ou Clément ou il avait reconnu le retard important en matière de politique du handicap. Une annonce de Sophie CLUZEL qui confirme le handicap ne sera pas « la priorité de son quinquennat » d’Emmanuel MACRON contrairement à sa promesse lors des élections présidentielle…

Invitée sur le plateau de LCI face au journaliste Christophe JAKUBYSZYN, l’interrogant sur les nombreuses doléances des gilets jaunes notamment ou celle présente dans les contributions déposées sur le site du grand débat national concernant la politique du handicap. Si le sujet handicap n’est certes pas très présent, au sein des quatre thèmes de discussion du grand débat national et qu’il demeure aujourd’hui difficile de réaliser une liste précise de son contenu. Parmi celles-ci reviennent notamment, l’AAH, la retraite ou encore la ¨PCH.

Sophie CLUZEL ferme la porte à tout changement…

La ministre ferme donc semble donc fermer la porte à toutes ces demandes avant même la fin de ce grand débat national et de la conférence nationale du handicap qui aura lieu cette année. Une réponse qui a le mérite d’être clair et de confirmer que la promesse du candidat Emmanuel MACRON de faire « du handicap la priorité de son quinquennat » n’est désormais plus à l’ordre du jour. Le chef de l’État qui aura même depuis de son arrivée, eu de cesse de remettre en cause les acquis obtenus comme au travers de la loi Élan.

AAH « c’est un minimum social »

Plusieurs fois discutée devant l’Assemblée nationale et le Sénat à travers des propositions de loi déposées par des parlementaires de l’opposition de gauche ou de la France insoumise mais aussi par les républicains. L’arrêt de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH a fait l’objet d’un refus catégorique de la majorité. Alors qu’une nouvelle proposition devrait être discutée prochainement Sophie Cluzel a ainsi opposé une fin de non-recevoir dans ce dossier qui semble fâcher le plus les personnes en situation de handicap ayant pris la peine de rédiger une contribution. En effet, une personne invalide à 80 % percevant à ce titre l'AAH perdant en tout ou partie le montant de cette allocation 860 € à taux plein depuis le 1er novembre 2018.

Pour la secrétaire d’État, « L’allocation, c’est un minimum social. C’est une ressource pour pallier une limitation d’activité. Ce n’est pas une compensation du handicap. » Sophie CLUZEL qui avait auparavant déclaré que « la solidarité nationale complète la solidarité familiale, elle ne doit pas s'y substituer ».

Retraite : « il faut rentrer dans le droit commun »…

Une fin de non-recevoir concernant également la question des retraites. Un problème qui demeure, car s’il vrai que la possibilité de liquider sa retraite avant l’âge de 62 ans en raison du handicap demeure possible son application restent dans la réalité difficile notamment au vu de critères restrictifs. Ainsi, un travailleur en situation de handicap qui souhaite arrêter de travailler à 55 ans devra avoir cotisé 27 à 28 années en situation de handicap. Il devra de plus justifier une situation loin d’être facile. Certes, une commission de rattrapage qui depuis le 1er septembre 2017 insitué par le PLFSS 2017 et publié par un décret du 10 mai 2017, mais là aussi son critère tellement restrictif ne devrait concernée que peu de salariés.

Malgré cette situation, Sophie CLUZEL, estime que « si les citoyens handicapés veulent être citoyens comme tout le monde, il faut rentrer dans le droit commun. Donc, non, pas d'âge spécifique pour partir en retraite mais un meilleur accompagnement pendant le temps de travail. »

PCH vers plus de justice fiscale…

Si concernent le pouvoir d’achat et de justice fiscal comme celle de supprimer, la CSG sur les pensions d’invalidité. D’autres demandent au gouvernement d’exonérer de toute taxation la PCH versée aux aidants. Des sommes perçues par les aidants qui sont aujourd’hui soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Des aidants dont le taux horaire s'élève à 3,87 € si elle ne travaille pas et 5,81 si elle quitte son emploi pour s'occuper de la personne, pour un montant total forfaitisé dans les deux cas de figure à 997,82 € par mois. Sophie CLUZEL qui estime si « Le salaire des aidants familiaux est vraiment indécent. Ce n’est pas tant la question de ne pas le taxer que de le valoriser. Il faut replacer l’aidant familial dans une vraie trajectoire d’accompagnement, de reconnaissance ».

Sophie CLUZEL estime que « Le salaire des aidants familiaux est vraiment indécent. Ce n'est pas tant la question de ne pas le taxer que de le valoriser. Il faut replacer l'aidant familial dans une vraie trajectoire d'accompagnement, de reconnaissance ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

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