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Message d'alerte

Billet de 10 eurosAnnoncé il y a quelques semaines, l’allocation adulte handicapée (AAH), est désormais effective depuis le 5 octobre date sa publication au J.O. Un montant qui progresse de 1.3 % pour atteindre 800.45 €, contre 790 € à taux plein. Une revalorisation bien maigre et dont le montant final reste toujours bien en dessous du seuil de pauvreté européen d’un montant de 000 €. La revalorisation est applicable à compter du 1er septembre 2014.

Une revalorisation qui ne convient nullement a bon nombre d’associations qui réclame depuis des années la création d'un « revenu d'existence  au moins égal au montant du SMIC brut et soumis à cotisations », pour ces dernières il est donc nullement question de se réjouir.

Une hausse légère, mais positive…

À peine 10 € supplémentaires, bien maigre consolation pour des personnes dont le pouvoir reste bien faible, face à une augmentation qui et inférieure a celle de 2013 qui avait été de 1.75 %. Une augmentation reste néanmoins positive puisque la hausse des prix ayant été limitée à 0,4 % entre août 2013 et août 2014, la revalorisation va se traduire par un léger gain de pouvoir d’achat (+0,9 %).

Une revalorisation qui a bien failli ne pas avoir lieu, après la décision de Manuel VALLS et le vote d’un plan d’économie de 50 milliards € en avril 2014. Un revirement du chef du Manifestation ni pauvre ni soumis en 2010gouvernement provoqué par la décision du Conseil d’État. Pour les juristes du Palais Royal, le PLFRSS doit exclusivement porter sur l’année 2014.

Or, ces prestations étant habituellement revalorisées en avril, leur gel n’interviendrait qu’en 2015. Le gouvernement ayant précisé que ces mesures seront néanmoins proposées dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, présenté début octobre.

Près de 550 000 allocataires en France

L’Association des paralysés de France regrette que ce gel de la pension d'invalidité ne constitue « une perte sèche de pouvoir d'achat pour les nombreuses personnes en situation de handicap ». Octroyée aujourd'hui en France à 550 000 bénéficiaires dont la capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers. Même si son montant maximum pouvant atteindre 1 564 euros par mois, il est en moyenne inférieur de 15 % à l'AAH, soit 665 euros par mois.

Mais rien de nouveau pour les pensions d'invalidité qui resteront gelées pendant 18 mois au moins, au même titre que les autres prestations sociales (logement, famille...). Même coup de rabot pour l'allocation supplémentaire d'invalidité, versée en complément aux pensionnés percevant moins de 702 € par mois. Prochaine revalorisation en octobre 2015, si tout va bien.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Actes orthophonieLa Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) a annoncé sa satisfaction à l’annonce de la publication le 24 septembre dernier au journal officiel, des modifications de la nomenclature. Un résultat qui selon le communiqué est le fruit d’une détermination à faire reconnaître l’expertise orthophonique dans le cadre des troubles de la communication, du langage, de la cognition, de la phonation et des fonctions oro-myo-faciales.

Des troubles ou une perte du langage qui peuvent avoir comme après un accident, une maladie génétique ou neurodégénérative, pathologies des cancers…(Les causes).Une parution qui officialise plusieurs mois d’un travail entrepris à la demande de la FNO avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie pour faire évoluer certains des libellés de la nomenclature et faciliter les interventions orthophoniques auprès de patients atteints de certaines pathologies chroniques.

Une action soutenue par l’expertise de l’Union Nationale de la Recherche et de l’Évaluation en  Orthophonie (UNADREO), société savante, la FNO a su obtenir que l’orthophoniste soit reconnu comme LE professionnel de santé expert des troubles de la « communication et du langage », et ce à tous les âges de la vie !

La Rédaction

Assistant assistants d-ecoute Octave 4Alors que la France compte six millions de personnes considérées comme malentendantes souffrant simplement du vieillissement de ses oreilles. Ainsi à partir de 55-60 ans, tous les individus rencontrent des problèmes de perception des sons et de compréhension. En plein débat autour des professions réglementées, Marisol TOURAINE annoncé le 22 aout dernier l’autorisation de vente des assistants d’écoutes, dont la société Sonalto est la seule actrice par les pharmacies et exprime sa satisfaction à cette décision.

Réunion de négociation sur les soins de proximitéLa Fédération nationale des orthophonistes a décidé de dénoncer la stratégie du ministère de la Santé en refusant le 23 juillet dernier de signé au « point d’étape » proposé par le Directeur général de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) dans le cadre des négociations interprofessionnelles sur les soins de proximité.

La FNO qui affirme dans un communiqué ne plus vouloir cautionner la signature d’un blanc-seing à l’ouverture de négociations qui n’apporte selon elle aucune garantie d’égalité de conditions d’exercice pour les professionnels de santé et d’égal accès à des soins de qualité pour les patients sur tout le territoire.

Un ministère en position de fragilité au travers de ses propositions faites par l’UNCAM, affirmant avoir l’adhésion des professionnels de santé lors de la signature. La réalité serait tout autre puisque ces signataires ne représenteraient qu’une minorité. 

La FNO qui dénonce la persistance de la stratégie gouvernementale et de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURRAINE. Cette dernière ayant décidé de privilégier des contractualisations locales et individuelles avec les Agences Régionales de Santé, dont le risque à terme, et de nuire selon la FNO, à la cohérence nationale de l’organisation de la santé, au détriment des professionnels et des patients

La Fédération nationale des orthophonistes s’élève contre ce quel estime « simulacre de démocratie s’appuyant sur la signature de quelques syndicats qui s’apparente à un passage en force pour l’ouverture des négociations dans un cadre qui ne satisfait pas la majorité des professionnels de santé ». 

Cette derniére, qui déclare avoir témoins avoir la volonté travailler dans le cadre d’un Accord-Cadre interprofessionnel (ACIP), garant de l’égalité et de l’équilibre des soins de proximité annoncés par le gouvernement dans la Stratégie nationale de santé. La FNO refuse tout autre cadre qui ouvrirait la voie au démantèlement de notre système de soins conventionnés.

De son côté, l'Union nationale des pharmacies de France (UNPF), souligne qu'elle n'a pas signé l'Accord carde interprofessionnel (ACIP). « Bien que favorable un accord-cadre interprofessionnel dans l'intérêt du patient, l'UNPF s'oppose à une mainmise de l'assurance-maladie sur les professionnels de santé libéraux », déclare l'UNPF. Le syndicat refuse également « qu'une seule organisation syndicale puisse engager l'ensemble de la profession ». Il ne juge « pas satisfaisant » le projet de protocole présenté par l'assurance-maladie et s'oppose à « la mise en place d'une interprofessionnalité subordonnée aux médecins ». L'UNPF souhaite que « les équipes de soins se constituent autour du patient, en fonction de sa pathologie et non en fonction du médecin traitant ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Ambulance de la Croix-Rouge a StrasbourgMalgré la mobilisation et les alertes des 9 principales fédérations du secteur sanitaire, médico-social et social à but non lucratif, le gouvernement vient de mettre à la charge des associations qui accompagnent nos concitoyens les plus vulnérables, une taxe dont elles étaient exonérées depuis plus de 40 ans aux profits des secteurs privés non lucratifs sanitaires, sociale et médico-sociale

Le secteur PNL sanitaire, social, et médico-social en péril

Sans aucune concertation avec les associations concernées, cette disposition brutale a été adoptée dans l'urgence de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi de finances rectificative pour 2014 (PLFR 2014). Ainsi, plus de 500 millions d'euros jusqu'à présent consacrés à l'accompagnement et aux soins des personnes en difficultés sociales, en situation de handicap et malades, vont être dérivés vers les organisations en charge des transports.

Lors du débat parlementaire, le Gouvernement a indiqué qu'il serait tenu compte de cette charge supplémentaire par l'État et les conseils généraux dans les tarifs et budgets des établissements.

Mais, dans le contexte actuel, au regard des mécanismes budgétaires et tarifaires, et de la liberté de gestion des collectivités territoriales comme des faibles marges de manœuvre de la sécurité sociale, les associations s'interrogent sur les mesures que le Gouvernement est en capacité de prendre pour compenser intégralement cette charge nouvelle pour elles. Elles attendent instamment une rencontre avec le premier ministre et la ministre des Affaires sociales pour obtenir des garanties.

Faute de compensation intégrale, le Gouvernement entraînerait le Parlement dans un choix lourd de conséquences. Privilégier l'augmentation des taxes pour des organisations de transport au détriment des politiques sanitaires, sociales et médico-sociales serait un choix politique inacceptable pour les centaines de milliers de personnes que ces associations accompagnent au quotidien et un choix social incompréhensible au regard de l'emploi puisque plus de 10.000 salariés verraient leur emploi menacé par cette mesure.

Les 9 principales organisations du secteur refusent d'envisager une telle perspective et demandent au gouvernement de reconsidérer sa position afin de traduire ses engagements dans les travaux législatifs en cours –PLFR 2014- et à venir, notamment dans le cadre des lois de finances de l'État et de la sécurité sociale pour 2015.

La Rédaction

IUC OncopoleL'Institut universitaire du cancer (IUC) ONCOPOLE ouvre aujourd'hui ses portes sur le site de l'ancienne usine AZF de Toulouse, grâce au soutien du gouvernement. Né d'un partenariat original entre le CHU de Toulouse et l'Institut Claudius Régaud, cet hôpital nouvelle génération dispense dès à présent des traitements de pointe aux patients atteints du cancer. Le résultat d'une politique de réhabilitation volontariste, au service de l'innovation et du progrès médical.

À cette occasion Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Geneviève Fioraso, secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se réjouit de l'ouverture de l'Institut universitaire du cancer (IUC) ONCOPOLE de Toulouse, qui accueille aujourd'hui ses premiers patients.

Un nouvel hôpital équipé de 306 lits, spécialisé dans la prise en charge des patients atteints du cancer, mobilise 1 000 professionnels de santé et 300 universitaires, chercheurs, ingénieurs et techniciens. Il s'étend sur 78 000 m², dont 44 000 m² d'espaces verts, au cœur d'un campus hospitalo-universitaire et d'un cluster industriel dédiés à la lutte contre le cancer sur le site de l'ancienne usine AZF de Toulouse, sinistré par une explosion le 21 septembre 2001. Le projet représente un investissement financier majeur, de l'ordre de 300 M€.Visite de Marisol Touraine à l'institut du cancer le juillet 2013

Cette ouverture marque l'aboutissement d'un travail de dix ans, lancés par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc lors de son précédent mandat, associant des centaines de soignants, de chercheurs et d'ingénieurs, avec le soutien de l'État et du gouvernement de François FILLION et pour lequel contrairement au dire de la ministre l'impulsion décisive donnée l'année dernière par le gouvernement lors de sa visite le 15 juillet 2013 sur le site pour recevoir les recommandations de la mission confiée aux professeurs André SYROTA, et Thierry PHILIP et lancer le comité de suivi, chargé d'assurer la finalisation du projet. N'a eu que peu de répercussions sur la réalisation finale du projet.

Un projet de réhabilitation volontariste et ambitieux, qui fera progresser la recherche et assurera aux patients une prise en charge et des traitements de pointe en matière de cancérologie.

La Rédaction

Un couloir d'un hopital FrançaisPrésenté ce matin par le ministre des sociales et de la santé, la contribution du secteur santé à la réduction des dépenses publiques porte bien sûr 10 Mds€. Des choix économiques pour lequel le CISS espère qu'ils ne feront pas du patient une variable d'ajustement, à la différence de ce « que nous avions connu par le passé avec les franchises, les forfaits et les nombreux déremboursements. C'est une bonne nouvelle ».

Le CISS qui comprend qu'il s'agit d'adapter un système de santé, la raison de son soutien affirmant avoir suffisamment ce choix politique et mis en lumière l'estimation « que 30 % des dépenses sont inutiles dans la façon dont elles sont aujourd'hui orientées ».

Pour autant, nous restons vigilants...

Pour autant, le collectif, qui rassemble plus de 70 associations en charge du handicap ou de la santé, précise qu'il restera vigilant dans son application notamment dans trois raisons.

Premièrement, sur le fait que de telles économies et de son montant sur une période relativement courte reposent inévitablement sur des innovations organisationnelles et des modifications de pratiques. Le CISS qui déclare avoir le sentiment qu'un système de santé bloqué, chacun cherchant à préserver son domaine plutôt qu'à partager un objectif commun. Il faudra donc de la pédagogie pour rendre ces efforts légitimes et du consensus pour rendre les ajustements acceptables.

En second le collectif souhaité éviter que des tensions éventuelles qui seraient alors « inacceptables pour les patients ». Des objectifs de montée en charge de la chirurgie ambulatoire et la promotion des médicaments génériques qui « ne pourront être partagés qu'à la stricte condition que cela n'aboutisse pas à mettre en danger des patients dont l'état de santé requiert autre chose que des prises en charge à moindre coût ».

Enfin le communique précise que le CISS souhaite et demande de voir enfin s'instaurer un vrai dialogue avec les associations d'usagers du système de santé. Des associations qui ont su structurer leurs mouvements. Ils réclament d'être associés au choix opérationnel qui va être maintenant opéré. « Ils n'ont pas envie, comme la mauvaise habitude en a malheureusement été prise de tout découvrir au dernier moment, comme si finalement les pouvoirs publics ne voulaient leur laisser que le seul choix de s'opposer », souligne le communiqué.

"Il faut faire la chasse aux actes inutiles".

Pas de détails pour le moment même si une nouvelle réforme du secteur hospitalier ou le développement de la chirurgie ambulatoire sont évoqués. Faire des économies dans la santé, c'est possible répond la Fédération hospitalière de France. Mais à condition que qu'elles ne s'apparentent pas à un énième coup de rabot aveugle. Son président, Frédéric Valletoux, à dévoilé plusieurs propositions pour économiser 5 à 7 milliards d'euros d'ici cinq ans. "Il faut faire la chasse aux actes inutiles".

Affirmant qu'il avait plusieurs mesures pour s'y attaquer vraiment, « la première d'entre d'elle est la chasse aux actes inutiles, ces actes redondants, ces radios, ces actes biologiques que l'ont fait ou refait et qui ne sont pas toujours utiles parce que les dossiers sont mal transmis (...) pour lequel ont sait que c'est un gaspillage important » .

Avant de conclure lors de cette intervention Fédéric VALLETOUX a précisé qu'« il faut recrée les offres de soins sur le territoire, il faut repousser il faut accentuer les réorganisations hospitalières quelque soit leurs statuts, mais pas uniquement en pressant un plus le citron parce que les organisations hospitalières sont fatiguées, le personnel le sont aussi et ont ne pourra pas uniquement sur l'organisation des choses faires des économies, il faut maintenant s'attaquer aux vraies réformes de structure parce que c'est le vrai moyen de sauver notre système de santé »

La Rédaction.