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Message d'alerte

À J-59 jours du premier tour de cette élection présidentielle, les demandes et revendications ne cessent d'affluer. C'est le cas à présent de l'AFM qui a fait savoir dans un communiqué fait parvenir une lettre ouverte a l'ensemble des candidats officiellement déclaré, intitulée « le choix de l'innovation ». L'association qui a reçu aujourd'hui un François HOLLANDE à Évry où il a notamment visité I-Stem en compagnie de Marc PESCHANKI puis Généthon Bioprod, dirigé par Frédéric REVAHFrançois HOLLANDE à Évry où il a notamment visité I-Stem en compagnie de Marc PESCHANKI puis Généthon Bioprod, dirigé par Frédéric REVAHdes candidats, François Hollande au sein de ses laboratoires à Évry.

L'association qui revendique cette action pour le manque « cruel d'ambition » du débat actuellement en cours. L'AFM regrettant notamment que l'innovation, une des seules réponses possibles aux difficultés actuelles, soit absente de façon dramatique des débats.

Pour la présidente, Laurence TIENNOT-HERMENT, « Nous voulons connaître leur ambition dans ce domaine pour les cinq années à venir, créatrice de valeurs, créatrice de richesses, créatrice d'emplois et créatrice de cohésion sociale... » L'association de préciser que seule l'innovation peut redonner des perspectives positives à notre pays. « C'est notre conviction » et souhaite pour cela engager le dialogue avec tous les candidats qui le souhaiteront et reçevra, dès ce jour, dans ses laboratoires I-Stem et Généthon à Évry.

François HOLLANDE en visite au cœur de la recherche à Évry

Peu avant son meeting, le candidat socialiste a multiplié ses rencontres, dont celle avec les dirigeants de biotechnologies sur l'avenir de leur filière. Sans préciser, comment il financerait ces mesures...Une visite au Généthon et à l'entreprise spécialisée dans les cellules souches I-Stem ou le candidat s'est simplement engagée pour un rendez-vous au Génocentre pour une table ronde avec une dizaine de dirigeants de biotechs. Impatients de partager avec le candidat socialiste leurs inquiétudes concernant leur filière. François Hollande qui a clairement affirmé sa position lors de son discours prononcé dans les locaux d'I-Stem, déclarant que s'il est élu, il demandera « immédiatement au Parlement de modifier la loi de bioéthique de 2011 afin d'autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires ». Précisant « Une cellule-souche embryonnaire n'est pas un embryon ».

Une recherche pour lequel il souhaite deux obligations, celle du respect de la dignité humaine et la non-marchandisation du corps humain. Il solution qui selon lui devrait permettre a la France de rattraper ainsi son retard face au nombreux pays déjà présent dans ce secteur de la recherche. François Hollande de conclure qu'il y a beaucoup à attendre des sciences de la vie : elles permettront de faire un saut dans la connaissance et la valorisation de ces connaissances représente un fort potentiel économique. « On évalue à 20 % du PIB la part des biotechnologies dans les pays développés en 2030 ».

L'opposition craint une banalisation de la recherche embryonnaire

Ces déclarations ont provoqué quelques critiques de la part des ministres de la Santé, Xavier BERTRAND, et de la recherche, Laurent WAUQUIEZ. Ils mettent en garde via un communiqué contre une « banalisation » de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. « La recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires n'est pas une recherche comme les autres parce qu'elle touche à l'origine de la vie », rappellent-ils.

Stéphane LAGOUTIERE

2012.02.21.appel-accessibilite-election-presidentielle-avh.2012Une étude réalisée par l'Association Valentin Haüy dresse le constat suivant : les sites Internet des candidats déclarés ou pressentis à l'élection présidentielle sont loin d'être entièrement accessibles à le 1,3 million de personnes aveugles et très malvoyantes en France, et les programmes électoraux n'abordent pas à ce jour la question du handicap visuel. Dans ce contexte, l'Association Valentin Haüy lance du 21 février au 10 mai 2012 une pétition en ligne sur son site avh.asso.fr afin d'attirer l'attention des candidats à l'élection présidentielle sur la cause des aveugles et des malvoyants. « Il est urgent d'agir ! On sait qu'un Français sur trente sera atteint de déficience visuelle dans vingt ans » précise l'association.

Plus cette pétition recueillera de signatures, plus elle aura de poids quand elle sera remise officiellement aux candidats. Mais seront-ils en prendre conscience de son importance, cela reste une autre histoire. Il suffit de voir leur comportement face à d'associations qui ont lancé un appel a ces derniers, comme l'APF, l'UNAPEI, la FNATH, ou encore la FAF, le résultat reste pour le moins parfois décevant.

l'Association Valentin Haüy souhaite néanmoins à cette occasion de leur demander publiquement leur engagement sur des actions prioritaires en vue d'une meilleure prise en compte du handicap visuel dans la société. Un engagement qui repartie en quatre grandes thématiques. Qu'il s'agisse de l'accès aux transports, l'accès à l'audiovisuel, l'accès aux livres comme la reformuler le Parlement européen dans un votre il y a quelques semaines. Et enfin l'accès aux sites Internet. Tous une série d'engagements que vous pouvez télécharger.

« Je lance un véritable appel à la mobilisation de nos concitoyens car les aveugles et malvoyants sont trop souvent oubliés dans les débats sur le handicap. Certes, les mentalités évoluent favorablement en France mais il reste d'importants progrès à accomplir afin de donner aux déficients visuels les moyens de vivre... tout simplement. L'élection présidentielle est une formidable occasion de faire entendre notre voix et de demander des engagements fermes à nos responsables politiques. » a déclaré Gérard COLLIOT, Président de l'Association Valentin Haüy

À propos du baromètre d'accessibilité

baromètre-accessibilite-avh-2012Le baromètre d'accessibilité des sites des candidats a été réalisé en partenariat avec la société Temesis, grâce à l'outil Opquast Reporting, outil de mesure de l'accessibilité de sites web. Il est basé sur l'analyse approfondie de trois pages de chacun des sites (accueil, page de contenu, page de formulaire), sur une base de 20 critères impactant forcément le handicap visuel et pouvant provoquer des blocages d'accès à l'information.

Par exemple : la présence d'indications préalables de l'ouverture de lien dans une nouvelle fenêtre, la présence d'alternatives textuelles aux images, la possibilité d'utiliser le clavier pour naviguer ou déclencher des actions... Un premier test d'accessibilité entièrement automatique a été réalisé, puis vérifié par un expert. Le score obtenu est fortement dépendant de la richesse et de la complexité des contenus proposés sur les sites.

l'Association Valentin Haüy qui sont-ils

L'Association Valentin Haüy, reconnue d'utilité publique, lutte depuis 120 ans avec et pour les personnes déficientes visuelles pour le développement de leur autonomie au quotidien, la reconnaissance de leurs droits et leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle. Ses actions sont rendues possibles grâce à la générosité de ses donateurs, et la mobilisation de ses 110 comités avec plus de 3000 bénévoles dans toute la France.

La Radaction

la page d'acceuil du site 2012unapei-orgÀ l'occasion de la campagne présidentielle, l'UNAPEI a invité les candidats à apporter leurs réponses aux huit revendications de l'association et de fournir une vidéo à destination des personnes handicapées mentale. Si à ce jour seule la candidate Marine le Pen a fourni la vidéo. La réponse écrite de François Hollande depuis hier qui s'ajoute à celle de Jean-Luc MELENCHON, Frédéric NIHOUS, Nathalie ARTHAUD, Marine le PEN, Jacques CHEMINADE et Nicolas DUPONT-AIGNAN.

Des citoyens nombreux, ils sont aujourd'hui après la réforme de la protection juridique en 2007, près de 400 000 sauf exception a disposé du droit de vote. Mais, pour autant, accéderont-elles au vote en 2012 ? pour l'UNAPEI, la réponse est non, car selon l'association, « malgré les mesures prévues par la loi et le code électoral, les personnes déficientes intellectuelles ne peuvent toujours ne pas s'informer et faire leurs choix »

Pour cette raison et les informer, mais aussi interpeller les candidats, l'UNAPEI a mis en place un site intitulé Unapei2012. Un site en trois parties, le premier ou l'association, interpelle les candidats des élections présidentielles et législatives de s'engager dans sur huit mesures prioritaires touchant notamment les d'accessibilité, de soins, d'éducation, d'emploi, de vieillissement du handicap, pour que les besoins et les attentes des personnes handicapées mentales soient enfin pris en compte.

La deuxième consiste au droit de vote. Un droit souvent oublié est pourtant depuis la réforme de 2007 ils sont environ 400 000 sauf exception à disposer du droit de vote. Mais, pour autant, accéderont-elles au vote en 2012 ? pour l'UNAPEI, la réponse est non, car selon l'association, « malgré les mesures prévues par la loi et le code électoral, les personnes déficientes intellectuelles ne peuvent toujours ne pas s'informer et faire leurs choix ». C'est la première action à engager pour que la majorité des votants handicapés mentaux puissent s'informer et se forger une opinion. L'UNAPEI propose d'ailleurs aux candidats de réaliser une vidéo pour présenter leurs engagements à destination des personnes handicapées mentales et leurs familles.

La troisième partie étant consacrée aux réponses apporte par les candidats, actuellement sur les 15 actuellement connu seules six ont répondu. A noté la présence de la présidente de l'UNAPEI, Christel PRADO présente lors notre prochaine émission de radio Handi-Presse sur 89.1 à l'occasion de ces élections à partir de 15 h 30 le 22 février prochain

Un site Internet accessible aux personnes handicapées mentales

2012.unapei.org propose des contenus en deux versions : une en texte courant, une en français « facile à lire et à comprendre ». Ce site, qui constitue une première en France, vise à mieux informer les personnes handicapées mentales à la veille d'élections nationales. Il met en lumière les revendications de l'UNAPEI et les réponses des candidats. Il propose également des informations sur l'accès au vote et sur les rôles du Président de la République et des députés rédigés en textes « faciles à lire et à comprendre »

La Rédaction

Le depute Daniel FASQUELLE dans son bureau a l'Assemblée nationale le 26 janvier 2012Fortement mis à l'écart par des spécialistes, mais parents et association, le traitement de l'autisme se révèle de plus en plus contesté. Pourrait-elle être interdite ? C'est la proposition de loi que vient de déposer le député Daniel FASQUELLE (UMP). Un projet de loi qui propose la mise en place la généralisation des méthodes éducatives et comportementales comme celle d'Aba et la réaffectation des financements a celle-ci. Un projet loin de faire l'unanimité et provoquant un tollé parmi les psychiatres et l'extrême gauche ou par l'UNAPEI qui affirme son désaccord.

Après un demi-siècle d'évolution depuis les années 70 où l'autisme était encore considéré par les spécialistes comme un trouble affectif, le traitement était généralement confié aux psychanalystes. l'apparition des neurosciences a changé le regard d'une partie du corps médical sur la médicale. Plusieurs gènes sont maintenant mis en cause dans l'autisme tendant à prouver le caractère biologique de la maladie. Faut-il pour autant supprimer telle ou telle méthode? Si cela concerne des méthodes comme celle technique du « packing », fortement critiqué ça pratique le 9 février « Aujourd'hui en France, perdure des traitements qui ne sont pas respectueux de la dignité et des droits des personnes » par le Premier ministre. « Une pratique barbare, qui consiste à envelopper une personne autiste dans des draps humides et glacés en pensant que le choc thermique va lui rendre la perception de son moi-peau », dénonce elle aussi Danièle LANGLOYS, Présidente d'Autisme France.

Faut-il confondre psychiatrie et de tel comportant ? Non, mais si le temps de la toute-puissance psychanalytique a vécu, et si la plupart des médecins préconisent désormais une prise en charge éducative et pédagogique, ils rappellent aussi qu'aucun spécialiste n'est mieux placé qu'un pédopsychiatre pour prendre en considération les singularités dont souffrent les enfants autistes: difficultés à comprendre l'autre, à ressentir de l'empathie, à prendre conscience d'eux-mêmes et de leur corps. La secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale Marie-Anne Montchamp, d'ajouter « que l'on a besoin de la psychiatrie, de la neuropsychiatrie, et je n'exclus pas l'intérêt de la psychanalyse. Car quand un enfant autiste arrive dans une famille, tout explose ». Faut-il pour autant ranimer les conflits ? « Il est urgent de rétablir les équilibres, de privilégier une approche moins hospitalo centrée et plus axée sur le projet de vie et la citoyenneté », conclut Marie-Anne Montchamp.

Un avis partagé par la Haute Autorité de Santé

Ici un enfant autiste soigné dans le cadre de la méthode ABAIci un enfant autiste soigné dans le cadre de la méthode ABA (Archives2009)Intitulé « Autisme : quelles interventions proposer à l'enfant et l'adolescent ? » le rapport qui ne devait paraître que le 6 mars prochain. Celle-ci s'apprête à classer cette approche thérapeutique au rayon des « interventions globales non recommandées ou non consensuelle ». Un rapport dans lequel il serait notamment dit que « L'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permet pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle ». Une véritable condamnation que ne comprennent pas les psychanalystes. La HAS qui a annoncé regretter « que les phrases citées se révèlent hors contexte ou inexactes au regard de la version actuelle du document ». Un rapport qui pourrait dans les prochaines semaines s'il se confirmait relancer une bataille que certains jugent inutile.

« ingérence totalitaire inadmissible dans le champ de la médecine »

Alors que les psychanalystes jugent « qu'ils sont les victimes d'une « Croisade », ces derniers ont reçu le soutien de l'opposition de gauche qui fortement conteste ce projet de loi. Le PCF estimant qu'il s'agissait là d'une, « campagne qui manie l'amalgame entre certaines outrances de certains psychanalystes et la psychanalyse en tant que corpus scientifique ». Une situation qui s'appuie également, « sur un désarroi réel de nombreuses familles qui ont le sentiment d'être abandonnées par la psychiatrie qui ne répond pas toujours à leurs besoins », ajoute-le, communique. Avant de conclure qu'il s'agit au final d'une « ingérence totalitaire inadmissible dans le champ de la médecine ». Le PCF qui a annoncé entendre poursuivre son action pour engager une rénovation de la psychiatrie, pour une psychiatrie humaniste centrée sur le soin relationnel qui n'abandonne pas les patients par faute des moyens.

Un avis partagé par Jean-Luc Gibelin, responsable du secteur santé au Front de gauche, se joint à eux. Il estime que « ce n'est pas à l'État de déterminer le style des choix thérapeutiques ». Tout comme, l'Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI), qui estime « qu'interdire une forme d'accompagnement ne sert à rien ».

Bataille financière ou politique ?

Pour le député UMP Daniel FASQUELLE, les professionnelles et hôpitaux psychiatriques essaient simplement de vouloir conserver une source importante de leurs revenus. Qui souhaite aller par ce projet loi à interdire jusqu'au remboursement, et même tout enseignement analytique sur l'autisme, pour reporter ces moyens sur « les méthodes qui marchent ».

Et de poursuivre que « Les techniques utilisées actuellement en France sont non seulement inefficaces, mais aucune étude n'a montré à ce jour que la psychanalyse servait à quelque chose, mais peut provoque un incroyable gâchis humain, que ce soit pour les enfants non traités ou pour leurs proches. Sans compter la perte financière : 60 % des hospitalisations de plus de trente jours dans les hôpitaux psychiatriques concernent des autistes, et l'on évalue à 200 000 euros par an le coût d'enfermement d'un autiste. » Et le député de souligner que, sur le dossier de la prise en charge des adultes à l'hôpital, la Cour européenne des droits de l'homme a même condamné la France, tout comme le Comité consultatif national d'éthique pour « Maltraitance ».

Une bataille est un texte de loi, qui se révèle aussi compliqué pour le gouvernement dont les 5000 places promises dans le plan autisme 2008-2012 n'ont pas tenu ses promesses. Une politique gouvernementale est un chef de l'État qui fortement promit, mais pour lequel les résultats au final sont loin d'avoir été réalisés. Une situation qui ne cesse de s'aggraver pour des parents ou la Belgique et toujours la seule solution...

Stéphane LAGOUTIÉRE

Tandis que François HOLLANDE revient sur sa terre natale en Normandie pour son deuxième grand meeting. Le président Nicolas SARKOZY entre sur le plateau de TF1 pour en ressortir avec la veste de candidat et slogan « Une France Forte »Entre-temps, les Français auront pu se dire que le liste est enfin complète ! Un chef de l'État qui Le désormais candidat Nicolas SARKOZY sur le plateau de TF1 le 15 février 2012 c-est fait il est candidatLe désormais candidat Nicolas SARKOZY sur le plateau de TF1 le 15 février 2012 c-est fait il est candidatpréféra parler du futur plutôt que d'un bilan qu'il préfère, semble-t-il partiellement oublier.

Le chef de l'État qui lors de cet entretien de quinze minutes sur TF1 place sa candidature comme une obligation, « la situation de la France, de l'Europe et du monde face à la crise et aux nombreux changements, me l'on imposait, car faire le contraire serait comme un abandon de navire ». S'affirmant plus apte à construire une « France forte », slogan qui devrait être celui de sa campagne. « Si la France est forte, ils seront protégés. Si la France est faible, les Français seront exposés », aura-t-il précisé.

Un second mandat que Nicolas affirme comme différent et qu'il place autour quatre mots-clés responsabilité, travail et solidarité et qu'il souhaite articuler autour du référendum. « Beaucoup de Français ont le sentiment d'être dépossédés de leurs pouvoirs par les élites, les syndicats, les politiques (...) chaque fois qu'il y aura un blocage, je ferai appel au peuple français », a-t-il promis. Des adversaires qui se demandent pourquoi ne pas l'avoir pratiqué lors de ce premier mandat.

Emploi et Solidarité

Le candidat Nicolas SARKOZY insistant sur l'importance « de remettre la force du travail au centre de tout » afin d organiser selon lui une société qui « puisse permettre à ceux qui ont la force et la santé d'avoir emploi, et pour ceux que la force et la santé mais qui n'on pas d'emploi auront une formation professionnelle ». Puis il y a ceux qui sont, dits-il en concluant « qui n'en peuvent plus, parce qu'ils sont malades ou qu'ils ont connu des accidents de la vie ou parce qu'ils sont éloignés du travail depuis 30 ans, pour nous aurons la solidarité (...) mais l'assistanat n'a pas sa place dans la société de demain » .

Un politique qui n'aura nullement réussi en matière d'emploi des travailleurs handicapés, dont le taux de chômage est passé de 19.2% en 2010 à 19,9% en 2011 et qui risque de dépasser la barre de 20 % en 2012. Un taux qui trois fois plus important que chez les valides. Alors forcer les travailleurs handicapés oui encore faut-il que les entreprises et y comprit l'État et les collectivités territoriales jouent enfin le jeu. Une politique qui depuis la création des emplois réservés en 1987, n'a jamais réellement été soutenu par aucun gouvernement

HANDI POP' soutient le chef de l'État

Pour Frédéric BOUSCARLE, Secrétaire national de l'UMP en charge de l'insertion des personnes en situation de handicap et président de HANDI POP', son soutien infaillible a cette candidature. Un chef de l'État qui a selon Frédéric BOUSCARLE s'est montré « Attentif et a l'écoute des difficultés des citoyens en situation de handicap, il a réussi à tenir ses promesses dans ce domaine ». Soulignant à titre d'exemple les engagements de 2007 comme la revalorisation de l'AAH. Un des seuls engagements, que le chef est d'ailleurs réellement tenu ! Pour le reste beaucoup de plan visuel auditif ou de l'autisme aura été signé mais les résultats sont loin d'avoir été totalement tenu.

Le secrétaire national de l'UMP qui estime que « la réélection de l'actuel président est une nécessité pour que la France continue à mener des politiques ambitieuses liées au handicap, ayant comme priorités une accessibilité plus accrue encore, un renforcement de l'accès à l'éducation, à la formation et à l'intégration ».

Revenant au principal concurrent du désormais candidat Nicolas Sarkozy, pour Frédéric BOUSCARLE, celui-ci relève les incohérences du candidat du parti socialiste, considérant que « les faux-semblants et le manque abyssal de propositions et l'absence de cohérence de François Hollande.

Stéphane LAGOUTIÉRE

L'aide à domicile en milieu rural (ADMR) du Finistère est en crise depuis près de deux ans et demi. Avec 3.500 salariés et près de 30.000 familles aidées, il s'agit du plus important réseau d'aide à la personne en France. En Finistère, il capte 62 % de l'enveloppe Allocation personnalisée d'autonomie (APA) du Conseil général. En avril 2009,
Les salariés ADMR 29 manifestant le 15 juin 2010 pour préserver leurs emploiLes salariés ADMR 29 manifestant le 15 juin 2010 pour préserver leurs emploil'ADMR 29, pionnière de l'aide à domicile, célébrait ses 60 ans, avec faste, au Parc des expositions de Penfeld, à Brest. Coût de la fête 300.00 €. Sept mois plus tard, le 2 novembre 2009, la presse était informée par un fax d'un syndicat majoritaire dans une association concurrente, d'un déficit de 5,5 M d'euros pour l'exercice 2008 de la Fédération ADMR. Un trou de 4,5 M d'euros, pour 2009, était aussi estimé. Un matelas de 10 M€ lui à évité le pire.

Placée sous procédure de sauvegarde, en décembre 2009, par le Tribunal de grande instance de Brest, la fédération en sort un an plus tard, après l'échec constaté de cette méthode douce. Présidents et directeurs se succèdent aux manettes de l'association fédérale qui chapeaute techniquement et administrativement 91 associations locales. En juillet 2011, la fédération, en cessation de paiement depuis des mois, se déclare enfin comme telle. Le 29 juillet, le TGI de Brest déclare sa mise en redressement judiciaire. Une procédure renouvelée pour six mois le 3 janvier 2012. Le parquet, favorable à cette prolongation, exprime néanmoins « Des réserves liées au climat social dégradé et à l'intervention de l'inspection du travail ».

En 2010 et 2011, la fédération ADMR du Finistère a accumulé 11.000 jours d'arrêts maladie pour 115 salariés environ. Après l'annulation, en mai 2011, par la Cour d'appel de Rennes d'un premier plan de sauvegarde de l'emploi (86 licenciements mais 34 reclassements), jugé insuffisant et nul donc, l'administrateur judiciaire en présente un second. Il est en cours. Il annonce le licenciement de 78 des 115 salariés de la fédération mais ne prévoit que 70.000 euros pour les accompagner (900 euros environ par personne).

Le 18 janvier, ils se mettent en grève, bloquant les services de facturation et de paye du réseau tout entier. Elle durera neuf jours. Entre autres, les salariés réclament un échange avec leur présidente. Elle le leur refuse. Un défaut de communication constante que le Comité d'hygiène de Sécurité et des conditions de travail pointe et assimile à de la maltraitance. Le 26 février, le conseil d'administration, réunit en urgence, vote la fin du plan de redressement par continuation. Une décision qui met un terme aussi sur le plan de sauvegarde de l'emploi. Cinq jours plus tard, ce même CA annulera cette mesure, aussi vite qu'il l'avait votée. Sous la pression, les salariés - se substituant à l'employeur -, lui soumettent un protocole de fin de conflit et reprennent le travail. Le premier février, cependant, l'administrateur demande la mise en liquidation de la structure. Une décision motivée par une impasse financière constatée de 600.000 euros.

Les dettes de la Fédération ADMR du Finistère s'élèvent, selon sa présidente, à six M€. Dans sa chute, elle entraînerait une trentaine d'associations locales. Combien exactement ? « Nous ne savons pas. Ca évolue », a indiqué Francine L'Hour, qui mise, elle sur la solidarité des associations voisines pour parer à la catastrophe. Pour les salariés de la fédération, comme dans les associations locales et chez les personnes aidées, le désarroi a fait place à un sentiment de peur. "On ne sait rien". Les pouvoirs publics, politiques, décideurs économiques, eux aussi, sont muets. Depuis bientôt deux ans et demi...

Liquidation de la fédération ?

Hier, le Comité d'établissements de l'ADMR 29 et le CHSCT ont rencontré l'administrateur judiciaire et Francine L'Hour, présidente de la fédération, à Saint-Ségal. La date de l'audience au tribunal de grande instance de Brest pour l'étude de la demande de liquidation de la fédération (115 salariés), est fixée au 2avril. La procédure de consultation, dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi, se poursuit, par une réunion, le mardi 14 févri, suivi d'une seconde, le jeudi 16. L'appel d'offres de reprise court jusqu'au 23 février. À ce jour, AD29 a fait une proposition. Un autre repreneur potentiel est également sur les rangs. Un nom, celui des Amitiés d'Armor, est avancé. «Je n'ai pas de communication officielle, a assuré Marc Berthelot, vice-président. Je ne confirme ni n'infirme». L'Agence régionale de santé (ARS) vient de valider un projet porté par l'association. «C'est vrai que nous sommes dans le même cœur de métier».

La Rédaction

Accidents de la route, chutes, accidents domestiques...les traumatismes crâniens surviennent sans prévenir. C'est dans cet objectif que les deux secrétaires d'État, Nora BERRA et Marie-Anne MONTCHAMP, sont allées visiter les malades à l'hôpital Raymond Poincaré à Garches le 8 février. Nora Berra en charge de la santé auprès a Visite sur le thème du traumatisme crânien à l'Hôpital Raymond PoincaréVisite sur le thème du traumatisme crânien à l'Hôpital Raymond Poincaréprésenté le programme d'action en faveur des traumatisés crâniens et blessés médullaires. Elles ont également annoncé, entre autres, le développement d'un site internet spécifique sur le syndrome du bébé secoué.

Chaque année en France, 155 000 personnes seraient prises en charge pour un traumatisme crânien, parmi eux 8500 seront traumatisés graves avec séquelles invalidantes dont 1 800 deviendront dépendants, enfin, plusieurs dizaines de patients ne se réveillent pas de leur coma. Une cause qui malgré le peu de donnée épidémiologique serait, semble-t-il la première cause de mortalité après 45 ans.

Les trois axes d'un programme d'action : Prévention, prise en charge et réinsertion

Lors de cette visite, les deux secrétaires d'État ont à leur arriver, ont été accueillies par Mireille FAUGERE, directrice générale de l'AP-HP et Jean-Michel PEAN, directeur du groupe hospitalier. Après la présentation du pôle « Handicap-Rééducation » et de l'activité du service, les secrétaires d'État ont visité la salle de rééducation et rencontré les patients du pôle. Elles ont ensuite eu un temps d'échanges avec les équipes pluridisciplinaires (équipes soignantes, professionnelles de l'accompagnement médico-social et socioprofessionnel) et ont salué leur action déterminante pour les victimes de traumatismes crâniens.

Le programme d'action présenté par Nora BERRA s'appuie sur le diagnostic et les propositions de la mission conduite par le docteur PRADAT-DIEHL, à la demande du Premier ministre, ce dernier comptant trois axes principaux. Le premier concerne la prévention et la connaissance du traumatisme crânien en France. Le deuxième vise à améliorer la qualité de la prise en charge actuelle en s'intéressant à sa pertinence, à sa continuité, à la sécurité des soins, de la prise en charge et de l'accompagnement. Enfin le troisième placé sous la responsabilité de Marie-Anne MONTCHAMP s'attache à sécuriser et accompagner le retour et le maintien dans son milieu de vie. Un programme qui selon le gouvernement a pour objectif pour les victimes de traumatismes crâniens et des blessés médullaires d'assurer une prise en charge de qualité, coordonnée et continue entre les secteurs sanitaires, social et médico-sociaux, constituant un enjeu majeur de santé publique.

Dans son intervention, Nora BERRA, à précisée que face au manque de connaissances de ces traumatismes, celle-ci a demandé à la Direction générale de la santé de produire un document de synthèse concernant l'état des connaissances épidémiologiques sur les traumatismes crâniens et les blessures médullaires en France en s'attachant notamment à travailler sur l'incidence et la prévalence de ces pathologies. Ainsi que la conduite d'une sur le devenir des traumatisées crâniennes victimes d'accidents de la route, aussi bien sur le plan médical, social que psychologique. Ce travail bénéficiera d'un budget de 30 000 €.  Marie-Anne MONTCHAMP qui a elle confirmé la création que 40 groupes d'entraide mutuelle allaient être créés cette année. Ces Gem ont pour mission de permettre aux personnes traumatisées crâniennes ou cérébro-lésées de s'entraider entre pairs, avec l'aide d'animateurs qui organisent des activités. Pour « assurer la qualité de la prise en charge », les unités de soins de longue durée (USLD) seront ouvertes aux personnes de moins de 60 ans, un centre ressource national sur le traumatisme crânien va être mis en place, etc. Enfin, pour « améliorer les connaissances, prévenir et protéger », des études vont être lancées et des outils de communication mis en place.

L'avant et l'après...

Tel sont le terme que reprennent souvent les victimes ou les familles ou comme Richard 47 ans qui vit a Lyon, « Je n'ai plus la même vie qu'avant mon accident », avant d'ajouter « nausées, maux de tête, vertiges, impuissance, perte d'équilibre, défaillance de la mémoire... ont parfois et même souvent rendu ma vie infernale ». Atteintes physiques qu'elle soit de nature : paraplégiques, hémiplégiques, trouble de la vue, mais surtout neuropsychologiques. Affectant alors la mémoire, l'attention, la capacité a communiqué et modifient le comportement et la personnalité du blessé et son quotidien. Mais la rééducation peut parfois améliorer beaucoup les choses.

Des familles souvent seules, comme l'explique Claire de Toulon, « Mon père, un an après un traumatisme crânien et rachidien, est dépressif, il a des troubles de la mémoire récente, il fait toujours des confusions et me confond parfois avec ma tante, mais le plus dur, c'est qu'il a complètement changé. Il interprète mal les choses, il a des tendances à l'agressivité, il est jaloux et persécute ma mère qui s'occupe de lui, il parle sans arrêt avec un débit rapide et ne se rend pas compte qu'il peut fatiguer ou vexer les gens ».

L'espoir de la rééducation

Plusieurs études menées à l'hôpital Raymond Poincaré ont montré qu'après un traumatisme crânien, une rééducation appropriée, basée sur les troubles propres à chaque patient, permet d'améliorer leurs performances cognitives. Deux situations sont a distingué, les traumatismes crâniens graves, qui après que les grandes fonctions vitales sont stabilisées, le patient sera placé dans des services de rééducation neurologique compétents avec une équipe de rééducation pluridisciplinaire : ergothérapeutes, kinésithérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues. L'objectif ? Traiter les conséquences triples d'un traumatisme crânien : physiques, intellectuelles et psychologiques. Ensuite, dans une seconde étape, la nécessité du suivi en consultation afin de surveiller l'évolution et d'un bon suivi en libéral en kinésithérapie, psychologie, psychiatrie, orthophonie pour la rééducation cognitive... selon les besoins de la personne. A noter qu'il existe également des Unités d'évaluation, de réentraînement et d'orientation sociale et professionnelle pour blessés crâniens (UEROS) où les compétences professionnelles sont évaluées au cours de stages de 3 mois et demi à 4 mois »

Dans le second cas, notamment concernant le traumatisé crânien léger, depuis deux ans environ, la problématique de ces derniers est de plus en plus abordée et de mieux en mieux prise en compte. « Nous savons que certains patients ont à peu près les mêmes difficultés que les patients graves : c'est ce que l'on appelle le syndrome post-commotionnel (...) Ce n'est pas parce qu'ils récupèrent vite qu'ils n'auront pas de séquelles psychiques ou neuropsychologiques » reconnaît le Docteur Christine HARRIS. Qui insiste donc sur la nécessité d'un suivi pluridisciplinaire, voire d'un stage en UEROS. « Des plaquettes d'information éditées sur ce thème par l'association France traumatisme crânien afin que les victimes soient prévenues des séquelles possibles.

l'UNAFTC s'interroge sur le financement du plan

Pour Émeric GUILLERMOU, président de l'Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés, « Nous considérons ce programme d'actions comme une étape dans la démarche de reconnaissance de la spécificité des besoins des personnes traumatisées crâniennes, lancé par François Fillon, début 2010 », mais de regretter que les « budgets contraints qui y sont alloués en limitent la portée. » Le maillage du territoire en Samsah et Ueros par les ARS se fera ainsi dans « le cadre des enveloppes de crédit qui leur ont été déléguées », précise le programme. Une mission pourtant à laquelle l'UNAFTC a été associée.

La Rédaction