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Peter sands directeur exécutif du fonds mondial a paris 1e054A quelques mois de la 6ème Conférence de reconstitution du Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui se tiendra à Lyon le 10 octobre 2019. Les objectifs financiers annoncés aujourd’hui par la France et le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ne correspondent pas aux sommes préconisées par l’ONU pour mettre fin aux trois pandémies d’ici à 2030. Les associations dénoncent un manque de courage politique de la part du chef de l’État dont les conséquences seront dramatiques pour les personnes concernées par ces trois pandémies.

A peine 1Mds $ supplémentaire contre ces trois pandémies….

Ainsi le montant qui vient d'être annoncée soit 14Mds $ seront demandés aux États pour combattre les pandémies les plus meurtrières sur les trois prochaines années. Une contribution qui ne devrait permettre d’augmenter 1 Mds $ de plus qu’il y a trois ans. Le Fonds Mondial avait en effet levé auprès de ses donateurs 12,9 Mds $ pour les années 2017-2019.

Un montant jugé tres largement insuffisant au regard des besoins qu’il reste à financer. Selon les experts indépendants du Global Fund Advocates Network, et d’un rapport de juillet 2018 « Revenir sur la bonne voie pour mettre fin au pandémie », ce sont 16,8 à 18 Mds $ qui devraient être investis via le Fonds mondial, sur la période 2020-2022, pour atteindre les objectifs d’éradication des trois pandémies d’ici 2030, fixés par les Nations unies.

Un risque d’échec et la contamination de millions de malade….

Des associations, estiment que les bailleurs internationaux viennent de condamner le Fonds mondial à faire du sur-place pendant les trois prochaines années, tandis que les pandémies repartiront de plus belle. Condamnant ainsi plusieurs millions de personnes. Selon les projections d’ONUSIDA, un retard de 5 ans dans la réalisation des objectifs de 2020 provoquerait un surplus d’infections à VIH de 2,1 millions et 1 million de morts supplémentaires entre 2017 et 2030 dans les 10 pays les plus touchés par l’épidémie. Si les efforts engagés pour lutter contre la tuberculose se poursuivent au même rythme, 28 millions6 de personnes mourront de cette maladie d’ici à 2030, ce qui représenterait un coût supplémentaire plusieurs centaines millard de dollars.

Un abandon jugé par les associations et ONG comme « scandaleux pour de millions de malades et de personnes vulnérables à ces maladies dévastatrices. Cette vision est tristement court-termiste, car en sous-investissant maintenant dans le contrôle de ces maladies, ces dernières vont exploser et coûter bien plus cher d’ici quelques an »

Pour la Directrice Exécutive du Partenariat Mondial Halte à la Tuberculose, l’organisme international en charge de lutter contre cette maladie « Il est important de2019.01.11.pr. hakima himmich présidente de long coalition plus a paris f6384 saluer le leadership français dans la lutte contre les pandémies. La cible financière de 14 milliards annoncée aujourd'hui pour le Fonds mondial est en hausse par rapport au cycle précédent, mais ne suffira pas à faire, en 2020-2022, le grand bond en avant dont la planète a besoin ». Depuis 2015, année où la communauté internationale a adopté cet objectif, « nous avons déjà sous-investi. Il est encore temps d'accélérer le changement en prenant des engagements financiers plus ambitieux - pays donateurs, pays bénéficiaires ainsi que l’ensemble des partenaires financiers » précise-elle.

Une campagne lancée en juillet dernier a Paris…

Jean-Yves Le DRIAN, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, avait accueilli le 12 septembre dernier au Quai d’Orsay la présentation du rapport sur les résultats 2018 du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme par Peter SANDS, directeur exécutif du Fonds mondial. Charles GOMIS, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, et la Pr. Hakima HIMMICH, présidente de l’ONG Coalition plus, se sont également exprimés.

Depuis le début des années 2000, la France a été à l’avant-garde de la mobilisation internationale en participant à la création de ce mécanisme qu’est le Fonds mondial, dont elle est le deuxième bailleur historique avec 4,2 Mds€ en termes de contribution. Dans le cadre de sa politique de mise en œuvre des objectifs de développement durable le Fonds mondial intervient aujourd’hui dans plus de 100 pays en développement pour lutter contre ces pandémies.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : / Fonds mondial / France Diplomatie

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