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Une infirmière vaccinant contre maladies un jeune nourrisson dans les bras de sa mère empêché la vaccination 46421Une étude menée par des chercheurs du Statens Serum Institut (SSI) réalisée sur 650 000 enfants danois suivis sur plus d'une décennie, invalide pour la deuxième fois s l’affirmation d’une étude de 1998 selon laquelle le vaccin RRO contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, augmente le risque de développement de l’autisme chez les enfants. Les résultats de l’étude publié le 5 mars dans le Journal médical de médecine interne aux États-Unis, arrivent à point, alors que l’Europe et notamment en France ont voit actuellement le nombre de cas de rougeole tripler en seulement un an.

650 000 enfants ont étudié : Aucun lien avec l'autisme…

Après une première étude portant sur 537 303 enfants, celle-ci n’avait révélé aucune association entre le vaccin ROR et l'autisme. Cette seconde étude publiée ce 4 mars comparant 657 461 enfants vaccinés et les enfants non autisme écrit en pâte a modelé en couleur 08f9fvaccinés nés entre 1999 et 2010, suivis de l'âge d'un an à août 2013. Une dont les chercheurs qui n’auront décelé aucune hausse du risque d’autisme, même parmi les 6 517 enfants qui faisaient partie de l'étude et qui comptaient des cas d’autisme dans leur fratrie. Des chercheurs qui auront pour cela lié les données du système d'enregistrement civil danois (CPR) aux données du registre danois de vaccination (DDV). ), rapports de diagnostics d'autisme, etc.

« L'autisme est aussi fréquent chez les enfants vaccinés contre le RRO que chez les 31 619 enfants non vaccinés. Nous pouvons donc en conclure que le vaccin ROR n'augmente pas le risque de développement de l'autisme », explique par le directeur Département de recherche en épidémiologie de Anders Peter HVIID du SSI qui a lancé l'étude avec le professeur Mads MELBYE. Une association entre le vaccin RRO et l’autisme qui aura été facilité selon le Dr. Anders Peter HVIID par le fait que « L'âge auquel un enfant reçoit le vaccin coïncide avec l'âge auquel de nombreux enfants atteints d'autisme commencent à présenter les premiers symptômes de la maladie. Il était donc naturel que certains parents d’enfants autistes associent les deux événements ».

Aucune association entre les enfants vulnérables

La nouvelle étude qui aura également examiné si d'autres facteurs pourraient jouer un rôle dans la réaction spécifique de certains enfants au vaccin ROR. « Nous avons par exemple examiné des enfants avec des frères et soeurs autistes, car ces enfants couraient un risque accru de développer l'autisme eux-mêmes » précise le Dr. Anders Peter HVIID. Des paramètres de risque comme ceux lié aux enfants de parents, les les enfants dont la mère a eu des complications liées à la grossesse, les enfants dont les mères fumaient, les enfants ayant un faible poids à la naissance, ainsi que les associations temporelles entre la vaccination et le développement du vaccin RRO de l'autisme auront fait aussi l’objet d’étude. La encore « Dans aucun des cas, nous n’avons observé un risque plus élevé de développer l’autisme chez les enfants vaccinés contre le RRO que chez les enfants non vaccinés », insiste le Dr. Anders Peter HVIID.

La fin d’une polémique…?

Le directeur département de recherche en épidémiologie de anders peter hviid du ssi c86f0S’il est certains que les anti-vaccins trouverons toujours une « bonne raisons » pour opposer une fin de non recevoir à l’utilité des vaccins, une étude dont l’objectif n’était en rien de validité sur l’utilité ou non des vaccins. Mais simplement la fin de l’hypothèse de l’étude de 1998, souvent citée par les anti-vaccins comme montrant un lien entre MMR et autisme, et qui ne portait que sur douze enfants. L’auteur de cette étude Andrew WAKEFIELD, qui avait de surcroit reconnu avoir falsifié les résultats, perdant sa licence médicale. Cette étude permet par contre d’affirmer avec certitude que l’autisme n’est définitivement pas a liée au vaccin RRO.

Une menace pour la santé mondiale

Une conclusion essentielle face au débat actuel sur la résistance à la vaccination et le nombre croissant de cas de rougeole à la fois au niveau mondial et en Europe, car l’ont rappelé l’OMS et l’Unicef, encore récemment. Selon l’Unicef, dix pays, dont le Brésil, l’Ukraine et la France, sont responsables de trois-quarts environ de l’augmentation totale des cas en 2018. En Europe, le nombre de cas a triplé en 2018 avec 82 596 cas et 72 décès.

En 2018, la France avait enregistré 2 800 cas de rougeole, dont trois mortels. En baisse de 2012 et 2016, la maladie connaissait une recrudescence depuis fin 2017, à la faveur d’une baisse de la couverture vaccinale. Si le premier trimestre 2019 semble marqué une baisse avec 288 cas de rougeole déclarés en France depuis le 1er janvier 2019 contre 745 sur la même période en 2018, note l’agence sanitaire publique dans son point de situation. La rougeole qui reste une maladie grave et très contagieuse, pouvant causer des complications débilitantes, voire fatales (encéphalite, pneumonie, perte de vision). Elle peut être évitée à l’aide de deux doses d’un vaccin « sûr et efficace », rappelait l’OMS le 14 février dernier. Précisant que parmi ce qu'elle pense être les dix plus grandes menaces à la santé mondiale en 2019, « la résistance à la vaccination en fait partie ».

Sources : SSI / OMS /

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