Contenu principal

Message d'alerte

Une carte vitale L'un des principaux groupes d'assurance santé a annoncé se félicité du relèvement du plafond du revenu permettant de bénéficier de l'aide a la complémentaire santé (ACS) qui devrait une augmenter sensible du nombre de bénéficiaires. Reste que les personnes bénéficiaires de l'AAH ou de la pension d'invalidité pourtant largement en dessous du seuil de pauvreté en son toujours écarté.

Pourtant, une aide précieuse quand on sait que l'ACS permet de réduire le coût de la complémentaire santé, et dispense de l'avance de frais, pour la partie obligatoire, lors des consultations médicales. Reste que sur ce point-là MACIF reste déficitaire par son absence d'un réseau de tiers payants notamment chez les dentistes.

Avec un taux de recours estimé

Avec un taux de recours estimé, à seulement 28 %, l'ACS est un dispositif encore largement méconnu des Français. S'il vrai que le groupe MACIF met tout en œuvre pour informer ses sociétaires, ou a encore créé une plaquette d'information. Reste que les conseillers MACIF manquent souvent de soutien lors de renouvellements des contrats, les sociétaires Garantie Santé, n'étant pas souvent avertis des obligations. Ainsi, des clients se trouvant parfois contraints payer le premier mois dans l'intégralité. Un accompagnement dans les démarches qui manque de présence sur le terrain.

Le lancement d'une nouvelle offre

Pour aider les adhérents à faire valoir leurs droits, le groupe Macif a choisi de mettre l'accent sur l'accompagnement de tous plutôt que sur la création d'une offre labellisée spécifique pour les populations fragiles bénéficiaires de l'ACS. Ainsi, la Macif a lancé le 21 janvier dernier son offre Garantie Santé construite autour de garanties essentielles permettant d'accéder aux soins courants (hospitalisation, consultations) et de faire face aux dépenses de santé plus importantes (optique, dentaire, appareillage). En se concentrant sur l'hospitalisation, la médecine de ville et les soins dentaires, Garantie Santé propose une entrée de gamme couvrant les dépenses de santé de base à des tarifs accessibles. Celle-ci peut être complétée par des formules avec des garanties élargies. Un choix en cohérence avec l'engagement mutualiste du groupe.

La Rédaction

Schizophrénie, troubles bipolaires ou de la personnalité... les entreprises se sentent souvent démunies face à ces maladies que les salariés eux-mêmes évoquent difficilement.Le handicap psychique, dont souffrent environ 600.000 personnes en France, y est encore tabou,  Vivre chez soi malgré la maladie mentale est le souhait de beaucoup. Le Service d'Accompagnement Médico-Social de personnes Adultes Handicapées (SAMSAH) de l'œuvre FALRET, premier service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés psychiques dans Paris, ce dernier apporte l'assistance nécessaire pour réussir à « bien vivre » seul sans s'enfoncer dans l'isolement. Ce nouveau service unique a Paris a ouvert ses porte en novembre 2010 a été inauguré en présence d'élus de la ville de Paris et des élus régionaux et du directeur de l'ARS d'île de France qui ont tous soutenu ce projet. 

Ce service innovant s'adresse à quarante adultes vivant chez eux ou sortant de l'hôpital pour qui la vie au domicile requiert un accompagnement. L'année 2011 a marqué la continuité de « l'ouverture » et du « développement » dans ce service comme l'indique son rapport d'activité. 2012 est l'année de son fonctionnement et de son inauguration. Un projet qui vise également la continuité des soins et la (ré)intégration ou le maintien de la personne dans son espace de vie, plus généralement dans la Cité et qui trouve son financement est assuré par le Conseil Général de Paris (DASES) et par l'Assurance Maladie (ARS).

Une solution qui par la pluridisciplinarité de son équipe et les connaissances cliniques dans le champ de la santé mentale de certains de ses membres, demeure une réelle alternative à l'institution. Ce service assiste la personne dans les actes essentiels de la vie quotidienne ; il travaille à favoriser la restauration des liens familiaux, sociaux et l'accès à l'ensemble des services offerts par la collectivité. Avec des visites au domicile régulières, il permet une vigilance quotidienne et anticipe ainsi les risques de dégradation de santé, courants chez la personne handicapée psychique quand elle n'est plus en milieu hospitalier.

Des préjugés encore trop nombreux

Des malades qui continue à subir de nombreux préjugé et pourtant cela reste difficile à comprendre, car 47 % des Français associent les maladies mentales à des dénominations négatives : débile, attardé, aliéné, dément...Une situation incompréhensible quand ont sait que 1 Français sur 5 est atteint d'une maladie psychiatrique contre 1 % par exemple pour le cancer (1) et que la psychiatrie arrive 2e rang des causes mondiales de handicap (2), un niveau similaire en France puisque les maladies psychiatriques constituent le 2e motif d'arrêt de travail et la 1re cause d'invalidité (3). Une situation que les politiques ne prennent pas non plus totalement en compte sachant qu'en matière de recherche le déficit d'investissement reste trop important. Seulement 2 % du budget de la recherche biomédicale publique et privée contre 20 % pour le cancer (4).

Une présence régulière pour conserver l'indépendance.

Après une longue hospitalisation, Madame P. a bénéficié de ce service pour retourner vivre chez elle. L'équipe soignante a fait appel au SAMSAH pour préparer le retour à domicile et éviter qu'elle ne reproduise son expérience passée ; elle s'était mise en danger, vivant recluse chez elle sans s'alimenter.

Pendant deux mois, il a fallu à Madame P. réapprendre progressivement les actes de la vie quotidienne tout en réaménageant son habitation. Maintenant qu'elle a réintégré son appartement, le SAMSAH continue à l'accompagner dans la réappropriation de son « chez soi » ; il veille à ce qu'elle ne rompe pas avec le suivi médical extérieur et les services indispensables à son maintien à domicile, comme l'aide ménagère ou le portage de repas. Il travaille aussi à faire naître chez elle l'envie et le courage de participer à ses ateliers collectifs pour tisser des liens avec d'autres personnes accompagnées, elles aussi isolées.

Handicap psychique, souffrance psychique?

Le handicap psychique vient reconnaître les incapacités résultantes d'une pathologie mentale avérée, c'est-à-dire diagnostiquée et confirmée. Ces maladies au long cours avec leurs différentes phases (crise, stabilisation et parfois rémission) génèrent des insuffisances et un désavantage que l'on peut définir comme le handicap psychique. Ce handicap ne doit pas être confondu avec le handicap mental, conséquence d'une déficience innée (déficience intellectuelle, maladie génétique, trisomie 21, etc.)

La loi du 11 février 2005 définit le handicap dans son article 2, comme « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie par une personne dans son environnement en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques (...) ».

La prise en compte de la dimension psychique dans cette définition très large du handicap englobe ainsi toutes les personnes souffrant de troubles psychiques avec des répercussions dans les activités quotidiennes (scolarité, formation, activités professionnelles et/ ou activités sociales et citoyennes compromises) et des conséquences sociales (isolement, stigmatisation, risque de marginalisation) accentuées par un diagnostic souvent tardif et une difficulté à comprendre les manifestations de cette souffrance (handicap non visible).

Dès lors, « La recherche d'un état de santé mentale ne se réduit pas à une approche psychiatrique, mais suppose, aussi une approche médico-sociale » explique, Édouard BERTAUD, psychologue à l'œuvre FALRET.

Stéphane LAGOUTIÉRE 

(1) Eur Neuropsychopharmacol 2005 (2) OMS, 2002 : World Health Report (3) Caisse Nationale d’Assurance Maladie, 2004  (5) Instituts de Recherche d’Étude et de Documentation en Économie de la Santé 2003 Etude FondaMental, IRDES,URC Eco Ile de France 2009

signature du partenariatLe 5 juillet dernier, Renault a officiellement donné le coup d'envoi à son réseau social, sous la conduite de Gérard Leclercq et Stephen Norman, co-leaders du Comité de pilotage. L'occasion pour la célèbre entreprise au losange de reconduire son partenariat avec la Fédération française handisport et donne plus d'ampleur à une coopération engagée depuis 15 ans. Une signature qui a été célébrée au Technocentre (Guyancourt) par une rencontre symbolique entre l'équipe de France de rugby fauteuil et des représentants du XV de France. Renault qui a profité également de journée placée sous le signe du handicap pour organisée une manifestation de sensibilisation en proposant aux 10 000 collaborateurs des ateliers leur permettant de mieux appréhender le handicap.

Une politique, un engagement et réseau pour répondre à la demande du handicap

Une journée qui se veut être la concrétisation d'après les dirigeants de l'entreprise de l'engagement de longue pris par Renault en faveur de l'insertion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap vis-à-vis à la fois de ses clients, mais aussi de ces fournisseurs et partenaires.

Une entreprise qui depuis 25 ans conçoit et produit tous les ans plus de 1000 véhicules adaptés aux transports de personne à mobilité réduite sur les trois lignes de production de son usine d'Heudebouville. Grâce aux aides à la conduite, Renault Tech permet aux personnes en situation de handicap moteur de trouver une solution de mobilité leur permettant de se déplacer à nouveau en toute autonomie.

Le handicap en termes d'insertion sociale et professionnelle dont l'entreprise a souhaité qu'il soit partie intégrante de l'entreprise depuis les années 1995, date à laquelleInitiation des salaries l'entreprise signe son 1er accord. Aujourd'hui, le 5e accord, signé à l'unanimité par les syndicats, fixe des objectifs sur plusieurs volets : l'intégration notamment sur les sites tertiaires et les métiers d'ingénierie, la sensibilisation à travers des animations et des formations et l'accessibilité. Au-delà des objectifs fixés par l'accord, plusieurs initiatives sont développées au sein du groupe pour adapter les postes de travail des collaborateurs, favoriser le sourcing de candidats, inciter les salariés à se déclarer, proposer du mécénat de projets, signer des partenariats avec des associations (ex. : FFH, Arpejeh, Jaccede, Pas à Pas...).

La création et le lancement aujourd'hui du réseau social : Handi@Renault permettra à l'entreprise de continuer à répondre à ces enjeux. « L'idée est de faire évoluer le regard des salariés et des managers sur le handicap, de leur permettre d'échanger sur les bonnes pratiques, bref d'innover quant à l'approche du handicap » commentent Gérard Leclercq et Stephen Norman, co-leaders du Comité de Pilotage Handi@Renault. Le partenariat avec la FFH permettra de proposer des actions de sensibilisation à l'ensemble des salariés, des formations sur le handicap aux managers et de faire office de « fil conducteur » pour animer le réseau, en informant par exemple régulièrement ses membres de l'actualité de l'équipe de France Paralympique.

Un partenariat placé sous le signe longévité

échange-des-maillotsLes partenariats noués par Renault avec la Fédération française de rugby et la Fédération française handisport sont porteurs de valeurs de partage, d'enthousiasme et de proximité que l'entreprise véhicule aussi auprès de ses clients et de ses collaborateurs. « C'est pourquoi il était cohérent pour Renault d'effectuer un rapprochement entre la reconduction du partenariat avec la FFH et le rugby français, au travers d'ateliers d'initiation au rugby fauteuil, discipline qui sera représentée aux prochains Jeux Paralympiques. Pour ce sport encore trop peu connu, c'est une occasion unique d'être mis en avant » explique Gérard Masson, Président de la FFH.

À travers ce partenariat, Renault apporte un soutien financier à la Fédération française handisport et met à sa disposition des véhicules. En échange, le groupe bénéficie de la présence d'athlètes sur une série d'évènements et de formations professionnelles sur le handicap, réalisées par le Centre National de formation handisport. « Ce partenariat est pour Renault l'occasion de réaffirmer son engagement auprès des personnes en situation de handicap et son soutien au milieu sportif dont l'entreprise partage les valeurs de solidarité, de performance, d'esprit d'équipe et d'ouverture » rappelle Claire Martin, Directrice de la Responsabilité sociale de l'entreprise.

La Rédaction

Le syndicat national ophtalmologistes français inquiet face a la décision de la cpam paca. ici une femme d'une soixantaine d'année lors d'un examen ophtalmologique afin de détecter une DLMADans un récent les communiqués le Syndicat national ophtalmologistes français ont exprimé leurs inquiétudes demandent aux autorités de réglementer pour pouvoir continuer à utiliser le forfait « sécurité environnement » (SE2) dans le cadre du traitement de la DMLA. Un syndicat dont le préside le Dr Jean-Bernard ROTTIER va jusqu'à affirmer « Nous déclarons l'urgence sanitaire ». Certes il ne s'agit pas d'une décision nationale, mais locale à travers la caisse régionale d'assurance maladie de PACA. Une décision qui légalement n'a rien d'anormal s'avère une fois de plus totalement incompréhensible et médicalement dangereuse, car risquant a terme de conduire des personnes supplémentaires vers la cécité.

Cette dernière vient de décider que les établissements de santé voulant utiliser le forfait SE2 (60 €), dans le cadre des injections de ranibizumab pour la prise en charge des patients atteints de dégénérescences maculaires exsudatives, devraient alors fournir le produit (1093,71 €). Une situation difficile alors même que le ranibizumab est la seule molécule homologuée par l'Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM) qui permette de traiter efficacement les DMLA. Affection qui faut-il le rappeler conduit à une cécité légale (vision inférieure à 1/20ième) si elle n'est pas soignée à temps.

Une situation illogique pour Jean-Bernard Rottier, qui précise dans ce communiqué et avertit les pouvoirs publics que « 50 000 patients sont suivis annuellement pour une DMLA de type exsudatif. Ces personnes doivent subir en moyenne 7 injections la première année et 3 à 4 les années suivantes, sous peine de devenir de grands handicapés visuels. L'attitude de la Caisse Régionale d'Assurance-Maladie de PACA est réglementairement juste, mais médicalement dramatique, car elle conduit à l'arrêt de facto de 80 % des injections. En pratique, seuls les médecins de secteurs 2 ont la possibilité légale de demander un complément d'honoraires permettant de dédommager la clinique pour la mise à disposition du personnel et de la salle stérile. La contagion aux autres régions n'est pas à exclure. A l'heure où les compléments d'honoraires sont montrés du doigt, la caisse de PACA les rend obligatoires : la bourse ou la vue ! »

Stéphane LAGOUTIÉRE

un homme en fauteuil portant dernière son dos une pancarte sur lequel on peu lire "Financement a la hauteur des besoins"Appel étonnant que celui de l'APF a manifesté le 5 juin dernier en dressant pour message un mur de bouteilles « SOS services en détresse » devant le Ministère des Affaires sociales et de la santé le 5 juin dernier. Un rassemblant d'environ d'une cinquantaine d'usager avec pour slogan "À l'aide... à domicile ! Pour un financement à la hauteur des besoins". Quand aux responsables associatifs, il venait exprimer leur inquiétude face au danger face à lequel se trouvent trois centres d'aide à domicile en Ile-de-France aujourd'hui au bord de l'asphyxie financière.

Dans un communiqué, l'Association des paralysés de France (APF) dénonce en effet la situation préoccupante des services auxiliaires de vie dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Ces derniers seraient dans des situations financières dramatiques, les différents Conseils généraux refusant de financer ces services à la hauteur des besoins des personnes. Une situation qui selon l'APF perdure depuis trois ans et concerne tous les départements de l'Ile-de-France. Il faut savoir précise Jacky DECOBERT, représentant régional d'Ile-de-France de l'apf « qu'une heure d'auxiliaire de vie sociale nous coûte 26 € et que le tarif prit en charge par la prestation de compensation du handicap (PCH) est de 17,59 €. Le différentiel entraîne donc un déficit d'environ 8 € par heure effectuée ».

« SOS services en détresse »

Une situation qui implique un financement supplémentaire pour l'association de 8 € environ par heure d'aide à domicile effectuée, cette dernière refusant de faire payer ce reste à charge aux usagers ! Des surcoûts financiers risquent mettre rapidement les trois centres en question en dépôt de bilan entraînant une fermeture des trois services privant ainsi plus centaine de personnes de l'aide dont ils ont besoin et environ 95 salariés de leur emploi. L'APF demande à la fois que les trois conseils généraux concernés proposent un financement à la hauteur des besoins des personnes comme cela est le cas dans la plupart des départements en France ! l'APF estimant que les subventions supplémentaires par l'Agence régionale de santé d'ile-de-france octroyé aux trois départements, dans le cadre du fonds de restructuration pour des services d'aide à domicile autorisé et agréé, ne représentent pas des solutions de financement pérennes.

Un mur de bouteilles « SOS services en détresse » devant le Ministère des Affaires sociales et de la santé le 5 juin dernier. ©APFContacter les trois conseils généraux concernés réfute quand eux les accusations, affirmant que la situation serait pour le Val-de-Marne un fait de l'APF et des coûts plus élevés que les autres services. Une situation que dément, Frédéric BLANZAT, directeur de la délégation APF 94 est dû à la « non-discrimination territoriale ». De manière générale les conseils généraux affirment ne faire que respecter la loi et la grille tarifaire, tandis que certains affirmants que la crise oblige à certains efforts et que tous doivent y participer... À noter cependant que le Val-de-Marne devrait recevoir le délégué de l'APF fin juin.

En fin d'après-midi, une délégation de représentants de l'association tenue par Jean-Marie BARBIER président de l'APF et le représentant de la région Île de France Jacky DECOBERT, on était reçue par Aurore LAMBERT, conseillère de Marie-Arlette CARLOTTI, affirmant que cette dernière « était à l'écoute » mais reprochant une manifestation considérée comme un passage en force. Cela fait pourtant plus de deux ans que l'APF et d'autres associations alertent les pouvoirs publics sur la situation intenable d'un secteur en proie à l'asphyxie financière. Sans avoir été entendues jusqu'à présent.

Stéphane LAGOUTIÉRE

dessin avec des personnages allongé au bord de la mer en forme de chèque vacancesEncore peu nombreuse à partir chaque année en vacances, les personnes déficientes mentales et leurs familles ne pourraient pas partir en vacances sans l'aide financière de l'Agence Nationale pour les chèques-vacances (ANCV). Un partenariat avec l'UNAPEI depuis 2009 aura permis à plus de 6 300 personnes d'en bénéficier, avec pour 2012 une progression de + 25% par rapport à 2011 et un montant total de 25 M€

Pour l'UNAPEI, « Ce partenariat doit en inspirer d'autres ! Le droit aux vacances n'est pas un luxe, mais un lien social essentiel source d'enrichissement personnel pour tout un chacun. Et d'autant plus indispensable pour les personnes handicapées mentales et leur famille souvent isolée sont en marge de la société. Nous nous félicitons du succès de ce partenariat et souhaitons voir se développer de telles initiatives », a déclaré Christel PRADO, président de l'UNAPEI.

Trop souvent inaccessibles pour les personnes handicapées mentales

L'aide financière de l'ANCV est octroyée sous forme de Chèques-Vacances pour permettre aux personnes handicapées ou à leur famille de concrétiser leurs projets de vacances. Des moments de détente et convivialité demeurent onéreux pour les personnes handicapées qui ont des revenus en dessous du seuil de pauvreté. C'est pourquoi le dispositif élaboré par l'ANCV et l'UNAPEI constitue un réel service solidaire. Il est la réponse concrète au droit aux vacances des personnes handicapées mentales et de leurs familles : une offre qui leur est parfaitement adaptée et répond à leurs principales attentes. Un besoin important pour lequel « L'ANCV a inscrit le handicap au cœur de ses programmes d'aides au départ en vacances. Nous nous sommes fixés comme objectif de favoriser le départ en vacances des personnes en situation de handicap, de faciliter leur accès dans les structures d'accueil. Changer le regard sur le handicap, nous sommes convaincus avec nos partenaires que les vacances y contribuent grandement ! » insiste Dominique KTORZA, directrice des politiques sociales de l'ANCV.

Des Lieux de vacances accessibles

Si le financement reste les soucis essentiels, l'accessibilité pose aussi des interrogations auxquelles il convient pour ces familles de trouver des réponses. Si le label tourisme et handicap en avril 2010 recensé pas moins de 3952 sites labélisés dont seulement 17 % soit 678 avaient les quatre familles de label. Concernant le handicap mental moins d'un quart d'entre l'est aussi pour la déficience mentale. Une situation due notamment au fait d'une prise de conscience tardive de la réalité de la demande est droit pourtant reconnu pour les autres déficiences.

Précisions et rappelons pour ceux qui ne le sauraient pas que l'on attend par accessibilité à destination des personnes en situation de handicap mental, celle-ci éprouve des difficultés à se situer dans l'espace et dans le temps. Cela nécessite une compensation adaptée qui est essentiellement une aide humaine à laquelle peut s'ajouter une aide technique. Il importe de souligner que la personne illettrée ou analphabète ou ne maîtrisant pas la langue du pays, les enfants, certaines personnes âgées, auront le même mode de fonctionnement que la personne ayant des difficultés de compréhension et de communication; c'est-à-dire qu'elles seront à la recherche d'informations visuelles et sonores simplifiées.

Stéphane LAGOUTIERE

Haut Conseil du financement de la protection sociale. Image illustrant la population françaisePublier par décret le 29 mars dernier et qui devrait dans les prochaines réunir les quarante-cinq membres, syndicats et association comme le CISS ou la FNATH regrettant l'absence totale des représentants issus des associations de personnes accidentées, malades ou handicapées. Une situation qui comme l'affirme la FNATH ne peut être que volontaire au vu de l'importance du poids des affections de longue durée ou celui des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Un haut conseil qui selon le ministre Xavier BERTRAND aura pour objectif de dresser un état des lieux du système de financement de la protection sociale, analyser ses caractéristiques et ses changements. De procéder à l'évaluation des évolutions possibles de ce système de financement aussi d'examiner l'efficacité des règles de gouvernance et d'affectation des recettes de l'ensemble du système de protection sociale de manière à assurer son équilibre pérenne.

Mais pour lequel le CISS émet des doutes sur son utilité. Le collectif estimant qu'en lieu et place de la création d'une nouvelle instance supplémentaire qui s'ajoute aux trois existantes que son le Conseil d'orientation des retraites, le haut conseil de la famille et le haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, il aurait plus utile de regrouper.

La parole des personnes malades et handicapées devra donc encore attendre et continuera de passer par des corps intermédiaires, c'est-à-dire les partenaires sociaux. Alors que le financement de la protection sociale est de plus en plus basculé sur les ménages n'en témoigne l'instauration récente de la TVA sociale par le gouvernement. Ce dernier refusant obstinément de modifier le dialogue social tel qu'il existe aujourd'hui, pour que la Société civile et notamment les associations de personnes handicapées, malades et accidentées - puisse faire entendre sa voix, à côté et à égalité avec les partenaires sociaux et les assurances complémentaires.

La FNATH qui elle dans son communiqué de demander « que le haut conseil ne soit pas uniquement réservé aux partenaires sociaux et aux financeurs, car les enjeux du financement de la protection sociale concernent l'ensemble de la société civile et, au premier rang, les personnes handicapées, malades et accidentées. À défaut, il s'agit d'un déni de démocratie sociale pour les personnes accidentées, malades et handicapées qui ne sont pas jugées légitimes à y siéger ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Arrêté du 30 mars 2012 portant nomination au Haut Conseil du financement de la protection sociale
Arrêté du 31 mars 2012 portant nomination au Haut Conseil du financement de la protection sociale