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Message d'alerte

Vasilina née sans bras puis abandonnée a la naissance 80232Trois semaines après la publication du rapport l’Agence Sanitaire France qui affirmait ces naissances « Conformes à la moyenne nationale » et moins d’une semaine après de l’annonce Agnès BUZYN, ministre de sa décision de lancées pour déterminer l’origine des cas de malformations de bébés nés dans l’Ain. Nouveau rebondissement dans cette nouvelle affaire qui pourrait ressembler à nouveau scandale sanitaire comme l’affirment les écologistes, après l’annonce par de 11 autres cas de bébés sans bras ou sans avant-bras identifiés dans le département de l'Ain par l'agence Santé publique France entre 2000 et 2014. Il y aurait donc 18 cas de bébés sans bras, sur quinze ans si ces cas suspects sont confirmés.

Une affaire a rebondissement…

Un dossier qui pourrait bien se révéler pour la ministre de la Santé Agnès BUZYN comme une épine supplémentaire dans sa gestion et sa politique de santé, chaque jour un peu contesté. Au début du mois d'octobre a la suite l'alerte lancée par la directrice du Remera de Lyon, Emmanuelle Amar, l’Agence Sanitaire France rend public un rapport lors d’une conférence de presse reconnaissant les faits, « mais en expliquer les causes », mais affirmant qu’« aucune exposition commune n'ait pu être identifiée pour les cas groupés de ces deux régions ».

Des nouveaux cas relancent la polémique, il serait donc plus mais 18 bébés nés dans l’Ain sans bras, sur quinze ans si ces cas suspects sont confirmés. Agnès BUZYN qui avait annoncé une nouvelle enquête avec l'Anses et Santé publique France pour avoir des « regards croisés » de médecins et d'experts de l'environnement de la répartition géographique dans le temps, par année, sur ces quinze ans.

« Nous avons commencé par le département de l'Ain, nous finirons dans le mois prochain la région Rhône-Alpes et nous couvrirons l'ensemble du territoire », a détaillé François BOURDILLON. « Rien ne vous est caché », a-t-il précisé à l’AFP.

Interrogée sur les causes possibles de ces malformations, la ministre de la Santé Agnès BUZYN a indiqué sur BFMTV ignoraient les causes, mais « Je veux savoir, je pense que toute la France veut savoir ». « Nous ne voulons fermer aucune piste. C'est possiblement une piste environnementale » c'est peut-être aussi en relation avec ce que les femmes enceintes « ont mangé, c'est peut-être ce qu'elles ont respiré ». La Ministre qui assurait les premiers résultats de l'enquête lancée dans le département de l'Ain seront rendue publique le 31 janvier. « La complexité est de retourner dans l'histoire de ces familles, sur des cas qui datent d'il y a parfois plus de dix ans » à préciser Agnès BUZYN

Des pesticides accusés ?

Lors d’une conférence de presse, la députée européenne avait mis en cause l’utilisation des pesticides chimiques utilisés dans l’agriculture. L’eurodéputée Michèle Rivasi en tête est montée au créneau, pointant du doigt les pesticides utilisés abondamment dans ces départements.

Une accusation dont l’épidémiologiste Bertrand GAGNIERE estime lui qu’« Il ne suffit pas de dire que c’est l’environnement ou l’agriculture et lancé des recherches tous azimuts faut-il encore le prouver ». Ils vrai qu’a ce jour, plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte, mais à ce jour, les autorités sanitaires ne parviennent pas à définir des hypothèses qui permettraient d'expliquer le phénomène.

Mais essentiellement liée à contraintes physiques ou dues à des substances toxiques telles que l’alimentation, l’environnement, voire des médicaments comme le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d'enfants sans bras entre 1957 et 1962.

Des organismes de sécurité sanitaires opposée…

Emmanuelle Amar, qui a lancé l'alerte, estime, elle, que santé Publique France veut étouffer l'affaire, avec l’argument de la fermeture du Remera, qui fonctionne sous forme associative, et pour lequel les salariés ont reçu leurs lettres de licenciement après que la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Inserm ont arrêté son financement. Les autorités sanitaires contestent la méthodologie utilisée par le Remera. Une suppression de subvention dont l’Eurodéputée s’étonne elle-même et épinglant le rapport des autorités sanitaires sur les méthodes d'investigation utilisées.

L'agence sanitaire Santé publique France se fondant sur des données hospitalières sans qu'elles soient validées et anonymes et donc sans diagnostic précis selon le Remera. Il s'agit donc de cas suspects, mais c’est aussi ce qui pose problème. Impossible en effet pour l'heure de dire si ces malformations sont effectivement du même type que celles qui sont détectées par le registre des malformations de Rhône-Alpes. Une situation qui relève néanmoins un dysfonctionnement celle d’une absence systématiquement jusque-là de ces naissances.

Stéphane LAGOUTIERE

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