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Message d'alerte

Affiche de l'association renaloo à l'occasion de l'anniversaire des soixante ans de la greffe de rein représentant un chirurgien découpant un gâteau d'anniversaireTous justes 60 ans après la réalisation à Paris de la toute première greffe rénale, la situation des malades dont les reins ne fonctionnent plus mérite d'être améliorée. En effet, leur accès à la transplantation, de très loin le meilleur traitement, mais aussi le plus économique, reste bien trop limité. En particulier, la France est très en retard en ce qui concerne la greffe à partir d'un donneur vivant.

C'est pour faire savoir que donner un rein, c'est la possibilité exceptionnelle de venir en aide et de donner les meilleures chances à un proche que Renaloo lance une campagne nationale consacrée à cet anniversaire historique. L'hôpital Necker s'apprête à célébrer le 60e anniversaire de la première greffe de rein à partir d'un donneur vivant au monde.

Fin décembre 1952, Marius Renard, jeune charpentier de 16 ans, tombe d'un échafaudage. Une hémorragie conduit à lui retirer son rein unique. Marius semble promis à une mort certaine. Sa mère, Gilberte, désespérée, supplie les médecins de l'hôpital Necker de greffer un de ses reins à son fils. Jean Hamburger et son équipe décident de tenter cette opération de la dernière chance.

En cette nuit de Noël 1952, la greffe est réalisée et semble être un succès. Pourtant, trois semaines plus tard, le rein greffé cesse soudainement de fonctionner. Les mécanismes du rejet ne sont pas connus, les médicaments immunosuppresseurs encore moins. Marius s'éteint le 27 janvier 1953. Quelques jours plus tard, plusieurs milliers de personnes assisteront à ses obsèques... Malgré la cruauté de cet échec, cette grande première a eu un retentissement mondial et a marqué le début de l'ère de la transplantation d'organes, pour laquelle la France a joué un rôle pionnier

La pénurie d'organes en France est une réalité, mais pas une fatalité

Au cours de l'année 2011, plus de 12 000 patients ont attendu un rein. Moins de 3000 d'entre eux ont effectivement été transplantés dans l'année... Pourtant, il existe différents moyens connus et efficaces pour greffer plus de patients, plus rapidement.

Le principal est sans aucun doute le recours aux greffes à partir de donneur vivant. Une personne en bonne santé peut donner de son vivant un rein à un proche. On vit tout à fait normalement avec un seul rein1. De plus, ces greffes sont celles qui fonctionnent le mieux et le plus longtemps1&2.

Pourtant, le don du rein est une possibilité encore méconnue en France. En 2011, seulement 10 % des transplantations rénales en France ont été faites à partir d'un donneur vivant, contre 38 % au Royaume-Uni, 23 % en Allemagne, 45 % en Suède ou 37 % aux USA... Ce taux reste donc très faible, même si la loi a récemment évolué (loi de bioéthique du 7 juillet 2011). Le don peut notamment désormais provenir d'un ami...

Une campagne pour des milliers de vie sauvés

Une campagne pour rappeler que la greffe de donneur vivant a 60 ans et qu'elle a d'ores et déjà sauvé des milliers de vies. Parce que les donneurs vivants témoignent unanimement de leur joie d'avoir pu redonner littéralement la vie à leur receveur, l'agence BETC, qui s'est engagé gracieusement aux côtés de Renaloo, a fait le choix d'une campagne délibérément optimiste et festive, déclinée sous la forme d'un spot télé, d'affiches et d'annonces presse.

Au travers de cet anniversaire exceptionnel, il s'agit de témoigner une profonde reconnaissance aux donneurs, mais aussi aux professionnels de santé qui œuvrent chaque jour pour rendre possibles ces greffes. Il s'agit également de rappeler qu'au-delà de la sensibilisation du public, il reste beaucoup à faire en France pour améliorer le sort des malades... Tel est l'objectif des États généraux du rein, qui se tiennent en ce moment et jusqu'en juin 2013.

Initiés par les patients et réunissant toutes les parties prenantes (soignants, établissements, institutions, etc.), ils visent à faire émerger des propositions consensuelles d'amélioration. Une des toutes premières d'entre elles, issue d'une des tables rondes, consiste à ce que la greffe devienne dans les faits le traitement de première intention de l'insuffisance rénale terminale.

Qui peut donner de son vivant ?

Par ailleurs, le don du vivant est très encadré en France. Les donneurs peuvent donner dans des conditions définies par la loi. Il existe en France notamment quatre conditions.

Première condition : le lien familial ou affectif

Une personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donc donner un rein dans les conditions définies par la loi. Pour répondre aux attentes des patients et de leurs familles et favoriser ce type de greffe, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a élargi le cercle des donneurs vivants d'organes qui peuvent être le père ou la mère et, par dérogation, un fils ou une fille, un frère ou une sœur du receveur, son conjoint, ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins germains ainsi que le conjoint du père et de la mère. Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur ainsi que toute personne pouvant apporter la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

Deuxième condition : la compatibilité

Comme n'importe quelle greffe, il faut que le donneur et le receveur soient les plus compatibles possible : groupe sanguin, proximité des systèmes HLA... C'est d'ailleurs pourquoi ce sont les membres de la famille très proche, génétiquement très semblables, qui ont le plus de possibilités de don.

Troisième condition : l'état de santé du donneur

Les conditions médicales à réunir sont très strictes. Le candidat au don fait l'objet d'un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques. On vérifie notamment s'il peut subir une intervention chirurgicale sans risque et s'il n'est pas porteur de certaines maladies transmissibles.

Quatrième condition : la liberté du choix

Pour donner un rein ou une partie de son foie de son vivant, il ne suffit pas d'être volontaire et de répondre aux conditions exposées ci-dessus. Il faut aussi suivre un processus au cours duquel le donneur candidat reçoit une information éclairée et transparente l'aidant à prendre sa décision en toute connaissance. Par ailleurs, il est reçu par un comité appelé « comité donneur vivant » composé de cinq membres nommés par arrêté ministériel : trois médecins, une personne qualifiée en sciences humaines et sociales et un psychologue.

Il est chargé de vérifier que le donneur a bien compris les enjeux et les risques éventuels de l'opération, qu'il n'a pas subi de pression psychologique ou financière de l'entourage et qu'il est bien libre de son choix. Le donneur pressenti doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. Jusqu'à l'opération, il peut revenir sur sa décision à tout moment.

À propos de Renaloo

Créée et animée par des patients, pour des patients, Renaloo est la première Communauté web francophone de patients et de proches sur les maladies et l'insuffisance rénales, la dialyse, la greffe. C'est aussi une association de malades, engagée dans le domaine de la démocratie sanitaire, pour améliorer la qualité de la vie, l'accompagnement et la prise en charge des personnes qui vivent avec une maladie rénale.

La Rédaction

Appareil auditif de la marque phonak Versata Micro droit et gauche étui de rangement et piles©FHIDans un contexte mouvementé du secteur de l'audioprothèse, la Fédération des associations de malentendants, Bucodes-Surdi France (BSF), qui édite la revue six millions de Malentendants, vient de réagir dans un communiqué suite au rachat de l'enseigne Audition Santé par Sonova (Phonak), un rachat désapprouvé par une partie des audioprothésistes français. Une associations qui craint que la qualité de transparence et et qualité du service ne soit remis en cause.

2012.04.24.Maladies-Rares-Info-ServicesAprès une première session de t chat lancé par Maladies rares Info Services qui avait à l'époque rencontrée un réel succès. La plate-forme a annoncé la mise en place régulière de nouveaux rendez-vous le 1er jeudi du mois de 13 h à 14 h seront désormais proposés aux personnes touchées par une maladie rare et à leurs familles. Avec a chaque fois un thème autour d'une question comme le 3 mai prochain « Ma maladie est rare : dans quel service médical être suivi ? » Alors que la seconde le 7 juin portera sur le sujet « Face à une maladie rare, quelles dépenses et quels remboursements ? ».

Poser une question

C'est très simple les internautes intéressés doivent se connecter au site internet de Maladies rares Info Services lors des sessions, sélectionner le service t'chat et rentrer un pseudonyme puis poser la question. La réponse sera mise en ligne quelques instants plus tard !

Si un internaute n'est pas disponible lors du t'chat qui l'intéresse, il peut poser sa question dans les deux semaines qui précèdent le rendez-vous. Pour cela, il se connecte au site internet de Maladies rares Info Services, sélectionne la rubrique et laisser vous guider. C'est aussi simple que l'envoi d'un mail ! La réponse à la question sera contenue dans la retranscription de la session, facilement accessible sur la page « Tchater » du site internet.

Maladies rares Info Services

Soutenu par les pouvoirs publics et l'Association française contre les Myopathies, la plate-forme d'information répond par téléphone et mail aux questions des personnes concernées par l'une des sept mille maladies rares. Ces personnes malades ou leurs familles ont besoin de comprendre la maladie avec des informations simples et claires. Elles ont aussi besoin d'être orientées vers les services médicaux spécialisés dans leur pathologie. Elles expriment également la volonté de rompre leur isolement en rencontrant d'autres personnes concernées.

Une réponse claire et adaptée est donnée à chacune des demandes. Ce service est délivré par une équipe de professionnels, dont l'activité est dédiée exclusivement à Maladies rares Info Services. C'est le premier service d'information en santé à être certifié conforme à une norme qualité en France (ISO 9001). Vous pouvez contacter la plate forte en composant le numéro azur 0 810 63 19 20 (prix d'un appel local depuis un poste fixe) le lundi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, du mardi au jeudi de 9 h à 13 h et de 14 h à 18 h, le vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Ou par e-mail : à partir du site Internet

Accueil clinique oceane du groupe vitaliaDans un communiqué le collectif interassociatif su la santé dénonce l'escale permanente que souhaite franchir certain secteur de la santé dont les cliniques du groupe Vitalia. Ainsi après les forfaits et les franchises...voici le « forfait d'assistance aux démarches administratives » précise le CISS. Deuxième groupe d'hospitalisation privée en France avec une cinquantaine de cliniques celui-ci affichent depuis le 1er du 1er février 2012, au tarif de 9€ sur les sites des différentes cliniques du groupe. Un coût qui semble en fait pouvoir varier de façon importante puisqu'en novembre 2011 il était par exemple facturé 6€ : soit une augmentation de 50%% en seulement quelques mois...

2012.03.09.logo-kollectif-du-7-janvierAlors même que la Haute autorité de santé (HAS) n'a pas hier dans son rapport sur l'autisme interdit expressément l'usage de la psychanalyse, comme l'espéraient un certain nombre d'associations, l'HAS ayant simplement reconnu l'absence de preuve scientifique. Une absence dont le KOllectif du 7 janvier souhaite que ces patients puissent bénéficier désormais d'une prise en charge scientifiquement prouvée.

Un groupement de psychiatres, des psychologues, des parents, des patients, des scientifiques, des professeurs de collège, de lycée et d'université, qui par cette action souhaite agir concrètement contre les psychothérapies. Des solutions thérapeutiques basées selon eux « sur des croyances plutôt que sur des preuves scientifiques occupent une place trop importante en France, que ce soit dans le domaine de l'enseignement, de la recherche ou des pratiques médicales ».

Procès contre les psychanalystes ?

La psychanalyse bien décidée à défendre leur voie qui ont récemment gagné un procès contre le documentaire le Mur, : la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme" réalisé par Sophie Robert avec l'association Autistes sans frontières. Un documentaire qui avait selon son auteur l'objectif de dénoncer cette situation unique au monde du maintien de la psychiatrie en interviewant des psychanalystes reconnus sur leur approche de l'autisme. Une démarche qui à lui valu d'être attaqué par trois des psychanalystes qui estimaient avoir été piégés. Ces derniers ayant obtenu gain de cause devant la justice et la condamnation à leur verser 34 000 euros pour "atteinte à l'image et la réputation", et à retirer les interviews concernées. L'affaire qui devrait prochainement être à juger à nouveau devant la cour d'appel à la demande de Sophie ROBERT. Un procès qui a soulevé un vent de révolte du côté des parents et de nombreux psychanalystes qui réprouvent cette forme de censure et déplorent qu'aucune discussion ne soit possible ce que réfute totalement le monde de la psychiatrie.

Professionnel et Français invité a signé le manifeste

L'association qui invite les Français qui estime que les traitements contre l'autisme doivent prouvés scientifiquement peuvent signer ce manifeste en renvoyant un courriel avec vos à l'adresse mpignard@yahoo. Affaire à suivre et ceux a J-22 jours de la journée mondiale contre l'autisme le 4 avril prochain et en cette année du label « grande cause nationale » qu'a obtenu l'autisme en 2012

La Rédaction

François Chollet, Jean-Jacques Mirassou, Henri-Michel Comet, Jean-Michel Fabre et Martin Malvy lors de l’inauguration de l'institut de science du cerveau au CHU de PurpanCréée en 2000, ce bâtiment voit ici concrétisé sa réhabilitation réunissant des compétences multiples et complémentaires dans les sciences du cerveau et cela sur une surface de 4000 m2. Un chantier réalisé dans le cadre de deux Contrats de plan État – Région 2000-2006 et 2007-2013 ainsi que du Fonds européen de développement régional, pour un cout total de 8,8 M€, dont 6,6 M€ d’opération immobilière.

Une cérémonie auquel étaient présent Henri - Michel Comet, Préfet de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, Président du Conseil général de Haute-Garonne, Pierre Cohen, Président de la Communauté urbaine du Grand Toulouse, André Syrota, président directeur général de l'INSERM et Alain Fuchs, Président du CNRS qui ont contribué au financement de la réhabilitation et de l'équipement du bâtiment et de François CHOLLET directeur et initiateur de ce projet ont inauguré la réhabilitation du Pavillon Baudot « handicap et neuroscience » de l’INSERM.

Un pari et un investissement essentiel dans une société ou le vieillissement de la population et la dépendance sont plus que jamais devenus une question essentielle pour notre société. Créativité, audacieux, et une politique ambitieuse… seront la réponse à cette la réponse à cette question. Un pavillon de 4000 M2 regroupant désormais plus de 150 personnes auquel s’ajoutent des étudiants.

Un institut, dont l’objectif et de fédérer les équipes travaillant dans le secteur des neurosciences intégratives et de mutualiser les savoir-faire et les outils pour mener des recherches fondamentales et finalisées dans ce champ thématique. Les neurosciences intégratives résultent d’une collaboration étroite entre des disciplines diverses telles que la neuropsychologie, la linguistique, la neurologie clinique, la pharmacologie, la neurophysiologie intégrative, la neuroanatomie, l’hémodynamique cérébrale, l’électrophysiologie… Une interdisciplinarité mélangeant recherche fondamentale et appliquée dans le souci permanent du patient et de sa maladie.

L'institut, doté d'un IRM et d'un pôle de zootechnie hébergeant des primates, ou encore la présence l'unité de recherche interdisciplinaire « Octogone » de l'université du Mirail. , a vocation à devenir un centre de référence internationale. Cette dernière qui étudie, comme le souligne François CHOLLET, notamment l'approche neuropsycholinguistique c’est à dire les troubles du langage. « Les sciences humaines de la linguistique nous seront d'une grande utilité, car il arrive qu'un patient atteint d'une maladie mentale perde l'usage de la parole ».

« Regrouper les équipes dans un bâtiment commun et installer un plateau technique d’imagerie in vivo utilisant une IRM à haut champ était notre volonté depuis le début de la création de l’Institut. C’est autour de cet outil que se fédèrent les énergies ajoutant une à forte valeur ajoutée pour la recherche toulousaine » précise François Chollet,. « Un enjeu d’importance » comme le souligné Martin Malvy, le Président de la région Midi-Pyrénées, qui a investi 1,7 M€. Insistant sur le fait que « 35 % des maladies sont en lien avec le système nerveux et 14 millions de Français sont concernés par des dysfonctionnements du cerveau ».

Stéphane Lagoutiére

2011.06.10 --- Organisée par les établissements en charge de la collecte du sang comme l'Établissement français du Sang (EFS), celle-ci est l’occasion de rendre hommage aux millions de donneurs dont le geste désintéressé permet de sauver des vies. Cette année, la Journée a pour thème : « Plus de sang. Plus de vie ». Créée en 2005 par l’Assemblée mondiale de la santé des Nations Unies, la JMDS est organisée avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la Société internationale de transfusion sanguine (SITS), de la Fédération internationale des organisations de donneurs de sang (FIODS) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Pour faire face à l’augmentation des besoins en sang (+12 % entre 2005 et 2008), l’ensemble des établissements en charge de la collecte du sang de tous les pays européens doivent trouver de nouveaux moyens de recruter et de fidéliser les donneurs. Si les statistiques montrent que le nombre de donneurs est en augmentation dans certains pays, il reste cependant indispensable d’améliorer la mobilisation.

Dans le cadre de ses activités consacrées à la transfusion sanguine, le Conseil de l’Europe défend les principes fondamentaux que sont le don de sang volontaire et non rémunéré, l’autosuffisance et la coopération internationale.

Il est donc naturel pour la Direction Européenne de la Qualité du Médicament & Soins de Santé (DEQM) du Conseil de l'Europe de soutenir les initiatives de ses partenaires européens, dans le cadre du Comité européen de la Transfusion sanguine (CD-P-TS). Cette année cette célébration sera faite en collaboration notamment de l'Établissement Français du Sang (EFS), de la Croix-Rouge allemande (DRK), et du Centre de transfusion suédois. Une information sur la JMDS et un kit de matériel promotionnel contenant des affiches, des autocollants et des brochures, seront préparés en plusieurs langues et distribués en Europe ce jour-là.

Comment participer à la Journée mondiale des donneurs de sang ?

En juin 2010, un sondage a montré que 37 % des Européens ont donné du sang. L'enquête Eurobaromètre à indiqué une augmentation de 6 % depuis la dernière enquête a été menée en 2002. Les pays pour lesquels le plus haut niveau de don de sang a été observé étaient l'Autriche (66 %), France (52 %), Grèce (51 %) et la République de Chypre (51 %). En revanche, les plus faibles proportions de répondants qui ont déclaré avoir déjà donné du sang ont été observées au Portugal (22 %), Italie (23 %), Pologne (25 %) Malte (29 %) et en Suède (30 %).

En France, pour célébrer la 8e édition de la JMDS, l'EFS organisera les 14 et 15 juin prochains un évènement national ludique et pédagogique à Paris ainsi que des collectes évènementielles dans toute la France. La collecte de sang sera au cœur du dispositif mis en place cette année avec 300 lieux habillés aux couleurs de l'évènement. Un café de la science le 15 juin complètera à Paris les évènements liés à la WBDD. À Strasbourg, siège des institutions européennes, accueillera le public 1 parc de l’Étoile de 10 h à 18 h, où l’EFS-Alsace aura un stand. Le public sera sensibilisé pour donner son sang sur le site de prélèvement de l’EFS-Alsace, à quelques pas de là.

En Allemagne, la JMDS sera célébrée cette année encore au niveau national à Berlin avec l'organisation d'une cérémonie destinée à remercier les donneurs de sang. Au cours de cet évènement, 80 donneurs volontaires, venant de toutes les parties de l'Allemagne, ainsi que les représentants des nombreuses associations de donneurs seront honorés. De nombreuses manifestations (course par exemple) seront organisées au niveau local dans tout le pays. Toutes les informations sont disponibles sur le site de la Croix rouge Allemande.

En Suède, les célébrations seront organisées aux niveaux local et national. Le Centre de transfusion organisera une cérémonie de remise de prix aux donneurs de sang à Droppen, Nordstan à Göteborg, le 14 juin. Ce prix a été décerné la première fois en 2002, à cette occasion, les établissements de transfusion sanguine peuvent nominer des personnes ou des organisations, des donneurs ou des recruteurs pour recevoir ce prix. Les candidatures sont affichées sur le site et après une période de vote, le vainqueur est désigné. La nouvelle version de ce site web, fournissant des informations sur le don de sang, sera également mise en ligne publiée ce jour-là pour coïncider avec les célébrations de la JMDS. Toutes les informations sont disponibles sur ce site

Guide de transfusion sanguine européenne

Ce guide contient un recueil de mesures visant à assurer la sécurité, l'efficacité et la qualité des composants sanguins et est particulièrement destiné à tous ceux qui travaillent dans les services de transfusion sanguine.

Le Sang dans le monde une question cruciale de l’action sanitaire

Quelques 70 pays enregistrent une progression de 10 % de dons volontaires non rémunérés ont augmenté de plus de 10 % entre 2007 et 2008. L’Inde est le pays qui a signalé la plus forte augmentation, passant de 3,6 millions à 4,6 millions. D’autres pays signalent des augmentations importantes au cours de la même période: l’Afghanistan, l’Algérie, l’Argentine, le Bélarus, la Bulgarie, la Colombie, le Costa Rica, les États-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie, l’Italie, le Japon, les Philippines, la République de Corée, Sri Lanka et le Vietnam.

Les données de l’OMS font apparaître des informations nouvelles concernant le sexe et l’âge des donateurs. Une centaine de pays fournissent des données par sexe, montrant que 70 % des dons de sang proviennent de donneurs de sexe masculin. À peine 25 pays collectent plus de 40 % de leurs approvisionnements sanguins auprès de donneurs femmes , notamment l’Australie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, les États-Unis d’Amérique, la Géorgie, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, la République de Moldova, le Swaziland, la Thaïlande et le Zimbabwe. Et dans 16 pays, moins de 10 % des dons de sang proviennent de donneurs de sexe féminin.

Dans les pays riches, les donneurs ont tendance à être plus âgés (plus de 44 ans). Dans les pays à revenu faible ou moyen, ils sont plus jeunes (moins de 25 ans). Soixante-dix-sept pays fournissent des données sur la répartition des dons de sang par tranche d’âge. Dans les pays à revenu élevé, 27 % seulement des dons proviennent de la tranche d’âge des moins de 25 ans, tandis que 40 % proviennent de donneurs de plus de 44 ans. Dans les pays à revenu faible ou moyen, près de la moitié (45 %) des dons proviennent de personnes âgées de moins de 25 ans, et 18 % de la tranche d’âge supérieure à 44 ans.

D’après le Dr Neelam DHINGRA, Coordonnateur de la Sécurité transfusionnelle à l’OMS , « le but de l’OMS est que tous les pays tirent la totalité de leurs approvisionnements de dons de sang volontaires non rémunérés d’ici 2020. » Il y a neuf ans, 39 pays étaient dans ce cas; en 2008, ce chiffre était passé à 62. Nous espérons que la Journée mondiale du donneur de sang encouragera davantage de gens dans plus de nombreux pays à devenir donneurs de sang volontaires réguliers

Toujours pour le Dr DHINGRA, « Si les donneurs ont tendance à être plus jeunes dans les pays à faible revenu c’est à l’évidence que l’ensemble de la population y est plus jeune ». « Les stratégies visant à encourager davantage de personnes à donner leur sang volontairement doivent prendre en compte de tels facteurs. »

L’OMS qui estime que si au moins 1 % de la population donne son sang, c’est généralement suffisant pour répondre aux besoins essentiels d’un pays en sang sécurisé. Les besoins sont plus élevés dans les pays qui possèdent des systèmes de santé plus développés. Parmi les besoins les plus grands: le remplacement du sang perdu lors de l’accouchement (cause majeure de décès maternel dans le monde), et le traitement de l’anémie sévère qui menace la vie de milliers d’enfants comme ceux atteints de paludisme. Des maladies pour lequel les handicaps marquent encore trop souvent d’un handicap moteur, une situation plus difficile qu’il s’agit essentiellement de pays en voie de développement ou de pays pauvre.

Stéphane Lagoutière

 

Note Rédaction :

Manifestation annuelle créée en 2005 par l’Assemblée mondiale de la santé des Nations Unies, la Journée mondiale des donneurs de sang est organisée avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la Société internationale de transfusion sanguine (SITS), de la Fédération internationale des organisations de donneurs de sang (FIODS) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). Plus d'informations sur la DEQM et sur notre dossier spécial Journée mondiale des donneurs de sang.