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Le numérique pour l’école de demain ! Une révolution oui mais pour qui ?

Rédigé le 12 Mai 2015

Cap sur_l_ecole_numeriqueDébuté le 20 janvier et fini le 9 mars, la ministre vient de présenter avec sa satisfaction habituelle, le bilan de ce qu'elle a appelé une « concertation nationale sur le numérique pour l'éducation ». Les collectivités territoriales dénoncent un vague de plan de communication et n'ayant pour but de valider une décision déjà prise et prévue pour la rentrée de 2016. Les PEP, restant prudent sur l'application, même si elle reconnaît l'intérêt d'un tel projet, regrettant que le handicap soit réduit à une page.

Un chef de l'État qui soutient le projet, il avait, d'ailleurs souligné cet aspect pour les élèves handicapés lors de la conférence nationale du handicap en décembre 2014. Affirmant que « ». En visite aux Mureaux (Yvelines), dans une école et un collège en pointe sur le numérique, affirmant la volonté de « mettre ces outils partout », au lendemain du projet très contesté de la réforme des collèges critiqués par la droite et certaine associations, en prônant « l'intérêt général » contre « les intérêts particuliers » qu'il a défendu devant le CESE.

François HOLLANDE qui en fin de journée a annoncé l'investissement d'un milliard d'euros sur trois ans consacré à ce plan pour le numérique à l'école, précisant que « la mise en œuvre de ce plan commençait dès aujourd'hui (et que...) Le tiers proviendra du programme d'investissement d'avenir et, le reste, 650 M€ seront à la charge de l'État pour la formation du personnel, pour le développement des ressources pédagogiques et pour le financement des ordinateurs ou des tablettes ».

Le chef de l'État qui a également promis « un accès simplifié à une offre complète de contenus », souhaitant aussi que « le numérique soit utilisé dans toutes les disciplines. Soulignant « Qu'il faut que chaque collégien puisse avoir lui-même les outils numériques à sa disposition partout sur le territoire ».

Un projet qui serait selon le résultat de cette concertation pour 90 % des élèves, enseignants et familles estime que l'école doit préparer à « avoir un usage autonome, conscient et responsable des outils et des réseaux numériques », ainsi qu'à « écrire, lire, communiquer, se cultiver avec les outils d'aujourd'hui ». Ces outils doivent pouvoir être accessibles à tous ! Comme le précise également contributeur pour lequel "une société numérique. Ancrer l'école dans cette dynamique, c'est inviter les élèves à participer à une culture et à une économie, fondée sur l'échange des savoirs, la coopération, la création".

Une organisation fortement contestée

Reste le pourquoi d'une telle concertation déjà en ordre de marche pour la rentrée 2016, et qui auraient dû être effectués bien auparavant, et surtout pas en pleine période d'élection départementale et pour une Statistique concertation Ecole numeriqueutilité somme tout très relative, les départements ayant déjà reçu le cahier des charges précis pour l'équipement en tablette de tous les collégiens ? S'interroge Florence SYLVESTRE, responsable de l'environnement numérique des collèges au conseil départemental des Hauts-de-Seine.

Des collectivités territoriales seraient-elles résignées à financer équipements, ressources et infrastructures comme les lois de la refondation de l'école leur imposent ?, les annonces du chef de l'État qui n'auront pas vraiment convaincu la très grande majorité des présidents des départements ou les communes majoritairement à droite et qui n'ont cessé de crier et de dénoncer la baisse des dotations.

L'autre reproche vient, de l'absence à cette consultation, voir quasi anecdotique notamment sur les deux outils mis en place le premier le site internet n'a recueilli l'avis que 04 % de représentants de collectivités territoriales sur les 50 000 participants. Quant à l'autre système s'agissant de la plate-forme technique, utilisée cette fois sous un mode "forum citoyen", le bilan est encore plus étique : sur les 600 contributeurs ayant produit 1100 contributions, l'on identifie seulement celle mise en ligne par l'Association des maires ruraux de France.

Le numérique et le handicap réduit au minium

Alors que plus de 25% des écoles françaises construites après 2008 n'est toujours ou ne réponde pas aux normes d'accessibilité, fruit de la pression et des lobbys de l'immobilier. Le résumé concernant les questions relatives à cet accès aux numériques pour les élèves en situation de handicap auront été réduit a moins d'une demi-page sur 23. Une conception étonnante de la prise en compte promise par le chef de l'État a la conférence nationale du handicap. Alors qu'près 30 000 enfants sont en absence de scolarisation à cause de leur handicap et ceux malgré des promesses, des décisions de justice du Conseil d'État ou de la HALDE.

Pourtant, l'utilisation des outils et services numériques permet de différencier et d'adapter les supports et les situations d'apprentissage aux situations particulières de certains élèves, notamment ceux qui sont en situation de handicap ou comme les enfants autistes.

Un outil qui peut s'avérer d'une grande efficacité facilite leur scolarisation en classe ordinaire, leur permettent de participer, comme les autres, aux activités de la classe et d'accéder à des ressources pédagogiques adaptées à leurs besoins spécifiques. Enfin, dans le cas d'élèves hospitalisés, ou bénéficiant d'un emploi du temps aménagé, ou encore en situation d'éloignement géographique, le numérique permet d'assurer la continuité et le lien social nécessaires avec leur classe de référence.

Un débat qui aura vu quelques idées innovantes apparaître comme celle de systématiser, en l'encadrant, l'usage en classe et aux examens, des équipements personnels mobiles (et de leurs logiciels) des élèves à besoins éducatifs particuliers. Ou encore, permettre aux élèves d'être "représentés" en classe quand ils sont éloignés, par des moyens robotisés, de façon à conserver le lien social. À condition que celle-ci reste une exception et ne soit généralisé a tous qui pourrait "gêner ou perturber" la vie d'une classe. Une proposition de faire bénéficier tous les élèves en situation de handicap d'outils et de ressources adaptés qui a elle était plébiscitée à plus de 95 % dans le questionnaire.

Ou comme le précise cet enseignant intervenu dans forum, « j'utilise aussi les ordinateurs en complément pour différencier. Ils me sont utiles en 1er pour les élèves relevants de troubles DYS. Quel bonheur de pouvoir facilement leur proposer des textes agrandis, en couleur, des contrôles qu'ils peuvent compléter si besoin par traitement de texte... ». Une utilisation qui si elle généralisé a précisé Philippe BRON avoir l'intention de se rapprocher du cabinet la secrétaire d'État en charge du numérique, Axelle LEMAIRE, « pour inclure l'accessibilité à la charte d'engagement des nouvelles écoles du numérique », a-t-il précisé.

« Dépasser certaines difficultés rencontrées »

De son côté la Fédération générale des PEP par la voix de Sébastien GATINEAU, Chef de projet du Domaine social et médico-social de la FGPEP, considère que le développement et la diffusion d'outils numériques, dans la mesure où ils seront adaptés aux possibilités des élèves et leur utilisation correctement accompagnée (formation...), et "permettront de dépasser certaines difficultés rencontrées".

Une pertinence de l'utilisation de ces outils "tels que la visioconférence dans le cadre du service d'aide pédagogique à domicile (SAPAD) pour les enfants malades est aujourd'hui unanimement reconnue au sein de notre réseau, en ce qu'elle permet le maintien d'un lien fort entre l'école et l'élève".

Et d'affirmer que convaincue du bien-fondé de l'outil numérique, "la FGPEP soutient par ailleurs divers projets, dont le développement par son association des Alpes-Maritimes (les PEP 06) d'un outil numérique, BOMEHC, d'ores et déjà labélisé et utilisé par l'Académie de Nice. Ce cahier mathématique élaboré à partir des besoins des élèves en situation de handicap divers (handicap moteur, dyspraxie...), permets aux élèves, qu'ils soient handicapés ou non, de rendre des copies 'propres' en facilitant la pose d'opérations multiples, le tracé des formes géométriques..."

Un essai grand nature dans 77 départements à partir de septembre 2015

Un sentiment que dit ne pas comprendre, Catherine BECCHETTI-BIZOT, directrice du numérique pour l'éducation au ministère de l'Éducation nationale. Les collectivités ont pourtant été associées au processus, "nous avons conçu le questionnaire en amont avec les principales associations d'élus que nous rencontrons une fois par mois. Nous développons une gouvernance partagée avec les collectivités qui font partie du service public du numérique éducatif au même titre que l'État", précise-t-elle.

Avant la généralisation des tablettes dans les collèges, la prochaine étape annoncée sera celle de la "préfiguration" du plan lancé dès la rentrée 2015 dans 209 collèges, dont 109 relevant de l'éducation prioritaire et de 337 écoles qui y sont rattachées.

Soixante départements ont ainsi répondu à l'appel du ministère et dix-sept autres ont annoncé leur intention de rejoindre le dispositif. Cette étape permettra de définir le mode opératoire et les conditions de réussite d'un déploiement à grande échelle. "Nous avons toujours relié le plan numérique à l'entrée en vigueur des nouveaux programmes du collège en 2016, ajoute Catherine BECCHETTI-BIZOT.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Des jeunes se mettent dans la peau d’une personne handicapée pour mettre a mal des préjugées encore nombreux

Rédigé le 14 Avril 2015

Des jeunes se mettent dans la peau d une personne handicapeeÀ l’occasion des 20 ans de « Rencontres jeunes et handicaps », une centaine d'élèves, représentant quatre classes de 5e du Collège Jacques OFFENBACH de Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, ont manifesté l’envie de se mettre dans la peau d’une personne handicapée. Durant cette journée qui a lieu aujourd'hui 14 avril 2015, ils pourront ainsi vivre le quotidien des personnes en situation de handicap grâce à des mises en situation au travers de challenges sportifs, artistiques et sensoriels. L'objectif final d'une telle manifestation est de pouvoir sensibiliser plus de 5000 élèves à tous les types de handicaps qu'ils soient physiques, sensoriels ou mentaux. Un moyen pour changer le regard sur le handicap. 

« À la fin de cette journée, je dis aux jeunes : vous qui êtes valides, votre plus grand handicap, c’est de ne rien faire de votre vie ». Fouad ELMOUDDEN, membre de l‘Association Cap-Saaa, plante le décor d’un événement inédit en France. Ce mardi, dans ce collège Jacques OFFENBACH de Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, une centaine d'élèves de 5e se sont mis en situation afin de mieux percevoir le quotidien des personnes handicapées.

Preuve en est puisqu’Adam ABITBOL, qui joue au basket dans un club valide, a découvert le basket en fauteuil, et « ne pensait pas que ce serait aussi difficile ». Avant d’ajouter : « il ne faut pas se moquer des personnes handicapées car ce sont des êtres humains comme tous les autres et qu’ils peuvent avoir les mêmes aspirations qu’une personne normale ».

Marie-France BUFFIERE : « On a senti une solidarité de la part des adolescents »

Aujourd’hui encore la société a un regard négatif sur le handicap même si les mentalités bougent un peu grâce à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. À moins que les jeunes nous offrent un autre regard sur cette différence.

« Un jeune me dit : je vais rappeler à ma maman de ne plus se mettre sur une place handicapée. Un autre réfléchit à ce qu’il pourrait faire pour aider une personne handicapée. On a senti une solidarité de la part des adolescents », nous confie la présidente du réseau Rencontres Jeunes et Handicaps, Marie-France BUFFIERE. Le changement, c’est donc pour maintenant ;;; 

Delphine PASCAL : « On ne va pas changer le monde en une journée » 

Pas si sûr puisque selon un rapport du Conseil de l’Europe daté du 17 février dernier, le commissaire européen aux droits de l’homme, Nils MUIŽNIEKS, a pointé les discriminations à l’encontre des enfantsDes jeunes se mettant en situation de handicap Ping Pong handicapés. Selon ce document, environ 20 000 d’entre eux seraient sans solution de scolarisation en France. C’est donc normal que ce genre de rencontres puisse avoir lieu sur notre territoire. De son côté, le Gouvernement a fourni un certain nombre d'observations pour remédier à une telle situation.

Mais comme le souligne Delphine PASCAL, malvoyante depuis sa naissance, « on ne va pas changer le monde en une journée mais les jeunes en auront entendu parler. Cette mise en situation avec la canne blanche peut avoir son utilisé pour certains d’entre eux ».

Le handicap mental fait encore peur 

Bien évidemment à travers cette journée, et plus particulière cette année puisque le réseau « Rencontres Jeunes et Handicaps » fête ses vingt ans, l’objectif est de sensibiliser plus de 5000 élèves à tous les types de handicaps qu’ils soient moteurs, physiques, sensoriels ou mentaux. Par exemple, l’artiste-peintre, Jean-Michel TERENCIO-ARROUET « aimerait bien que des personnes déficientes mentales viennent avec lui pour présenter leurs peintures mais surtout échanger avec les élèves mais le souci, c’est que la déficience intellectuelle fait encore peur ».

Même si certains handicaps cristallisent encore des craintes, cette journée est enrichissante pour la personne handicapée, qui est au cœur de toutes les attentions, et pour l’adolescent, qui découvre qu’une personne en situation de handicap peut avoir une vie normale comme tout le monde. « J’ai pu voir que cette personne pouvait faire du sport tous les jours. Ce monsieur est courageux. Même avec un bras en moins, la personne en fauteuil arrive à nous battre au tennis de table. C’est quelque chose d’incroyable », souffle Noah MOUSSA PIOTTIN. Avant de conclure : « Même avec un handicap, on peut réaliser beaucoup de choses ».

Romain BEAUVAIS

État et CNAF aux côtés des communes et favoriser l'accès des élèves handicapés aux activités périscolaires

Rédigé le 20 Mars 2015

Activite periscolaire enfants handicapeesÀ l'occasion de la dernière conférence nationale du handicap du 11 décembre 2014, le Président de la République avait annoncé, pour répondre aux demandes exprimées par les familles et les élus, la mise en place d'une aide aux communes pour l'accessibilité des activités périscolaires aux enfants en situation de handicap.

Une demande auquel, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et Ségolène NEUVILLE, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, et la avec le soutien de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ont décidé de mobiliser les crédits du fond « public et territoire », qui devrait être doté de 380 M€ pour la période 2013-2017. Un investissement que les associations des maires de France, associations représentatives, jugent insuffisant pour répondre aux difficultés.

Des crédits qui s'ils sont intégralement affectés auront pour objectifs « d'accompagner selon les ministres ces d'accompagner financièrement les communes qui souhaitent investir pour faciliter l'accès des enfants en situation de handicap à ces activités périscolaires »

Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui annonce avoir demandé à ses services de faciliter l'emploi des accompagnantes des élèves en situation de handicap, par les collectivités, « lorsque la mise en accessibilité des activités périscolaires déclarées nécessite une présence humaine renforcée ». Un communiqué qui précise qu'une demande a été effectuée aux recteurs de veiller à ce que chaque projet d'école puisse comporter un volet sur l'accueil et les stratégies d'accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers.

Une annonce qui vient clore la concertation réalisée avec les associations intéressées, la CNAF vient de publier, la circulaire permettant de mettre en oeuvre concrètement cet engagement. Une circulaire qui précise notamment le dispositif de financement ouvert aux communes et intercommunalités qui souhaitent rendre leurs accueils de loisirs sans hébergement accessibles aux enfants en situation de handicap.

Ces aides pourront être mobilisées par les caisses d'allocations familiales à partir du fond « public et territoires ». L'ensemble de ces mesures répond à l'ambition d'une école toujours plus inclusive dans l'esprit de la loi du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République.

La Rédaction

Le e-Learning pour une société inclusive

Rédigé le 20 Janvier 2015

Affiche Projet eleSINé d’une carence sur la formation des enseignants, aidants et accompagnateurs auprès de jeunes souffrant d’une déficience intellectuelle, d’un trouble psychique et/ou d’un trouble du spectre autistique, un consortium de quatre universités et de trois partenaires associatifs a mis en place quatre modules de formation afin de combler leurs lacunes. Cette dernière gratuite et accessible en multilingue s’inscrit donc dans une démarche inclusive, sociale et professionnelle.

Le constat est sans appel. De nombreuses personnes travaillant auprès des jeunes adultes souffrant d’une déficience intellectuelle, d’un trouble du spectre autistique et ou d’un trouble psychique ne sont pas assez bin formés. C’est pour cette raison que le consortium de quatre universités et de trois partenaires associatifs a mis à disposition des aidants et accompagnateurs, mais aussi des familles, des modules de formation à distance pour combler leurs lacunes.

eLeSI propose un module générique de formation sur les publics présentant une déficience intellectuelle, de troubles du spectre autistique et/ou de troubles psychiques, à destination des enseignants, des assistants, des accompagnants, des formateurs, des familles et plus généralement de toute personne exerçant son activité au contact de ces personnes ainsi que trois modules spécialisés par tranche d’âge couvrant les différents aspects de l’inclusion et de la participation des personnes ciblées dans les domaines de la vie sociale.

S’inscrire dans une démarche inclusive

Avec environ 400 heures de cours pour l’ensemble de ces quatre modules de formation, ce projet innovant tant dans son objet que dans sa structuration (entre partenaires universitaires, associatifs, professionnels et usagers) vise à parfaire les connaissances des citoyens européens sur ces publics spécifiques ainsi qu’à apporter un changement sur le regard porté sur la différence. Dans cette optique, ce consortium, à travers cette formation, s’inscrit dans une démarche inclusive scolaire, sociale et professionnelle.

Cette formation en e-Learning gratuite et accessible en multilingue vise à améliorer l’application de la Convention des Nations Unies relative aux Droits des personnes handicapées , en leur proposant une éducation et une formation qui leur fournisse les outils nécessaires à l’accompagnement des personnes ayant un handicap mental ou psychique. Grâce à cette avancée technologique et sociétale, l’école ne sera donc plus un calvaire pour tous les jeunes handicapés mentaux.

 Romain BEAUVAIS

 

La Fédération des PEP se félécite des mesures annoncées pour une école plus inclusive

Rédigé le 16 Décembre 2014

Une enfant handicapée dans une cour d ecoleCinq jours après le rendez-vous qui a réuni les associations et responsables politiques, d’établissement et institutionnelle sur le sujet du handicap présidé par François HOLLANDE la Fédération des PEP revient sur le domaine de l’inclusion scolaire. La Fédération générale des PEP qui avait publié le 17 novembre dernier un sondage sur la société inclusive que 81 % des sondés jugés inégalitaires (v.articles).

Vis ma vue, Corpus : deux programmes éducatifs créés par Canopé et soutenus par le groupe MGEN

Rédigé le 26 Novembre 2014

Vis ma vue un jeu epoustouflant de realismeDu 27 au 30 novembre prochain, à l’occasion du salon de l’Éducation, le groupe MGEN présentera sur son stand deux programmes éducatifs, auquel il a participé sous le pilotage de Canopé : « Vis ma vue », sur le handicap visuel, et « Corpus », sur le corps humain. Tous deux sont gratuits et en accès libre sur Internet, pour les enseignants et leurs classes, et pour les familles.

Le premier « Vis ma vue » est un jeu sérieux en ligne développé à l’initiative de Streetlab (filiale de l’Institut de la Vision), avec Canopé et le soutien du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il permet aux enseignants de cycle 3 (CE2, CM1, CM2 et 6è) d’aborder la question du handicap visuel avec leurs élèves en leur faisant prendre conscience des difficultés rencontrées par les élèves déficients visuels. « Vis ma vue » est un véritable support pédagogique d’aide à l’intégration des élèves en situation de déficience visuelle.

Le second développé par Canopé et plusieurs partenaires dont le groupe MGEN, « Corpus » est une plateforme intégrant des modules 3D sur la connaissance du corpsCorpus image du site humain, un jeu sérieux en éducation pour la santé ainsi que des contenus destinés à accompagner des actions de promotion de la santé en milieu scolaire (vidéos et fiches pédagogiques).

Celui-ci s’adressant aux 12-24 ans, « Corpus » adopte une approche globale de la santé : il propose d’accéder à des connaissances sur le corps humain, de réfléchir aux comportements de santé et d’organiser le débat sur des questions en lien avec la vie des enfants et des jeunes (vie affective, alimentation, rapports filles/garçons, fête…).

 « En associant dans une démarche commune des acteurs de la pédagogie, de la santé et de la recherche scientifique, en proposant une multiplicité de supports, en alternant démarches d’apprentissage, de sensibilisation ou de jeu, en variant les modes de réceptions (seul, en groupe, en classe, à la maison), Corpus et Vis ma vue constituent des outils novateurs de référence dans le domaine de l’éducation numérique. Canopé est fier de porter de tels projets » souligne Jean-Marc MERRIAUX, directeur général de Canopé

Un sentiment partagé par Éric CHENUT, vice-président délégué du groupe MGEN, qui explique le soutien du groupe MGEN : « Nous sommes fiers d’accompagner Canopé et les différents partenaires sur ces deux projets ambitieux. (…) acteur de la prévention et de la promotion de la santé, le plus souvent au service de la communauté éducative. Nous réalisons nous-mêmes de très nombreux projets d’éducation à la santé, via notre association ADOSEN Prévention Santé MGEN ».

La Rédaction

Conférence annuel national du programme PHARES Vers un tutorat étudiant d'élèves handicapés en France ?

Rédigé le 19 Novembre 2014

Programme Tutorat PHARES de la FEDEEHAlors que l’éducation et notamment supérieur, tous comme la formation sont les principaux leviers de l’exclusion du monde du travail pour les personnes en situation de handicap. Face a un chômage qui n’a eu de cesse multiplier par six en dix ans pour dépassé les 23 %. La Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap (FÉDÉEH) encourage depuis 2008 dans le cadre du programme PHARES des étudiants tuteurs encouragent des élèves handicapés à poursuivre leurs études supérieures à hauteur de leur potentiel.

Une conférence annuel de prise de bilan, qui aura lieu AU Parc des Expositions, Paris Porte de Versailles, 27 novembre 2014, 14h-17h, qui accueillera en conclusion et viendra réagir à ces interventions, la Secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène NEUVILLE.

Si le programme PHARES, reste novateur et levier réellement efficace pour l’orientation choisie de la poursuite des études supérieures notamment des jeunes handicapés, celle-ci demeure fragile face a cette nouvelle aggravation du chômage en 2014 après celle record de 2013. Une situation qui confirme la situation plus que moyenne de la formation professionnelle où ils sont plus de 80 % encore à n’avoir qu’un niveau égal ou inférieur au Bac.

Comment accepter qu’aujourd’hui encore on compte trois fois moins de lycéens que de collégiens en situation de handicap et que ceux de ces jeunes qui parviennent à décrocher un bac soient moins nombreux que leurs pairs à entrer dans le supérieur ? S’interroge le FÉDÉEH qui depuis sa création en 2010 s’est engagé à déployer le programme PHARES créé deux ans plutôt par l’ESSEC et la MAIF.

Le tutorat : en recherche de volonté politique…

Si des grandes écoles comme celles de l’école supérieure de commerce de Grenoble ou de Dijon, ce sont véritablement donnée les moyens d’une telle ouverture, le cas des universités françaises et loin d’être exemplaire, comme le prouve le travail chaque année de l’association Starting-Block, qui milite elle aussi dans ce sens. Des étudiants en situation de handicap qui représenterait que 2 %.

Reste avant cette arrivé en étude supérieure un soutien destiné aux élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire de la troisième à la terminale représente un élément majeur d’inclusion, un travail que tente ce dispositif de séance de tutorat hebdomadaires dont l’objectif et d’aider ces jeunes à aller au plus loin de leurs capacités et lever les freins liés à leur handicap.

Une volonté du programme PHARES freiné bien trop souvent par un manque d’investissement politique et financier des responsables dirigeants politique. Le problème malgré un changement de nom des AVS n’en reste pas moins de la défaillance de notre système éducatif, qui ne cesse de régresser y compris pour les jeunes valides.

Permettre a ses jeunes de choisiras leur avenir…

Un programme qui a prouvé six ans après sa création son efficacité celle de valorisé les atouts des jeunes handicapés et développe chez eux des compétences transversales utiles quelque soit leur projet d’études (confiance en soi, autonomie, aisance à l’oral, créativité, esprit critique, etc.).

Des séances en groupes restreints de 5 à 8 jeunes leur permettent également d’apprendre à communiquer sur leur handicap et à s’emparer des adaptations nécessaires pour optimiser leur parcours de formation.

Des résultats qui prouvent sont efficacité…

Un programme dont les résultats 2016 ou après six années d’expérimentation réussie dans le Val d’Oise avec un taux de 93% de poursuite d’études après le bac, 20 établissements d’enseignement supérieur ont aujourd’hui rejoint l’ESSEC pour accueillir PHARES en leur sein et porter ainsi le dispositif dans leur Académie.

Une réussite pour ce programme qui rassemble désormais près de 90 étudiants bénévoles mobilisés pour organiser et animer chaque semaine les séances de tutorat auprès de plus de 180 élèves handicapés engagés sur toute la France ! Forte de cesProgramme de tutora lycees Leon Blum de Creteil résultats qualitatifs et de ce premier déploiement, la FÉDÉEH constate cependant encore certains freins à lever pour consolider notamment aux niveaux locaux.

Leviers et freins : un déploiement dans tous les territoires à l'horizon 2016

Ainsi les difficultés des établissements supérieurs porteur de projet localement pour faire connaitre le dispositif dispositif auprès des élèves handicapés concernés sur le territoire, mais aussi ou les coûts importants consacrés à la prise en charge des transports de certains jeunes pour se rendre chaque semaine jusqu’aux séances de tutorat. Des freins et déploiements pour lesquels la fédération espère qu’il puisse être levé en 2016.

Des enjeux auquel souhaite la FÉDÉEH lors de cette conférence annuelle en présence à invité les différents acteurs et partenaires de PHARES pour y répondre et s’interroger sur la question : « élèves handicapés, étudiants tuteurs et établissements supérieurs : comment faire vivre l’inclusion sur son territoire ? ». Une conférence qui s’inscrit dans le double cadre hautement symbolique du Salon européen de l’Éducation et de la Semaine pour l’Emploi des Personnes handicapées.

Celle-ci se déroulera en trois parties, avec la présentation du dispositif, à travers notamment les témoignages d’acteurs de terrain (en direct ou en vidéos), la signature et la présentation des nouveaux établissements supérieurs s’engagement dans cette initiative. Enfin une intervention des partenaires clés pour la consolidation des programmes PHARES sur leurs territoires respectifs

À propos de « la FÉDÉEH »

Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap ! S’engage et soutient le déploiement national d'un réseau social de jeunes handicapéset d’un réseau d'associations étudiantes dédiées au handicap.

Avec l'aide des membres de son Conseil ressource (structures spécialisées, établissements supérieurs, experts et entreprises) elle mobilise et accompagne ses bénévoles étudiants dans la mise en place d'actions pour la réussite des jeunes handicapés : tutorat d'élèves du secondaire, bourses d’études, prix associatifs étudiants, parrainage vers l'emploi, socialisation, campagne d'opinion, concertation et rencontre d'employeurs.

La FÉDÉEH manifeste sa culture d’empowerment à travers l’animation de son réseau d'entraide fondé sur la pairémulation entre jeunes handicapés et leur participation majoritaire à sa gouvernance.

Stéphane LAGOUTIÉRE