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Découverte d’un nouveau type de rejet aigu chez les transplantés rénaux et l’optimisation d’un traitement

Rédigé le 23 Novembre 2012

Un rein en passe d'être greffé sur un patient (illustration)Le rejet représente le principal obstacle au succès de la greffe. Il est responsable de la perte de l'organe avec des répercussions importantes sur la survie des patients. Jusqu'à présent, 2 types de rejets étaient reconnus par la classification internationale. Une avance qui sera présenté officiellement le Professeur Xavier JOUVEN au PARCC le 26 novembre prochain.

Un travail collaboratif d'équipes hospitalo-universitaires françaises mené par le Professeur Xavier JOUVEN du Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (Unité mixte Inserm-Université Paris Descartes 970) qui vient d'identifier une nouvelle forme de rejet dont la survenue augmente de neuf fois le risque de perte du rein.

À terme, un traitement spécifique permettrait de sauver ces greffons. Ces résultats publiés dans la revue The Lancet datée du vendredi 23 novembre 2012 (en anglais) vont conduire à une modification des critères internationaux de rejet.

En 2012, la transplantation rénale représente le traitement de choix de l'insuffisance rénale terminale. Actuellement en France, 30 000 patients sont transplantés d'un rein et 12 000 attendent un greffon. La prévention et la meilleure compréhension du rejet constituent donc un enjeu majeur pour ces patients avec des conséquences importantes en termes de santé publique.

L'équipe coordonnée par le Pr Xavier JOUVEN a développé depuis 4 ans une approche innovante en transplantation intégrant des outils mathématiques, immunologiques et histologiques et des compétences en néphrologie, cardiologie et épidémiologie sur de larges cohortes de patients. Jusqu'à présent, le diagnostic de rejet opposait le rejet cellulaire (médié* par les lymphocytes T) au rejet humoral (médié par les anticorps).

Les chercheurs français ont analysé une population de 2079 patients transplantés rénaux dont 302 ont présenté un rejet aigu, suivis pendant 6 ans dans 3 centres parisiens (Hôpital Necker et Saint Louis de l'AP-HP et l'Hôpital Foch) en collaboration avec le Laboratoire régional d'histocompatibilité Jean Dausset.

Le Professeur Xavier JOUVEN Les deux auteurs principaux de cette étude, Carmen LEFAUCHEUR et Alexandre LOUPY mettent en lumière un profil nouveau de rejet de greffe. Ce rejet, appelé rejet vasculaire est caractérisé par l'inflammation des artères du greffon en réponse à la présence d'anticorps dirigés contre le donneur.

Ces nouvelles observations font dire aux chercheurs que, dans l'état actuel de la classification internationale, 45% des patients présentant un rejet vasculaire sont classés de façon erronée. Ceci a pour conséquence un impact délétère sur leur prise en charge thérapeutique et un sur risque majeur de perte du greffon.

Les auteurs démontrent que l'utilisation d'une thérapie ciblant les anticorps améliore significativement le pronostic de la greffe chez ces patients. La portée de ces résultats dépasse le domaine de la transplantation rénale et concerne également les greffes cardiaques, pulmonaire, pancréatique et d'organes composites.

Pour Carmen LEFAUCHEUR et Alexandre LOUPY, « ces données ouvrent un très large champ d'investigation dans le domaine de la transplantation d'organe et de la pathologie cardiovasculaire ». Cette étude est accompagnée d'un Éditorial par un spécialiste international de la discipline, qui souligne le caractère novateur de l'approche scientifique ainsi que les répercussions attendues dans le domaine de la transplantation. Ce travail inaugure par ailleurs une nouvelle direction de recherche prometteuse développée par une équipe multidisciplinaire au sein du centre de recherche cardiovasculaire de Paris de rayonnement international

La Rédaction

* Jouer un rôle de médiateur ou Faire communiquer, relier. Il provient du mot anglais médiate, jouer le rôle d'intermédiaire

TRISOMIE 21 : place à la recherche avec la 3ème édition des Prix scientifiques Sisley

Rédigé le 21 Novembre 2012

Roger Reeves chercheur américain et lauréat du prix internationale scientifiques Sisley de la Fondation Jérôme LEJEUNEAu lendemain de la journée nationale pour la trisomie 21, la fondation Jérôme Lejeune récompense elle la recherche scientifique pour ses travaux et encourager ces derniers a et « développer la recherche sur les déficiences intellectuelles ».

Une cérémonie qui aura lieu demain, alors que s'ouvrent les Assises nationales de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, révélant notamment des chercheurs internationaux de talents. Un prix qui sera décerné en 2012 par le Professeur honoraire de Pédiatrie, Hôpital Necker Enfants Malades M. SAUDUBRAY

La recherche contre la prévention... ?

La Fondation Lejeune qui semble regretter alors que la recherche thérapeutique avance, les financements publics vont encore massivement au dépistage estimant que la remise des prix interviendra cette année dans un climat préoccupant. Tel est le sentiment exprimé par les responsables de la Fondation Lejeune.

Une organisation il vrai proche des mouvent catholique et qui milite depuis nombreuse année contre le recours presque systématique à l'interruption de grossesse en cas de détection de trisomie 21 sur le fœtus.

Qui juge selon elles « les personnes atteintes de déficiences intellectuelles d'origine génétique et leurs proches se mobilisent pour faire changer le regard porté sur ces handicaps, le bilan de l'automne 2012 est cruel : l'actualité est à l'effervescence autour de l'annonce de la commercialisation dans quatre pays européens voisins d'un nouveau test de diagnostic prénatal de la trisomie 21. Ce n'est en rien la technique qui pose question, mais bien l'usage de cette dernière et la place qu'elle occupe dans la politique de santé publique de la France. »

La recherche internationale et l'innovation récompensée

La Fondation Jérôme LEJEUNE qui a choisi de décerner le Prix Internationale Sisley cette année à Roger Reeves chercheur américain à l'institut de Médecine génétique de Baltimore. Il est notamment récompensé pour ses travaux qui ont permis d'améliorer les fonctions cognitives des personnes atteintes de trisomie 21 et pour son engagement pour mettre en réseau les connaissances et les données dans ce domaine aux États-Unis. Il succède au Pr William Mobley, de San Diego, distingué en 2011 et au Pr Mara Dierssen, de Barcelone, en 2010.

Le second prix "Jeune chercheur" à Maxime Fieschi de l'Institut de Neurobiologie de la Méditerranée (INMED) Marseille et à Damien Maréchal de l'Institut de Génétique et de Biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) Illkirch-Strasbourg. Tous deux étudiant en France ont choisi d'explorer des sujets de thèse portant sur les déficiences intellectuelles d'origine génétique et les voies thérapeutiques à explorer.

Tant d'espoir et si peu de moyen....

Un an après la révision de la loi de bioéthique, le rapport attendu sur « le bilan détaillé des fonds publics affectés à la recherche sur les anomalies cytogénétiques » (art 24 de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011) offre l'occasion au nouveau gouvernement d'envoyer un message fort et positif aux familles et au monde de la recherche : le dépistage n'a de sens que si la recherche de traitement avance selon la Fondation Lejeune. Avec 6 programmes à visée thérapeutique soutenus par la Fondation, dont 4 essais cliniques, et forts notamment des talents récompensés le 22 novembre, la recherche thérapeutique se donne les chances de concrétiser les espoirs qu'elle suscite.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le 1er vaccin contre la méningite à méningocoques B autorisé par l’agence européenne du médicament

Rédigé le 16 Novembre 2012

un médecin injectant vaccin contre une maladie contagieuse (Illustration 2009)L'association Méningites France vient d'annoncer qu'après plus de vingt ans de recherche, le premier vaccin capable de protéger contre la plupart des méningites à méningocoques B vient de recevoir un avis favorable du CHMP aujourd'hui 16 novembre 2012.

Une maladie qui faut-il le rappeler est peut avoir des conséquences extrêmement graves qui provoque une inflammation des membranes enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Elle touche essentiellement les enfants et les adolescents et survient, en général, du début de l'hiver au printemps. Il existe trois sérogroupes principaux de la bactérie : A, B (le plus fréquent en France) et C.

Un vaccin pour lequel au niveau européen le comité des médicaments à usage humain (CHMP) évaluent actuellement les demandes relatives aux médicaments dans le cadre des procédures centralisées d'autorisation de mise sur le marché.

Un vaccin qui pourrait être disponible selon l'union européenne au premier semestre 2013. Une arrivée pour lequel « Nous nous réjouissons de l'arrivée de ce nouveau vaccin qui marque une étape supplémentaire dans la lutte contre les méningites à méningocoques et ceux après l'arrivée d'un vaccin contre les méningites à méningocoques C il y a quelques années, nous attendions avec impatience un vaccin efficace contre les méningites à méningocoques B, », à déclare Jimmy VOISINE, Président de l'association Méningites France.

Une maladie peu fréquente en France mais qui existe tout de même, et qui comme le rappelle l'association peut atteindre n'importe lequel d'entres nous. Les méningites à méningocoque qui peuvent toucher par une méningite dont près de 10%. qui décéderont parfois très rapidement après l'apparition des premiers symptômes et 20% de survivants qui garderont des séquelles invalidantes pour toute une vie. Dans la plupart des cas, il n'y a pas de facteurs de risque, elle survient généralement chez des personnes en bonne santé et les symptômes ne sont pas spécifiques.

En Europe, plus de 7000 cas...

Chaque année, environ 1,2 millions de cas de maladie invasive à méningocoques sont enregistrés dans le monde, dont 7.000 se produire en Europe. Plus de 90% des cas de méningite à méningocoque et la septicémie sont causées par cinq des 13 sérogroupes de méningocoques, en particulier les groupes A, B, C, W135 et Y. En Europe, le groupe B est le méningocoque du sérogroupe le plus répandu, avec 3,406-4,819 cas signalés chaque année entre 2003 et 2007, selon un rapport de surveillance publié par le Centre européen de contrôle des maladies. L'avis du CHMP sur Bexsero sera maintenant envoyé à la Commission européenne pour l'octroi d'une autorisation de mise sur le marché.

La Rédaction

Un système de vision sonore pour les aveugles de naissance

Rédigé le 13 Novembre 2012

sensation de substitution Un système de « vision sonore » permettant à des aveugles de naissance de percevoir les formes d'un visage, d'une maison, et même de lettres et de mots est mis au point par une équipe de l'Université Hébraïque de Jérusalem. Grâce à ce dispositif, les chercheurs montrent que les zones du cortex cérébral dédiées normalement à la lecture s'activent sous l'effet des stimulations chez les personnes aveugles de naissance.

Les résultats de cette étude, réalisée avec le concours de chercheurs du centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm/UPMC/AP-HP) et de NeuroSpin (CEA-Inserm), ont été publiés le 8 novembre dans la revue Neuron.

Il est généralement admis que chez les aveugles de naissance, le cortex visuel ne peut se développer de façon normale, au point qu'il sera impossible ultérieurement de retrouver la vue, même en cas de correction de la cécité. En réalité, des aveugles peuvent accéder à une sorte de vision, décrire des objets, et même identifier des lettres et des mots écrits, grâce à un dispositif de « substitution sensorielle » (SSD) transformant les images en sons.

C'est ce que vient de montrer l'étude réalisée au Centre de Neurosciences Edmond et Lily Safra (Université Hébraïque, Jérusalem). Cette étude a été conçue par les chercheurs de l'Université Hébraïque, qui en ont réalisé la partie expérimentale, avec l'appui scientifique des spécialistes français de neuroimagerie cognitive.

Concrètement, le dispositif comprend une petite caméra vidéo incorporée à des lunettes, un ordinateur portable (ou un Smartphone) transformant l'image en sons, et un casque stéréo pour entendre ces sons. Par exemple, une ligne oblique sera transformée en un son de plus en plus aigu (ou de plus de plus grave). Le même principe permet de coder sous forme auditive des images beaucoup plus complexes.

Les aveugles peuvent atteindre avec ce système une acuité « visuelle » meilleure que celle qui définit la cécité selon les critères de l'OMS.

Après seulement 70 heures d'un entraînement spécialisé, les aveugles parviennent à classer correctement des images en différentes catégories (visages, maisons, etc.). Ils peuvent également percevoir d'autres informations importantes, comme la localisation des personnes présentes dans la pièce ou quelques expressions faciales. Ils parviennent même à lire des lettres et des mots

Au-delà des performances autorisées par ce système de substitution sensorielle, les chercheurs de l'Université Hébraïque ont cherché à comprendre ce qui se passe dans le cerveau des aveugles lorsqu'ils apprennent à « voir » grâce aux sons. Pour cela, ils ont mis au point une étude d'IRM fonctionnelle avec un paradigme spécifique. En particulier, ils ont montré que les régions du cortex normalement dédiées à la perception visuelle, dont l'utilité est incertaine chez les sujets aveugles, sont fortement activées lors de la « vision sonore » de visages, de maisons, de mots, etc.

Non seulement le cortex visuel s'active, mais en outre il montre une spécialisation fonctionnelle « normale » pour les différentes catégories d'objets. Ainsi, chez les sujets voyants, une région bien précise du cortex visuel de l'hémisphère gauche (connue sous le sigle de VWFA), est connue pour s'activer plus fortement lors de la perception de chaînes de lettres que lors de la perception d'autres types d'objets. Or c'est très exactement la même région qui s'active lorsque les sujets aveugles lisent des lettres grâce au dispositif de « vision sonore ».

« Le fait que cette spécialisation pour la lecture se développe après seulement quelques heures d'entraînement, met en évidence un degré remarquable de plasticité cérébrale » explique Stanislas Dehaene du Centre d'imagerie NeuroSpin.

Ces résultats soutiennent l'idée que le cortex dit visuel est en réalité spécialisé pour l'analyse des formes des objets, et qu'il peut exercer cette fonction sur une entrée visuelle (comme c'est en général le cas), mais aussi, en cas de besoin, sur une entrée auditive ou tactile. « Ces résultats suggèrent qu'il pourrait être possible, moyennant une technologie et une réadaptation appropriées , de 'réveiller' certaines régions cérébrales et d'accéder à certains aspects du monde visuel, même après des années, voire une vie entière, de cécité », conclut Laurent Cohen du Centre de recherche de l'ICM.

L’INSERM annonce la découverte d’une piste pour soulager les spasmes de la SLA dite de Charcot

Rédigé le 5 Novembre 2012

luc-dupuis-INSERMU-692Selon des travaux publiés le 30 octobre 2012, dans « Brain », Une équipe de chercheurs strasbourgeois de l'INSERM, dirigée par Luc DUPUIS « Signalisation moléculaire et neurodégenérescence » vient de découvrir l'origine des spasmes, un symptôme invalidant de la sclérose latérale amyotrophique. Une dégénérescence des neurones qui libèrent de la sérotonine serait responsable de ces sensations. A plus long terme, les chercheurs imaginent que des molécules agissant sur les récepteurs de la sérotonine présents dans le cerveau pourraient supprimer ces douleurs chez le patient.

La sclérose latérale amyotrophique, que l'on appelle aussi la maladie de Charcot, est une maladie neurodégénérative dont l'incidence en France est similaire à la sclérose en plaques (2 à 3 nouveaux cas par an pour 100 000 habitants). Elle affecte de façon particulière les neurones qui contrôlent la motricité en particulier les motoneurones et les neurones moteurs centraux. Les premiers, situés dans la moelle épinière sont directement reliés aux muscles et permettent leur contraction et l'étirement.

Les seconds, situés au niveau du cerveau, reçoivent l'ordre d'exécution du mouvement. Lorsque la maladie évolue, les neurones dégénèrent, les muscles ne sont plus stimulés et arrêtent de fonctionner. Les mouvements, la marche, le langage deviennent progressivement impossibles et les patients décèdent en moyenne 2 à 5 ans après le diagnostic, généralement par insuffisance respiratoire.

D'autres symptômes accompagnent la paralysie et peuvent être très invalidants au quotidien. La survenue de spasme (ou spasticité) est une réponse musculaire exagérée à un stimulus qui produit des contractions musculaires longues et involontaires, et des douleurs. Elle est fréquemment observée au cours de la SLA. Elle était attribuée jusqu'alors à la disparition des neurones moteurs centraux.

Dans cette étude, les chercheurs de l'Inserm montrent, au contraire, que ces spasmes sont liés à la dégénérescence d'un autre type de neurones, situés dans le tronc cérébral et produisant de la sérotonine.

Ils ont observé, chez des patients atteints de SLA, et dans un modèle de souris transgénique que les neurones sérotoninergiques s'atrophiaient au cours de la maladie et que les niveaux de sérotonine étaient fortement diminués dans la moelle épinière avant les symptômes moteurs.

Par ailleurs, certaines molécules actives contre les récepteurs de la sérotonine abolissent les spasmes des souris transgéniques atteintes de SLA. Ce travail montre que la dégénérescence neuronale au cours de la SLA n'est pas limitée au système moteur au sens strict. Pour Luc Dupuis, « des molécules agissant sur les récepteurs de la sérotonine 5-HT2B et C pourraient, à terme, être anti-spastiques chez les patients SLA. »

L’INSERM et le CNRS mettent en avant un nouveau gène : HOIL1, à l'origine d'une nouvelle maladie rare

Rédigé le 1 Novembre 2012

Un chercheur dans un laboratoire en train de procéder a des recherche sur des gènes humain (Illustration)La chercheuse Capucine PICARD, de l'équipe de l'unité Inserm 980 "Génétique Humaine et maladies infectieuses" / Université Paris Descartes dirigée par Jean-Laurent CASANOVA et des chercheurs d'un laboratoire CNRS / Institut Pasteur dirigé par Alain Israël sont parvenus à identifier le rôle du gène HOIL1 dans le cas de l'association paradoxale d'un déficit immunitaire avec une maladie auto-inflammatoire chronique et un déficit musculaire, chez 3 enfants issus de 2 familles différentes.

Cette étude marque encore une fois l'influence de la génétique dans la réponse de l'organisme aux agents infectieux. Des travaux publiés online sur le site de la revue Nature Immunology, depuis le 28 octobre 2012.

Cette discipline qu'est la génétique des maladies infectieuses est née du constat qu'il existe une grande variabilité de résistance aux maladies selon les individus, la même pathologie pouvant être mortelle chez les uns, bénigne ou asymptomatique chez les autres. Il a ainsi été démontré que la prédisposition à une infection est due à des particularités génétiques qui se traduisent par des variations des mécanismes moléculaires de la réponse immunitaire.

Les 3 enfants, dont 2 suivis dans cette étude et pris en charge à l'hôpital Necker - Enfants malades étaient touchés par 3 pathologies simultanées : des infections invasives bactériennes (pneumocoques ou autres), une maladie auto-inflammatoire (fièvres récurrentes héréditaires) et une amylopectinose (déficit musculaire pouvant atteindre les muscles cardiaques notamment). Le fait que 2 enfants d'une même fratrie soient atteints des mêmes symptômes a attiré l'attention des chercheurs sur l'origine génétique héréditaire de cette maladie.

L'équipe a mené alors des études génétiques poussées leur permettant d'identifier le défaut génétique responsable de ces 3 pathologies observées, à savoir : des mutations du gène HOIL1.

Le défaut complet d'expression de ce gène entraine un fonctionnement défectueux des défenses immunitaires. Néanmoins ce qui rend cette pathologie unique est le fait que selon le type de cellules impliqué dans l'immunité, le défaut génétique ne s'exprime pas de la même manière. D'une part, ce gène muté est responsable d'une trop forte réponse des leucocytes, expliquant la maladie auto-inflammatoire. D'autre part, à l'inverse, ce même défaut génétique provoque un défaut de réponse dans d'autres cellules, expliquant la susceptibilité de ces enfants aux infections bactériennes.

La molécule HOIL1 issue du gène du même nom est responsable d'une instabilité du complexe de molécules LUBAC qui joue un rôle dans la transmission du signal reçu par les cellules immunitaires lors d'une infection. Ces données suggèrent que le défaut génétique de HOIL1 chez l'homme est responsable d'un défaut secondaire du complexe LUBAC, et que LUBAC contrôle la réponse immunitaire différemment selon les types cellulaires.

Ce complexe LUBAC a jusque-là été très étudié chez la souris, mais c'est la première fois que l'on constate chez l'humain cette déficience. Pour le moment, seuls 3 patients en France et en Italie ont été identifiés avec ce déficit en HOIL-1. La découverte de ce nouveau défaut génétique va peut-être permettre l'identification de nouveaux patients dans d'autres régions du monde.

La Rédaction

Interfaces innovantes, captation du geste main libre : l’interaction tactile et gestuelle en question

Rédigé le 30 Octobre 2012

interaction tactile et gestuelle en questionSite d'excellence économique dédié à l'image et aux industries créatives, la Plaine Images organise, avec le Centre de recherche INRIA Lille Nord Europe, la 3ème édition du Forum sur l'Interaction Tactile et Gestuelle les 13 et 14 Novembre prochains dans l'Imaginarium de la Plaine Images à Tourcoing. Réunissant chercheurs, entreprises, artistes et curieux, le FITG s'intéresse cette année au couplage perception/action et à l'accessibilité au handicap. Explications...

Vitrine de la Plaine Images et véritable village créatif hybride de 8 000 m2, associant entreprises, chercheurs, artistes et structures de formation), l'Imaginarium accueille pendant deux jours près d'une trentaine de conférenciers européens et une cinquantaine de démonstrations interactives.

Table tactile interactive tangible ou sans contact (pour les chirurgiens en bloc opératoire par exemple), application tablette pour l'aide au déplacement ou méthode de saisie de texte sur téléphone tactile mobile adaptées au handicap visuel, le FITG explore les tendances des plate formes matérielles et logicielles, actuelles et de demain, les usages, et propose cette année un focus sur l'accessibilité pour tous...

A voir et à écouter...

A découvrir sur l'espace « Démo », les dernières applications tactiles et sans contact (touchless) pour bornes, tables, mobile et web, l'application i-Pad d'iDact pour aider les malvoyants à se déplacer dans les réseaux de transports et à trouver les lieux publics adaptés, grâce à la voix et au touché, le cube virtuel et son double d'Orange Labs ou encore « L'art du Combat » ou l'interaction tactile et gestuelle l'arme à la main selon le REGHT... Côté exposant des représentants de tout l'europe seront présent comme Numédiart (Mons), d'Orange Labs (Grenoble), de l'Université d'Hasselt (Belgique), du Bristol Interaction and Graphics Group (Grande-Bretagne) ou du Hasso Plattner Institute (Allemagne) viendront partager travaux, expérimentations et innovations...

La Plaine Images : 5 hectares dédiés aux industries créatives

façade de l'imaginarium qui accueil une vingtaine de jeune entreprises Véritable quartier dans la ville et installée sur un ancien site industriel textile, La Plaine Images est entièrement consacrée à l'image et aux industries créatives. Jeux vidéo, animation, audiovisuel, multimédia, plus de 50 entreprises (représentant 1000 salariés), artistes et chercheurs contribuent au développement d'un site d'excellence de niveau international.

La Plaine Images est un des 3 sites emblématiques du Pôle Images, un pôle d'excellence impulsé par Lille Métropole Communauté Urbaine et la région Nord-Pas de Calais dans le cadre du redéploiement économique du territoire autour de filières d'avenir. Ce projet qui vise à faciliter et encourager la croissance de l'économie créative dans des zones urbaines altérées des villes moyennes d'Europe du Nord-Ouest, notamment en utilisant le modèle pionnier de « Générateur de zone créative ». FITG en est un parfait exemple, puisqu'il met en application plusieurs des objectifs de ce modèle en réunissant dans un seul événement entrepreneurs, chercheurs et artistes.

La Rédaction