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Message d'alerte

Complementaire laquel choisir reste que cinq million de francais en sont toujours depourvueAlors que le Président de la République lors de son discours devant le 40e congrès de la Mutualité française à Nice le 20 octobre dernier avait formulé le souhait que chacun puisse disposer dans les années à venir d'une complémentaire. Si le CISS et bien d'autres associations représentatives des personnes handicapées sont nombreux à soutenir une telle ambition, la réalité semble loin encore des mots.

En effet comme le rappel le CISS lui-même, plus de 5 millions de personnes sont aujourd'hui sans couverture complémentaire alors que les restes à charge ne cessent d'augmenter, pour toutes les catégories de patients, qu'ils soient ou non en affection de longue durée.

Celui indique dans un communiqué qu'une telle généralisation ne pourrait intervenir dans le contexte d'illisibilité tarifaire actuelle qui ne s'est guère améliorée malgré la publication en octobre 2010 d'un engagement de l'Unocam*

Des usagers constatent plutôt les onéreux moyens développés pour la promotion publicitaire des complémentaires que leurs efforts pour faire progresser la comparabilité des garanties en regard d'un prix donné selon le CISS qui appel a un changement.

D'autant plus précise-t-il « que certains acteurs complémentaires ne cachent pas leur ambition de développer des réseaux de soins. Il serait alors logique que nos concitoyens connaissent avec exactitude les services proposés en fonction du prix réclamé ».

Le CISS qui pour ses raisons a saisi par une lettre ouverte, les ministres des Affaires sociales et de la Santé ainsi que de l'Économie et des Finances afin qu'ils demandent aux trois instances compétentes en la matière, le Comité consultatif du Secteur financier, le Conseil national de la Consommation et la Commission des Clauses abusives, de définir les règles d'un contrat socle opposable aux organismes complémentaires d'assurance maladie offrant un niveau de garanties standardisées en regard d'un prix donné.

La Rédaction

Alors que le gouvernement cherche plus que jamais à changer les règles, face à une désorganisation système de santé français qui amène l'Assurance maladie à intervenir de plus en plus en tant qu'organisateur des soins, notamment avec ses programmes d'accompagnement prévus à l'article L. 162.1.11 du code de la sécurité sociale. Si les diabétiques en cette journée mondiale connaissent parmi ceux-ci le programme Sophia. Mais il y en a d'autres et le projet de la CNAMTS est de les diversifier et de les généraliser à de nombreuses pathologies.

un medecin remplissant une feuille de remboursementSi le CISS ne voit aucune difficulté dans le principe, ils estiment par contre que la façon de le mener à bien et lui essentiel tel dans le dépassement d'honoraires, avec « tact et mesure ». Afin que les médecins soient à la fois associés au déclenchement du programme d'accompagnement et que le patient ne voie pas son remboursement baissé en fonction de son assiduité plus ou moins grande dans ce programme.

Deux conditions que le président du collectif juge comme loin d'être réunies. La seconde condition fait même surgir des inquiétudes renforcées par la parution ce mardi du décret relatif à la collecte des données de santé personnelles informatisées qui servent à gérer les programmes d'accompagnement. En effet, ce décret n'interdit pas la modulation du remboursement des traitements en fonction de l'assiduité du patient dans le programme. La remarque en avait pourtant été faite par la Commission nationale de l'informatique et des libertés, saisie du projet de décret.

Un gouvernement qui vient de publier le décret sans cette protection pour les patients alors que celle-ci existe bien pour ce qui concerne l'éducation thérapeutique du patient dans les dispositions du Code de la santé publique, à l'article L. 1161-1. Elle devrait donc aussi valoir pour les actions d'accompagnement des caisses d'assurance maladie. L'absence de concertation de la DSS avec les associations d'usagers sur ce projet de décret et le refus du gouvernement de suivre l'avis de la CNIL ne fait que renforcer que la suspicion sur la modulation des remboursements en fonction du suivi du programme est bien envisagée par les associations comme le CISS.

Ces derniers qui ont demandé unanimement à Madame la Ministre des Affaires sociales et de la santé, pour couper court à la rumeur de profiter de la discussion du PLFSS pour ajouter à la fin du quatrième alinéa de l'article L. 162.1.11 du code de la sécurité sociale la même phrase que celle qui figure au Code de la santé publique : « Ces programmes ne sont pas opposables au malade et ne peuvent conditionner le taux de remboursement de ses actes et des médicaments afférents à sa maladie.».

La Rédaction

pesticides doublent maladie parkisonEn mai dernier, un tableau de maladie professionnelle consacrant le lien entre la maladie de Parkinson et l'exposition aux pesticides était créé. Après quelques mois, la FNATH vient d'obtenir une première reconnaissance au titre de ce tableau, et ce quelques mois après que la demande de l'un de ses adhérents avait été refusée. Une histoire judiciaire une des nombreuses que défend chaque année la fédération. C'est fin 2009 que la FNATH avait obtenu une des rares décisions de justice reconnaissant le lien entre l'exposition professionnelle à des pesticides et la maladie de Parkinson.

sensation de substitution Un système de « vision sonore » permettant à des aveugles de naissance de percevoir les formes d'un visage, d'une maison, et même de lettres et de mots est mis au point par une équipe de l'Université Hébraïque de Jérusalem. Grâce à ce dispositif, les chercheurs montrent que les zones du cortex cérébral dédiées normalement à la lecture s'activent sous l'effet des stimulations chez les personnes aveugles de naissance.

Les résultats de cette étude, réalisée avec le concours de chercheurs du centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm/UPMC/AP-HP) et de NeuroSpin (CEA-Inserm), ont été publiés le 8 novembre dans la revue Neuron.

Il est généralement admis que chez les aveugles de naissance, le cortex visuel ne peut se développer de façon normale, au point qu'il sera impossible ultérieurement de retrouver la vue, même en cas de correction de la cécité. En réalité, des aveugles peuvent accéder à une sorte de vision, décrire des objets, et même identifier des lettres et des mots écrits, grâce à un dispositif de « substitution sensorielle » (SSD) transformant les images en sons.

C'est ce que vient de montrer l'étude réalisée au Centre de Neurosciences Edmond et Lily Safra (Université Hébraïque, Jérusalem). Cette étude a été conçue par les chercheurs de l'Université Hébraïque, qui en ont réalisé la partie expérimentale, avec l'appui scientifique des spécialistes français de neuroimagerie cognitive.

Concrètement, le dispositif comprend une petite caméra vidéo incorporée à des lunettes, un ordinateur portable (ou un Smartphone) transformant l'image en sons, et un casque stéréo pour entendre ces sons. Par exemple, une ligne oblique sera transformée en un son de plus en plus aigu (ou de plus de plus grave). Le même principe permet de coder sous forme auditive des images beaucoup plus complexes.

Les aveugles peuvent atteindre avec ce système une acuité « visuelle » meilleure que celle qui définit la cécité selon les critères de l'OMS.

Après seulement 70 heures d'un entraînement spécialisé, les aveugles parviennent à classer correctement des images en différentes catégories (visages, maisons, etc.). Ils peuvent également percevoir d'autres informations importantes, comme la localisation des personnes présentes dans la pièce ou quelques expressions faciales. Ils parviennent même à lire des lettres et des mots

Au-delà des performances autorisées par ce système de substitution sensorielle, les chercheurs de l'Université Hébraïque ont cherché à comprendre ce qui se passe dans le cerveau des aveugles lorsqu'ils apprennent à « voir » grâce aux sons. Pour cela, ils ont mis au point une étude d'IRM fonctionnelle avec un paradigme spécifique. En particulier, ils ont montré que les régions du cortex normalement dédiées à la perception visuelle, dont l'utilité est incertaine chez les sujets aveugles, sont fortement activées lors de la « vision sonore » de visages, de maisons, de mots, etc.

Non seulement le cortex visuel s'active, mais en outre il montre une spécialisation fonctionnelle « normale » pour les différentes catégories d'objets. Ainsi, chez les sujets voyants, une région bien précise du cortex visuel de l'hémisphère gauche (connue sous le sigle de VWFA), est connue pour s'activer plus fortement lors de la perception de chaînes de lettres que lors de la perception d'autres types d'objets. Or c'est très exactement la même région qui s'active lorsque les sujets aveugles lisent des lettres grâce au dispositif de « vision sonore ».

« Le fait que cette spécialisation pour la lecture se développe après seulement quelques heures d'entraînement, met en évidence un degré remarquable de plasticité cérébrale » explique Stanislas Dehaene du Centre d'imagerie NeuroSpin.

Ces résultats soutiennent l'idée que le cortex dit visuel est en réalité spécialisé pour l'analyse des formes des objets, et qu'il peut exercer cette fonction sur une entrée visuelle (comme c'est en général le cas), mais aussi, en cas de besoin, sur une entrée auditive ou tactile. « Ces résultats suggèrent qu'il pourrait être possible, moyennant une technologie et une réadaptation appropriées , de 'réveiller' certaines régions cérébrales et d'accéder à certains aspects du monde visuel, même après des années, voire une vie entière, de cécité », conclut Laurent Cohen du Centre de recherche de l'ICM.

luc-dupuis-INSERMU-692Selon des travaux publiés le 30 octobre 2012, dans « Brain », Une équipe de chercheurs strasbourgeois de l'INSERM, dirigée par Luc DUPUIS « Signalisation moléculaire et neurodégenérescence » vient de découvrir l'origine des spasmes, un symptôme invalidant de la sclérose latérale amyotrophique. Une dégénérescence des neurones qui libèrent de la sérotonine serait responsable de ces sensations. A plus long terme, les chercheurs imaginent que des molécules agissant sur les récepteurs de la sérotonine présents dans le cerveau pourraient supprimer ces douleurs chez le patient.

La sclérose latérale amyotrophique, que l'on appelle aussi la maladie de Charcot, est une maladie neurodégénérative dont l'incidence en France est similaire à la sclérose en plaques (2 à 3 nouveaux cas par an pour 100 000 habitants). Elle affecte de façon particulière les neurones qui contrôlent la motricité en particulier les motoneurones et les neurones moteurs centraux. Les premiers, situés dans la moelle épinière sont directement reliés aux muscles et permettent leur contraction et l'étirement.

Les seconds, situés au niveau du cerveau, reçoivent l'ordre d'exécution du mouvement. Lorsque la maladie évolue, les neurones dégénèrent, les muscles ne sont plus stimulés et arrêtent de fonctionner. Les mouvements, la marche, le langage deviennent progressivement impossibles et les patients décèdent en moyenne 2 à 5 ans après le diagnostic, généralement par insuffisance respiratoire.

D'autres symptômes accompagnent la paralysie et peuvent être très invalidants au quotidien. La survenue de spasme (ou spasticité) est une réponse musculaire exagérée à un stimulus qui produit des contractions musculaires longues et involontaires, et des douleurs. Elle est fréquemment observée au cours de la SLA. Elle était attribuée jusqu'alors à la disparition des neurones moteurs centraux.

Dans cette étude, les chercheurs de l'Inserm montrent, au contraire, que ces spasmes sont liés à la dégénérescence d'un autre type de neurones, situés dans le tronc cérébral et produisant de la sérotonine.

Ils ont observé, chez des patients atteints de SLA, et dans un modèle de souris transgénique que les neurones sérotoninergiques s'atrophiaient au cours de la maladie et que les niveaux de sérotonine étaient fortement diminués dans la moelle épinière avant les symptômes moteurs.

Par ailleurs, certaines molécules actives contre les récepteurs de la sérotonine abolissent les spasmes des souris transgéniques atteintes de SLA. Ce travail montre que la dégénérescence neuronale au cours de la SLA n'est pas limitée au système moteur au sens strict. Pour Luc Dupuis, « des molécules agissant sur les récepteurs de la sérotonine 5-HT2B et C pourraient, à terme, être anti-spastiques chez les patients SLA. »

Hotel de Miramion ancien Musée de Assistance Publique qui vient d'être venduL'hôtel particulier de Miramion du XVIIe siècle, appartenant à l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris abritait jusqu'en juin 2012 le musée de l'AP-HP constituant a lui seul un bien immobilier exceptionnel de 3820 m² a été vendu par ces derniers dans le cadre de sa politique patrimoniale. l'AP-HP a décidé de valoriser cet hôtel et a fait appel à une l'agence Féau Commercialisation, spécialisée dans la vente de ce type de bien. La mise en vente s'est organisée sous la forme d'une consultation publique avec une remise des offres intervenue le 29 juin dernier.

Un chercheur dans un laboratoire en train de procéder a des recherche sur des gènes humain (Illustration)La chercheuse Capucine PICARD, de l'équipe de l'unité Inserm 980 "Génétique Humaine et maladies infectieuses" / Université Paris Descartes dirigée par Jean-Laurent CASANOVA et des chercheurs d'un laboratoire CNRS / Institut Pasteur dirigé par Alain Israël sont parvenus à identifier le rôle du gène HOIL1 dans le cas de l'association paradoxale d'un déficit immunitaire avec une maladie auto-inflammatoire chronique et un déficit musculaire, chez 3 enfants issus de 2 familles différentes.

Cette étude marque encore une fois l'influence de la génétique dans la réponse de l'organisme aux agents infectieux. Des travaux publiés online sur le site de la revue Nature Immunology, depuis le 28 octobre 2012.

Cette discipline qu'est la génétique des maladies infectieuses est née du constat qu'il existe une grande variabilité de résistance aux maladies selon les individus, la même pathologie pouvant être mortelle chez les uns, bénigne ou asymptomatique chez les autres. Il a ainsi été démontré que la prédisposition à une infection est due à des particularités génétiques qui se traduisent par des variations des mécanismes moléculaires de la réponse immunitaire.

Les 3 enfants, dont 2 suivis dans cette étude et pris en charge à l'hôpital Necker - Enfants malades étaient touchés par 3 pathologies simultanées : des infections invasives bactériennes (pneumocoques ou autres), une maladie auto-inflammatoire (fièvres récurrentes héréditaires) et une amylopectinose (déficit musculaire pouvant atteindre les muscles cardiaques notamment). Le fait que 2 enfants d'une même fratrie soient atteints des mêmes symptômes a attiré l'attention des chercheurs sur l'origine génétique héréditaire de cette maladie.

L'équipe a mené alors des études génétiques poussées leur permettant d'identifier le défaut génétique responsable de ces 3 pathologies observées, à savoir : des mutations du gène HOIL1.

Le défaut complet d'expression de ce gène entraine un fonctionnement défectueux des défenses immunitaires. Néanmoins ce qui rend cette pathologie unique est le fait que selon le type de cellules impliqué dans l'immunité, le défaut génétique ne s'exprime pas de la même manière. D'une part, ce gène muté est responsable d'une trop forte réponse des leucocytes, expliquant la maladie auto-inflammatoire. D'autre part, à l'inverse, ce même défaut génétique provoque un défaut de réponse dans d'autres cellules, expliquant la susceptibilité de ces enfants aux infections bactériennes.

La molécule HOIL1 issue du gène du même nom est responsable d'une instabilité du complexe de molécules LUBAC qui joue un rôle dans la transmission du signal reçu par les cellules immunitaires lors d'une infection. Ces données suggèrent que le défaut génétique de HOIL1 chez l'homme est responsable d'un défaut secondaire du complexe LUBAC, et que LUBAC contrôle la réponse immunitaire différemment selon les types cellulaires.

Ce complexe LUBAC a jusque-là été très étudié chez la souris, mais c'est la première fois que l'on constate chez l'humain cette déficience. Pour le moment, seuls 3 patients en France et en Italie ont été identifiés avec ce déficit en HOIL-1. La découverte de ce nouveau défaut génétique va peut-être permettre l'identification de nouveaux patients dans d'autres régions du monde.

La Rédaction