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Message d'alerte

Ce que vous devriez savoir sur lAVC leclairage dun neurologue du CHU de LimogesDeuxième cause mortalité dans le monde, elle représente aussi la deuxième cause d’incapacité, plus de 80 millions vivent avec les séquelles de l'AVC auxquelles survivant sur quatre subira une récidive. Plus 13.7 millions de personnes sont ainsi concernées chaque année et 5 millions en décèdent. Des chiffres auxquels la France n’échappe pas, avec 140 000 nouveaux cas chaque année pour 30 000 décès. L’occasion pour cette journée mondiale, pour la Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV), auquel participe l'association France AVC, c'est d’alerter la population à travers une nouvelle campagne de sensibilisation du grand public. Objectif de rappeler que l’AVC est l’affaire de tous : enfants, jeunes, adultes, hommes, femmes, séniors, tout le monde peut être confronté à cette maladie un jour. La SFNV lance ainsi un message fort à la population : « L’AVC, nous sommes tous concernés ! ».

« L’AVC, nous sommes tous concernés ! »

L'accident cérébral reste aujourd’hui difficile à prévenir, en effet il n’existe pas de typologie de victimes à proprement parler, mais des facteurs de risque. Celui-ci étant une des principales causes de mortalité dans le monde, laInfographie AVC Generale et chez les femmes première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, et est la première cause de mortalité chez la femme. Ainsi, si les principaux concernés les plus âgés, près de 25% des AVC surviennent avant 65 ans et le taux de patients « jeunes » hospitalisés pour un AVC croit chaque année avec des augmentations importantes entre 35 et 64 ans.

Si certains facteurs à risque ne sont pas modifiables tels que l’âge, le sexe (masculin), le poids de naissance (inférieur à 2,5kg) ou une histoire d’AVC dans la famille, L’AVC reste une maladie dont les principaux facteurs de risque sont évitables, comme ceux qui sont liés aux facteurs médicaux comme l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité ou le cholestérol. Ainsi, le diabète, « multiplie le risque d’infarctus cérébral par trois, en abaisse l’âge de survenue, et en accroît la sévérité », relève encore le médecin. Là encore, le traiter permet de diminuer le risque.

Les autres facteurs liés au style de vie peuvent ainsi contribuer à réduire le risque. La consommation de tabac « double le risque d’AVC et, avant 50 ans, il quadruple le risque », explique le Pr Marie-Germaine BOUSSER. tout comme la consommation d’alcool, « le risque est toujours présent même lorsque la consommation et faible » précise telle. L’absence d’activité physique, « les personnes qui n’ont pas d’activité physique régulière ont un risque d’AVC supérieur de 25 à 30% à celles qui en ont une et à l’inverse, l’activité physique régulière diminue le risque », affirme le Professeur.

À noter que les femmes restent les premières victimes de l’AVC, présentent des facteurs de risque qui leur sont propres comme l’association pilule, tabagisme et migraine avec aura* ne font pas bon ménage. Auquel s’ajoutent les périodes à risque comme la grossesse, la ménopause et le traitement hormonal substitutif mais la dépression et le stress psycho-social auxquels les femmes sont plus exposées que les hommes.

Les jeunes aussi concernées par l’AVC…

Chez les moins de 18 ans, l’AVC reste rare, moins de 1%, et présente des spécificités différentes de celles de l’adulte (causes, signes). Plus d’une fois sur deux, il n’est pas immédiatement diagnostiqué. Les jeunes adultes, quant à eux, connaissent une augmentation de cas avec des facteurs de risque classiques qui ont tendance à croitre dès l’âge de 35 ans. En outre, de nouveaux facteurs socio-environnementaux se confirment et annoncent un accroissement pour les années à venir (drogues, pollution atmosphérique mais aussi obésité et diabète).

Infographie du taux d'AVC de gauche a droite chez les Enfant et SéniorUne consommation de drogue confirmée comme facteur a risque comme la démontrer une étude réalisée dans les hôpitaux américains, présenté lors du 11e Congrès mondial de l’AVC au Canada. Une étude démontrant ainsi la progression importante d’incidence des AVC de 1,3 à 1,5 %, chez les consommateurs de cannabis entre 2010 et 2014, alors que la prévalence globale était demeurée stable. Des chercheurs qui ont noté que le cannabis « a un lien potentiel avec les AVC en raison des effets vasculaires cérébraux des cannabinoïde.

800 000 personnes atteintes d’un AVC en France…

Tel est le chiffre selon SFNV de personnes à ce jour que compte la France de personnes qui ont dû faire face à « une attaque cérébrale ». 500 000 d’entre elles en gardent des séquelles parfois importantes, elle est ainsi la première cause de handicap chez l’adulte, 25 % des patients présentent un handicap léger ou modéré, 34 % ne pouvant plus marcher sans assistance et la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité.

La France qui dénombre ainsi chaque année plus de 140 000 nouveaux cas, environ 30 000 en décèdent. La dynamique de l’AVC reste préoccupante en France comme dans le reste du monde, dans un contexte du vieillissement de la population : on estime à 7,8 millions le nombre de morts par AVC d’ici 2030 !

Des AVC dont les conséquences sont parfois graves et pouvant parfois provoquer l’aphasie qui est la perte totale ou partielle de la capacité à communiquer par le langage, en d'autres termes de parler ou de comprendre et ceci en l'absence de troubles sensoriels (surdité par exemple). Mais aussi la paralysie totale ou partielle des membres supérieurs ou inférieurs, du côté gauche ou droit en fonction de la partie concernée du cerveau.

« La prise en charge de l’AVC a évolué de façon considérable au cours des dernières années et les acteurs de santé doivent désormais faire en sorte d’éviter que les individus ne deviennent des malades. À travers cette nouvelle campagne, nous souhaitons rappeler que l’AVC est l’affaire de toutes et tous : enfants, jeunes, adultes, séniors, il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour prévenir l’AVC ». Pr Serge TIMSIT, président de la SFNV, Chef du Service de neurologie au CHU de Brest.

L'AVC trois signes possible : Que faire ?

En cas d'apparition brutale de l'un des signes suivants, il faut composer le 15 même si les signes disparaissent. Il s'agit notamment d'une déformation ou engourdissement de la bouche : lorsque la personne sourit, le sourire n'est pas symétrique. Lors de faiblesses ou engourdissement d'un côté du corps : lorsque l'on demande à la personne de lever les deux bras devant elle, l'un des bras ne peut être levé ou rester en hauteur, il retombe. Enfin si la personne a une difficulté à parler : lorsque l'on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à comprendre.

Dès le moindre signe avant-coureur, il n'y a pas une seconde à perdre. Il faut immédiatement composer le 15, le numéro du SAMU. Cela augmente les chances de survie, car les quatre premières heures sont cruciales. Au-delà,Types signes et facteurs de risques et quoi faire en cas de dAVC même si la personne victime survit, elle en gardera de graves séquelles dans plus d'un cas sur deux. En attendant les secours, allonger la personne avec un oreiller sous la tête et la laisser allongée jusqu'à l'arrivée des secours. Noter l'heure où les signes sont apparus ou quand la personne n'a été vue pour la dernière fois sans signe. Enfin regrouper les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang réalisées dans le cas ou cela est possible. Il est très important de ne pas faire boire ni manger la personne, de ne pas lui donner de médicament ni lui faire d'injection.

Les effets de l'AVC dépendent de la partie du cerveau qui est atteinte et de l'étendue des dommages. L'AVC ischémique est la forme plus fréquente (environ 80 % de tous les AVC). Il est causé par un caillot sanguin. L'accident ischémique transitoire (AIT), parfois appelé « mini AVC » est la forme la plus bénigne de l'AVC ischémique. Dans les 20% restants, une rupture d'artère est en cause et elle engendre une hémorragie.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : SFNV / France AVC

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