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Message d'alerte

Le Dr Margaret CHAN, Directeur général lors de son intervention à l’occasion de l’ouverture de 66e assemblée  plénière de l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève ce 21 mai 2013. ©Pierre Albouy/WHOLa 66e Assemblée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est ouverte le 20 mai et va réunir à Genève, jusqu'au 28 mai, plus de 3 000 participants du monde entier. Ainsi l'assemblée du plus vaste organe de décision dans le domaine de la santé s'ouvre alors sont apparues deux nouvelles maladies. La première avec le coronavirus avec 44 cas d'infection enregistrés, dont 24 mortels, et le virus H7N9 de la grippe aviaire dont plus de 100 nouveaux cas ont été confirmés en trois semaines. La ministre de la Santé, Marisol Touraine a rencontré le 21 mai à cette occasion la Directrice générale Margaret CHAN, dans un entretien privé avant son intervention devant la 66e assemblée.

Dans son discours d'ouverture la Directrice générale Margaret CHAN, « Ces deux nouvelles maladies nous rappellent que la menace des maladies émergentes et potentiellement épidémiques est toujours présente. La mutation et l'adaptation constantes sont les mécanismes de survie du monde microbien » a alerté la Directrice.

Quelle politique de santé pour l'après 2015

Alors que l'échéance des huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) se rapproche, cette 66e AMS devrait être l'occasion de discuter du programme de l'après-2015. « Je prierai les États membres de tout mettre en œuvre pour que la santé occupe une place prioritaire dans le nouveau programme de développement », a demandé le Dr Margaret Chan. Et de dresser un rapide tableau des avancées : les efforts en faveur de la santé de la femme et de l'enfant se sont intensifiés, des approches intégrées sont mises en place pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée, le traitement antirétroviral permet à neuf millions de personnes de vivre avec le VIH dans les pays en voie de développement, contre 200 000 il y a 11 ans.

La directrice de l'OMS qui a également évoqué les défis à relever, comme la résistance aux antimicrobiens, qui met en péril les avancées contre la tuberculose et le paludisme, ou la persistance de la poliomyélite. Elle a déploré des perspectives « relativement sombres » dans le combat contre les maladies non transmissibles, pointant du doigt des « forces extrêmement puissantes », « le pouvoir commercial qui se traduit en pouvoir politique », « qui entravent nos efforts de protection de la santé publique ». Rejetant tout dialogue avec l'industrie du tabac, Margaret CHAN espère trouver des solutions acceptables dans ses échanges avec les industries produisant aliments, boissons et alcool, alors qu'aucun pays ne parvient à endiguer l'épidémie de l'obésité.

L'OMS qui appelle à la création d'une couverture universelle

« Nous vivons des temps troublés », a déclaré Margaret CHAN, évoquant l'insécurité financière, alimentaire, politique, les conflits armés, et le chômage. Elle a exhorté à faire de la santé publique « un refuge, un motif d'espoir, un domaine dans lequel tous les pays ont la possibilité d'œuvrer ensemble pour le bien de l'humanité ».

Concrètement, elle souhaite encourager l'engagement des 194 États membres en faveur de la couverture sanitaire universelle. Message reçu par la ministre de Santé Français, Marisol TOURAINE, qui dans son intervention a précisé que « Cet objectif ambitieux correspond à l'idée que la France se fait du progrès ».

Un accès qui même en France reste pas encore difficile notamment pour les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté pour lequel bon nombre d'entre elles étant encore écarté de la CMU comme les allocataires de l'AAH ou de la pension d'invalidité. Sans oublier comme la encore évoqué le 17 mai l'Unapei les déficients mentaux qui connaisse bien des difficultés pour se faire soigner.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Session d’ouverture de l’assemblée générale de l’MOS, à Genève, le 14 mai.À partir de demain, de hauts responsables de gouvernement représentant les 53 États membres de la Région européenne de l'OMS se réuniront à Oslo en Norvège, les 17 et 18 avril 2013. Une réunion au sommet afin d'examiner l'impact de la crise économique sur la santé et les systèmes de santé dans la Région. L'autre objectif des participants sera de discuter de diverses mesures, pouvant être pris, et de se faire part mutuellement des enseignements acquis afin de convenir des meilleurs moyens pour les pays, de se préparer pour l'avenir.

Une réunion qui devrait servir à actualiser les bases factuelles présentées lors de la réunion ministérielle d'Oslo intitulée « La santé en période de crise économique mondiale : le point de la situation dans la Région européenne de l'OMS », qui s'est tenue voici exactement quatre ans. Des ministres de la Santé, des représentants d'organisations multilatérales et des experts techniques passeront en revue les bases factuelles les plus récentes, en s'inspirant de l'étude « Santé, systèmes de santé et crise économique en Europe : impact et répercussions sur les politiques » menée par l'Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé avec l'OMS/Europe. Les résultats montrent que les dépenses de santé publique ont diminué dans de nombreux pays depuis 2008.

« En temps de crise, il est encore plus important de protéger le financement des systèmes de santé, étant donné que les besoins sanitaires peuvent augmenter rapidement ; la garantie d'accès aux services de santé est un élément central du filet de sécurité sociale au sens plus large », a déclaré Mme Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe lors d'un discours de présentation. En précisant que l'OMS demandait à tous les gouvernements du continent européen dans le cas d'une politique budgétaire de rigueur « faites-le avec sagesse, et non de manière généralisée, et de protéger les personnes vulnérables pour garantir une couverture universelle des soins de santé. C'est l'essence même de la politique européenne de l'OMS, Santé 2020. Les bases factuelles montrent que des réductions budgétaires inadaptées dans le secteur de la santé peuvent aggraver la situation. En même temps, le secteur de la santé devrait tout mettre en œuvre pour limiter les dépenses inutiles, et veiller à ce que les ressources disponibles soient concentrées sur les services dont la valeur est attestée » à telle conclut !

Un avis soutenu par M. Jonas Gahr Støre, ministre norvégien de la Santé et des Services de soins pour lequel « Nous devons être attentifs à ce que, dans le secteur de la santé, les mesures d'économies n'augmentent pas les inégalités sociales. Notre capacité à repérer les personnes les plus faibles de notre société et à leur accorder la priorité doit être notre principe directeur, tant lorsque l'économie va bien que lorsqu'elle va mal. Dès lors, il est encourageant que beaucoup de pays prennent des mesures pour protéger les groupes vulnérables, de manière à ce que ceux-ci soient moins affectés par la décision d'augmenter les frais à la charge du patient ». Avant de rappeler que la situation économique et actuelle obligera « tous les pays européens devront, dans les prochaines années, prendre de difficiles décisions et établir des priorités pour garantir la viabilité à long terme de nos systèmes de santé. Par conséquent, il est important pour les autorités norvégiennes de la santé de participer à cette conférence et de faire la lumière sur les effets – positifs et négatifs – des changements qui ont été introduits, ce qui nous permettra de prendre des décisions plus éclairées à l'avenir ».

La santé sensible au changement économique...

Même si les données recueillies ont leurs limites, les bases factuelles indiquent que la santé mentale est extrêmement sensible à la récession économique, qui augmente la probabilité de tomber malade et ralentit la guérison. Dans toute l'Union européenne, les suicides de personnes âgées de moins de 65 ans ont connu une hausse depuis 2007, inversant la tendance antérieure.

Tant le chômage que la crainte du chômage sont de puissants facteurs contribuant à cette situation. En outre, l'incidence des maladies infectieuses (telles que l'infection à VIH) a fortement augmenté dans certains des pays les plus touchés, où des coupes budgétaires ont entraîné une atrophie des programmes de prévention (par exemple, pour l'échange de seringues) et des services de traitement au stade initial de la maladie.

Cela démontre à quel point il est important non seulement de protéger, mais aussi de renforcer les services de prévention, pour lesquels la demande augmente durant les périodes de crise économique. De même, il est essentiel, pour éviter une aggravation de l'appauvrissement, de protéger en particulier les personnes pauvres et vulnérables des risques financiers liés à l'accès aux soins, à un moment où leurs besoins augmentent.

En outre, la baisse du revenu des ménages a un impact sur les comportements peu sains, tels que le tabagisme et la consommation nocive d'alcool, même si de nombreux pays signalent un recul de ces comportements dans l'ensemble.

Les bases factuelles indiquent que dans toute la Région européenne de l'OMS, les pouvoirs publics ont consenti d'importants efforts pour atténuer l'effet des coupes budgétaires et protéger l'accès en réduisant le coût des services. Ce faisant, ils ont gagné en efficience. Lors de la réunion de 2013, plusieurs ministres de la Santé de pays touchés par la crise décriront comment les difficultés peuvent être transformées en opportunités pour améliorer l'accès aux soins et la qualité de ces derniers, tout en maîtrisant les coûts.

La Rédaction

Le Secretaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon lançant un appel pour l'autismeA la veille de la journée mondiale de l'autisme, le secrétaire général des Nations-Unies à lui appeler dans un message à l'occasion de la journée mondiale à une plus grande attention internationale sur l'autisme et d'autres troubles développementaux qui affectent des millions de personnes à travers le monde. Un message que aura personnellement adressé son epouse par l'intermédaire d'une vidéo.

Ban KI-MOON, remémorant le vote de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies ayant adopté une nouvelle résolution sur cette question et qui démontre un engagement à aider les personnes touchées et leurs familles. Une résolution qui encourage les États membres et d'autres pour renforcer la recherche et de développer leur prestation de santé, d'éducation, d'emploi et d'autres services essentiels.

Après la journée mondiale de la santé qui aura lieu le 4 avril prochain, le secrétaire général a lui indiqué que le « Conseil exécutif de l'Assemblée mondiale de la Santé prendra également l'objet de troubles du spectre autistique à sa prochaine session en mai ». Une volonté qui vraisemblablement prouve l'attention de lutter contre la stigmatisation, le manque de sensibilisation et de structures de soutien inadéquats.

Un message dans lequel le secrétaire général souligne également que les recherches actuelles indiquent que les interventions précoces peuvent aider les personnes souffrant de maladies autistes à réaliser des gains significatifs dans leurs capacités. « C'est maintenant le temps de travailler pour une société plus inclusive, mettre en évidence les talents des personnes affectées et assurer des possibilités pour eux de réaliser leur potentiel ». Un travail qui sera effectué par l'Assemblée générale qui tiendra une réunion de haut niveau le 23 septembre pour répondre aux conditions de plus d'un milliard de personnes handicapées, y compris ceux ayant des troubles du spectre autistique.

J'espère a conclu le secrétaire Ban KI-MOON, que les « dirigeants vont saisir cette occasion pour faire une différence significative qui permettra à ces personnes et à notre famille humaine dans son ensemble. Laissez-nous continuer à travailler main dans la main avec des personnes souffrant de troubles du spectre autistique, les aidants à cultiver leurs atouts tout en répondant aux défis auxquels ils sont confrontés afin qu'ils puissent mener une vie productive qui leur revient de droit ».

La Rédaction

Commerce des armes dans le monde (illustration)Alors que les États-Unis tentent d'introduire exceptions, exemptions et autres échappatoires de dernière minute. Avaaz, mouvement citoyen mondial, comptant 20 millions de membres vient lui tout juste de lancer une campagne urgente pour exhorter François Hollande à arrêter de bloquer l'adoption d'un traité ambitieux sur le contrôle des armes. Un commerce qui malgré tout reste florissant et ceux, malgré la signature par la France du traité international qui interdit l'utilisation, la production, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions le 25 septembre 2009.

2013.03.21.affiche-la-difference-est-chanceCréé officiellement en 2006, la journée à obtenu le soutien de l'ONU en 2012, une reconnaissance qui aura été un pas important supplémentaire vers la sensibilisation de la population aux réalités de toutes les formes de trisomies et pas seulement de la 21, mais également des trois autres. Une journée qui devraient permettre de démontrer les quelques progrès fait dans les dernières décennies quant au développement sur les plans physique, social et intellectuel des personnes vivant avec la trisomie 21. Elle permet également d'éclairer de l'imensité du le travail qu'il reste à faire, concernant l'inclusion scolaire, sociale et professionnelle.

Affiche partiel de la journée mondiale pour la trisomie 21 qui aura lieu en France a travers différents manifestations le 21 mars prochainAfin de sensibiliser et d'informer les citoyens du monde entier sur une pathologie encore mal connue et sur lequel les préjugés sont encore nombreux pour les personnes souffrent de cette pathologie. Une journée soutenue par l'ONU dans cette perspective, 15 associations européennes notamment : France, Espagne, Portugal, Croatie, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Pologne, Lettonie mais aussi russe, américaine et néozélandaise au plan internationale une campagne intitulé « Trisomique... et alors ! ».

Le choix d'une campagne et thème voulue par la Fondation Jérôme LEJEUNE pour la France regrettant la banalisation du diagnostic prénatal de la trisomie, première déficience intellectuelle d'origine génétique avec une conception sur 1500/2000. Un chiffre que la Fondation juge comme particulièrement effrayant en France, où environ 96 % des fœtus sont éliminés. La fondation qui regrette aussi que cette situation ne soit aggravée avec la commercialisation de nouveaux tests de détection qui ne ferra qu « accentuer encore davantage la stigmatisation et le rejet ». Un enjeu qui deviendra d'actualité en France d'ici quelques mois. La France qui il vrai offre un marché important aux prometteurs de ces tests généralisant l'offre et automatisé la pratique.

Des attentes encore dans le monde...

Un problème d'autant plus grave qu'aucun Etat, au plan mondial, n'a mis en place de politique de santé pour apporter une solution thérapeutique positive aux patients et à leur famille. Et les efforts entrepris pour faciliter l'intégration scolaire et professionnelle des personnes atteintes de trisomie 21 sont largement et nettement insuffisants.

En 2013 les citoyens européens, quelle que soit leur nationalité, ont d'abord besoin de messages d'avenir, positifs et humains, pour accueillir et élever un enfant handicapé. Les familles qui ont déjà un enfant trisomique attendent aussi des messages collectifs de bienvenue, ce qui n'est jamais le cas.

Le collectif Les Amis d'Eléonore et la Fondation Jérôme Lejeune (France) partagent la nécessité de réaffirmer avec force cette évidence oubliée : Oui, Trisomique... et Alors ! Souhaite donc être message intercontinentale le 21 mars prochain...

Stéphane LAGOUTIERE

Un centre de destruction d'armes chimiques dans les années 2000 en RussieLe Comité international de la Croix-Rouge (CICR) demande aux États de limiter les produits chimiques toxiques utilisés comme armes aux fins de maintien de l'ordre aux seuls agents de lutte antiémeute, connus également sous le nom de gaz lacrymogènes, qui sont acceptés de longue date comme moyens légitimes de maintien de l'ordre.

Depuis de nombreuses années, les forces armées et de maintien de l'ordre ont cherché à mettre au point et à employer certains produits chimiques toxiques – principalement de puissants anesthésiants et sédatifs – comme armes de maintien de l'ordre. Ces armes sont connues sous le nom d'« agents chimiques incapacitants » ou « agents incapacitants ».

« Le moment est venu pour les États de s'opposer clairement à la mise au point d'autres produits chimiques toxiques pour les utiliser en tant qu'armes ; toute avancée dans ce sens risquerait de constituer une atteinte aux instruments du droit international qui interdisent les armes chimiques, déclare Philip Spoerri, directeur du droit international et de la coopération au CICR. Nous demandons aux États de mettre en œuvre l'arsenal législatif nécessaire dans leur pays afin de limiter clairement les produits chimiques toxiques utilisés en tant qu'armes à des fins de maintien de l'ordre aux seuls agents de lutte antiémeute, connus également sous le nom de gaz lacrymogènes. »

La mise au point d'autres produits chimiques toxiques (des « agents chimiques incapacitants » par exemple), pour les employer en tant qu'armes, présente des risques graves pour la santé et la vie des personnes. Et outre le fait que cela irait à l'encontre de l'interdiction des armes chimiques, un tel usage pourrait aussi conduire à la réintroduction des armes chimiques dans les conflits armés.

La position du CICR est le résultat d'un examen minutieux des règles du droit et des risques associés au développement et à l'emploi en tant qu'armes de produits chimiques toxiques autres que les agents de lutte antiémeute. « Nous estimons que ces risques sont très largement supérieurs aux avantages opérationnels perçus, quels qu'ils soient », ajoute Philip Spoerri.

Les États vont avoir l'occasion d'affirmer leur volonté de prévenir la réapparition des armes chimiques à l'occasion de la troisième Conférence d'examen des États parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, qui va se tenir à La Haye du 8 au 19 avril 2013. L'emploi de produits chimiques toxiques en tant qu'armes est strictement interdit dans les conflits armés par le Protocole de Genève de 1925, la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et le droit international humanitaire coutumier. L'emploi des agents de lutte antiémeute y est également interdit en tant que méthode de guerre.

En dehors des conflits armés, la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, le droit international des droits de l'homme et le droit international de lutte contre la drogue constituent un cadre légal dont les règles se recoupent, laissant peu de place, voire aucune, à un emploi légitime de produits chimiques toxiques autres que les agents de lutte antiémeute pour servir d'armes à des fins de maintien de l'ordre. C'est ce qui motive l'appel que lance le CICR pour que les États limitent clairement l'emploi de produits chimiques toxiques en tant qu'armes aux seuls agents de lutte antiémeute.

La Rédaction