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Message d'alerte

Photo façade palais fédéral SuisseL'administration fédérale a fait savoir dans une décision qu'elle souhaite employer et intégrer les personnes présentant un handicap. Celle-ci vise notamment, grâce à la mise en place d'une valeur cible, d'un système d'incitation et d'une offre d'information et de conseil, à promouvoir activement l'intégration professionnelle des personnes handicapées.

Celle-ci désire ainsi permettre selon elle d'assumer son rôle d'employeur-modèle, le conseil fédéral a édicté, lors de sa séance d'aujourd'hui, des directives dans ce sens.

L'égalité des chances, la non-discrimination et la promotion de l'intégration professionnelle des personnes handicapées sont des éléments importants, qui font partie intégrante de la politique du personnel de la Confédération. Dans sa stratégie en matière de personnel pour les années 2011 à 2015, le conseil fédéral a défini des mesures qu'il met à présent en œuvre en édictant ces directives.

L'administration fédérale prend les mesures nécessaires pour adapter l'environnement professionnel aux besoins des collaborateurs handicapés. Elle entend ainsi leur donner la possibilité non seulement d'accéder aux locaux communs sur la place du travail, mais également de bénéficier d'une offre de conseil, de coordination et d'information. Chaque département désigne une personne chargée de l'intégration des personnes handicapées. Cette personne est le partenaire privilégié de la direction et du service des ressources humaines en ce qui concerne la création des conditions nécessaires pour garantir durablement l'intégration professionnelle des personnes handicapées.

Valeur cible et système d'incitation

Le conseil fédéral a défini une valeur cible pour l'administration fédérale concernant l'intégration de personnes handicapées. Le pourcentage des salariés handicapés doit se situer entre 1 % et 2 % d'ici à 2015. Un taux considérablement bien inférieur à celui de la France qui est de 6 %. La Confédération assume ainsi son rôle d'employeur-modèle. Durant les placements à l'essai et la réintégration progressive ainsi qu'en compensation des éventuelles diminutions de prestations, les unités administratives reçoivent des primes d'encouragement et des compléments de salaire par le biais d'un système d'incitation. À cet effet, 12 millions sont mis chaque année à disposition de l'administration fédérale. Responsable de la gestion de ce crédit, la consultation sociale du personnel de l'administration fédérale conseille et soutient, au cas par cas, et en appliquant les processus d'intégration, les directions, cadres et services des ressources humaines ainsi que les personnes handicapées elles-mêmes.

Avec ce train de mesures, l'administration fédérale encourage, ainsi que le demande la révision actuelle de l'AI, la réintégration des collaborateurs malades ou accidentés. Elle favorise également l'intégration de personnes handicapées ne travaillant pas encore à la Confédération.

Correspondante permanente F.H.I
Mathilde ROUGET

2011.06.05.Centre AnglaisUn reportage diffusé sur la BBC montre les mauvais traitements subis par les patients handicapés de ce centre privé situé près de Bristol. Des patients frappés ou injuriés. Une autre traînée sous la douche alors qu'elle est habillée. Filmées par un reporter du magazine britannique Panorama, ces images ont été diffusées mardi soir par la BBC. Elles ont été tournées dans un centre pour handicapés situé à Hambrook, près de Bristol, au sud-ouest de l'Angleterre. Elles témoignent de mauvais traitements dont ont été victimes plusieurs patients.

Des images provenant d'un journaliste qui s'est fait embaucher comme aide-soignant dans cet établissement privé pour adultes handicapés et y a filmé la vie quotidienne des patients. Ce reportage à Hambrook a provoqué la colère des familles des patients et la stupeur des spécialistes. Et pour cause. On y voit des patients maltraités, humiliés, battus, injuriés...

Les images du reportage, disponibles sur YouTube, montrent notamment une patiente de 18 ans, Simone, insultée et arrosée d'eau froide par des soignants qui l'aspergent de savon. La scène se répète par deux fois dans la même journée. La jeune fille, qui souffre d'un problème génétique, oppose cette phrase au traitement qu'on lui impose : « C'est froid, maman ».

Dans une autre scène, Simone est conduite à l'extérieur. Alors que la température est glaciale, un ignoble soignant lui jette de l'eau froide sur la tête. Les parents de Simone, en pleurs, ont témoigné dans le programme télévisé, expliquant que leur fille leur avait confié avoir été frappée, mais qu'ils ne l'avaient pas crue « parce que c'est interdit ».

D'autres images montrent un soignant intervenant après qu'une patiente a tenté de se suicider en franchissant une fenêtre au deuxième étage. « Vas-y, fais-le maintenant que je suis là, tu vas t'envoler », lance-t-il à la patiente, en pleurs. « Quand tu vas toucher le sol, tu crois que tu vas faire un plat ou un splash ? Tiens, je vais maintenir la fenêtre ouverte ». « Il s'agit d'une institution thérapeutique. Où est la thérapie ? Je dirais que c'est de la torture », a réagi dans l'émission un psychologue, Andrew McDonnell.

Des employés suspendus pour faute grave...

L'émission Panorama a pris la décision de filmer en caméra cachée après avoir été saisie par un ancien infirmier du centre, indigné par le comportement de ses collègues. Ce soignant, Terry Bryan, avait alerté des dirigeants de l'institution en octobre 2010, puis la Commission de contrôle de la qualité des soins (CQC), chargée d'inspecter les établissements de santé, en décembre, sans succès.

Première conséquence de la diffusion du reportage, trois hommes de 42, 30 et 25 ans et une femme de 24 ans, soupçonnés de mauvais traitements, ont été arrêtés puis relâchés sous caution en attendant l'issue d'une enquête policière. La CQC a présenté ses excuses pour n'avoir pas agi aussitôt. Paul BURSTOW, secrétaire d'État en charge des personnes âgées, a demandé que l'inaction de la CQC fasse l'objet d'une enquête ainsi que le contrôle des structures similaires au centre.

Quant à la société privée du centre, Castlebeck, elle a suspendu 13 employés et annoncé un audit interne dans ses 56 centres, qui accueillent 580 patients. Son directeur général, Lee Reed, a déclaré pendant l'émission avoir honte de ce qui s'est passé...

La Rédaction


Des policiers au palais de justice a Bruxelles (Archives)Selon une information transmise par le parquet à Bruxelles, celui-ci confirme la mise en examen par le juge Frédéric D. VISSCHER, de deux médecins pour assassinat dont l'un exercent la profession de chirurgien était le père. Une inculpation qui intervient six ans après le décès de la petite Lily alors âgée de 10 jours et lourdement handicapée. La mère du bébé ayant été également été inculpée d'assassinat, mais remise, et laissée en liberté.

Centre Patronale SUISSECentre Patronal Suisse

Alors que le département fédéral des affaires étrangères consulte les milieux intéressés sur l'opportunité de ratifier la Convention internationale du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées.

Le Centre patronal a fait lui savoir sa vive opposition à une telle décision qu'il ne juge pas nécessaire, appelant ouvertement le département à y renoncer !!! Une annonce surprenante et pour lequel d'association voire syndicat serait d'accord avec cet avis.

Pour Alain MAILLART, si le Centre patronal adhère pleinement à la protection des droits des personnes handicapées et à l'intégration optimale de ces dernières dans la société ainsi que dans la vie professionnelle, comme en témoigne notamment son soutien aux mesures de réinsertion proposées dans les dernières révisions de la loi fédérale sur l'assurance invalidité, il ne juge pas souhaitable que la Suisse ratifie cette convention.

Certes il vrai que la législation Suisse concernant la protection de l'intégrité, respect de la vie privée, liberté d'expression, mobilité personnelle, etc., sont déjà garanties. La difficulté vient plutôt à sa réelle application sur le terrain et pour lequel la Suisse comme d'autres pays accumule certains retards. 

Il suffit de se souvenir de la campagne controversée de

 

l'OFAS sur l'intégration des handicapés en novembre 2009, visant à appuyer la transformation de l'AI d'une assurance de rente en une assurance de réinsertion. Ou encore les excuses du gouvernement aux internés administratifs en septembre 2010 passé sous silence pendant 40 ans.

Le centre patronal évoque lui « qu'il y a toutefois de nombreuses obligations importantes de la Convention qui nécessiterait une adaptation de notre législation ». Des règles qui pourtant pourraient apporter des raisons d'espérer à nos amis suisses en situation de handicap ou à leurs familles.

Toujours dans ce sens de refus de la ratification, celui-ci cite par exemple que l'accessibilité totale devant être assurés aux constructions, installations, équipements et services ouverts au public, vont sensiblement plus loin que ce que prévoit la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées. Les responsables affirmant ainsi l'incompatibilité de la notion du « droit du travail » entre la réglementation Suisse et celle-ci prévu dans la convention internationale.

Enfin, l'obligation d'intégrer les enfants handicapés dans l'école régulière met à mal la notion de « pédagogie spécialisée » qui a cours dans notre pays et à laquelle il ne faut pas renoncer.

En conclusion le représentant du centre patronal conclu par ces mots : « la Suisse n'aurait rien à gagner d'une ratification; au contraire, elle serait amenée à revoir un certain nombre de ses dispositions législatives, dans un sens qui n'est pas souhaitable et avec des conséquences financières qui pourraient se révéler importantes ».

Des Suisses qui décidément gardent l'argent en odeur de sainte, bien avant le respect de l'être humain, à ce demandé, comment des organisations comme l'ONU, l'OMS, le CICR et bien d'autre organisation internationale en ont fait leurs sièges en Europe. Preuve enfin s'il le fallait que le handicap n'est pas seulement une question de solidarité, mais aussi de gros sous !!!

Correspondante permanente F.H.I
Mathilde ROUGET

Les personnes handicapées ne demandent généralement pas la charité, elles demandent simplement à avoir les mêmes droits que les autres citoyens, a dit aujourd'hui Thomas HAMMARBERG, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, dans un communiqué du carnet des droits de l'homme. Une revendication qu'il avait déjà demandée lors d'une interview exclusive en décembre 2008.contact de l'immigré, le riche handicapé s'humanise et apprend à rire de tout. Celui qui pensait que l'argent pouvait tout régler découvre qu'il n'en est rien, et l'autre réalise qu'il n'a jamais vraiment profité de sa fortune.

Thomas HAMMARBERG Commissaire européen au droits de l'hommeThomas HAMMARBERG Commissaire européen au droits de l'homme

Un message entendu lorsque les Nations unies ont adopté une Convention relative aux droits des personnes handicapées en 2006. À ce jour, ce traité a été ratifié par 27 États membres du Conseil de l'Europe et signé par 18 autres. Ce n'est toutefois qu'une première étape : la Convention doit encore être mise en œuvre. Les États pourraient commencer par « faire en sorte que les personnes handicapées puissent effectivement et pleinement participer à la vie politique et à la vie publique sur la base de l'égalité avec les autres [...] et notamment qu'elles aient le droit [...] de voter et d'être élues ».

En fait, ce droit – énoncé à l'article 29 de la Convention des Nations unies – est encore loin d'être une réalité dans la majorité des pays européens. Le principe du suffrage universel n'est pas appliqué de manière cohérente. Des personnes présentant des problèmes de santé mentale ou des déficiences intellectuelles n'ont pas le droit de vote, le plus souvent parce qu'elles ne jouissent que d'une capacité juridique réduite, quand elles n'en sont pas entièrement privées.

La Cour européenne des droits de l'homme s'est prononcée sur une affaire traitant de ce sujet (Kiss c/Hongrie) en 2010. Atteint d'un trouble maniaco-dépressif, Alajos Kiss avait été placé sous curatelle. Étant donné que la Constitution hongroise dispose que les personnes placées sous tutelle ou sous curatelle n'ont pas le droit de vote, M. Kiss n'avait pas pu participer aux élections législatives.

Décision historique de la Cour de Strasbourg

La Cour de Strasbourg a estimé que cette interdiction totale n'était pas acceptable. L'imposition d'une interdiction absolue de voter, sur le seul fondement d'un handicap mental nécessitant un placement sous curatelle, n'est pas compatible avec la disposition pertinente de la Convention européenne des droits de l'homme, dont le principe fondamental est le suffrage universel (article 3 du protocole n° 1).

La Cour a aussi relevé que les personnes présentant des problèmes de santé mentale ou des déficiences intellectuelles ont tendance à être vulnérables et ont

souffert d'une discrimination considérable par le passé. Vu les traitements défavorables que ces personnes ont longtemps subis, il est particulièrement important d'éviter de restreindre leurs droits de l'homme en se fondant sur une classification générale, car cela risque d'aggraver encore leur exclusion sociale.

Cet arrêt marquant a permis d'envoyer un signal fort aux États membres européens : en effet, 80 % d'entre eux refusent le droit de participer à la vie politique aux personnes se trouvant dans la même situation qu'Alajos Kiss.

Se faire aider, mais conserver ses droits

Dans sa décision, la Cour n'exclut cependant pas la possibilité de priver une personne du droit de vote, dans certaines circonstances et sous réserve que les critères et les procédures appliqués soient acceptables. D'où la nécessité d'analyser le sens précis de certaines dispositions majeures de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, qui aborde cette question de manière plus approfondie.

En fait, ce traité ne prévoit pas d'exceptions aux droits qu'il consacre. Bien au contraire, il indique que les pouvoirs publics « reconnaissent que les personnes handicapées jouissent de la capacité juridique dans tous les domaines, sur la base de l'égalité avec les autres ».

La Convention des Nations unies a pour objet de promouvoir, de protéger et d'assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme par toutes les personnes handicapées. Elle n'autorise donc pas un juge ou un médecin à déterminer si une personne est capable de voter. Dans la mesure où les personnes non handicapées ne sont pas soumises à cette procédure d'évaluation, l'imposer à des personnes handicapées constituerait une discrimination manifeste.

Il y a bien sûr des personnes qui, à cause de leur handicap, ont des difficultés à exercer pleinement leurs droits de l'homme. Dans ces situations, la société devrait proposer une assistance qui permette aux personnes d'exercer leurs droits, et notamment de participer à la vie politique. La Convention impose aux gouvernements l'obligation de veiller à ce que quiconque en est besoin bénéficie de cette assistance, y compris pour voter. Il y a une nette différence entre cette approche et celle qui consiste simplement à priver quelqu'un de ses droits.

La Convention des Nations unies marque ainsi un changement d'attitude radical : elle repose sur l'idée que nous ne pouvons pas nous contenter d'aider les personnes handicapées à s'adapter à la situation actuelle, mais que nous devons faire une place à chacun dans nos sociétés, y compris aux personnes ayant des besoins spécifiques, en réalisant les aménagements nécessaires.

 

 

Des expériences encourageantes 

Certains pays européens ont d'ailleurs déjà pris des mesures en ce sens. Par exemple, il ressort d'une étude menée par l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne que, en Autriche, aux Pays-Bas et en Suède, la Constitution protège le droit de vote et d'éligibilité des personnes présentant des problèmes de santé mentale ou des déficiences intellectuelles. L'expérience de ces pays montre que les craintes que cette approche pourrait créer des problèmes réels étaient sans fondement.

Reconnaître des droits à chacun, dans des conditions d'égalité, c'est aussi agir dans l'intérêt de la société tout entière. En effet, ainsi que le souligne le Plan d'action du Conseil de l'Europe pour les personnes handicapées, la société doit refléter la diversité de ses citoyens et tirer profit de leurs expériences et de leurs connaissances multiples. C'est une raison de plus de veiller à ce que les personnes handicapées puissent exercer leur droit de vote et participer à la vie politique.

Stéphane Lagoutiére

Décidément, à se demander si l'Angleterre serait en manque de publicité, avec actuellement une histoire de famille entre sa fille déficiente mentale et sa mère, secoue le pays tout entier. La mère d'une Anglaise de 21 ans à intenter une action en justice auprès des tribunaux de Londres, pour faire stériliser sa fille et demande que la justice puisse contraindre les médecins à ligaturer les trompes de sa fille et la rendre stérile. Une dont aucun jugement a priori ne peut être porté et dont les Français auront l'occasion de mieux comprendre dans un documentaire diffuser sur France 2 le 12 mars prochain.

Cette jeune fille déjà mère d'un enfant est sur le point d'accoucher d'un second enfant, la garde du premier ayant été confiée à sa mère. La maman de la jeune mère argue un manque de moyens financiers pour pouvoir assumer deux enfants. Une situation d'autant plus délicate dans un pays, dont la prise en charge de l'État envers les personnes handicapées, reste un dossier épineux, alors même que le gouvernement britannique à annoncer faute de crise économique des restrictions budgétaires y compris dans le secteur social. 

Tribunal de Newcastle AngleterreTribunal de Newcastle Angleterre

Des précédents dangereux pour l'avenir ?

Une action qui divise le pays, certains experts estiment que la stérilisation d'une femme souffrant d'un handicap mental peut être exceptionnellement justifiée, notamment si la femme n'est pas capable de prendre soin du bébé, d'autres craignent qu'une décision favorable de la mère n'ouvre la brèche à d'autres actions identiques. Une situation dont la France connaît aussi ce type de difficulté avec des politiques qui refuse toujours d'admettre que les personnes handicapées puissent avoir des relations sexuelles et notamment chez les déficients mentaux.

Pour George Annas, président du département du droit de la santé et de la bioéthique de l'Université de Boston est catégorique. « Il s'agit d'une mesure draconienne de stériliser quelqu'un contre sa volonté tout simplement parce qu'il n'a pas la capacité mentale », à lui déclarer Mark Goldring, responsable de la direction du Mecap, une organisation qui vient en aide aux personnes qui ont des troubles de l'apprentissage. Une décision qui reviendrait il faut le dire clairement à renier les droits fondamentaux de la personne handicapée comme ils sont prévus dans la convention internationale des personnes handicapées, que l'Angleterre a signée et ratifiée.

Des précédents dangereux pour l'avenir ?

Une action qui divise le pays, certains experts estiment que la stérilisation d'une femme souffrant d'un handicap mental peut être exceptionnellement justifiée, notamment

 

si la femme n'est pas capable de prendre soin du bébé, d'autres craignent qu'une décision favorable de la mère n'ouvre la brèche à d'autres actions identiques.

Une situation dont la France connaît aussi ce type de difficulté avec des politiques qui refuse toujours d'admettre que les personnes handicapées puissent avoir des relations sexuelles et notamment chez les déficients mentaux.

Pour George Annas, président du département du droit de la santé et de la bioéthique de l'Université de Boston est catégorique. « Il s'agit d'une mesure draconienne de stériliser quelqu'un contre sa volonté tout simplement parce qu'il n'a pas la capacité mentale », à lui déclarer Mark Goldring, responsable de la direction du Mecap, une organisation qui vient en aide aux personnes qui ont des troubles de l'apprentissage. Une décision qui reviendrait il faut le dire clairement à renier les droits fondamentaux de la personne handicapée comme ils sont prévus dans la convention internationale des personnes handicapées, que l'Angleterre a signée et ratifiée.

Un déficient mental peut-il revendiquer le droit à la maternité ou à la paternité

En 2005, une la loi anglaise avait été votée se prônant sur le droit de se prononcer sur des traitements médicaux pour des personnes jugées incompétentes ou atteintes de déficience mentale.

Si dans la plupart des cas, cela concerne des décisions au sujet d'individus en état végétatif, les tribunaux peuvent aussi commander l'avortement de jeune femme handicapée mentale. Le juge à lui estimer mardi que des preuves supplémentaires étaient nécessaires avant de décider s'il abonde ou non dans le sens de la mère.

Il reviendra au tribunal de trancher et décider si la demoiselle est apte à prendre une décision concernant sa propre contraception. Faute de quoi, la mère demanderait au tribunal de décider à sa place. Des tribunaux qui feront connaître leur décision, à la fin de la deuxième quinzaine du mois d'avril prochain.

 

La Rédaction 

logo europeComment les personnes handicapées peuvent-elles exercer tous leurs droits de citoyens, alors qu'elles sont toujours si nombreuses à être exclues de la société ? Ces deux problématiques sont abordées par la nouvelle stratégie européenne en faveur des personnes handicapées. Pour lequel l'Europe se demande aussi comment rendre biens et services a la portée de tous ? Une question importante comme en France où l'accessibilité sera au cœur de l'actualité par la présentation du baromètre de l'association des Paralysées de France.

Des sondages révèlent qu'un citoyen européen sur six déclare souffrir d'un handicap ou d'un problème de santé persistant. Ce taux représente environ 80 millions de personnes. L'Union européenne estime que ces individus ont le droit de vivre dans la dignité, de bénéficier de l'égalité de traitement par rapport au reste de la population, de vivre de façon indépendante et de prendre un rôle entier et actif au sein de la société.

La législation européenne est déjà en place pour s'assurer que les personnes handicapées ne font pas l'objet de discriminations sur leur lieu travail. Des propositions sont également prévues afin d'étendre la protection contre la discrimination au-delà du lieu de travail. Malgré le fait que leurs droits sont garantis par les législations européennes et nationales, de nombreuses personnes handicapées sont toujours confrontées à des difficultés dans leur vie quotidienne.

Elles sont généralement plus pauvres et sont plus exposées à l'exclusion sociale que la plupart des autres Européens. Une situation qu'aura d'ailleurs démontrée à plusieurs reprises l'année contre la pauvreté et l'exclusion en 2010. Elles sont davantage menacées par le chômage et doivent faire face à un accès limité aux biens et services tels que l'éducation, les soins de santé, les transports, le logement et la technologie.

Un détonateur pour le changement

Dans une déclaration visant à changer cette situation, la Commission a adopté une nouvelle stratégie européenne en faveur des personnes handicapées couvrant les années 2010 à 2020. La Commission souhaite que cette stratégie fasse l'effet d'un détonateur pour donner plus de pouvoir aux personnes handicapées, afin qu'elles puissent bénéficier de tous leurs droits de citoyens. C'est pourquoi elle définit une série d'actions dans huit domaines clés, qui sont: l'accessibilité; la participation; l'égalité; l'emploi; l'éducation et la formation; la protection sociale; la santé et l'action extérieure.

Pour réaliser des progrès dans ces domaines, la stratégie a établi plusieurs activités à développer au cours des cinq premières années. La Commission étudiera la rédaction d'un acte européen sur le handicap en 2012. L'objectif est d'améliorer l'accès aux biens, aux services et aux infrastructures publics en développant des normes d'accessibilité et en améliorant l'utilisation des marchés publics pour acheter des biens et services accessibles.

Les efforts visant à améliorer l'accessibilité de cette façon doivent profiter à l'économie et à la société. Le marché des dispositifs d'assistance dans l'Union européenne se chiffre à environ 30 milliards d'euros par an. Davantage de normalisation et d'accessibilité sur un marché européen permettront de réaliser des économies d'échelle et aideront les entreprises à vendre leurs biens et services plus facilement au-delà des frontières nationales. De plus, les marchés publics estiment que l'inclusion d'exigences en matière d'accessibilité pourrait rendre plus accessibles les infrastructures publiques, comme les gares et les bâtiments publics.

La stratégie cherche à améliorer le taux de participation des personnes handicapées au sein du processus politique. Les actions visent notamment à rendre l'organisation d'élections et les matériels de campagnes plus accessibles grâce, par exemple, à une utilisation plus intensive de la langue des signes et de l'alphabet Braille.

De nombreux États membres de l'Union européenne émettent des cartes d'invalidité qui permettent à leurs titulaires d'avoir accès à toutes sortes de biens et services. La stratégie promet que des actions seront adoptées en vue d'étudier et de promouvoir la possibilité d'une reconnaissance mutuelle de ce type de carte, ainsi que d'autres droits apparentés. Elle abordera également la nécessité de s'assurer que les programmes européens sont utilisés dans l'intérêt des personnes handicapées.

Le Fonds social européen et d'autres instruments de financement vont continuer à soutenir des projets destinés aux personnes handicapées. De plus, la Commission développera des politiques d'éducation et de formation, afin de répondre aux besoins des adolescents handicapés grâce à sa nouvelle initiative « Youth on The Move » (Jeunesse en mouvement).

S'assurer que la Plate-forme européenne contre la pauvreté est utilisée pour aider les personnes handicapées démunies est également l'une des priorités de la stratégie. Dans une déclaration visant à améliorer les possibilités d'emploi pour les personnes handicapées, la stratégie a établi un calendrier pour améliorer la collecte et le contrôle des données et suggérer de nouvelles lignes de conduite à suivre. Les droits des personnes handicapées doivent également servir de phare pour les activités extérieures de l'Union européenne, particulièrement dans le cadre du processus d'élargissement et via les programmes de développement.

Une ville reconnue pour son rôle d'exemple

La Commission a également créé l'Access City Award pour récompenser les villes européennes qui apportent des changements à leur environnement urbain afin d'offrir davantage de possibilité aux personnes handicapées.

La ville espagnole d'Ávila a été la première lauréate de ce prix. Les juges ont été impressionnés par la façon dont une cité médiévale comme Ávila a amélioré l'accès aux bâtiments publics, développé des infrastructures touristiques accessibles et amélioré les possibilités d'emploi pour les personnes handicapées.

Les résultats qui avaient été annoncés lors de la « Conférence de la journée européenne des personnes handicapées », qui s'est tenue à Bruxelles le 2 décembre 2010. Les délégués ont exploré les expériences des personnes handicapées par rapport à la citoyenneté européenne, aux études et au travail à l'étranger, à la sécurité sociale et la mobilité, ainsi qu'à l'accès aux loisirs et à la culture.