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Message d'alerte

Quatre-vingt millions d'Européens sont, d'une façon ou d'une autre, atteints de handicaps. Leurs chances d'intégration sur le marché de l'emploi sont très faibles. Le Hongrois Ádám Kósa (Parti populaire), et aujourd'hui un des seul député européen à être sourd, représente un contre-exemple qu'il aimerait voir suivi : diplômé du supérieur, il a travaillé comme avocat avant d'être élu. Il a préparé la position du Parlement sur la stratégie lancée par la Commission européenne pour lutter contre le handicap.

Né et élevé dans une famille sourde, Kosa s'exprime dans sa langue maternelle des signes, couramment. Un homme qui occupait avant son élection le poste de Président de l'association hongroise des sourds. Kosa a étudié le droit avec la volonté de défendre ce qu'il croyait moralement et légalement a consacré toute sa vie jusqu'à présent a la défense des intérêts de sa communauté. Avec ses 35 ans, le Hongrois raconte l'agréable surprise a été quand il a vu qu'en tant que membre du Parlement européen, elle a ouvert de nombreuses portes plus. « À partir de là », a tenu de son bureau à Bruxelles, « je peux faire beaucoup plus qu'avant. » Pour l'eurodéputé, la vocation politique est inévitablement liée à la défense de gens comme lui a eu quelques difficultés à développer pleinement leur autonomie. Toujours, parlez de votre parti politique avec de bonnes manières, mais il est à ce Hongrois membre du Parti populaire européen, « handicap transcende les familles politiques. »

2011.05.30.Adam Kosa, premier eurodéputé sourdAdam Kosa, premier eurodéputé sourd lors d'une intervention au Parlement Européen

 Un homme de conviction

F.H.I — Qui est visé par votre rapport ?

Ádám KOSA : Il concerne les 80 millions de personnes atteintes de handicaps en Europe. C'est la plus grande minorité du continent. Leur problème principal est l'accès aux services : scolarisation, emploi, santé. C'est un énorme problème pour la société dans son ensemble.

F.H.I — Concrètement, qu'est-ce qui peut être fait ?

Ádám KOSA : La Commission européenne propose une stratégie sur dix ans. Mon rapport s'appuie dessus et ajoute quelques commentaires et idées. Tout d'abord, il faut considérer les personnes atteintes de handicaps à travers le prisme des droits de l'homme plutôt que s'apitoyer sur leur sort. Nous avons des instruments comme la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées et la Charte européenne des droits fondamentaux.

Ensuite, l'accessibilité : pourquoi est-ce un problème pour les personnes handicapées ? Prenons mon cas personnel : je ne peux pas entendre, mais je ne me sens pas handicapé. C'est la société qui me freine, ce sont ses structures qui me bloquent. Ce n'est pas vous ou moi qui sommes handicapés, c'est la société. Avec une meilleure accessibilité de tous les services, nous n'aurions pas de problème.

Enfin, l'emploi. Si les employeurs intégraient les personnes handicapées dans leurs pratiques, les entreprises deviendraient des espaces d'égalité pour tous les citoyens. C'est quelque chose que je soutiens dans mon rapport. Cela nous concerne tous et dans tous les domaines, de l'éducation des enfants aux personnes âgées.

F.H.I — Qu'aimeriez-vous que l'Union européenne réalise dans la décennie à venir ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ádám KOSA : Le plus important serait d'augmenter le taux d'emploi des personnes handicapées. En Europe occidentale, 40 % d'entre elles ont un emploi rémunéré. En Europe de l'Est, ce sont 10 à 15 %. Ces chiffres sont très faibles : 10 à 15 %, c'est épouvantable. Je veux une évolution majeure. Cela fait partie de la stratégie sur les personnes handicapées, mais c'est aussi dans la stratégie Europe 2020, qui appelle de ses voeux un taux d'emploi global de 75 %. Le seul moyen d'arriver à ce dernier objectif est de mieux intégrer les personnes atteintes de handicaps.

F.H.I — Existe-t-il des organismes chargés de représenter les personnes handicapées au niveau européen ?

Ádám KOSA : Je propose la création d'une commission chargée de se pencher sur les problèmes spécifiques des personnes handicapées. Nous parlons d'une population de 80 millions de personnes, une commission indépendante serait donc tout à fait indiquée.

Au jour d'aujourd'hui, le Parlement européen dispose d'un intergroupe sur le sujet (regroupement informel de députés de différents partis, ndlr) et les citoyens peuvent s'adresser à la commission parlementaire des pétitions. La Commission européenne dispose d'une unité qui travaille sur le handicap. Des organisations nationales existent. Néanmoins, le message des personnes handicapées ne doit pas être perdu dans cette grande machine qu'est l'Union européenne

F.H.I — Vous présidez justement l'intergroupe sur le handicap. Quel est son rôle et quels sont vos objectifs ?

Ádám KOSA : C'est le plus vieil intergroupe du Parlement européen. Il a été lancé il y a plus de trente ans. C'est aussi le plus important avec plus de 100 membres.

Il vise principalement l'échange d'informations entre députés européens, mais nous avons également rencontré le Conseil (représentant les États membres de l'UE, ndlr) et la Commission européenne à huit reprises ces deux dernières années. Nous sommes soutenus par le Forum européen des personnes handicapées, la plus grande organisation non gouvernementale du secteur, ce qui nous donne des liens forts avec la société civile.

Côté réalisations, nous avons obtenu que les différentes institutions européennes (Conseil et Commission) soient présentes à nos réunions. Notre opinion est écoutée sur la scène européenne et nous avons fait prendre conscience des enjeux liés au handicap à de nombreux députés européens.

Interview réalisé le 28 Mai 2011 A Strasbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l'occasion de journée mondiale contre la Sclérose en plaques, maladie peu connue du grand public, et qui pourtant touche en France près de 000. Nous avons rencontré le Docteur Frédérique VIALA, Médecin coordinateur réseau MIPSEP et Médecin hospitalier CHU Purpan a Toulouse. Nous lui avons demandé de nous présenter la maladie et de nous dire l'utilité de telle journée tant pour les malades que pour les familles ou encore pour ceux qui souhaitent s'informer.

2011.05.26.Maison de la SEP Pr.VIALALe Docteur VIALA lors des maison de la SEP a Toulouse

F.H.I — Peut-on parler d'une ou des scléroses en plaques ?

Frédérique VIALA : La SEP est une maladie chronique du système nerveux central, avec des symptômes et une évolution variables, comportant en réalité 3 formes évolutives : La forme rémittente ou à poussées, caractérisées par la succession d'épisodes neurologiques distincts dans le temps, les poussées. Puis la forme secondairement progressive dans laquelle à une période de poussées fait suite une évolution lente et continue du handicap. Enfin celle progressive primaire, d'emblée progressive, survenant chez 10 à 15 % des patients

F.H.I — Décrite dès 1838, elle fut diagnostiquée pour la première fois, en fois en 1868 par le Dr. Jean-Martin Charcot. Quelles sont aujourd'hui les véritables avancées majeures scientifiques et quels sont les traitements ?

Frédérique VIALA : Les avancées sont multiples dans la SEP puisqu'elles concernent aussi bien la physiopathologie de la maladie, avec une meilleure compréhension des gènes de susceptibilité et des facteurs environnementaux participant au déclenchement de la maladie. Elles sont également diagnostiques par les progrès de l'imagerie permettant des diagnostics plus précoces et une meilleure approche des lésions tissulaires. Elle est enfin thérapeutique, par l'émergence de nouveaux traitements, avec prochainement les 1ers médicaments par voie orale et le développement de molécules de la famille des anticorps monoclonaux, c'est-à-dire des médicaments proches du Natalizumab mis à disposition en France à partir de juin 2007.

F.H.I — La sclérose en plaques est souvent définie comme un handicap invisible pour quelle raison ?

Frédérique VIALA : La SEP est une pathologie dont les symptômes sont très variables d'une personne à l'autre, voire chez une même personne ; Elle peut se traduire par des troubles moteurs, sensitifs, visuels, des troubles de l'équilibre ou de la coordination, des troubles urinaires ou sexuels .parfois, indépendamment de tout handicap « visible », les patients sont invalidés par des symptômes qui ne se voit pas et ne sont pas perçus par leur environnement en phase précoce : fatigue chronique, douleurs, troubles psychologiques et/ou troubles cognitifs...

F.H.I — 26 mai journée mondiale de la SEP plus de 2,5 millions de personnes concernées. Lors de vos consultations quelles sont les principales questions vous avez faire face a l'annonce de leurs maladies ?

Frédérique VIALA : L'annonce de la maladie est un bouleversement majeur dans la vie d'un individu. Il passe du statut de « bien portant » au statut de « malade », le plus souvent après un 1er évènement dont il ne garde pas de séquelles. Nous devons faire face à ses questionnements sur son avenir, l'évolution et le pronostic de sa maladie, ce qui est d'autant plus difficile que la SEP est une maladie imprévisible et très différente d'une personne à l'autre

F.H.I — Quels sont les principaux symptômes de la maladie et le corps médical notamment les médecins généralistes, sont-ils suffisants selon vous à sa détection ?

Frédérique VIALA : Comme je le précisais plus tôt, la maladie à une présentation très variable d'une personne à l'autre. Les symptômes varient en fonction du nombre de plaques de démyélinisation, de leur localisation et de leur évolution vers d'une réparation ou pas. Ils sont moteurs, sensitifs, visuels, génito-urinaires ou encore cognitifs. S'y associe des troubles généraux, fatigue, troubles de l'humeur, douleurs. Ils débutent habituellement chez l'adulte jeune et conduisent le plus souvent à la réalisation d'une IRM au décours de laquelle le patient est habituellement orienté vers le neurologue.

 

 

 

 

 

 

 

Le diagnostic repose sur la preuve d'une dissémination dans le temps et dans l'espace des lésions, par l'examen clinique et/ou l'IRM ; La ponction lombaire permet de confirmer l'atteinte inflammatoire et d'exclure d'autres diagnostics alternatifs. Le diagnostic répond donc à des critères très précis et est en effet posé le plus souvent par le neurologue après orientation par le médecin généraliste

F.H.I — Très impliqué avec les associations de Midi-Pyrénées, de telles journées, permet telle une réelle approche entre scientifiques, malade ou le grand public ?

Frédérique VIALA : Les journées destinées au grand public, comme la « maison de la SEP » le 25 et 26 mai dernier ou les réunions organisées par le réseau de santé MIPSEP et différentes associations de patients répondent à une attente d'échanges et d'informations sur cette maladie qui reste encore très méconnue.

Le réseau de santé MIPSEP organise régulièrement des réunions pour les patients et leur entourage, sur différents aspects de leur maladie, ainsi que des réunions destinées au grand public, comportant à la fois des informations scientifiques sur les actualités dans la SEP, ainsi que des communications abordant différents aspects de leur vie quotidienne : gestion des symptômes, aspects sociaux, juridiques, psychologiques...

Ces journées permettent, en favorisant la connaissance de sa pathologie de pouvoir mieux la maitriser au quotidien. Elles représentent également un espace d'échange et de dialogue précieux pour les patients qui apprécient de pouvoir partager leur expérience et leurs difficultés.

F.H.I — Au-delà de l'aspect médical existe-t-il selon vous une réelle implication des politiques et des pouvoirs publics pour aider les malades et leurs entourages ?

Frédérique VIALA : L'implication des pouvoirs publics parait toujours insuffisante face aux difficultés rencontrées quotidiennement par nos patients : difficultés d'acquisition d'un logement, d'un travail, aménagement du domicile, aide d'une tierce personne, revenu insuffisant, accessibilité limitée dans les lieux publics... Les problèmes rencontrés par nos patients sont ceux que rencontrent toutes personnes souffrant d'un handicap.

Les états généraux de la SEP avaient mis en avant en 2006 les principales attentes des patients et des professionnels, ce qui a débouché sur un certain nombre de mesures. Même si beaucoup restent à faire, des progrès ont été faits dans la coordination de la prise en charge par la création de réseaux de santé et de centres de référence permettant des évaluations pluridisciplinaires. Le bilan de la recherche sur la SEP en France est également encourageant.

F.H.I — En conclusion après ces avances majeures dont fait référence, quel est aujourd'hui selon la principale attente de malade et de leurs familles ?

Frédérique VIALA : La 1ère concerne les traitements avec une demande forte de traitements moins contraignants, mieux tolérés au quotidien et plus efficaces que les traitements auto-injectables habituellement utilisés en 1ere intention.

Des avancées spectaculaires ont été réalisées au cours de ces dernières années, avec l'arrivée de nouveaux traitements, plus actifs sur les mécanismes inflammatoires de la maladie, avec des modalités d'administration moins contraignantes, améliorant de manière tout à fait significative la qualité des vies des patients.

Il faut néanmoins rester très prudents vis-à-vis de ces traitements pour lesquels une efficacité renforcée s'accompagne pour certains d'entre eux d'un risque de complications parfois graves. C'est la raison pour laquelle leur administration doit être discutée au cas par cas en discutant individuellement de la relation-bénéfice/risque à l'introduction d'un traitement.

Les autres attentes sont d'ordre plus général et concernent la vie quotidienne : faciliter l'accès aux aides sociales, administratives, ménagères reste une priorité ; enfin demeure une attente très forte de reconnaissance des personnes vivant avec une SEP ainsi que de leurs aidants vis-à-vis des problèmes rencontrés.

Interview réalisé le 26 mai à Toulouse
Par Stéphane Lagoutiére

 

 

 

 

 

 

 

 

Futur chef d'entreprise d'une épicerie qui va ouvrir dans quelques jours, âgés de 30 ans, Grégory CUILLERON est devenu depuis quelques jours le nouveau chef de file de la campagne 2011 lancée par l'AGEFIPH. Remplaçant l'humoriste Jamel Debbouze, ce jeune homme se veut être aussi l'esprit de la réussite qui peut être personnelle pour des travailleurs handicapés dont le taux de chômage situé a 19,4 % avec une progression de 2% en 2010 pour atteindre 257 121 au 31 décembre selon Pôle emploi, mais largement en dessous de la réalité, beaucoup d'entre eux ayant abandonné la recherche d'emploi. Grégory CUILLERON qui souhaite avant tout par son expérience personnelle comme sa victoire au « Un dîner presque parfait en 2009, sur M6 qui souhaite affirmer qu'il entend avant tout « Croire et faire croire en leurs capacités. Mais surtout ne pas s'arroger de passe-droits au motif d'un quelconque handicap ».

2011.03.10.Gregory Cuilleron AgefiphFier et indépendant bientôt a la tête d'une épicerie fine a Lyon, l'AGEFIPH change de look pour sa nouvelle campagne de promotion



F.H.I — Après plusieurs années de soutien à l'AGEFIPH vous remplacez l'humoriste Jamel Debbouze quelles sont les raisons de vous ont conduit a cet engagement ?

Grégory CUILLERON — Je ne me suis jamais senti handicapé, mais l'injustice, quelle qu'elle soit, m'a toujours horrifié. Par ailleurs, je me suis rendu compte, de par les témoignages que j'ai reçus lors de mes différents passages télévisés, que je pouvais avoir valeur d'exemple auprès des personnes handicapées et de leurs familles.

F.H.I — Candidat à « Top Chef » en 2010 et à « Un dîner presque parfait » en 2009 que vous avez remporté, avez-vous eu le sentiment d'avoir subi une discrimination et comment avez-vous vécu cette expérience ?

Grégory CUILLERON — Je n'ai jamais eu de traitement particulier dans un sens comme dans l'autre. On m'a toujours traité «normalement», et j'en suis ravi. C'est justement ce traitement qui m'a le plus satisfait. Ainsi je peux dire que j'ai gagné le titre toutes catégories, et non le titre handisport. Il n'y a donc pas de clivage, et j'en suis ravi !

 

F.H.I — L'engagement de l'État français tant au niveau des travailleurs handicapés vous parait-il suffisant alors que le nombre de ces derniers au chômage a progressé de +2 % en 2010 ?

Grégory CUILLERON — S'il est vrai que le chômage des personnes handicapées a progressé en 2010, celles-ci avaient aussi moins souffert du chômage et des effets de la crise en 2009. Il y a encore beaucoup à faire c'est un fait, mais l'Agefiph s'y emploie. En 2010, elle a engagé 15% d'interventions de plus en direction des personnes handicapées et 19% en direction des entreprises.

F.H.I — La cuisine n'est pas un métier qui s'apprend, surtout par l'apprentissage croyez, que celle-ci soit suffisamment accessible aux personnes handicapées ?

Grégory CUILLERON — En effet, c'est en cuisinant que l'on devient cuisinier. Il est vrai que le métier de cuisinier, comme de nombreux métiers manuels, n'est pas le plus évident lorsque l'on est handicapé... J'imagine que c'est pour cela que l'on y retrouve peu de personnes handicapées...

F.H.I — A quand l'ouverture de votre épicerie fine à Lyon, quel serait « les conseils » s'il y a que vous souhaiteriez donner aux travailleurs handicapés pour réussir leurs insertions professionnelles ?

Grégory CUILLERON — L'épicerie va ouvrir à la fin de ce mois... Le conseil que je pourrais donner aux personnes désireuses d'entreprendre, c'est de faire preuve de ténacité, j'entends par là croire et faire croire en leurs capacités. Mais surtout ne pas s'arroger de passe-droits au motif d'un quelconque handicap.

Interview  réalisé à Lyon le 15 Mars 2011
Par Stéphane Lagoutiére







A l'occasion de la première réunion du nouveau comité interministériel des personnes handicapées chargé de coordonner l'action des ministres et celle des relations avec les associations et comité national consultatif des personnes handicapées, le premier ministre, François Fillon, dans une interview exclusive, Il nous apporte ici sa vision de la politique et le bilan de l'action de son gouvernement. Répondant aussi aux grandes questions notamment sur l'accessibilité et l'emploi. Réaffirmant...Oui je le répète, je pense que ce bilan est positif...l'APF qui a cette occasion aura le 5 Février envoyé une lettre au premier ministre.

Installation du Comite interministeriel du handicap par François FILLON le 9 Février
Installation du Comite interministeriel du handicap par François FILLON le 9 Février

F.H.I --- M. le premier ministre vous avez affirmer lors de votre a Sable-sur-Sarthe, « Qu'aucun de ces principes fondateurs ne sera remis en cause » notamment en matière d'accessibilité, pourtant les associations vous accusent d'un manque de concertation ou violé celle-ci par le rejet de dérogation par le conseil constitutionnel. Que répondez-vous à cela ?

François FILLON --- Le principe de l'accessibilité est intangible, je le réaffirme avec force. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire il y a quelques jours, si nous avons accepté des dérogations aux obligations d'accessibilité pour que 20 000 projets de construction aujourd'hui bloqués puissent parvenir à leur terme, c'est que nous pensons qu'un certain pragmatisme est nécessaire pour faire face aux difficultés considérables que connaît notre pays en matière de logements.

Dire cela, ce n'est en aucun cas remettre en cause le principe, mais c'est au contraire réfléchir à la meilleure façon de le traduire dans les faits. Il faut que les malentendus se dissipent. Le dialogue efficace qui existe entre l'État, les représentants des personnes handicapées et les professionnels de l'immobilier doit continuer.

Le nouvel Observatoire de l'accessibilité, que vient d'installer Nadine Morano, va là jouer tout son rôle. Garant de notre attachement fondamental au principe de l'accessibilité, il encadrera rigoureusement l'octroi des dérogations en s'assurant de leur pertinence et de leur transparence.

F.H.I --- Quelle différence entre un comité interministériel créé officiellement en décembre 2009 et délégation interministérielle, l'opposition et le monde associatif pensent que cette transformation n'était pas nécessaire ! Alors pourquoi un tel changement ?

François FILLON --- Un comité interministériel c'est un nombre important des ministres du Gouvernement, que je vais réunir autour de moi de façon très régulière, pour qu'ils me disent précisément où ils en sont de la mise en œuvre concrète de la feuille de route que je leur ai donnée.

C'est donc avant tout une mobilisation renouvelée du gouvernement sur les secteurs les plus concernés de la politique du handicap et une implication personnelle de chacun des ministres.

C'est une évolution majeure de la gouvernance, pour donner un nouveau souffle à notre politique sur le handicap. En pratique, le travail interministériel sera également facilité et porté par un Secrétaire général, Thierry Dieuleveux, qui déploiera l'énergie nécessaire pour faire aboutir concrètement nos actions et nos engagements.

F.H.I --- Le 11 février, la Loi sur l'égalité des chances aura 5 ans, les communes dans les très grandes majorités semblent d'accord avec l'association des Maires de France sur la question de l'accessibilité que celle-ci ne pourra être prête à temps. Pourquoi n'avoir inscrit dans le grand emprunt une aide aux communes ?

François FILLON --- La France a un défi à relever, celui de tenir le rendez-vous de l'accessibilité en 2015. L'accessibilité n'est pas uniquement une affaire de cadre bâti, mais va bien au-delà, avec la question de l'accessibilité à internet, l'accessibilité aux nouvelles technologies, aux informations délivrées dans les journaux télévisés...

Dans le cadre des différents plans engagés par le gouvernement – je pense notamment au plan en direction des personnes sourdes ou malentendantes que Nadine Morano et Xavier Darcos viennent de présenter ou encore au plan handicap visuel de nombreuses mesures sont justement consacrées à l'accessibilité au journal télévisé, aux appels d'urgence pour les déficients auditifs ou aux nouveaux médias pour les déficients visuels.

Mais nous devons aller beaucoup plus loin. La question de l'accessibilité figure parmi les grandes priorités que j'ai confiées à Thierry Dieuleveux, le Secrétaire général du Comité interministériel du handicap. Pour que nos efforts aboutissent, nous devons être en mesure de disposer d'indicateurs partagés et de mesures de suivi. J'ai tenu à ce que notre pays se dote d'un nouvel outil, l'Observatoire de l'accessibilité. Il a été installé le jour anniversaire de la loi du 11 février 2005.

F.H.I --- L'APF et le Comité d'entente des associations, ainsi que le collectif Ni Pauvre Ni Soumis qui organise une manifestation nationale estime que l'année 2009 aura été « une année noire » et de régression sociale et des valeurs de la loi 11 février 2005. Qu'avez-vous à répondre à cela ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François FILLON --- Je veux d'abord saluer le rôle important que jouent les associations dans la politique du handicap. Il est légitime qu'elles puissent parfois exprimer des craintes ou des divergences de vues. J'entends les inquiétudes et les espérances de chacun.

Mais nul ne peut nier l'engagement inédit du gouvernement en direction des personnes handicapées et les progrès qui ont été accomplis : scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire en hausse de 20 % depuis 2005, création de 41 660 places en établissements médico-sociaux, revalorisation de l'Allocation Adulte handicapée qui, conformément aux engagements du Président de la République, atteindra 25 % en 2012, montée en charge de la prestation de compensation du handicap, objectif des 6 % atteint pour 50 % des entreprises....

Il n'est pas question de se livrer à un quelconque exercice d'autosatisfaction, il s'agit d'être juste et de constater qu'une réelle dynamique est en place, toujours respectueuse des principes fondateurs et essentiels de la loi du 11 février 2005.

F.H.I --- Vous estimez le bilan de votre gouvernement comme favorable, comme en matière d'emploi ou d'intégration scolaire. Malgré cela, le chômage reste à 19,2 % et vous avez offert une dérogation concernant les contributions à l'Agefiph avec une raison économique qui ne semble pas avoir convaincu. Ou encore avec les AVS qui continue a bénéficié d'un contrat précaire et d'un manque de formation ?

François FILLON --- Oui, je le répète, je pense que ce bilan est positif. Il est cependant certain que le pilotage renforcé et un travail interministériel coordonnés vont nous permettre d'être plus efficaces. Les chiffres du chômage doivent mobiliser toute l'énergie du gouvernement. Mais nous devons les mettre en regard avec un autre chiffre, celui de la formation des personnes handicapées. 83 % d'entre elles ont un niveau inférieur au BEP. C'est là notre premier défi. L'amélioration du taux d'emploi passe aussi par le travail que les Ministères chargés de l'Éducation nationale d'une part et de l'Enseignement supérieur d'autre part sont en train d'accomplir afin de rendre accessible l'ensemble des enseignements.

En 2009, nous avons dû prendre une mesure de souplesse en faveur des petites et moyennes entreprises de moins de cinquante salariés qui n'emploient pas assez de personnes handicapées et qui doivent acquitter par conséquent une contribution financière.

2011.02.11.Inauguration du Foye le Cedre
François FILLON le 9 Février lors de sa visite Sable-sur-Sarthe ou il inaugura un foyer en compagnie de la secrétaire d'Etat Nadine Morano

Nous avons accordé à ces entreprises un délai de six mois pour se mettre en conformité, parce qu'elles étaient confrontées à une crise économique et financière dont vous savez la violence et que certaines d'entre elles étaient sur le point de mettre la clef sous la porte. Il était difficile dans ces conditions-là de leur demander de s'acquitter de cet effort financier. Mais ceux qui ne l'auront pas fait à l'issue des six mois devront s'acquitter de cette surcontribution.

Enfin, dans la fonction publique, les progrès déjà accomplis sont encourageants. Le taux d'emploi des personnes handicapées y est passé de 3,7 % à 4,4 % en moins de 4 ans. C'est encore trop peu, nous devons poursuivre nos efforts, mais aussi bien dans la fonction publique que dans les entreprises privées les mentalités sont en train de changer. Elles changent en profondeur et c'est cela qui est fondamental.

F.H.I --- À quand la signature officielle de la convention internationale des personnes handicapées et de son protocole alors que le Parlement a autorisé sa ratification depuis le 3 décembre dernier ?

François FILLON --- Par rapport à un processus habituel de ratification, le gouvernement est allé au plus vite, ce qui témoigne du volontarisme de notre politique en direction des personnes handicapées. Le parlement a voté la loi autorisant la ratification le 31 décembre dernier, elle a été promulguée le 3 janvier.

Notre représentant va déposer les instruments de ratification auprès de l'ONU dans les toutes prochaines semaines. Ce sera la dernière étape. Pour autant, la France n'a pas attendu la Convention pour se doter d'une politique ambitieuse en matière de handicap. La loi du 11 février 2005 va largement au-delà des dispositions de la Convention internationale, notamment en matière de scolarisation en milieu ordinaire.

l'installation du Comité interministériel du Handicap aujourd'hui met d'ailleurs en œuvre une des dispositions facultatives de la Convention qui propose la création d'une instance de coordination. La France peut être fière. Elle s'est dotée en 2005 d'un des dispositifs législatifs les plus avancés au monde. Elle consacre à sa politique du handicap une part substantielle de la solidarité nationale avec près de 39 milliards d'euros par an, soit 6 milliards de plus qu'il y a 5 ans.

Elle se dote aujourd'hui de nouveaux moyens pour sa mise en œuvre concrète, avec une volonté politique forte au service des personnes handicapées.

 

Interview réalisé le 10 Février 2011
 Par Stéphane Lagoutiére












































Roselyne BACHELOT Ministre de la Cohésion Sociale a la tribune de la conférence nationale du handicap a Paris
































 

 

Interview exclusif avec Francois Fillon à l'occasion du 5ème anniversaire de la loi sur l'égalité des chances

 

2010.02.11 — A l’occasion de la première réunion du nouveau comité interministériel des personnes handicapées chargé de coordonner l’action des ministres et celle des relations avec les associations et comité national consultatif des personnes handicapées, le premier ministre, François Fillon, dans une interview exclusive, Il nous apporte ici sa vision de la politique et le bilan de l’action de son gouvernement. Répondant aussi aux grandes questions notamment sur l’accessibilité et l’emploi. Réaffirmant…Oui je le répète, je pense que ce bilan est positif…l’APF qui a cette occasion aura le 5 Février envoyé une lettre au premier ministre.

 


 

F.H.I — M. le premier ministre vous avez affirmer lors de votre a Sable-sur-Sarthe, « Qu’aucun de ces principes fondateurs ne sera remis en cause » notamment en matière d’accessibilité, pourtant les associations vous accusent d’un manque de concertation ou violé celle-ci par le rejet de dérogation par le conseil constitutionnel. Que répondez-vous à cela ?

François FILLON — Le principe de l’accessibilité est intangible, je le réaffirme avec force. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire il y a quelques jours, si nous avons accepté des dérogations aux obligations d’accessibilité pour que 20 000 projets de construction aujourd’hui bloqués puissent parvenir à leur terme, c’est que nous pensons qu’un certain pragmatisme est nécessaire pour faire face aux difficultés considérables que connaît notre pays en matière de logements.

Dire cela, ce n’est en aucun cas remettre en cause le principe, mais c’est au contraire réfléchir à la meilleure façon de le traduire dans les faits. Il faut que les malentendus se dissipent. Le dialogue efficace qui existe entre l’État, les représentants des personnes handicapées et les professionnels de l’immobilier doit continuer.

Le nouvel Observatoire de l’accessibilité, que vient d’installer Nadine Morano, va là jouer tout son rôle. Garant de notre attachement fondamental au principe de l’accessibilité, il encadrera rigoureusement l’octroi des dérogations en s’assurant de leur pertinence et de leur transparence.

 

F.H.I — Quelle différence entre un comité interministériel créé officiellement en décembre 2009 et délégation interministérielle, l’opposition et le monde associatif pensent que cette transformation n’était pas nécessaire ! Alors pourquoi un tel changement ?

François FILLON — Un comité interministériel c’est un nombre important des ministres du Gouvernement, que je vais réunir autour de moi de façon très régulière, pour qu’ils me disent précisément où ils en sont de la mise en œuvre concrète de la feuille de route que je leur ai donnée.

C’est donc avant tout une mobilisation renouvelée du gouvernement sur les secteurs les plus concernés de la politique du handicap et une implication personnelle de chacun des ministres. C’est une évolution majeure de la gouvernance, pour donner un nouveau souffle à notre politique sur le handicap. En pratique, le travail interministériel sera également facilité et porté par un Secrétaire général, Thierry Dieuleveux, qui déploiera l’énergie nécessaire pour faire aboutir concrètement nos actions et nos engagements.

 

F.H.I — Le 11 février, la Loi sur l’égalité des chances aura 5 ans, les communes dans les très grandes majorités semblent d’accord avec l’association des Maires de France sur la question de l’accessibilité que celle-ci ne pourra être prête à temps. Pourquoi n’avoir inscrit dans le grand emprunt une aide aux communes ?

François FILLON — La France a un défi à relever, celui de tenir le rendez-vous de l’accessibilité en 2015. L’accessibilité n’est pas uniquement une affaire de cadre bâti, mais va bien au-delà, avec la question de l’accessibilité à internet, l’accessibilité aux nouvelles technologies, aux informations délivrées dans les journaux télévisés…

Dans le cadre des différents plans engagés par le gouvernement – je pense notamment au plan en direction des personnes sourdes ou malentendantes que Nadine Morano et Xavier Darcos viennent de présenter ou encore au plan handicap visuel de nombreuses mesures sont justement consacrées à l’accessibilité au journal télévisé, aux appels d’urgence pour les déficients auditifs ou aux nouveaux médias pour les déficients visuels.

Mais nous devons aller beaucoup plus loin. La question de l’accessibilité figure parmi les grandes priorités que j’ai confiées à Thierry Dieuleveux, le Secrétaire général du Comité interministériel du handicap. Pour que nos efforts aboutissent, nous devons être en mesure de disposer d’indicateurs partagés et de mesures de suivi. J’ai tenu à ce que notre pays se dote d’un nouvel outil, l’Observatoire de l’accessibilité. Il a été installé le jour anniversaire de la loi du 11 février 2005.

 

F.H.I — L’APF et le Comité d’entente des associations, ainsi que le collectif Ni Pauvre Ni Soumis qui organise une manifestation nationale estime que l’année 2009 aura été « une année noire » et de régression sociale et des valeurs de la loi 11 février 2005. Qu’avez-vous à répondre à cela ?

François FILLON —Je veux d’abord saluer le rôle important que jouent les associations dans la politique du handicap. Il est légitime qu’elles puissent parfois exprimer des craintes ou des divergences de vues. J’entends les inquiétudes et les espérances de chacun. Mais nul ne peut nier l’engagement inédit du gouvernement en direction des personnes handicapées et les progrès qui ont été accomplis : scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire en hausse de 20 % depuis 2005, création de 41 660 places en établissements médico-sociaux, revalorisation de l’Allocation Adulte handicapée qui, conformément aux engagements du Président de la République, atteindra 25 % en 2012, montée en charge de la prestation de compensation du handicap, objectif des 6 % atteint pour 50 % des entreprises…. Il n’est pas question de se livrer à un quelconque exercice d’autosatisfaction, il s’agit d’être juste et de constater qu’une réelle dynamique est en place, toujours respectueuse des principes fondateurs et essentiels de la loi du 11 février 2005.

 

F.H.I — Vous estimez le bilan de votre gouvernement comme favorable, comme en matière d’emploi ou d’intégration scolaire. Malgré cela, le chômage reste à 19,2 % et vous avez offert une dérogation concernant les contributions à l’Agefiph avec une raison économique qui ne semble pas avoir convaincu. Ou encore avec les AVS qui continue a bénéficié d’un contrat précaire et d’un manque de formation ?

François FILLON — Oui, je le répète, je pense que ce bilan est positif. Il est cependant certain que le pilotage renforcé et un travail interministériel coordonnés vont nous permettre d’être plus efficaces. Les chiffres du chômage doivent mobiliser toute l’énergie du gouvernement. Mais nous devons les mettre en regard avec un autre chiffre, celui de la formation des personnes handicapées. 83 % d’entre elles ont un niveau inférieur au BEP. C’est là notre premier défi. L’amélioration du taux d’emploi passe aussi par le travail que les Ministères chargés de l’Éducation nationale d’une part et de l’Enseignement supérieur d’autre part sont en train d’accomplir afin de rendre accessible l’ensemble des enseignements.
En 2009, nous avons dû prendre une mesure de souplesse en faveur des petites et moyennes entreprises de moins de cinquante salariés qui n’emploient pas assez de personnes handicapées et qui doivent acquitter par conséquent une contribution financière.
Nous avons accordé à ces entreprises un délai de six mois pour se mettre en conformité, parce qu’elles étaient confrontées à une crise économique et financière dont vous savez la violence et que certaines d’entre elles étaient sur le point de mettre la clef sous la porte. Il était difficile dans ces conditions-là de leur demander de s’acquitter de cet effort financier. Mais ceux qui ne l’auront pas fait à l’issue des six mois devront s’acquitter de cette surcontribution.
Enfin, dans la fonction publique, les progrès déjà accomplis sont encourageants. Le taux d’emploi des personnes handicapées y est passé de 3,7 % à 4,4 % en moins de 4 ans. C’est encore trop peu, nous devons poursuivre nos efforts, mais aussi bien dans la fonction publique que dans les entreprises privées les mentalités sont en train de changer. Elles changent en profondeur et c’est cela qui est fondamental.

 

F.H.I — À quand la signature officielle de la convention internationale des personnes handicapées et de son protocole alors que le Parlement a autorisé sa ratification depuis le 3 décembre dernier ?

François FILLON — Par rapport à un processus habituel de ratification, le gouvernement est allé au plus vite, ce qui témoigne du volontarisme de notre politique en direction des personnes handicapées. Le parlement a voté la loi autorisant la ratification le 31 décembre dernier, elle a été promulguée le 3 janvier.

Notre représentant va déposer les instruments de ratification auprès de l’ONU dans les toutes prochaines semaines. Ce sera la dernière étape. Pour autant, la France n’a pas attendu la Convention pour se doter d’une politique ambitieuse en matière de handicap. La loi du 11 février 2005 va largement au-delà des dispositions de la Convention internationale, notamment en matière de scolarisation en milieu ordinaire. Et l’installation du Comité interministériel du Handicap met d’ailleurs en œuvre une des dispositions facultatives de la Convention qui propose la création d’une instance de coordination. La France peut être fière. Elle s’est dotée en 2005 d’un des dispositifs législatifs les plus avancés au monde. Elle consacre à sa politique du handicap une part substantielle de la solidarité nationale avec près de 39 milliards d’euros par an, soit 6 milliards de plus qu’il y a 5 ans. Elle se dote aujourd’hui de nouveaux moyens pour sa mise en œuvre concrète, avec une volonté politique forte au service des personnes handicapées.

 

Interview réalisé le 10 février 2010 à Paris

Par Stéphane Lagoutière

A l' occasion du Forum et de la présentation du 2e bilan de la charte Ville-Handicap signé le 28 septembre 2007, Dominique Debras qui a permis pour la ville de Nanterre d'évoluer dans son accessibilité pour toutes les personnes en situation de handicap répond à nos questions. Même la conseillère municipale Dominique Debras reconnait que Nanterre comme toutes les villes de plus de 5000 habitants ne sera pas prête pour 2015. Aussi que "Ce bilan est plutôt positif, il démontre combien la synergie, avec tous les acteurs sur la ville, est engagée. Ce bilan est la traduction parfaite de notre politique handicap qui se veut dynamique et ancrée en direction de tous les citoyens nanterriens concernés par le handicap. Je voudrais juste rajouter que ce bilan n'est aucunement exhaustif, si l'on devait tout marquer, il y aurait trop de choses à dire. Le bilan réalisé met juste en exergue les grandes actions notoires de l'année 2009"

Dominique DEBRAS conseillère municipale de Nanterre en charge du handicap
Dominique DEBRAS conseillère municipale de Nanterre en charge du handicap

F.H.I --- Journée, d'information et d'échange le 16 janvier sera aussi consacré à la présentation du bilan 2009 de votre charte ville handicap. Quelles sont selon vous les principales critiques ou attentes des Nanterriens où des associations a l'égard de cette politique ?

Dominique DEBRAS --- Pour ce qui est des associations, je ne pense pas qu'il y a de critiques pour la simple et bonne raison que cette politique nous la menons de concert avec eux. Donc cette politique n'est pas seulement celle de la seule municipalité, mais bien celle de tous les signataires de la Charte Ville-Handicap.

Concernant les Nanterriens, je pense que la principale attente concerne la mise en accessibilité des bâtiments et de la voirie de la ville qui même si elle est engagée, va prendre, comme on peut le comprendre, des années.

F.H.I --- Lors du débat deux grands thèmes seront développés dont celui de l'intégration des personnes en situation de handicap. Que représente le mot au sens propre et figuré d'intégration pour les élus de votre commune ?

Dominique DEBRAS --- Le but ultime de l'intégration c'est qu'elle se fasse naturellement pour qu'une personne handicapée puisse faire tout ce qu'elle a ou veut faire en tant que citoyenne de notre ville (travailler, aller au spectacle, voter, faire ses courses, se marier...). L'intégration pour nous élus de Nanterre, c'est permettre cela et donc de prévoir les adaptations nécessaires dans nos services municipaux.

J'ai un exemple simple et concret, c'est la traduction en braille et l'impression en gros caractères des documents du service de l'état civil ou de l'accessibilité des bureaux des votes.

F.H.I --- Ville de 90 000 habitants, selon les statistiques soit près 11,7 % de la population de – 65 ans sont concernés par le handicap. Quels seraient les arguments de votre volonté dans cette politique en comparaison des villes françaises de même taille ?

Dominique DEBRAS --- Nous nous sommes engagés dans une politique du handicap en amont de la loi de 2005 avec la signature d'une Charte Ville -Handicap en 2003 (remaniée en 2007). Nous avons une élue dédiée pleinement à cette question, une Mission Handicap de 3 personnes et surtout un travail transversal avec la trentaine de référents handicap dans tous les services de la ville.

Bien évidemment, cette volonté politique ne serait rien sans le travail partenarial remarquable réalisé avec tous les signataires de la Charte.

F.H.I --- Au-delà de l'accessibilité des transports, celle quotidienne (rue, commerce, école, bâtiment public...) reste somme toute essentielle. Quand est-il aujourd'hui début 2010 ?

Dominique DEBRAS --- Notre commission communale pour l'accessibilité des personnes handicapées a réalisé l'audit des bâtiments et de la voirie de la ville, nous avons acté un plan d'action pour les mises en accessibilité prioritaire des équipements recevant du public.

Concernant la voirie, nous maillons notre territoire en rendant accessibles prioritairement les carrefours équipés de feux sonorisés, mais chaque intervention de travaux d'entretien sur la voirie doit la rendre accessible. Enfin, nous avons lancé un groupe de travail sur l'accessibilité des commerces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

F.H.I --- Nanterre par sa position géographie représente une importante banlieue, le logement et donc primordiale quel sont le nombre de logements adaptés existants et qu'attendez-vous de l'enquête réalisée avec les bailleurs sociaux et l'APF ?

Dominique DEBRAS --- Le nombre de logements adaptés demeure inconnu, car les bailleurs sociaux ne connaissent pas parfaitement leur patrimoine sur cette question. Cette enquête a pour but de repérer les entrées d'immeubles accessibles et de surcroit les potentiels logements adaptés à l'intérieur. Cela dit, nous avons déjà commencé à réalisé une bourse aux logements accessibles permettant de concilier l'offre de logement adapté connue et les demandes des personnes handicapées moteurs.

F.H.I --- Emploi, formation, Nanterre continue a en 2008 une contribution de 74 702 auquel s'ajoute plus de 52 000 de contrat à destination des ESAT. Quel et aujourd'hui le taux de salarié du personnel reconnu travailleurs handicapés et quel sont les actions hormis la semaine pour l'emploi réalisé par la commune ?

Dominique DEBRAS --- Nous sommes à 5 %. Nous avons élaboré un plan d'action en interne (actions de sensibilisation auprès de nos agents, information sur les ESAT et EA, politique de recrutement volontariste) pour atteindre les 6 % et même pour aller au-delà.

F.H.I --- En matière sportive, culturelle pouvez-vous nous dire si tous les bâtiments répondent aujourd'hui aux normes d'accueil quelques soient le type de handicap ?

Dominique DEBRAS --- Clairement non. Excepté les nouveaux bâtiments qui sont aux normes, les anciens qui peuvent datés de plus de 30 ans ne sont pas accessibles. Dans notre plan d'action, nous avons prévu de rendre accessibles nos principaux équipements sportif et culturel. Cela ne suffit cependant pas pour que les publics concernés par le handicap puissent en profiter. En effet, il faut aussi que les personnels accueillants soient formés, que les spectacles soient adaptés... 

Spectacles de sensibilisation du handicap à l’école
   Spectacles de sensibilisation du handicap à l’école

F.H.I --- En conclusion quelles seront les grandes réalisations qui sont attendues pour l'année 2010 et pensez-vous que la ville de Nanterre aura totalement rempli son obligation d'accessibilité d'ici 2015 ?

Dominique DEBRAS --- Tout dépend de ce que l'on entend par grandes résolutions. Nous continuons déjà les actions engagées de notre politique volontariste. Nous avons une action emblématique qui est la réalisation d'un carrefour test (notamment avec des rails de guidage) qui une fois validé par les usagers et les associations nous permettra d'étendre son principe à toute la ville. Pour ce qui est de l'obligation d'accessibilité de tous les bâtiments et la voirie de la ville en 2015, cela est impossible, à Nanterre comme dans toutes les villes de France de plus de 5000 habitants et cela pour des raisons techniques, de savoir faire et surtout de budget face à la menace que fait poser la réforme de la taxe professionnelle sur les collectivités territoriales.

 

Interview réalisé à Nanterre le 10.01.2011
 Par Stéphane Lagoutiére







































































 

 

 

 

 

 

 

 

Non au dépistage néonatal tel été le message de cette manifestation qui a eu lieu hier dans plusieurs villes de France a rassemblé près de 5000 manifestants, dont 2000 à Paris. A Toulouse, 350 personnes se sont mobilisées sur la place Saint-Étienne. Lors de ce rassemblement face à la préfecture, quatre représentants : Valérie Billion, responsable de sourde action AST31, Jacques Sangla, citoyen sourd, Christelle Ballard, secrétaire de la FNSF et Julie, parent d'enfant sourd ont été chaleureusement accueillis par l'attachée du cabinet de préfet. Avec comme d'habitude une comphrension "administrative"...

Manifestation contre le despistage néonatale François MASSON en pleine discussionFrançois MASSON a gauche en pleine discussion lors de la manifestation contre le dépistage organisé a Toulouse

F.H.I --- Quel a été le résultat de la rencontre avec l'attachée du chef au cabinet du préfet ?

François MASSON --- L'attachée du cabinet de préfet les a écoutés avec intérêt avant de donner son avis : le dépistage néonatal pour le bébé de 3 jours est néfaste, ceci pourrait avoir des conséquences graves liées à la perturbation du développement psychocomportemental, ainsi qu'à la déstabilisation de la relation affective mère –enfant. Elle partage notre sentiment quant au refus de la proposition de Loi, qui entrainerait une pression médicale beaucoup trop forte.

L'unité d'accueil et de soins en LSF au CHU de Purpan est également contre cette proposition de Loi et a revendiqué cette opposition par écrit au ministère de santé.

En réalité, il existe un conflit entre les médecins : une partie d'entre eux est contre le dépistage néonatal, mais favorable au dépistage précoce du bébé de plus de 4 mois. Or, parmi la majorité des députés UMP, nombreux sont les médecins, il nous semble, qui votent à l'Assemblée nationale, alors que la grande majorité des médecins est contre ce dépistage.

Est-il réellement judicieux de décider sur nous sans nous ? Est-ce parce que nous n'avons pas de voix et que nous ne pouvons pas faire entendre nos signes que l'on doit également être écarté du droit de vote ?

F.H.I --- Pourquoi une telle opposition a ce projet de loi ?

Françoise MASSON --- Au soutien à la FNSF (Fédération nationale des Sourds de France), l'ANPES (Association Nationale des Parents d'Enfants Sourds), deux LPE ( 2 langues pour une éducation, sourds, parents, professionnelle) et l'AFILIS (Association française des Interprètes en Langue des Signes Française), ainsi que les associations qui leur sont affiliées, nous, Sourds, parents d'enfants sourds et professionnels, avons nos raisons de nous mobiliser contre à la Loi de proposition sur le dépistage ultra précoce des troubles de l'audition.

Notre principal argument contre le dépistage néonatal est lié aux lourdes conséquences que ce dépistage pourrait entraîner : fort risque de perturber le développement psychocomportemental de l'enfant et d'aggraver la relation mère-enfant par les modalités d'accueil dangereuses, irrespectueuses et contraires à la Loi de 2005, pour l'égalité des chances des personnes handicapées..

Nous déplorons que des médecins décident sans nous, avec une vision péjorative sur les bébés sourds, en ayant le monopole de la santé et que dans les textes de Loi, le dépistage et le diagnostic, l'annonce et l'information, la question des répercussions sur le potentiel du langage soit confondue.

F.H.I --- Quels seraient les résultats si un tel projet de Loi était doté ?

 

 

 

 

 

François MASSON --- Nous demandons simplement que les conditions de dépistage précoce et les modalités d'accueil de la surdité soient inséparables et claires, voir le CCNE de 2008.

Il est rappelé que le diagnostic de surdité en bas âge est très important. Pour cela, nous souhaitons donc un accompagnement familial PLURIEL et POSITIF avec une vision harmonieuse sur l'enfant sourd.

La procédure doit être respectée : qu'il s'agit du Dépistage : les premières informations aux mères enceintes à la maternité concernent un film explicatif en français oral ou en langue des signes française et un dépliant sur l'importance du dépistage dès le 3e mois du bébé. Du Diagnostic : en fonction du diagnostic établi auprès des enfants de moins de 6 mois par des médecins ORL, libéraux ou hospitaliers, les parents doivent pouvoir être libres de choisir.

De l'Accueil précoce des parents et de leur enfant sourd : Les parents doivent être informés de la surdité de leur enfant dans les quinze jours maximum, qui suivent cette découverte. Mais l'existence d'une organisation doit être mise en place pour laisser un vrai libre choix aux parents, en leur permettant de découvrir et d'apprendre la langue des signes le plus tôt possible.

Enfin, les aspects éthiques doivent être explicités aux personnes concernées qui pourraient les refuser, sans s'exposer au mécontentement de l'équipe médicale.

F.H.I --- Étiez-vous comme on le dit contre l'appareillage auditif et pourquoi ?

François MASSON --- En ce qui concerne la pose de divers appareillages (implants cochléaires, types d'appareils auditifs,..), il est très important de dire la vérité aux parents : tout enfant sourd restera Sourd à vie. Bien sûr, il pourra parler et entendre des voix, mais la langue des signes restera indispensable pour toute interaction, pour une communication à plusieurs. Afin de ne pas perturber l'épanouissement de l'enfant sourd, il faut que le regard des médecins critique sur l'enfant sourd cesse.

F.H.I --- En conclusion, avez-vous reçu le soutien d'élus députés et sénateurs ? Qu'espérez-vous de cette manifestation aujourd'hui ?

2011.11.30.Manifestation contre le despistage néonatale Les ManifestantsLes Manifestants devant la préfecture de Toulouse

François MASSON --- Celle de trois députés, dont deux Martine MARTINEL et Catherine LEMORTON à Toulouse et un, Frédérique MASSAT à Foix nous soutiennent dans la lutte contre cette proposition. (Même idée que l'attachée du préfet) Nous espérons être écoutés par des médecins ; le dépistage précoce de l'enfant sourd à partir de 3 mois avec les conditions et les modalités d'accompagnement familial.

Finalement, nous avons profondément été choqués par le vote de cette loi, et déçus de ne pas avoir été « entendus ». Nos voix ne compteront-elles jamais ? Mais nous ne baissons pas les bras et préparons déjà notre prochaine mobilisation.

Interview réalisé à Toulouse le 30 Novembre 2011
Par Stéphane Lagoutiére





 


Une fois de plus l'AGEFIPH a les moyens de la communication, qu'elle veut se donner, lesquels ? Peut-être pas toujours celle que l'on pourrait en attendre ! Quant aux réponses si personne ne conteste le bien-fondé du bilan relativement auditif que 20 ans corps être cette 14e édition de la semaine pour l'emploi. Beaucoup de travailleurs ne comprennent pas les facilités toujours accordées aux employeurs ou branches professionnelles récalcitrantes. La Presse et ses contradictions, mais la encore son directeur refusera toute précision, nous confiant les chiffres qui les sont les siens et toujours très difficile de contrôle ! Et des contributions qui selon lui continuent à être payées par les entreprises alors que certaines entreprises affirment elles même le contraire ! François ATGER, d'ailleurs de préciser que la préférence des entreprises a la contribution ne sont que des idées reçues, le constat et la lui et incontestable, le chômage des personnes handicapées représente encore 20,2 % soit deux plus que chez les demandeurs d'emploi valide ? À vous de voir !

François ATGER Directeur de lAGEFIPH©AGEFIPH
François ATGER Directeur Général de l'AGEFIPH

FHI — Alors que la semaine pour l'emploi bat son plein et 14 ans après sa création en 1997, vos objectifs ont-ils atteint avec les autres partenaires ?

François ATGER — L'Agefiph coordonne avec l'Adapt et le FIPHFP la 13e et 14e Semaine pour l'emploi des personnes handicapées. En 2009, ses équipes ont organisé 341 évènements de nature multiple (forums emploi, portes ouvertes dans des centres de formation, tables rondes, ateliers de recherche d'emploi et de coaching ...) qui ont enregistré la participation cumulée de plus de 10 000 personnes handicapées et plus de 5 000 entreprises.

Témoignant ainsi de leur forte implication. 2 200 binômes ont été mis en place dans le cadre de »Un Jour, un métier en action © », qui permet aux demandeurs d'emploi en recherche d'orientation de découvrir un métier à exercer, soit 47 % de progression par rapport à 2008.

120 000 pages ont été vues sur www.handichat.fr. Trois fois plus qu'en 2008 ! Avec 18 000 visiteurs uniques et 53 heures de programmes traduits en LSF, la web-TV Handichat a permis aux internautes de poser 4 220 questions et de déposer 3 394 CV en direction des 45 entreprises participant aux chats. 4 000 internautes se sont connectés au chat associant Jamel Debbouze et Pierre Blanc, directeur général de l'Agefiph.

Succès sur internet, mais également sur le terrain avec plus d'une dizaine d'ateliers Handichat qui ont permis à des personnes ne disposant pas d'ordinateur ou peu familiers d'internet de participer.

Souhaitons que la cuvée 2010 soit à la hauteur de celle de l'an dernier. Cette année nous expérimentons un nouvel événement dans cinq villes françaises (Lyon, Lille, Paris, Montauban, Rouent): Job studio qui propose aux journalistes de découvrir les parcours vers un entretien d'embauche de 60 demandeurs d'emploi qui ont pour objectif de valoriser les qualités personnelles et développer les compétences professionnelles des demandeurs d'emploi handicapés en amont de la phase d'embauche.

Le Job studio, qui fait se rencontrer dans l'action, des personnes handicapées et des entreprises, se veut un véritable vecteur de médiatisation de l'insertion.

FHI — Aujourd'hui encore bon nombre d'entreprises publique ou privée ont du mal à concevoir la personne handicapée en tant que travailleur, que répondez-vous à cela ?

François ATGER — C'est un classique ! L'histoire de la bouteille à moitié pleine et à moitié vide... Considérons d'abord les résultats de l'année dernière : fin 2009 le nombre de demandeurs d'emploi handicapés avait augmenté, pour la première fois dans une crise, deux fois moins vite que l'ensemble des publics (+10 % contre +20 % respectivement). Parallèlement, l'effort de formation global en faveur des demandeurs d'emploi handicapés a crû de 4 %, alors qu'il a accusé une baisse de 5 % pour les demandeurs d'emploi en général.

Enfin, dans une période marquée par la destruction d'emplois, le nombre de personnes handicapées employées dans les entreprises qui n'atteint pas le quota de 6 %, contributrices à l'Agefiph, a crû de 10,3 % hors sous-traitance.

Ainsi, pour la première fois dans une crise, l'action de l'Agefiph, accompagnant l'impact de la loi de 2005 et venant en complément de l'action de l'État en matière d'emploi dans la même période, a produit un effet positif historiquement inédit sur le marché du travail.

FHI — Cette année encore bon nombre de conventions avec votre organisme ont été signées, n'est-elle pas un moyen d'échapper à l'augmentation des contributions comme cela semble le cas dans le privé ?

François ATGER — La signature d'une convention avec l'Agefiph n'exonère en aucun cas du versement de la contribution due à l'Agefiph, ce qui n'est pas le cas des accords que les employeurs peuvent conclure avec les partenaires sociaux. Une convention de politique d'emploi conclue avec l'Agefiph permet aux entreprises qui le souhaitent d'être accompagnées dans la mise en place d'une stratégie et de moyens cohérents et efficaces pour progresser dans la voie de l'emploi des personnes handicapées. 35 nouvelles entreprises sur l'ensemble du territoire se sont engagées avec l'Agefiph cette année dans cette voie.

Ces conventions, qui ne peuvent être reconduites qu'une seule fois, sont soumises à une évaluation rigoureuse et leurs résultats sont mesurés. Elles mettent en œuvre une grande variété d'actions (recrutement, maintien, information, sensibilisation, formation des acteurs de l'entreprise, formation des personnes handicapées, parcours professionnels, actions vers le milieu protégé) et trouvent leur originalité dans une prise en compte précise des contextes, spécificités et particularités de chacune des entreprises pour construire des projets adaptés à leurs besoins, ce qui est rendu possible par les modes d'interventions, exigeants, mais souples, de l'Agefiph en la matière.

FHI — Aujourd'hui encore plus d'un quart des entreprises françaises préfère s'acquitter de la contribution plutôt que de l'embauche, auquel s'ajoute un quart a moins de 3 %. Comment expliquez-vous cette situation ?

François ATGER — Soyons précis, et sortons des idées reçues. Si, selon les derniers chiffres que vient de publier l'État (DARES) pour l'année 2008, 248 000 salariés handicapés sont occupés dans les établissements privés assujettis, ce qui représente une progression de 8,1 %, il reste que 43 % des établissements assujettis à l'obligation d'emploi contribuent encore à l'Agefiph.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous enregistrons un progrès de 2 % par rapport à 2007. 18 % des entreprises assujetties étaient en en 2008 à « quota zéro » (c'est-à-dire n'employant aucune personne handicapée, et ne faisant pas appel à la sous-traitance).

Ces entreprises, au nombre de 25 000 en 2007, était exposé au risque de devoir, si elles n'entreprenaient aucune action positive, verser en 2010 une contribution à l'Agefiph égale à 1500 fois le SMIC horaire par salarié handicapé manquant au quota. L'enjeu est de leur faire faire un premier pas dans la voie de l'emploi des personnes handicapées. Grâce à une campagne volontariste, conçue et pilotée par l'Agefiph,

Ces entreprises ont toutes été contactées, et 86 % d'entre elles ont bénéficié d'un diagnostic de leurs possibilités de contribuer concrètement à l'emploi des personnes handicapées. Les effets de cette action au début de l'année 2010 ont été mesurés : près des 2/3 de ces entreprises étaient sorties du « quota zéro ».

FHI — Il y a aujourd'hui un secteur comme celui de la presse (écrite, audiovisuel ou radiophonique) qui n'embauche aucun travailleur handicapé a 90 %. Cela ne vous pose-t-il pas certaines interrogations notamment quand il s'agit du secteur public ?

François ATGER — Les branches professionnelles s'engagent de plus en plus nombreuses sur le champ conventionnel, ce qui représente un atout indéniable par la « force de frappe » qu'elles représentent pour atteindre plus d'entreprises, petites et grandes. Le constat d'un faible quota dans telle ou telle branche nous invite davantage à l'action et à un travail de conviction auprès des employeurs qu'aux interrogations.

FHI — L'État vient d'annoncer dans la loi de finances 2011 sa décision de ponctionner l'AGEFIPH de 60 M€ en deux ans, n'y a-t-il pas la une contradiction avec ses objectifs a l'emploi ?

François ATGER — Notre Conseil d'administration a pris connaissance de l'article 97 de la loi des finances au moment de sa publication au Journal officiel. Il a exprimé le regret à cette occasion que cette disposition n'ait pas fait l'objet d'une concertation préalable. C'est après un examen précis et concret des conditions de mise en œuvre des transferts de charges qu'il contient qu'il déterminera sa position.

FHI — L'État n'a-t-il pas une part importante dans le taux de chômage des travailleurs handicapés et notamment dans le domaine de la scolarité où nombreux sont encore ceux qui ne peuvent avoir une scolarité faute d'AVS ?

François ATGER — Comme vous le savez, l'Agefiph n'est compétente ni pour intervenir dans le secteur public, ni pour commenter, l'action de l'État et des employeurs publics quant à leurs politiques d'emploi.

FHI — En comparaison de 1997, le profil du travailleur handicapé a-t-il évolué et quelle évolution peut-il avoir dans notre société ?

François ATGER — Depuis 1997, le profil global de la population des demandeurs d'emploi handicapés a relativement peu évolué : plus masculin, plus âgé, moins formé, et au chômage depuis plus longtemps. 57 % sont des hommes, contre 50 % pour l'ensemble des demandeurs d'emploi. 38 % ont 50 ans et +, contre 18 % pour l'ensemble des demandeurs d'emploi. 79 % sont de niveau inférieur au bac, contre 59 % pour l'ensemble des demandeurs d'emploi. 53 % sont chômeurs de longue durée (>= 1 an) 37 % pour l'ensemble des demandeurs d'emploi.

Ces caractéristiques rejoignent celles de la population handicapée en âge de travailler dans son ensemble dont le taux de chômage s'établit à 19 %, contre 8 % pour l'ensemble de la population. Les raisons sont multiples : le handicap, dans la très grande majorité des cas, survient au cours de la vie et non à la naissance et prend des proportions grandissantes plus on monte dans l'échelle des âges.

Il frappe les personnes qui connaissent des conditions de vie et de travail relativement plus dures, voire plus dangereuses. Le retard pris par la société dans l'emploi, la scolarisation et la formation des personnes handicapées explique le reste.

FHI — Après le vote de la réforme des retraites, estimez-vous que celle-ci corresponde aux difficultés et aux besoins des personnes handicapées ? (Élargissement de l'accès à la retraite anticipée, pénibilité, maladie...)

François ATGER — Il n'appartient pas à l'Agefiph de commenter les tenants et aboutissants de cette réforme. Cependant nous percevons bien qu'elle aura un effet sur l'emploi des personnes handicapées en termes quantitatifs : comme nous l'avons vu, la prévalence du handicap augmente avec l'âge. Cette loi met donc mécaniquement l'accent sur l'accompagnement nécessaire des personnes handicapées en recherche d'emploi, mais aussi en emploi.

FHI — Pour conclure sans vouloir me répéter, mais qu'attendez-vous réellement et concrètement de cette nouvelle édition et notamment de nouvelle manifestation organisée cette année ?

François ATGER — La Semaine de l'emploi est un temps fort chaque année qui permet d'attirer l'attention du grand public sur les enjeux de notre action. C'est pourquoi chaque année, avec toutes les bonnes volontés qui se manifestent, nous mettons toute notre mobilisation dans sa réussite. Mais nous ne nous berçons pas d'illusions : une semaine, fût-elle médiatique, est une pierre dans l'édifice qu'il faut construire. C'est pas à pas, tous les jours avec une opiniâtreté confiante dans les possibilités d'avancées que les progrès se feront et se font déjà sentir.

Interview réalisé à Paris le 20 novembre
Par Stéphane Lagoutiére




















































2010. 11. 20 --- Une fois de plus l’AGEFIPH a les moyens de la communication, qu'elle veut se donner, lesquels ? Peut-être pas toujours celle que l'on pourrait en attendre ! Quant aux réponses si personne ne conteste le bien-fondé du bilan relativement auditif que 20 ans corps être cette 14e édition de la semaine pour l'emploi. Beaucoup de travailleurs ne comprennent pas les facilités toujours accordées aux employeurs ou branches professionnelles récalcitrantes. La Presse et ses contradictions, mais la encore son directeur refusera toute précision, nous confiant les chiffres qui les sont les siens et toujours très difficile de contrôle ! Et des contributions qui selon lui continuent à être payées par les entreprises alors que certaines entreprises affirment elles même le contraire ! François ATGER, d’ailleurs de préciser que la préférence des entreprises a la contribution ne sont que des idées reçues, le constat et la lui et incontestable, le chômage des personnes handicapées représente encore 20,2 % soit deux plus que chez les demandeurs d’emploi valide ? À vous de voir !

FHI —Alors que la semaine pour l’emploi bat son plein et 14 ans après sa création en 1997, vos objectifs ont-ils atteint avec les autres partenaires ?

François ATGER —L’Agefiph coordonne avec l’Adapt et le FIPHFP la 13e et 14e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées. En 2009, ses équipes ont organisé 341 évènements de nature multiple (forums emploi, portes ouvertes dans des centres de formation, tables rondes, ateliers de recherche d’emploi et de coaching …) qui ont enregistré la participation cumulée de plus de 10 000 personnes handicapées et plus de 5 000 entreprises. Témoignant ainsi de leur forte implication. 2 200 binômes ont été mis en place dans le cadre de »Un Jour, un métier en action© », qui permet aux demandeurs d’emploi en recherche d’orientation de découvrir un métier à exercer, soit 47 % de progression par rapport à 2008.

120 000 pages ont été vues sur www.handichat.fr. Trois fois plus qu’en 2008 ! Avec 18 000 visiteurs uniques et 53 heures de programmes traduits en LSF, la web-TV Handichat a permis aux internautes de poser 4 220 questions et de déposer 3 394 CV en direction des 45 entreprises participant aux chats. 4 000 internautes se sont connectés au chat associant Jamel Debbouze et Pierre Blanc, directeur général de l’Agefiph. Succès sur internet, mais également sur le terrain avec plus d’une dizaine d’ateliers Handichat qui ont permis à des personnes ne disposant pas d’ordinateur ou peu familiers d’internet de participer.

Souhaitons que la cuvée 2010 soit à la hauteur de celle de l’an dernier. Cette année nous expérimentons un nouvel événement dans cinq villes françaises (Lyon, Lille, Paris, Montauban, Rouent): Job studio qui propose aux journalistes de découvrir les parcours vers un entretien d’embauche de 60 demandeurs d’emploi qui ont pour objectif de valoriser les qualités personnelles et développer les compétences professionnelles des demandeurs d’emploi handicapés en amont de la phase d’embauche. Le Job studio, qui fait se rencontrer dans l’action, des personnes handicapées et des entreprises, se veut un véritable vecteur de médiatisation de l’insertion.

 

FHI —Aujourd’hui encore bon nombre d’entreprises publique ou privée ont du mal à concevoir la personne handicapée en tant que travailleur, que répondez-vous à cela ?

François ATGER —C’est un classique ! L’histoire de la bouteille à moitié pleine et à moitié vide…Considérons d’abord les résultats de l’année dernière : fin 2009 le nombre de demandeurs d’emploi handicapés avait augmenté, pour la première fois dans une crise, deux fois moins vite que l’ensemble des publics (+10 % contre +20 % respectivement). Parallèlement, l’effort de formation global en faveur des demandeurs d’emploi handicapés a crû de 4 %, alors qu’il a accusé une baisse de 5 % pour les demandeurs d’emploi en général. Enfin, dans une période marquée par la destruction d’emplois, le nombre de personnes handicapées employées dans les entreprises qui n’atteint pas le quota de 6 %, contributrices à l’Agefiph, a crû de 10,3 % hors sous-traitance. Ainsi, pour la première fois dans une crise, l’action de l’Agefiph, accompagnant l’impact de la loi de 2005 et venant en complément de l’action de l’État en matière d’emploi dans la même période, a produit un effet positif historiquement inédit sur le marché du travail.

FHI —Cette année encore bon nombre de conventions avec votre organisme ont été signées, n’est-elle pas un moyen d’échapper à l’augmentation des contributions comme cela semble le cas dans le privé ?

François ATGER —La signature d’une convention avec l’Agefiph n’exonère en aucun cas du versement de la contribution due à l’Agefiph, ce qui n’est pas le cas des accords que les employeurs peuvent conclure avec les partenaires sociaux. Une convention de politique d’emploi conclue avec l’Agefiph permet aux entreprises qui le souhaitent d’être accompagnées dans la mise en place d’une stratégie et de moyens cohérents et efficaces pour progresser dans la voie de l’emploi des personnes handicapées. 35 nouvelles entreprises sur l’ensemble du territoire se sont engagées avec l’Agefiph cette année dans cette voie.

Ces conventions, qui ne peuvent être reconduites qu’une seule fois, sont soumises à une évaluation rigoureuse et leurs résultats sont mesurés. Elles mettent en œuvre une grande variété d’actions (recrutement, maintien, information, sensibilisation, formation des acteurs de l’entreprise, formation des personnes handicapées, parcours professionnels, actions vers le milieu protégé) et trouvent leur originalité dans une prise en compte précise des contextes, spécificités et particularités de chacune des entreprises pour construire des projets adaptés à leur besoins, ce qui est rendu possible par les modes d’interventions, exigeants, mais souples, de l’Agefiph en la matière.

 

FHI —Aujourd’hui encore plus d’un quart des entreprises françaises préfère s’acquitter de la contribution plutôt que de l’embauche, auquel s’ajoute un quart a moins de 3 %. Comment expliquez-vous cette situation ?

François ATGER —Soyons précis, et sortons des idées reçues. Si, selon les derniers chiffres que vient de publier l’État (DARES) pour l’année 2008, 248 000 salariés handicapés sont occupés dans les établissements privés assujettis, ce qui représente une progression de 8,1 %, il reste que 43 % des établissements assujettis à l’obligation d’emploi contribuent encore à l’Agefiph. Nous enregistrons un progrès de 2 % par rapport à 2007. 18 % des entreprises assujetties étaient en en 2008 à « quota zéro » (c’est-à-dire n’employant aucune personne handicapée, et ne faisant pas appel à la sous-traitance). Ces entreprises, au nombre de 25 000 en 2007, étaient exposées au risque de devoir, si elles n’entreprenaient aucune action positive, verser en 2010 une contribution à l’Agefiph égale à 1500 fois le SMIC horaire par salarié handicapé manquant au quota. L’enjeu est de leur faire faire un premier pas dans la voie de l’emploi des personnes handicapées. Grâce à une campagne volontariste, conçue et pilotée par l’Agefiph,

Ces entreprises ont toutes été contactées, et 86 % d’entre elles ont bénéficié d’un diagnostic de leurs possibilités de contribuer concrètement à l’emploi des personnes handicapées. Les effets de cette action au début de l’année 2010 ont été mesurés : près des 2/3 de ces entreprises étaient sorties du « quota zéro ».

 

FHI —Il y a aujourd’hui un secteur comme celui de la presse (écrite, audiovisuel ou radiophonique) qui n’embauche aucun travailleur handicapé a 90 %. Cela ne vous pose-t-il pas certaines interrogations notamment quand il s’agit du secteur public ?

François ATGER —Les branches professionnelles s’engagent de plus en plus nombreuses sur le champ conventionnel, ce qui représente un atout indéniable par la « force de frappe » qu’elles représentent pour atteindre plus d’entreprises, petites et grandes. Le constat d’un faible quota dans telle ou telle branche nous invite davantage à l’action et à un travail de conviction auprès des employeurs qu’aux interrogations.

 

FHI —L’État vient d’annoncer dans la loi de finances 2011 sa décision de ponctionner l’AGEFIPH de 60 M€ en deux ans, n’y a-t-il pas la une contradiction avec ses objectifs a l’emploi ?

François ATGER —Notre Conseil d’administration a pris connaissance de l’article 97 de la loi des finances au moment de sa publication au Journal officiel. Il a exprimé le regret à cette occasion que cette disposition n’ait pas fait l’objet d’une concertation préalable. C’est après un examen précis et concret des conditions de mise en œuvre des transferts de charges qu’il contient qu’il déterminera sa position.

FHI —L’État n’a-t-il pas une part importante dans le taux de chômage des travailleurs handicapés et notamment dans le domaine de la scolarité où nombreux sont encore ceux qui ne peuvent avoir une scolarité faute d’AVS ?

François ATGER —Comme vous le savez, l’Agefiph n’est compétente ni pour intervenir dans le secteur public, ni pour commenter, l’action de l’État et des employeurs publics quant à leurs politiques d’emploi.

 

FHI —En comparaison de 1997, le profil du travailleur handicapé a-t-il évolué et quelle évolution peut-il avoir dans notre société ?

François ATGER —Depuis 1997, le profil global de la population des demandeurs d’emploi handicapés a relativement peu évolué : plus masculin, plus âgé, moins formé, et au chômage depuis plus longtemps. 57 % sont des hommes, contre 50 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. 38 % ont 50 ans et +, contre 18 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. 79 % sont de niveau inférieur au bac, contre 59 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. 53 % sont chômeurs de longue durée (>= 1 an) 37 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. Ces caractéristiques rejoignent celles de la population handicapée en âge de travailler dans son ensemble dont le taux de chômage s’établit à 19 %, contre 8 % pour l’ensemble de la population. Les raisons sont multiples : le handicap, dans la très grande majorité des cas, survient au cours de la vie et non à la naissance et prend des proportions grandissantes plus on monte dans l’échelle des âges. Il frappe les personnes qui connaissent des conditions de vie et de travail relativement plus dures, voire plus dangereuses. Le retard pris par la société dans l’emploi, la scolarisation et la formation des personnes handicapées explique le reste.

 

FHI —Après le vote de la réforme des retraites, estimez-vous que celle-ci corresponde aux difficultés et aux besoins des personnes handicapées ? (Élargissement de l’accès à la retraite anticipée, pénibilité, maladie…)

François ATGER —Il n’appartient pas à l’Agefiph de commenter les tenants et aboutissants de cette réforme. Cependant nous percevons bien qu’elle aura un effet sur l’emploi des personnes handicapées en termes quantitatifs : comme nous l’avons vu, la prévalence du handicap augmente avec l’âge. Cette loi met donc mécaniquement l’accent sur l’accompagnement nécessaire des personnes handicapées en recherche d’emploi, mais aussi en emploi.

 

FHI —Pour conclure sans vouloir me répéter, mais qu’attendez-vous réellement et concrètement de cette nouvelle édition et notamment de nouvelle manifestation organisée cette année ?

François ATGER —La Semaine de l’emploi est un temps fort chaque année qui permet d’attirer l’attention du grand public sur les enjeux de notre action. C’est pourquoi chaque année, avec toutes les bonnes volontés qui se manifestent, nous mettons toute notre mobilisation dans sa réussite. Mais nous ne nous berçons pas d’illusions : une semaine, fût-elle médiatique, est une pierre dans l’édifice qu’il faut construire. C’est pas à pas, tous les jours avec une opiniâtreté confiante dans les possibilités d’avancées que les progrès se feront et se font déjà sentir.

 

Propos recueilli le 17 novembre 2010
Par Stéphane Lagoutiére