Journée mondiale du braille : Vers le droit au savoir et a la ratification du traité de Marrakech
Pour célébrer la naissance de Louis Braille né le 4 janvier, fondateur de ce système de "lecture" une journée mondiale lui a été consacrée. Devenu non-voyant a la suite d’un accident dans sa jeunesse, il met tout en œuvre pour préserver sa relation avec le reste d’une société pourtant hostile à l’époque. Une journée pour l’Union Mondiale des Aveugles dont le siège se trouve au Canada, mais aussi toutes les associations nationales de souligner le handicap dont souffrent les aveugles et les mal voyants, en rappelant l'existence du braille. Une cécitée qui touche environ 285 millions de personnes dans le monde.
Yémen : Le CICR souhaite transformer les handicaps en opportunités dans une région devasté
Au Yémen, où la Journée des personnes handicapées a été célébrée le 13 décembre dernier, les festivités se déroulent sans bruit, passant presque inaperçues. Et pourtant, dans tout le pays, il y a de bonnes raisons de se réjouir. « Le Yémen est l'un des pays les plus avancés en termes de développement des mécanismes d'intégration sociale des personnes handicapées », déclare William Sleiman, qui gère le programme de réadaptation physique du CICR à Sanaa.
L’ONG Handicap International, au secours des victimes du Typhon Hagupit au Philippine pour les premiers soins
Suite au passage du typhon Hagupit aux Philippines, les équipes de Handicap International se sont rendues dans les villages isolés de la province de Samar, frappés par la catastrophe. L'association a évalué les besoins essentiels et apporte un soutien direct aux populations affectées. Handicap International intervient dans les municipalités de Villareal et de Talalora, situées au sud-ouest de la province de Samar. « Une vague de 2 à 3 mètres s'est écrasée sur la côte, détruisant les maisons des villages de pêcheurs situés le long de la mer.
Soins de santé en Europe: Coopération de l’UE et nouvelles technologies peuvent révolutionner le secteur
Le Comité des régions a appelé l'UE à intensifier la coopération et à exploiter le potentiel des nouvelles technologies pour améliorer la qualité des soins de santé dans l'ensemble de l'Europe. Il convient de lancer une stratégie commune de l'UE qui renforce le partage de connaissances et d'informations entre les États membres et qui utilise la technologie mobile (santé mobile) pour réduire les coûts, améliorer l'accès aux prestations et créer des soins de santé socialement inclusifs.
Dans un avis élaboré par Karsten Uno Petersen (Danemark, PSE), membre du conseil régional du Danemark méridional, le Comité fait valoir que pour améliorer «l'efficacité, l'accessibilité et la capacité d'adaptation» des services de soins de santé dans l'UE, il convient en premier lieu de reconnaître officiellement le rôle des collectivités locales. M. Petersen affirme par ailleurs que l'UE doit s'engager à lancer une stratégie socialement inclusive permettant à tous les citoyens d'accéder à des services de santé abordables et de qualité.
«L'ensemble de l'Europe est confronté à une même difficulté majeure: les collectivités locales doivent faire face à une population de plus en plus vieillissante, tandis que les coupes budgétaires pratiquées dans les services publics ne cessent de s'étendre. Les soins de santé constituent néanmoins un droit en Europe et nous devons veiller à ce que tous les citoyens soient en mesure d'accéder à des soins de qualité», a-t-il déclaré.
Le Comité qui plaide également pour une normalisation des données médicales dans l'ensemble de l'UE, ce qui permettrait d'effectuer des comparaisons. L'on pourrait ainsi apporter un soutien à ceux qui sont à la traîne. Il est tout aussi important d'améliorer la coopération et la collaboration; «puisque nous partageons tous un même objectif, celui de créer des services de soins de santé adaptables et économiquement efficaces, nous devons mettre en commun le partage des connaissances, travailler par-delà les frontières et diffuser les informations relatives à la santé. Il y a beaucoup d'expérience et de savoir-faire en Europe, surtout à l'échelon local et régional; il s'agit de connaissances dont nous pouvons tous bénéficier».
Ce dernier a approuve également l'examen mené par la Commission européenne, qui considère que le potentiel de la santé mobile (qui consiste à utiliser la technologie pour recueillir les données médicales, fournir des informations et suivre les patients) représente un moyen d'améliorer les services de soins de santé. Dans l'avis présenté par Martin Andreasson (Suède, PPE), membre du conseil régional du Götaland occidental, le Comité confirme que l'expansion de ce secteur pourrait permettre de réaliser d'importantes économies.
Un rapport de Pricewaterhouse Cooper indique que d'ici 2017, L'Europe pourrait économiser jusqu'à 99 milliards d'euros, et que 93 Mds€ supplémentaires pourraient venir s'ajouter au PIB de l'UE. Cela permettrait essentiellement d'améliorer l'accès aux services, ce qui apporterait un réel changement dans la vie de nombreux citoyens. «La santé mobile peut permettre de faire des économies, tout en améliorant la qualité et l'accès aux services de santé pour tous. Elle peut offrir la possibilité aux patients, en particulier aux personnes âgées et aux handicapés, de reprendre le contrôle de leur propre santé en améliorant leur indépendance dans la vie de tous les jours», a déclaré M. ANDREASSON.
Enfin le Comité souligne que, pour exploiter les possibilités offertes par la santé mobile, l'UE doit se doter d'une vaste stratégie qui garantit que la technologie soit accessible gratuitement. La coopération doit être améliorée non seulement entre les États membres, mais aussi par-delà les frontières, et entre les collectivités locales.
La stratégie doit comprendre un ensemble de normes communes qui protègent pleinement la vie privée des citoyens. M. Andreasson a ajouté qu'«une stratégie à l'échelle de l'UE pour la santé mobile permettra de stimuler l'innovation et la création d'emplois et d'améliorer la qualité des services publics de soins de santé. Il faut néanmoins que tous les citoyens puissent profiter de cette technologie. La protection des données personnelles est également primordiale pour garantir que la confiance du public dans la santé mobile ne soit pas remise en cause».
Le Comité des régions, c’est quoi ?
Le Comité des régions est l'Assemblée des représentants des pouvoirs locaux et régionaux des 28 États membres de l'Union européenne. Sa mission consiste à associer les collectivités régionales et locales et les populations qu'elles représentent au processus décisionnel de l'UE et à les informer au sujet des politiques de l'UE.
La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sont tenus de consulter le Comité dans les domaines de décision politique concernant les régions et les villes. Le Comité des régions peut également saisir la Cour européenne de justice en cas de violation de ses droits ou bien s'il estime qu'un texte de loi de l'UE viole le principe de subsidiarité ou ne respecte pas les compétences des collectivités régionales et locales.
La Rédaction
Les sportifs allemands de la RDA, malade et handicapés au cœur d’un scandale de dopage
Ils seraient ainsi quelque 10 000 sportifs à s’être dopés en République démocratique allemande, pendant les années 1970 à 1980, avec comme seul objectif celui d’un maximum de victoire. Une situation que l’Allemagne et que ces sportifs payés très cher aujourd’hui avec des corps totalement détruit selon, Ines GEIPEL, ex-sprinteuse est-allemande et présidente d'une association de victimes du dopage.
Un scandale connu depuis plusieurs années et pour lequel les langues commencent à délier comme a l’occasion de la difusion cette semaine du documentaire "Jamais vaincu !" sur la chaîne Histoire ainsi que les commémorations de la chute du mur de Berlin font réapparaître les blessures mal cicatrisées du dopage version République démocratique d'Allemagne.
Des corps, dont la « prise de stéroïdes, d’hormone masculine, les organes, le cœur, les reins, le foie sont a jamais empoisonnés et détruits » décrivant cette situation comme une « catastrophe »,25 ans après la chute du Mur que la chancelière à fêter en grande pompe le 9 novembre dernier. Ines GEIPEL âgé de 54 ans, a commencé ce combat en 2005, demandant depuis que tous les records officiels nationaux sont supprimés et faire reconnaitre le statut de victimes aux athlètes de l'Allemagne de l'Est.
L’Allemagne au cœur d’un scandale…
La RDA avait terminé deuxième du classement des nations aux jeux Olympiques de Montréal en 1976, derrière le grand frère soviétique. Une place conservée à Moscou en 1980, lors des Jeux boycottés par les États-Unis, et à Séoul en 1988. Natation et et l'athlétisme étaient les sports rois battant des records, tel celui de Marita Koch sur le tour de piste qui tiennent toujours. Mais le prix à payer fut celui du dopage organisé.
Un prix a payer dont le fruit de centaines de lettres reçu régulièrement par la cellule mise en place par l’association créée par Ines GEIPEL, suivant à ce jour plus de 700 dossiers, et qui donne l’exemple de cri d’espoir lancé par ses sportifs d’hier et que l’Allemagne souhaite oublié. « J’étais gymnaste, je ne peux absolument plus bouger, pouvez-vous installer chez moi un ascenseur ? »... raconte à l'AFP sa présidente.
Et dont les conséquences sont plus que dramatiques pour ces hommes et femmes âgés de 40 et 50 ans aujourd’hui. Parmi celles-ci des dégâts physiques, mais aussi psychologiques avec des dépressions et suicides...qui sont « énormes », explique-t-elle. Des femmes dont le tableau est particulièrement sombrent comme des « insuffisances ovariennes, enfants handicapés », et « les dégâts touchent la seconde génération, pieds bots, hydrocéphalies ».
Le 20 octobre, l'ancien colosse de RDA, Gerd Bonk, double médaillé olympique et ancien recordman du monde d'haltérophilie dans la catégorie super-lourds, est décédé à l'âge de 63 ans. Souffrant de sérieuses lésions, il était tombé dans le coma fin septembre. « Sa mort a une portée symbolique », souligne Mme Geipel. Bonk a écrit un jour qu'il avait été « grillé par la RDA (et) oubliée par l'Allemagne réunifiée ».
Des Politiques qui veulent oublier…
Une situation qui confirme cette volonté d’oublier du passé, celui des politiques peu enclins a son appel refusant contrairement a ce qu’affirme la chancelière à regarder le passer. Écrivant pour cela au président allemand Joachim GAUCK, l’invitant que 25 ans après la chute du Mur, ce serait un beau geste d'inviter 10 à 20 victimes dans sa résidence officielle au château Bellevue Impossible « affirme Mme Geipel. Une réponse tout aussi négative de Angela Merkel, qui a grandi comme Gauck de l'autre côté du Mur.
Pour preuve celle de la mobilisation de l’association fin octobre, contre Rolf Beilschmidt, le responsable régional des sports en Thüringe qui poursuive leurs carrières malgré un passé trouble. Un homme qui avait occupé un poste de cadre du parti communiste est-allemand SED et un informateur de la police politique, la Stasi, lorsqu'il officiait au sein du club SC Motor Iena, justement celui de Mme Geipel.
« C'est tellement incroyable, les responsables peuvent faire une belle carrière alors que l'on n'accorde pas un regard aux victimes. J'en reste sans voix » précise Ines GEIPEL
Appel a la générosité…et à l’indemnisation
Invoquant un dopage d'État, elle se bat pour une « pension d'indemnisation » en faveur de ses victimes : les sportifs. Elle souhaite la mise en place d'un « fonds d'urgence » pour les cas les plus graves et la création de deux cliniques spécialisées.
Mais pour l'ancienne championne, il faudra d'abord un « changement de mentalité" car en Allemagne, selon elle, « il y a encore cette guerre froide entre Est et Ouest ». Ainsi, « à l'Ouest, on n'admet pas qu'un dopage systématique ait pu exister aussi » en RFA.



