Le dissident chinois arrive en terre américaine le cœur serré et remplit d’espoir mais aussi de crainte
C'est donc à l'aéroport Newark Liberty International, au New Jersey après être parti de Pékin à 17 h 50 sur le vol de compagnie United Airlines. Un homme heureux, qui espère que le reste de sa famille ne subira pas la vengeance du gouvernement chinois. Car si ce dernier arrive comme le précise la porte-parole du Département d'État, Victoria NULAND. « Afin qu'il y suive des études universitaires », il est peut probable que la chine un éventuel billet de retour. CHEN qui en présence de sa femme et de ses deux enfants a remercié lors d'une conférence de presse, le gouvernement américain pour soutien a appelé à « continuer le combat pour le bien dans le monde, et contre l'injustice ».
L'avocat qui devrait ainsi recommencer une nouvelle vie, l'université de New York a annoncé samedi que CHEN Guangcheng serait chercheur au sein de sa faculté de droit. Un couple qui après son arrivée dans la ville a rejoint le sud-ouest de Manhattan pour y être hébergé dans un immeuble résidentiel de l'Université.
Le dissident qui va ainsi retrouver Jérôme Cohen, un professeur de droit qui l'a conseillé alors qu'il se trouvait dans l'ambassade américaine. Les deux se sont rencontrés lorsque Chen s'est rendu aux États-Unis en 2003 dans le cadre d'un programme du département d'État, et M. COHEN lui a fourni des conseils depuis. « Je suis très heureux d'apprendre qu'il est en route et j'ai hâte de l'accueillir avec sa famille samedi soir, et de travailler avec lui sur son parcours scolaire », a déclaré le professeur Cohen.
Peu avant son envol il aurait confié à Bob Fu, président de l'Association chrétienne américaine ChinaAid, être néanmoins inquiet, car si « Des milliers de choses me viennent à l'esprit », a-t-il dit, expliquant ne pas être heureux de partir en pensant notamment aux membres de sa famille encore présents dans la province de Shandong. Avant d'ajouter et que la conversation ne soit coupée « J'espère que le gouvernement respectera les promesses qu'il m'a faites, toutes les promesses », CHEN Guangcheng, faisant allusion à la sécurité de ses proches, dont son neveu CHEN Kegui, et la crainte de représailles.
CHEN, âgé de 40 ans, est emblématique d'une nouvelle lignée de militants que le Parti communiste trouve menaçante. Provenant souvent de familles rurales ou ouvrières, ces « défenseurs des droits », comme ils s'appellent, ne sont pas comme les étudiants et les intellectuels des universités d'élite et des grandes villes qui ont formé les précédents mouvements démocratiques, et pourraient ainsi convaincre les Chinois ordinaires.
Fin d'un casse-tête diplomatique
Chen, un avocat aveugle de 40 ans, avait trouvé refuge à l'ambassade des États-Unis à Pékin après s'être échappé le 22 avril de son domicile de Dongshigu, dans la province de Shandong (est), où il était assigné à résidence depuis septembre 2010. Ce militant des droits de l'homme avait purgé quatre ans de prison pour avoir dénoncé la politique de l'enfant unique en Chine et dénoncé des cas de stérilisation et d'avortement forcés. Après des négociations tendues, Pékin et Washington s'étaient mis d'accord du dissident. Une affaire qui aurait pu tourner à l'incident diplomatique lors du voyage de la secrétaire d'État Hillary CLINTON pour le «dialogue stratégique et économique» annuel entre Pékin et Washington. Les Chinois qui n'avaient pas fortement apprécié dans un premier temps du dissident dans l'ambassade, mais surtout des paroles prononcées par la secrétaire d'État.
La Rédaction
Le gouvernement péruvien sur le point de lever les obstacles des électeurs handicapés
Le gouvernement du Pérou serait sur le point selon un rapport rendu public le 15 mai dernier par l'ONG Human Rights Watch d'anéantir les nombreuses difficultés que rencontrent les citoyens péruviens en situation de handicap. Les empêchent ainsi d'exercer leur droit de vote et d'autres droits civiques dans le pays. Un comble pour un pays qui avait été pourtant l'un des premiers en 2008 à ratifier, la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
Un rapport de près de 100 pages intitulé en français « Je veux être un citoyen à part entière : Des obstacles empêchent les personnes handicapées de participer à la vie politique au Pérou ». Décris les conséquences d'une politique, qui n'a été modifiée qu'en octobre 2011 et qui refusait arbitrairement le droit de vote aux personnes souffrant de handicaps sensoriels, intellectuels ou psychosociaux, les considérants juridiquement incapables de former les choix nécessaires. Human Rights Watch a également examiné les obstacles auxquels se heurtent les personnes ainsi affectées ou souffrant d'autres handicaps pour exercer leurs droits politiques, y compris la difficulté d'obtenir les pièces d'identité indispensables pour voter et l'absence de mécanismes de soutien pour aider ces personnes à prendre leurs décisions en matière de vote.
Lors de la présentation, « Les Péruviens handicapés ne sont pas des citoyens de seconde classe », a rappelé Shantha Rau BARRIGA, chercheuse et chargée du plaidoyer sur les droits des personnes handicapées au sein de l'ONG et de préciser que « Chacun a le droit de voter et d'avoir un rôle dans la société – et la loi et la politique du gouvernement devraient garantir que les personnes handicapées reçoivent l'aide dont elles ont besoin, sans exclure arbitrairement et injustement qui que ce soit. »
Un document construit avec la participation d'une centaine de témoin et d'entretien de personne en situation de handicap et leurs familles, ainsi qu'avec des responsables du gouvernement péruvien et des défenseurs des droits des handicapés.
Le rapport examine comment le système d'interdiction judiciaire du pays - qui place les personnes handicapées sous tutelle et ses registres publics, dans lesquels certains individus sont officiellement désignés comme "handicapé mental", leur créent des obstacles dans pratiquement tous les aspects de la vie. De telles politiques peuvent empêcher ces personnes d'ouvrir un compte en banque, d'obtenir un emploi, de posséder des biens immobiliers ou d'en hériter, de se marier ou de signer des documents officiels au nom de leurs enfants.
Selon ce système d'interdiction judiciaire, le Code civil péruvien donne pouvoir aux juges de déclarer officiellement l'incapacité d'une personne souffrant de certains handicaps intellectuels ou mentaux, et de la placer sous la tutelle d'une tierce personne qui sera habilitée à agir en son nom. Ce processus équivaut à la suspension des droits civils de la personne placée sous tutelle, a affirmé l'ONG.
Or l'article 12 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées stipule que ces personnes « jouissent de la capacité juridique dans tous les domaines, sur la base de l'égalité avec les autres ». La commission qui supervise l'application de la Convention a appelé le gouvernement péruvien à "abolir le système d'interdiction judiciaire." « J'ai le droit de voter; j'ai le droit de travailler », a déclaré Maria Alejandra VILLANUEVA, une des responsables de l'Association péruvienne des personnes trisomiques. "Il ne revient à personne d'autre d'en décider." Notons que le droit de vote au bénéfice des personnes handicapé mental vient tout juste d'être rétabli en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012.
Le Comité pour l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des personnes handicapées de l'Organisation des États américains (OEA) a appelé les États partis, dont le Pérou, à garantir la reconnaissance de la capacité juridique de chaque individu, y compris des personnes handicapées, par exemple en remplaçant l'interdiction juridique et les pratiques qui en découlent par un système assurant à ces personnes une assistance dans leurs prises de décisions.
Le Pérou ne dispose d'aucun dispositif permettant d'aider les personnes handicapées à prendre des décisions. Human Rights Watch a constaté qu'en l'absence d'un tel mécanisme, les proches des personnes handicapées avaient souvent demandé leur mise sous tutelle, car ils estimaient que c'était le seul moyen, dans le cadre de la loi péruvienne, de protéger leur patrimoine ou leurs autres intérêts, notamment leur droit à une pension ou à des prestations sociales.
Les personnes handicapées au Pérou rencontrent également des obstacles physiques dans l'exercice de leur droit de vote. La loi électorale péruvienne exige que les bureaux de vote soient accessibles à tous. Cependant, le bilan du gouvernement est mitigé dans ce domaine, a constaté Human Rights Watch. Des personnes souffrant de handicaps physiques et des observateurs électoraux ont indiqués à l'organisation que de nombreux bureaux de vote étaient inaccessibles.
Silvia, une femme de la ville de Puno souffrant d'un handicap physique, a indiqué à l'organisation internationale que « Les bureaux de vote ne sont pas adaptés aux personnes handicapées, ni même à celles qui auraient eu un accident quelques jours avant le scrutin. Ils sont souvent situés à l'étage. Ils ne sont pas accessibles à une personne se déplaçant en fauteuil roulant. »
Dans son rapport l'association indiquée avoir reçu également des informations selon lesquelles des bulletins de vote en braille, qui doivent être mis à la disposition des électeurs selon la loi, n'étaient pas disponibles dans certains bureaux lors des élections municipales et présidentielles de 2010-2011. Des personnes handicapées qui avaient demandé de l'aide pour pouvoir voter ont raconté à qu'elles n'avaient pu recevoir cette aide. Une situation dont la France là encore n'a pas trouvé de solution et ne remplit pas ces obligations à l'égard des non et malvoyants.
Les personnes souffrant de handicaps psychosociaux ou intellectuels sont confrontées à des obstacles et à des difficultés supplémentaires dans l'exercice de leur droit de vote a constaté l'ONG. Le gouvernement n'a fourni aucun matériel de vote pour faciliter leur participation. Et les responsables gouvernementaux, les organisations de la société civile et les citoyens, qui administrent ou supervisent les scrutins, ont très peu de directives sur les moyens d'assurer que ces électeurs puissent se rendre aux urnes et déposer leur bulletin de vote. « Le gouvernement devrait faire en sorte que le personnel mobilisé pour les élections soit en mesure d'aider les personnes handicapées à exercer leur droit de vote » a ajouté Shanta Rau BARRIGA. « Sinon, les voix de milliers de Péruviens continueront d'être exclues du processus politique. »
Pour que le Pérou honore ses obligations au terme du droit international, le Congrès péruvien devrait agir sans tarder pour adopter une nouvelle législation qui mette son système en conformité avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées, souligne le rapport. Le gouvernement devrait également prendre des mesures rapides pour garantir que toutes les personnes handicapées jouissent de la même capacité juridique, y compris en amendant le Code civil et en restaurant les droits civils des personnes placées sous tutelle.
En outre, les ministères péruviens et les agences gouvernementales devraient travailler systématiquement avec les personnes handicapées et avec les organisations qui les représentent, afin de mettre au point de nouvelles approches pour encourager l'assistanat à la prise de décision et pour l'adoption et l'application de réformes juridiques, a ajouté Human Rights Watch.
Au cours de la dernière décennie, les autorités péruviennes ont systématiquement exclu plus de 23.000 personnes souffrant de handicaps intellectuels ou psychosociaux des listes électorales, a déploré l'organisation. Ces individus ont été exclus soit parce qu'ils n'ont pas pu obtenir une carte nationale d'identité, document indispensable à l'exercice du droit de vote, soit parce qu'on leur a attribué des cartes d'identité les désignant comme « handicapés mentaux », c'est-à-dire comme des personnes non habilitées à voter ou à prendre des décisions juridiques, financières, voire même personnelles.
En octobre 2011, après des années de pressions de la part des organisations de défense des handicapés et à la suite d'une intervention du Bureau du médiateur, le Registre national de recensement et du statut civil des électeurs (RENIEC), l'une des agences gouvernementales responsables des élections, a pris une résolution annulant cette politique et s'est engagé à œuvrer avec les agences gouvernementales compétentes pour s'occuper sans tarder de cette situation.
La société civile internationale, les bailleurs de fonds et les agences des Nations unies qui s'occupent de bonnes gouvernances, d'engagement civique et de consolidation de la démocratie au Pérou devraient inclure le sort des personnes handicapées dans leurs analyses du pays ou en faire l'un des objectifs de leur travail, à affirmer Human Rights Watch.
« Le gouvernement a déclaré son intention de donner leurs pleins droits aux personnes handicapées », a conclu Shanta Rau BARRIGA. « Il devrait maintenant concrétiser cette intention, de sorte que les Péruviens handicapés puissent jouir de leurs droits civils comme tous les autres citoyens du pays (...) Les Péruviens handicapés ne sont pas des citoyens de seconde classe. Chacun a le droit de voter et d'avoir un rôle dans la société – et la loi et la politique du gouvernement devraient garantir que les personnes handicapées reçoivent l'aide dont elles ont besoin, sans exclure arbitrairement et injustement qui que ce soit. »
La Rédaction
La Chine prête a autorisé le départ du dissident chinois aveugle vers les États-Unis
Alors Chen GUANGCHENG, avait accepté de sortir de l'ambassade américaine où il s'était réfugié pendant six jours ayant obtenu de la chine des « garanties » sur sa sécurité, celui-ci à déclarer vouloir revenir sur sa décision et vouloir « partir à l'étranger ». Un accord trouvait alors que la secrétaire d'État américaine Hillary CLINTON venait d'arriver à Pékin pour ces discussions dans le cadre d'un « dialogue stratégique et économique ». La Chine qui vient d'annoncer officiellement que le dissident pouvait déposer une demande pour aller étudier à l'étranger, ouvrant apparemment la voie à une résolution de l'imbroglio politico diplomatique.
La secrétaire d'État américaine Hillary CLINTON avait estimé en fin de journée que des « progrès » avaient été accomplis sur la situation de Chen, se disant « encouragés », mais sans fournir de précisions ni fixer de calendrier pour un départ du dissident. Le porte-parole du Département d'État Victoria NULAND a expliqué dans un communiqué que le ministère chinois des Affaires étrangères chinoises avait accepté de donner « au plus vite » à Chen GUANGCHENG des « documents de voyage » et que les États-Unis lui fourniraient ensuite rapidement un visa, ainsi qu'à sa famille.
Un sentiment de danger !
Après avoir passé six jours à l'ambassade américaine et quelques jours dans un hôpital de Pékin, l'avocat aveugle et autodidacte a déclaré hier 3 mai, « Je veux partir à l'étranger. Je veux que les États-Unis nous aident, moi et ma famille. Comme ils m'ont aidé avant ». Il avait auparavant maintenu qu'il désirait demeurer en Chine pour poursuivre son combat moyennant des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille. Mais après une rencontre avec sa femme qui lui a narré les sévices qu'on lui aurait infligés à la suite de l'annonce de son évasion. Celle-ci aurait été attachée à une chaise pendant deux jours et menacée d'être battue à mort par la police du Shandong village ou se trouvait la maison du dissident, pourfendeur des abus des campagnes de stérilisations et avortements forcés en Chine comme des expropriations abusives.
Vive tension entre deux géants ! Mais un sentiment de satisfaction
Une situation délicate pour l'administration du président américain et pour la secrétaire d'État Hillary Clinton devait notamment aborder les questions de la Corée du Nord, de l'Iran et de la Syrie, des sujets délicats entre les deux pays. L'affaire Chen GUANGCHENG s'est toutefois invitée dans ces discussions. Elle force les deux pays, dont les relations sont encore fragiles, à aborder la question sensible des droits de la personne. La Chine a déjà exprimé sa colère envers les États-Unis, qui ont décidé d'héberger un de leurs ressortissants. Pékin estime que c'est son droit de restreindre les mouvements d'un citoyen chinois, et le conseiller d'État chinois Dai BINGGUO ayant rétorqué que la question des droits de l'Homme « ne devrait pas être utilisée pour s'ingérer dans les affaires intérieures » d'un pays ni « perturber les relations d'État à État ».
Du côté américain, l'affaire est tout aussi délicate. L'administration du président Barak Obama risque d'être perçue comme étant conciliante sur les droits de la personne au cours d'une année électorale aux États-Unis. D'un autre côté, tenir la ligne dure envers la Chine dans le dossier de l'activiste Chen risquerait de compromettre les pourparlers stratégiques de Mme Clinton. Celle-ci ayant néanmoins souligné à l'issue de la rencontre les droits de l'Homme est « essentielle dans tous les pays. "Nous abordons les cas individuels et les situations spécifiques chaque fois que c'est nécessaire", a ajouté la chef de la diplomatie devant des dirigeants chinois.
Un dialogue économique sauvé !
La chine qui aura sauvé les apparences et préférant éviter tout conflit diplomatique avec les USA aura finalement après un dialogue de deux jours aura permis aux États-Unis de conclure selon un communiqué du secrétaire au Trésor Timothy GEITHNER félicité la Chine pour ses mesures "significatives et prometteuses" sur le taux de change du yuan, dont la marge de fluctuation quotidienne par rapport au dollar a été élargie de 0,5% à 1 % le mois dernier. Il a dit penser que ces mesures allaient "conduire le yuan à s'apprécier davantage", alors que beaucoup d'hommes politiques américains jugent sa faible valeur responsable de l'énorme déficit commercial américain avec la Chine, qui s'est élevé à 295,5 milliards de dollars en 2011.
La Rédaction
L’Avocat dissident aveugle Chen GUANGCHENG fausse compagnie au régime
C'est sur une vidéo postée sur internet s'adressant au responsable politique chinois que Chen GUANGCHENG, a confirmé son évasion de sa résidence surveillée de la province du Shandong, ou il se trouvait lui et sa famille depuis 18 mois. Celui que l'on appelle « l'avocat aux pieds nus » et pour lequel les Français non et malvoyant avait
L'avocat chinois aveugle Chen Guangcheng s'est échappé de son domicile où il était assigné à résidence ©China Aid Associationsoutenu en 2008, pourfendeur des excès de la politique de l'enfant unique en Chine.
Une évasion, sur lequel plane le mystère, car si un militant des droits de l'Homme, Bob Fu, comme celle de l'ONG China Aid, aurait indiqué que Chen se trouvait désormais dans un endroit « 100 % sûr » à Pékin, sans pouvoir confirmer les rumeurs sur sa présence à l'ambassade des États-Unis. Pressée de questions sur M. Chen au cours de son point presse quotidien, la porte-parole du département d'État, Victoria NULAND, a répété à huit reprises qu'elle n'avait pas de commentaires à faire sur cette évasion. Se bornant à déclarer que sa situation était, aujourd'hui comme hier, un motif de « préoccupation ». La fuite de Chen GUANGCHENG et son message à Wen JIABAO représentent un grand embarras pour le gouvernement chinois, dont le chef se trouve en tournée en Europe et qui s'apprête à recevoir la secrétaire d'État américaine Hillary CLINTON.
Depuis son évasion son domicile, où se trouve sa femme, sa mère et sa fille, et cerné par des dizaines de policiers, de même que celui de son frère aîné, Chen GUANGFU. Ce dernier, ainsi que le neveu de M. Chen, Chen KEGUI, aurait été passé à tabac puis emmené par la police, selon Bob FU. La Chinoise qui a récupéré Chen GUANGCHENG dans sa fuite a également été arrêtée, hier 27 avril à Nankin (est), a-t-il ajouté.
Un homme totalement isolé depuis plusieurs mois et qui malgré des tentatives de visites de la presse ou encore de la star hollywoodienne, Christian BALE, avait lui-même alors qu'il tentait de le visiter à Linyi, en décembre dernier était mise à mal par les services de sécurité. Une fuite dont la nouvelle de sa fuite s'est répandue sur Weibo, le Twitter chinois, les internautes contournant la censure avec des périphrases. On devrait bientôt savoir si « l'homme au pied nu » est entré dans la clandestinité, ou s'il se trouve sur le « sol américain ».
Un message au premier ministre chinois...
L'avocat qui dans son message vidéo d'une quinzaine de minutes posté sur Youtube, enregistré par Chen devant une fenêtre au rideau fermé, est chargé d'émotion s'adressant à Wen JIABAO « Cher premier ministre Wen, je me suis finalement échappé », dit-il, précisant que « cela n'a pas été facile du tout ». « Je peux prouver que toutes les informations qui circulent sur Internet sur les violences dont j'ai souffert sont réelles. » Il formule alors trois demandes au premier ministre, l'arrêt des violences contre lui et son entourage et notamment sa femme, il demande ensuite que sa sécurité soit garantie, enfin, il demande que les corrompus soient punis, en citant les cas de responsables locaux. En précisant «Je veux que le Premier ministre Wen ouvre une enquête sur cette corruption. L'argent versé par le peuple sous forme d'impôts ne devrait pas être gaspillé par des responsables locaux corrompus afin de nous nuire».
« 100 personnalités qui façonnent le monde »
Juriste autodidacte de 40 ans, qui a déclenché les représailles des autorités contre lui en faisant campagne contre la stérilisation et les avortements forcés dans le cadre de la politique de l'enfant unique. Il sera par la suite condamné à quatre années de prison en 2006. Cette année-là, le magazine américain Time l'avait placé dans la liste des « 100 personnalités qui façonnent le monde ». Sorti de prison en septembre 2010, il était assigné à résidence depuis lors. Une maladie datant de son enfance l'a rendu aveugle. Ce sont ses frères qui lisaient les livres pour en apprendre le droit. Malgré une santé précaire, celui-ci aura fait l'objet d'une « correction » pour avoir dénoncé dans une vidéo les conditions carcérales qu'il subissait.
Stéphane LAGOUTIERE
Entre étonnement et incompréhension : Un bébé né avec six jambes à Karachi
Ce n'est certes pas le premier cas de malformation de ce type plusieurs enfants nés avec des malformations. Mais le cas de ce bébé pakistanais et lui particulièrement impressionnant pour les médecins qui selon le journal Daily News tente de lui sauver la vie. Une malformation qui devrait être opérable. L'enfant, dont la mère est la femme d'un technicien
spécialisé dans les rayons X, a vu le jour il y a une semaine, a déclaré à la presse Jamal Raza, directeur de l'Institut national de la santé de l'enfant à Karachi, le grand port du sud du Pakistan.


