90 ans d’existence, la FNATH revient ses luttes, actuelle et futur dans un hors série de ça revu
Après une première guerre ou les mutilés avait reçu la reconnaisse de la nation, les salariés tombés au travail n’avaient droit à rien et tous ont vécu dans une situation de grande pauvreté. Un travers cette histoire c’est aussi celle de l’association qui comptera jusqu'à 400 000 dans les années 1970, participant activement a l’histoire et à la construction sociale de la France. Présente dans des luttes parfois longues pour obtenir de nombreux acquis encore en vigueur, la FNATH c’est aujourd’hui 90 ans d’indignation ! avec la participation aujourd’hui de Stéphane ESSEL

«Ceux qui étaient tombés pour une œuvre de mort, la guerre, avaient droit à la reconnaissance de la Nation ; ceux qui étaient tombés pour une œuvre de vie, le travail, n’avaient droit à rien ». C’est sur cette indignation prononcée par Baptiste MARCET, secrétaire général de 1925 à 1963 et dont de nombreuses rues en France portent le nom, que les mutilés du travail se regroupent et créent en 1921 ce qui deviendra la FNATH.
Des décennies d’indignation
De 1924 à 1954, les mutilés du travail obtiennent 11 lois de majoration des pensions. Méthode innovante pour l’époque, l’association n’hésite pas, pour frapper l’opinion, à manifester devant les fenêtres de la Chambre des députés (en mars 1927) et de Raymond Poincaré, président du Conseil (février 1929), qui, impressionné par la présence de mutilés du travail particulièrement atteints et défigurés, fait voter une revalorisation du montant des pensions (en août 1929).
En septembre 1954, après 2 ans de mobilisation, la Fédération arrache la loi instituant la revalorisation annuelle des rentes, évitant que la victime du travail et sa famille ne se retrouvent avec un montant de pension misérable quelques années après l’accident du fait de l’inflation. Une loi qui bénéficie aujourd’hui encore à des millions de salariés, qui ont oublié ou ignorent le rôle essentiel de l’association.
Des mutilés du travail aux accidentés de la vie
Depuis, les indignations ont été multiples pour améliorer le sort des mutilés du travail puis plus largement des accidentés de la vie : prévention des risques au travail qui ont évidemment évolué (explosion des cancers d’origine professionnelle, des troubles musculo-squelettiques et de la souffrance mentale), indemnisation des victimes de dommage corporel (victimes du travail, d’accidents de la route ou médicaux,..), citoyenneté des personnes handicapées, accès aux soins sur l’ensemble du territoire…
Un hors série ou la parole est donné aux anonymes !
Anonymes et adhérents de la FNATH, mais aussi à des personnalités comme le contemporain de l’association, Stéphane ESSEL, auteur du livre « Indignez-vous », qui a répondu aux questions de l’association : « D’un côté, certains peuvent choisir l’indifférence, de l’autre, d’autres se sentent découragés. C’est contre ces deux attitudes que nous essayons de lutter ! »
Vous trouver également celui de Macha MERIL, marraine de la FNATH, qui souhaite « un bon anniversaire à cette vieille dame qui n’a pas perdu son mordant, qui continue de recruter de jeunes adhérents, qui agit sans esbroufe, dans la continuité et la patience ». Ou encore de Guy FISCHER, sénateur du Rhône et ancien vice-président du Sénat depuis les dernières élections, rappelle que son père, accidenté au genou, « militait à l’association qui s’appelait alors les Mutilés du travail. Parfois, il m’emmenait aux réunions qui se tenaient à l’époque dans des arrière-salles de cafés. Mon père haïssait l’injustice… je crois que je tiens de lui. »

Une mobilisation qui ne faiblit pas : campagne pour une loi juste
Franchises médicales, fiscalisation des indemnités journalières, hausse des complémentaires… La FNATH se mobilise pour mettre un terme aux mesures injustes par l'adoption de la proposition de loi améliorant l'indemnisation des victimes du travail cosignée par une cinquantaine de parlementaires de la majorité pour tout savoir sur cette proposition de loi et sa nécessité vous pouvez vous rendre sur le site pour une loi juste.
La Rédaction
Les militants PS en situation de handicap oubliés par les candidats aux primaires ?
Frédéric Bouscarle, Secrétaire national de l’UMP en charge de l’insertion des personnes en situation de handicap, « dénonce le désintérêt total des candidats aux primaires socialistes pour les questions liées au handicap » dans un communiqué. Une situation malheureusement bien réelle ou seule, les profits, les dettes, Europe ou éducation ont été abordé. Un sujet pour lequel il y aurait pourtant sujet à discussion.
Frédéric Bouscarle, qui dénonce notamment dans son communiqué, l’absence totale de la part de Martine Aubry ou de François Hollande de propositions en faveur des personnes en situation de handicap ! Un sujet qui pourtant concerne plus de 10 % de la population voir 30 % si les personnes de plus de 65 ans en perte d’autonomie son ajouté. Ce dernier qui souligne que cette question reste pour la majorité un sujet important pour lequel l’UMP ne souhaite pas en faire un argument de campagne, mais « qu’elle reste un sujet réel de préoccupation ».
Rappelant qu’a l’occasion de la journée mondiale des sourds, Jean-François Copé, Secrétaire général, Valérie Rosso-Debord, députée, et Frédéric Bouscarle, Secrétaire national en charge de l’insertion des personnes handicapées, ont annoncé que l’UMP organisera un atelier sur le handicap le 1e décembre prochain qui devrait selon lui déboucher sur de nombreuses propositions concrètes.
Secrétaire national de l’UMP en charge de l’insertion des personnes en situation de handicap, concluant son communiqué sur la promesse de Nicolas Sarkozy de rendre accessible les bâtiments publics d’ici à 2015 lors de ça rencontre avec les associations. Une promesse faite au lendemain de la manifestation de l’APF le 27 septembre dernier, sur les inquiétudes sur le devenir de l’accessibilité en France. Le Chef de l’État qui avait alors assuré que le gouvernement n’accorderait aucune nouvelle dérogation sur la loi de handicap de 2005.
La Rédaction
Les entreprises du secteur médicament juge positive la progression des travailleurs handicapés
Trois ans après son premier engagement en 2008, par le LEEM et les organisations syndicales de salariés pour l’embauche de salariés handicapés. Un accord qui fête aujourd’hui sa première année d’application et qui selon les responsables de Handi-EM ces derniers affiche des résultats encourageants. Les entreprises bénéficiaires de l’accord passent de 1,69 en 2009 à 2,13 % sur les 6 % que prévoit la loi. Seul point noir, cette progression reste le fruit de quelques entreprises et non pas de l’ensemble.
Baisse des indemnités journalières : le CISS, la FNATH et l'UNAF vote contre le projet de décret
Annoncé lors de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, le projet de décret conduisant à la baisse des indemnités journalières était soumis ce matin au conseil de la CNAMTS. Le CISS, la FNATH et l'UNAF ont voté contre ce projet de décret, rejoints en ce sens par la majorité des conseillers de la CNAMTS puisqu'aucun n'a voté pour (18 contre, 0 pour, 14 abstentions).
Une disposition qui s'ajoute aux multiples attaques contre les personnes en arrêt maladie : les patients se souviendront longtemps de cette année 2011, qui devait être celle « de leurs droits ».
Ce projet de décret tire gravement à conséquence pour les personnes salariées en arrêt maladie puisqu'il prévoit une diminution des indemnités journalières.
La modification des règles de calcul (prenant en compte le salaire net au lieu du salaire brut) n'est évidemment pas anodine pour les malades : selon les propos mêmes de Xavier Bertrand, cette « baisse devrait être de l'ordre de 1 à 1,20 euro par jour d'arrêt pour un smicard » ... soit entre 30 et 40 euros par mois pour cette même personne payée au SMIC, une somme qui ne lui est en rien négligeable. Le gouvernement entend ainsi économiser 220 millions d'euros sur un poste jugé trop dynamique depuis 2010.
Nos associations n'oublient pas qu'il y a deux ans le Parlement adoptait la fiscalisation partielle des indemnités journalières des victimes du travail et que l'année dernière un décret (du 29 octobre 2010) modifiait déjà le mode de calcul des indemnités journalières pour en diminuer le montant. Elles dénoncent une politique qui tire à vue sur les populations les plus exposées aux conditions de travail dégradées et tous les travailleurs ponctuellement ou chroniquement malades.
Ce projet de décret s'inscrit dans une logique punitive qui n'en finit pas de s'en prendre aux malades sur lesquels un climat de suspicion pèse injustement. Ce sont bien entendu les personnes le plus longtemps malades qui en sont les premières pénalisées, sous prétexte de lutter contre les fraudes. Nos associations refusent une stigmatisation devenue systématique qui fait des malades, de facto, de potentiels fraudeurs de l'assurance maladie alors que leur médecin traitant juge bon, pour raison de santé, de les arrêter. Les salariés et assurés malades ne sont pas les prescripteurs des arrêts de travail et ne sont pas responsables de conditions de travail qui bien souvent usent les organismes.
Réduire le taux de remplacement des indemnités journalières de cette population, c'est tout simplement porter une atteinte directe et substantielle à leur pouvoir d'achat dans un contexte de crise économique et de chômage jamais atteint dans le pays.
La Rédaction
24e remise des Bourses de Soutien à la Recherche ophtalmologique
Au service de la recherche…et des patients, tel est le souhait de la FAF qui semble devenir ainsi la 1ère association française pour le financement de la recherche. Une soirée qui a vu la remise d’une bourse hier au Conseil Constitutionnel, à 4 jeunes chercheurs Nelly CAMPOLMI, Yonane AUSHANA, Raymond NAJJAR, Nicolae SANDA d’un montant de 30 000 €.
Une soirée a l’occasion duquel le Président Vincent MICHEL, a rappelé que depuis leur création en 1987 135 bourses de recherche ont récompensé les travaux de jeunes chercheurs. « Parmi eux, nous retrouvons des noms devenus aujourd'hui d'illustres personnalités reconnues dans le domaine de la recherche en ophtalmologie ! Pour cette année, les 9 membres du Comité scientifique de la FAF, présidé par le Professeur José-Alain SAHEL ont désigné 4 lauréats » souligne le Président, Vincent MICHEL.
« À l’occasion de la 24e édition de la remise des Bourses de soutien à la recherche, la F.A.F. confirme sa position de 1ère association française pour le financement de la recherche en ophtalmologie en attribuant des bourses de recherche d’un montant de 30 000 € à 4 jeunes chercheurs " déclare Vincent MICHEL, Président de la FAF.
« Particularités de la « promotion » 2011 : les projets soutenus ont en commun la qualité et la pertinence. Passionnants et prometteurs pour la recherche, ils ouvrent de nouvelles perspectives professionnelles à ces futurs chercheurs ou cliniciens. Seule ombre au tableau : la réduction du nombre de bourses en raison d’une modification du cadre législatif et d’une augmentation des charges sociales. Avec la même enveloppe budgétaire qu’en 2010, la FAF n’a put attribuer cette année que 4 bourses au lieu de 6 », souligne le Professeur José SAHEL.
Les lauréats 2011
Prolonger la durée de vie des greffons cornéens : Le projet de la première Lauréate Nelly Campolmi, assistante en chef de clinique en ophtalmologie, est très prometteur puisqu’il vise à mettre au point un protocole de thérapie cellulaire qui, dans un premier temps, permettra de prolonger la survie des greffons cornéens conservés en organo-culture et dans un deuxième temps de déclencher une prolifération contrôlée des cellules endothéliales, cellules clés dans le maintien de la transparence cornéenne.
Les retombées de cette découverte dont les utilisations s’annoncent multiples s’avèrent prometteuses pour les patients. Elles pourraient contribuer à une réduction de la pénurie de greffons ou à la prolongation de la durée de survie du greffon en lui faisant acquérir de nouvelles compétences comme la protection renforcée contre l’apoptose, la production de molécules immunomodulatrice ou le déclenchement contrôlé de la prolifération.
L’organisation corticale auditive chez les aveugles : Doctorant en 3e année de neurosciences, Yonane Aushana s’intéresse à la distribution corticale des réponses auditives dans le cortex visuel primaire chez des sujets aveugles depuis la naissance. L’objectif de cette étude : établir une organisation fine des cartes corticales auditives jusqu’à maintenant méconnue. Grâce à la bourse décernée par la FAF, le jeune chercheur entend poursuivre les expérimentations entreprises et achever sa thèse.
Les sujets, ayant perdu la vision précocement développent des capacités supra normales de localisation des sources sonores quelle que soit leur position spatiale. Ils compensent donc la perte de vision par l’audition. Si ce postulat est admis par la communauté scientifique, une question majeure demeure à ce jour non résolue : quelles sont les basesneuronales d’un tel processus de compensation ?
Vieillissement et sensibilité photique du système circadien : Doctorant en neurosciences à Raymond Najjar, s’intéresse aux effets du vieillissement sur la sensibilité à la lumière de notre horloge biologique et notamment à son implication chez des patients atteints de cataracte.Le brillant étudiant s’est fixé pour mission de tester l’hypothèse selon laquelle, le brunissement du cristallin oculaire, observé au cours du vieillissement normal et chez les patients atteints de cataracte, contribue à modifier la sensibilité du système circadien à la lumière, entraînant un certain nombre de troubles physiologiques.
Optimiser la perception des images pour les déficients visuels : Ancien interne en neurologie et étudiant en Master 2 de Neurosciences, Nicolae Sanda s’intéresse au traitement informatique de l’image. Ses travaux portent sur le perfectionnement d’un nouvel algorithme informatique qui permet de restituer une partie de la fonction visuelle chez des sujets gravement atteints de dégénérescence rétinienne. Ce projet offre une plateforme exceptionnelle pour l’évaluation fonctionnelle de ces patients ainsi que des moyens spécifiques permettant de tester de nouvelles aides visuelles. Grâce à la bourse qui lui a été attribuée par la FAF, Nicolae va pouvoir participer aux tests menés cette fois sur des patients atteints de Dégénérescence maculaire liée à l’Âge et souffrante d’une atteinte de la vision centrale sévère.
« Autant de pistes prometteuses pour faire avancer la recherche et c’est ce défi que la FAF, première association de patients pionnière dans son soutien à la recherche, relève avec succès de- puis plus de vingt ans. Ses bourses de soutien à la recherche, dont la FAF célèbre aujourd’hui la 24e édition, sont la preuve d’un engagement constant au service d’une recherche de qualité dont le but prioritaire est de venir en aide aux personnes aveugles ou malvoyantes » souligne le Professeur José-Alain SAHEL.
La Rédaction

