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Le CESE rend un avis favorable sur le projet de loi : « l'adaptation de la société au vieillissement »

Le CESE rend un avis sur le projet de loi l'adaptation de la société au vieillissement

Saisi par le premier ministre le 18 février 2014, pour avis sur le projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement projet de loi ou bon nombre de désaccord existe encore. Le CESE vient lui de rendre aujourd'hui son avis favorable par 152 pour et 1 contre sur 156 votants en présence de la ministre déléguée Michèle DELAUNAY. Un avis dont les préconisations avaient été rapporté par Daniel PRADA (groupe CGT) présidée par François FONDARD (groupe UNAF), et par Monique BOUTRAND (groupe CFDT) et Jean-Alain MARIOTTI (groupe des Entreprises).

Le CESE qui se réjouit du changement de regard de la société proposé par le projet de loi, une la population française qui connaîtra un fort vieillissement passant de 15 millions en 2012 à 24 millions en 2060, celui des plus de 80 ans de 5,7 millions à 12 millions. Si l'espérance de vie est élevée, l'espérance de vie sans incapacité stagne à 63,5 ans pour les femmes et 61,9 ans pour les hommes.

Pour autant, l'augmentation du nombre des personnes âgées ne devrait pas un accroissement à proportion de la dépendance. Ainsi en 2013, seules 17 % des personnes de plus de 85 ans sont dépendantes. Les autres, même fragilisées et moins mobiles, souhaitent vieillir chez elles. Le leur permettre le plus longtemps possible suppose de limiter ou de retarder la survenue des incapacités.

Pour le CESE, une intervention précoce, tout au long de la vie, en matière de bien être, de santé et d'accompagnement lors des ruptures du parcours de vie, contribue à la réalisation de cet objectif. Cela nécessite aussi d'imaginer un urbanisme, des transports, des logements qui autorisent les âgés à rester dans leur "chez soi", leur environnement social, même s'ils deviennent plus vulnérables.

Le CESE qui se réjouit du changement de regard de la société proposé par le projet de loi. Un changement de regard essentielle pour lequel le CESE précise notamment que « le vieillissement étant encore trop souvent appréhendé sous le seul angle de la dépendance et il convient de mobiliser un ensemble de leviers au service d'une stratégie globale permettant de favoriser, le plus longtemps possible, l'autonomie des personnes âgées ».

Il regrette toutefois que ce changement de cap, cet élan, figurent essentiellement dans le rapport annexé mais ne soient pas marqués comme un véritable engagement dans le texte même de la loi. Il souligne également que la réponse aux besoins des personnes âgées appellera des financements supplémentaires au delà des 645 millions de la seule contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie prévue aujourd'hui.

Le défi de la longévité, une opportunité pour tous

Comme l'indique le rapport annexé au projet de loi, « la vieillesse est plurielle » : les gains d'espérance de vie sont très inégalement répartis selon les territoires et les catégories socio-professionnelles. Les premières années de la retraite sont marquées par l'aide aux descendants et ascendants, l'engagement social, des activités diverses.

Puis, dans une deuxième phase, commencent souvent à être ressenties une fatigue, une fragilité physique ou sociale. Enfin peut venir un « troisième âge » où, d'aidants, les âgés deviennent de plus en plus aidées. C'est souvent à ce stade que peut intervenir la perte d'autonomie.

Le CESE a annoncé dans son avis souhaiter encourager le bénévolat mais émet des doutes sur la création d'un « volontariat civique senior » envisagé par le projet de loi sur le modèle de celui ouvert aux jeunes. S'il soutient le souci affiché, afin de rompre l'isolement des seniors, de développer la mobilisation de jeunes en service civique et de mettre en réseau les associations de bénévoles avec la Mobilisation nationale contre l'Isolement social des Âgés (MONALISA), le CESE insiste sur le fait que ce bénévolat ne doit pas se substituer à l'action des professionnels.

Sur la part de dans la société parfois source de déséquilibres, sans identification et si les politiques publiques n'accompagnent pas un changement sur le regard porté sur le vieillissement. Un rapport annexe qui invite à « consacrer la place des âgés et reconnaître leur rôle fondamental dans la société », le CESE regrette que le projet de loi n'évoque pas la nécessité d'un engagement national concret sur ce point et préconise l'organisation de campagnes nationales de communication pour valoriser la solidarité entre générations. Pour le CESE, un « gérontopôle » devrait être mis en place dans chaque région, en lien avec les universités.

Proposant également que les différents organismes de retraite incitent leurs ressortissants via leur portail internet à se poser les questions d'activités, de logement et de mobilité au moment du départ en retraite. Il regrette cependant que le projet de loi reste surtout axé sur la sphère médico-sociale. Pour intégrer la question du vieillissement, transversale, dans toutes les politiques publiques, il suggère de rattacher le secrétariat d'État aux Personnes Agées à un ministère plus large de l'Egalité et de la Solidarité.

Un avis qui revient également sur la prévention du vieillissement, bâtir le vivre ensemble mais aussi vieillir plus longtemps chez soi tout comme de faire du vieillissement un atout sociale et économique pour lequel le CESE précise son point son avis et ses préconisations.

La Rédaction

Catégorie : AUTONOMIE - DÉPENDANCE
Publication : 27/03/2014

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