Emmanuel MACRON ne ferme pas la porte à la création d’une deuxième journée de solidarité non payée
Lors de son intervention sur la Chaîne BFM.TV qui aura été pour le moins « chaude » ou il aura été bousculé dans ces retranchements par les deux journalistes Edwy PLENEL et Jean-Jacques BOURDIN, pour un premier bilan un an après son arrivée. Le Président de la République Emmanuel MACRON a jugé la piste d’une deuxième journée travaillée non payée ou « journée de solidarité active » comme une « piste intéressante ». Une deuxième journée qui elle contrairement à la première qui finance aussi le handicap, celle-ci ne concernerait uniquement que les personnes âgées.
Emmanuel MACRON qui malheureusement ne sera pas abordé, malgré une émission plus longue que prévus de près de 30 minutes, la question du handicap et notamment les réformes en cours sur l’emploi ou encore le logement très contesté le point de l’accessibilité, mais aussi des aidants ou encore des problèmes de santé…
Une piste parmi d’autres…
Parmi les annonces faites par le chef de l’État et répondant a une question des journalistes, qui lui demandait si il estimer nécessaire la création d’une deuxième journée solidarité, s’inspirent du modèle du lundi de Pentecôte mis en place en 2004, pour financé la dépendance, également financée par la CSG qui vient d'augmenter ! Emmanuel MACRON en s’interrogent « Est-ce que ça a bien marché la dernière fois ? », ajoutant « Je ne suis pas contre, je pense que c'est une piste intéressante, il faut le regarder (...) Ça peut être une option ». Soulignant que cette possibilité avait été évoquée il y a quelques jours par Agnès BUZYN, ministre de la Santé.
Une idée qui interpelle…
À gauche comme à droite ou chez les associations, cette possibilité et loin de faire l’unanimité. Tandis que le président de la Confédération française des retraités Pierre ERBS à lui approuvé cette piste de réflexion tout en reconnaissant que cela. « N’est pas une nécessité (…) mais viendrais renforcer le financement de la prise en charge ». Pour Pascal CHAMPVERT, président de l'Association nationale des directeurs au service des personnes âgées, estime lui au contraire qu’il « faudra beaucoup plus de 1,5Md. Mais plutôt 10Md ! On voit bien que c'est la cinquième semaine de congés payés qu'il faudrait supprimer ». Une situation confirmée selon les projections de l’INSEE qui atteste que d’ici 2060, ce sont 23,6 millions de Français qui seront âgés de plus de 60 ans. Soit une personne sur trois.
Des politiques eux même loin de soutenir cette possibilité comme la députée de la France Insoumise, Clémentine AUTAIN, c’est dite opposée sur France Info à rendre encore « la vie plus difficile à ceux qui travaillent ». Le député LREM Olivier VERAN, spécialiste des questions de santé et rapporteur général de la Commission des affaires sociales, s’interroge soulignant que « la mesure ne rapporterait que 2Mds alors que les besoins devraient avoisiner près de 8Mds ». Pour l’eurodéputé Florian PHILIPPOT a affirmé sur Twitter que « la folie de l’austérité frappe une nouvelle fois » précisant que les jours fériés « n’ont pas a servir d’ajustement budgétaire (…) ont ne comblera pas les déficits budgétaires en ramenant les Français au XIXe siècle ».
Une possibilité qui reste a l’étude…
Si la question du financement est une nécessité reste la question de savoir a quoi exactement faut-il investir dans les maisons de retraite, dans les établissements médico-sociaux ou promouvoir l’habitat
inclusif comme le démontre certains projets a Bordeaux ou a Lilles.
Mais cette piste reste une hypothèse. La ministre de la Santé souhaite d'abord « un débat sociétal, avec notamment les élus », avant de « proposer une solution d’ici à la fin de l’année ». Parmi les autres hypothèses celle des "assurances privées", a complété Agnès BUZYN ; "Il y a aujourd'hui des gens qui ont envie de vendre ce type de modèle (…) pour lequel je ne suis pas trop favorable aux modèles assurances ». Suggérant « des pistes via l’Ondam ». Tout en reconnaissant que « l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes imposait de trouver un nouveau financement ».
La ministre qui avait également sur le plateau de BFM.TV « en train de régler » le « problème aigu » lié à la réforme de la tarification des Ehpad. « Nous sommes en train de trouver une solution pour qu’il n’y ait aucun Ehpad perdant avec la nouvelle tarification », a-t-elle affirmé. « Pendant deux ans, nous allons neutraliser les effets de la réforme, ce qui nous laisse le temps de réfléchir à l’avenir », a-t-elle précisé, soulignant que « c’est en fait le financement des départements sur la partie dépendance qui posait problème ».
Plus de 30Mds de finance…
Si il est difficile de jugé le montant que celle-ci pourrait rapporter, ont peut néanmoins prendre comme référence le montant récolté en 2017 pour le lundi de Pentecôte servent à financer la perte d’autonomie aux personnes âgées et des personnes handicapées, aura été de 2.37 Mds. Selon un rapport du CNSA en charge de cette journée de solidarité, ce sont plus de 30Mds qui ont été récoltés depuis quatorze ans, et sa mise en place après la canicule de 2003 qui avait causé plus 15 000 décès.
Des recettes qui en 2017 qui pour cette journée dont 915,3M auront bénéfice des personnes handicapées et le fonctionnement des MDPH, auquel s’ajoute 331,3 pour les établissements médico-sociaux. Le restant plus 1,42M attribué aux personnes âgées.
Qui sont les financeurs ?
Créée à l’ origine le lundi de Pentecôte, depuis 2008, elle est fixée n’importe quel jour férié chômé. Elle consiste pour les salariés des secteurs privés comme de la fonction publique de travailler gratuitement à cet effet a hauteur de 0,3 % de la masse salariale auquel s’ajoute désormais les revenus du capital et des revenus du patrimoine à l'exception de l'épargne populaire telle que le livret A. Des salariés qui pour cette journée peuvent soit travailler sans rémunération, ou à prendre une journée de RTT ou un jour de congé payé comme c’est le plus souvent le cas. Mais aussi ou encore à effectuer 7 heures supplémentaires non rémunérées fractionnées dans l’année. À noter : les salariés qui changent d’employeur en cours d’année et ont déjà donné une journée de solidarité ne sont pas tenus à en effectuer une autre et s’ils le font, cette journée donne lieu à rémunération supplémentaire et repos compensateur.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 16/04/2018
Adhérez à l'association
Articles en relation
Huit associations et professionnels interpellent les politiques en raison du manque de personnel
En France, une personne sur cinq joue le rôle d’aidant, mais seulement la moitié se reconnaît comme telle. Ces aidants apportent leur soutien à des proches tels que des enfants, des frères, des sœurs, des parents ou des conjoints confrontés à la maladie, à la perte d'autonomie ou au handicap. A cette occasion huit associations dont l’AFM, l’APF, l’UNA ou encore l’ADMR ont interpellé le gouvernement et le président de l’association des Départements de France sur « la crise du secteur de l’aide humaine au domicile face à une pénurie dramatique de personnel ».
Mise en place de la Prime Adapt à partir du 1er janvier : probleme les logements sociaux exclus
Depuis le 1er janvier 2024 la loi met en place désormais la « Prime Adapt » concernant le maintient des personnes handicapées ou en perte d’autonomie. Un véritable défi pour notre société sachant le vieillissement de la population la question du bien vieillir et plus précisément celle du maintien à domicile. Probleme cette nouvelle aide avec un objectif de 680 000 logement sur 10 ans, celle-ci ne concerne que des propriétaires ou locataires et ménages modestes uniquement dans le secteur privé sachant le logement social et pour l’instant exclus de cette aide.
Strasbourg, accueil sept nouveau logement en habitat partagée pour adultes autistes avec Autonome Ensemble
Alors que des milliers d’Autiste sont encore chaque année contraint à l’exil. L’association Autonome Ensemble, créée en 2020 par Jérôme SAUER. Après un appel au don réussie, ont inauguré le premier habitat inclusif pour adultes autistes du Grand Est « La Cordée », le 17 ocotobre dernier. Un nouvel espace de vie collectif et partagé de 243 m2, composé de sept logements du T1 au T2, situés à Strasbourg dans le quartier de la Robertsau. Un projet qui aura également reçu le soutien de nombreux partenaires, acteurs du secteur du handicap, publics comme privés.
Les salariés de l’aide a domicile et accueillant familiaux bénéfice de masque gratuit
Alors que la situation sanitaire se dégrade en France, la question des masques continue à se poser. Contrairement au mois de mars, on ne parle plus de pénurie. Il s’agit plutôt de savoir qui prend leur achat en charge. Ces désormais le cas depuis la publication d’un arrêté publié au Journal officiel le 28 octobre dernier par la Ministre Brigitte BOURGUIGNON, en charge de l'Autonomie. Pour les accueillants familiaux et les salariés de l'aide à domicile avec 10 masques par semaines. Une gratuité qui fait pourtant des exclus comme le regrette la Fédération française des services à la personne et de proximité (FEDESAP).
l'ODAS et le CNSA lance un appel à contributions sur les initiatives innovantes de soutien aux proches aidants
2020.09.09 --- L'Odas, en partenariat avec la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) lance, à partir du 8 septembre 2020, un appel à contributions afin d'identifier, d'expertiser et de promouvoir des initiatives innovantes de soutien aux proches aidants. Un appel à projet pour lequel une dizaine d’actions seront sélectionnés.
Mieux connaître les besoins et les attentes des aidants : Medissimo lance une consultation nationale
Alors que le nombre de séniors en perte d’autonomie ne cesse de progresser et que la France comptent 11 millions d'aidants accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance. Des hommes et femmes longtemps invisibles, ces derniers commencent enfin à être entendus. Ainsi Madame Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé un congé rémunéré pour les aidants dès 2020. Une disposition qui va dans le bon sens, mais largement insuffisante pour aider les aidants. C'est pour mieux connaître les besoins et les attentes des aidants sur cette préoccupation quotidienne, et les impliquer dans le développement de nouveaux services innovants, que Medissimo, à lancé une grande consultation nationale.
