Accident Vasculaire Cérébral Agir en amont pour diminuer de 80% les risques pour une meilleure prévention
À l’occasion de la Journée mondiale de l’Accident vasculaire cérébral qui a lieu demain, équivalent français du World Stroke Day, la Société française Neuro-Vasculaire (SFNV) et La Fédération Nationale France AVC se mobilisent pour alerter la population sur les facteurs de risque et les mesures préventives permettant de réduire de 80 % le risque de survenue d’Accidents vasculaires cérébraux (AVC). Une maladie au niveau mondiale represente 10.8 % des décès chaques selon l'OMS, juste après les Cardiopathie ischémique qui en représente 12.8 %.
L’AVC, un problème de santé publique…
En France, près de 800 000 personnes on était l’objet d’un AVC. Un risque de santé mal pris en compte par la population française pour lequel les idées préconçues sont souvent nombreuses comme celle liée a l’âge. Pourtant parmi ces personnes concernées, plus d’un quart ont moins de 65 ans et 500 000 d’entre eux ont gardé des séquelles. Un nombre de personnes concernées qui ne cesse d’évoluer puisque ont dénombre ainsi chaque année en France 140 000 touchée et environ 30 000 en décéderons.
Un AVC qui sera pour les 110 000 restants la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, et est devenu la première cause de mortalité chez la femme.
Quels conséquences et symptômes…
Un Accident vasculaire cérébral qui survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché (85 % des AVC sont des accidents ischémiques), ou lorsque la rupture d’un vaisseau sanguin provoquant une hémorragie (AVC hémorragique ou hématome) survient dans le cerveau. Les conséquences peuvent être dramatiques avec des cellules du cerveau qui sont détruites ou qui ne reçoivent plus l’oxygène et le glucose dont elles ont besoin pour fonctionner normalement.
Un AVC, dont les premiers symptômes soudains et latéralisés, c’est-à-dire apparaissent d’un seul côté sont ceux d’une paralysie, d’une faiblesse ou un engourdissement d'une partie ou de la moitié du
corps. Mais aussi par exemple celles d’une déformation de la bouche provoquant des difficultés à parler. Celle d’une perte de la vision d’un œil ou des troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche. Enfin une céphalée atroce inhabituelle. Des symptômes qui peuvent sont généralement soudains dans le cas de l’apparition d’un ou plusieurs d’entre eux appelez le 15. La prise en charge le plus tôt possible auguementant, le risque, d’amoindrie le risque de séquelle a l’AVC.
Des progrès thérapeutiques…
Une fois le ‘15’ composés, les patients sont admis dans un circuit organisé et coordonné avec l’ensemble des professionnels de santé jusqu’à l’arrivée au sein d’une unité neuro-vasculaire où une équipe dédiée s’occupera d’eux. Une prise en charge qui permet selon le corps médical de diminuer d’environ 20 % la mortalité. L'on en compte 135 actuellement en métropole et en outre-mer.
Ainsi depuis 2003, la thrombolyse (à moins de 4h30 après), puis depuis 2015 la thrombectomie (à moins de 06h00 après) la phase aigüe de l’accident ischémique, sont deux traitements qui ont permis de diminuer considérablement le risque de handicap.
« La prévention comme objectif » !!!
Mais aussi et delà des progrès thérapeutiques et de prise en charge, les AVC et encore aujourd’hui mal connu du grand public tout comme leurs conséquences, et parfois sujet a des idées préconçues. Pour le Pr Serge Timsit, Président de la SFNV, Chef du Service de Neurologie au CHU de Brest, la nécessité et aussi pour le corps médical et l’ensemble de la population est de mieux prévenir l’AVC:
« Grâce à la filière neuro-vasculaire au service d’une prise en charge optimale des patients atteints d’un AVC couplé aux progrès réalisés en matière de traitement ces dix, dernières années, nous sommes désormais en mesure de mieux soigner les malades et de diminuer le risque de séquelles. L’objectif aujourd’hui pour l’ensemble des acteurs de santé est de faire en sorte d’éviter que les individus ne deviennent des malades. La prévention constitue dès lors un objectif majeur. Elle est possible grâce à l’identification d’un certain nombre de facteurs de risque vasculaires modifiables permettant ainsi une prévention efficace », insiste le Pr Serge TIMSIT.
Un AVC, dont 90 % d’entre eux, dépendent de 10 facteurs de risque modifiables et que sont, l’hypertension artérielle, le tabagisme, la consommation d’alcool excessive le poids, la sédentarité, l’alimentation, le cholestérol, les facteurs psychosociaux, les problèmes cardiaques ou enfin le diabète. En contrôlant mieux ces facteurs de risque selon la SFNV se sont ainsi 80% des AVC qui pourraient être évités.
Afin d'informer le plus grand nombre sur ces facteurs de risques modifiables et les mesures préventives, des actions de sensibilisation seront menées autour de la journée mondiale de l’AVC, organisée dans toutes les régions de France, notamment dans les centres hospitaliers, avec la SFNV. Des informations que vous également retrouver sur le site dédié : accident vasculaire cérébral.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : SFNV / France AVC
Publication : 27/10/2017
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