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La Cour d’assises de Nancy condamne six personnes pour acte de torture et de viols sur une jeune handicapée mentale…

La cour d_assises de Meurthe et Moselle à Nancy 81168

Après trois semaines de procès, six personnes ont été condamnées aujourd’hui par la Cour d’assises de Nancy pour actes de torture barbarie mais aussi de viols aggravés, sur une jeune déficiente mentale, Clara, en 2015, à Verdun, aujourd’hui âgée 22 ans. Condamnant les six auteurs des faits a des peines de prison 7 à 18 ans de prison. Une peine dont les avocats de la défense ont annoncé ne pas avoir l'intention de faire appel.

Un crime abject et barbare loin d’être une première…

Des personnes déficientes mentales qui sont souvent prises pour cibles dans ce type d’agression qu’il s'agisse de viol ou d’agressions sexuelles. Un procès néanmoins exemplaire tant par durée que sur les faits, et présidé par Catherine HOLOGNE. Les faits il remonte à 2015, la victime Cassandra, a été séquestré, attaché, frappé, violée, brûlée, contrainte à dormir par terre et à manger de la nourriture pour chat, d'hygiène et de soin pendant près de treize jours. La jeune femme qui aura été également forcée à pratiquer des actes zoophiles et à se faire raser la tête. Certains sévices ayant été photographiés et filmés et contraints par deux fois à s'immerger dans la Meuse.

La jeune fille qui avant les faits résidait dans une famille d’accueil depuis l’âge cinq ans. Une famille qu'elle avait quittée quatre mois avant les faits, depuis que Clara, en apprentissage à Verdun, avait une chambre au foyer des jeunes travailleurs. Date a lequel elle avait fait connaissance du couple DUPONT-DENISART. Nelly, sa mère d’accueil qui aura témoigné avoir été alerté par la banque à cause de nombreux retraits. Des faits, alors que la victime était déjà sous l’emprise de ces bourreaux. « On a donc vu Clara avec l’éducatrice » précise Nelly, mais ce 2 mars elle reste muette. Des faits que la victime le visage tuméfié, crâne rasé, squelettique et sale, avait révélés à une assistante sociale, le 17 mars 2015, alors même que deux des accusés la menaçaient de mort.

7 à 18 ans de prison ferme…

C’est au côté de son petit ami, après plus de neuf de délibéré, que la victime Cassandra, aura écoutée le verdict, se disant « soulagée » pour elle « ils ont pris une grosse peine, ils le méritent ». Des actes pour lesquels « il me sera très difficile de me reconstruire et pour lequel j’ai en permanence les images en tête ». Les coupables âgés de 19 à 27 ans auront été finalement condamnés à des peines inférieures à celles requise par l’avocat général. Certains des avocats qui auront tenté lors de ces trois semaines de procès comme l’avocat Laëtitia DUPONT, Me MANGEOT, qui aura tenté de soumettre l’idée que Clara « aurait tout accepté pour se faire accepter par le groupe, pour se faire des amis ». ou même qu’à certains « moments où la contrainte physique ou matérielle ne s’est pas exercée et Clara n’est pas partie ».

Une thèse refusée par l’avocat général qui dans son réquisitoire rappelant que l'objectif était aussi de « récupérer le fric » de leur victime. Mais aussi par l’expert psychiatre « Clara était vulnérable, impressionnable, manipulable », souligne le psychiatre qui a examiné la victime, dont l’âge mental a été estimé à 12 ans. « Elle a été dépossédée de son statut de personne, est devenue un objet, une chose que l’on peut exploiter pour sa propre satisfaction ». l’avocat de la victime Me Violaine LAGARRIGUE aura parlé d’une "une toile d'araignée" autour de la victime, séparée de sa famille d'accueil.

La cour ayant condamné à 18 ans de prison contre Laëtitia DUPONT et Manuel PASQUEREAU, à l'origine notamment d'une multitude de sévices et dont l’avocat général considère ces deux derniers comme les plus violents et où « chacun est exploité au mieux de ses compétences », a ironisé le magistrat.

Les quatre autres Dylan BOUFLIOUNE et Raphaël GENTILHOMME ami d'enfance de la victime, qui l'ont frappée et violée à plusieurs reprises, ont eux été condamnés à 10 ans. Caroline DENISART, à 15 ans de réclusion criminelle. La petite amie de Manuel PASQUEREAU, Mylène SANTOS, a été condamnée à sept ans de prison, conformément aux réquisitions, pour sa participation à un passage à tabac et non-dénonciation de crime.

La Rédaction

 

 

Catégorie : JUSTICE & JUSTICE ADMINISTRATIVE
Publication : 08/02/2019
handicap mentalviolencesCour d'AssisesMeurthe-et-MoselleNancy

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