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Les Français toujours convaincus par la protection sociale, mais doute sur l’universalité des prestations

Graphique DREES Des francais partages sur l integration des personnes handicapees

Si les Français se disent globalement satisfaits du système de santé et de protection sociale, de plus en plus exprime leur souhait de réformer ce modèle. Des résultats, issus et publiés dans le dernier baromètre d'opinion de . Des Français doutent de plus en plus du principe d'universalité des prestations, des sentiments qui sont comparables a celui d'une autre tendance celle de la crainte de la précarité. Une étude qui démontre l'avis partagés sur les efforts pour intégrer les personnes handicapées.

« Un contexte de crise »

Une situation qui selon les analystes de la DREES ce baromètre aurait comme l'un des facteurs, le contexte de la « crise économique et sociale au long cours, la peur de se retrouver démuni » qui se révèle prégnante pour 90 % des Français se sentent préoccupés par la pauvreté, 89 % par les salaires et le pouvoir d'achat, 88 % par le chômage et, enfin, 87 % par l'avenir du système de retraite.

Ainsi depuis 2010, face à une crise qui avait commencé deux ans auparavant en 2008, ils se révèlent ainsi moins nombreux à soutenir l'universalité. Estiment notamment que seuls les cotisants devraient bénéficier des allocations chômage et des retraites (+ 20 points) ou des allocations familiales et de l'assurance maladie (+ 10 points).

Des ménages modestes plus soutenus...

D'autre part, ils sont également plus nombreux à souhaiter des aides sociales ciblées sur les ménages les plus modestes. Ils sont, ainsi quatre Français sur dix approuvent, le principe de modulation des allocations familiales selon les revenus. Pour 39 % des Français, elles doivent être distribuées à toutes les familles, mais davantage à celles dont le revenu est inférieur à 6 000 euros. 42 %, affirment que celle ces derniers devraient en être les bénéficiaires

Un avis partagés sur les efforts pour intégrer les personnes handicapées

Ils sont, ainsi 56 % des Français considèrent, que la société actuelle fait des efforts pour intégrer les personnes handicapées. Un résultat en retrait de huit points par rapport à l'année dernière. Toutefois, ce dernier est dans la moyenne de ceux observés depuis 2004.

De nombreux clivages sont observés sur cette question : les jeunes (67 % des moins de 30 ans contre 52 % des 35 ans et plus) et les personnes les plus diplômées (65 % des personnes ayant a minima Bac + 2 contre 48 % des personnes de niveau de diplôme BEPC-CAP-BEP) sont plus nombreux à considérer que la société fait des efforts pour intégrer les personnes handicapées.

Lorsque la formulation de la question est remplacée par « la société actuelle se donne tels les moyens d'intégrer les personnes handicapées ? » (Question posée aléatoirement à la moitié de l'échantillon), les Français sont moins positifs : moins de la moitié d'entre eux sont alors d'accord avec cette affirmation selon laquelle la société actuelle se donne les moyens d'intégrer les personnes handicapées (48 % contre 52 % qui sont en désaccord

Reste que plus de quatre Français sur dix seraient disposés à cotiser davantage pour maintenir le niveau de prestations en ce qui concerne les retraites, les aides aux personnes handicapées et aux personnes âgées dépendantes.

Des soins en villes satisfaisants

En matière de santé, les Français se montrent en majorité satisfaits du système de soins de ville. En revanche, ils le sont un peu moins quant à la qualité des soins et des services dispensés par les hôpitaux et les cliniques (70 % à 75 %). Par ailleurs, ils se sentent globalement en bonne santé, une tendance stable depuis 2007. Une situation qui confirme également la désertification du maillage de la santé notamment en zone rurale ou de plus en Français sont parfois a faire entre 5 et 10 km pour trouver un médecin généraliste et parfois jusqu'à 40 km pour un hôpital. Ils sont ainsi 42 % à estimer qu'il convient de limiter la liberté d'installation des médecins.

Concernant le déficit de l'assurance maladie, 84 % des personnes interrogées estiment que la priorité et de limiter les tarifs des professionnels de santé et taxer davantage les laboratoires pharmaceutiques (81 %), ou encore, d'inciter les médecins à réduire la prescription de médicaments ou d'examens. 15 % d'entre eux estiment qu'ils seraient nécessaires de réduire la prise en charge des longues maladies.

Des Français qui sont en revanche moins préoccupés par les sujets liés à la santé que par le passé. C'est notamment le cas du sida qui inquiète 58 % des Français en 2014 contre 80 % en 2004, et, dans une moindre mesure, du cancer (83 % en 2014 contre 91 % en 2004).

Un systhème qui doit servir de modèle

Selon 81 % des Français, le système de sécurité sociale français « peut servir de modèle à d'autres pays ». Trois quarts des Français pensent que le système de sécurité sociale français « fournit un niveau de protection suffisant », mais deux tiers d'entre eux pensent qu'il « coûte trop cher à la société ».

Ce contraste entre l'exemplarité ressentie et le coût élevé du système de sécurité sociale français était déjà notable en 2006 selon les données de l'Eurobaromètre. Les Français étaient alors parmi les plus nombreux en Europe à considérer leur système de sécurité sociale comme exemplaire mais trop coûteux.

À propos du Baromètre d'opinion de la DREES

Mis en place depuis 2000, ce baromètre d'opinion de la DREES analyse l'opinion des Français sur la santé, la protection sociale (assurance-maladie, retraite, famille, handicap dépendance, pauvreté exclusion) ainsi que les inégalités sociales et la cohésion sociale. Les données de la vague 2014 ont été collectées, en face à face, du 20 octobre au 6 décembre, auprès d'un échantillon de 3 009 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans ou plus en France métropolitaine. En mettant en parallèle les évolutions perçues et réelles des politiques sanitaires et sociales, ce Baromètre apporte un éclairage complémentaire aux travaux statistiques menés habituellement par la Drees sur ces sujets.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Pour en savoir plus :

Catégorie : STATISTIQUES -- SONDAGES
Publication : 15/04/2015

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