75 % des Français ne font pas confiance à nos dirigeants politiques pour l'apprentissage et la formation professionnelle
À l’occasion de la 5eédition du Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle et, alors qu’une nouvelle réforme concernant la formation professionnelle est entrée en vigueur le 1er janvier 2019, les organisateurs du Salon ont mener une enquête avec l’institut YouGov(1) auprès des Français afin de connaître leur opinion en la matière. Des résultats qui font notamment apparaitre que 75 % Français font plus confiance à leurs entreprises qu’à leurs dirigeants politiques pour pouvoir continuer à se former tout au long de leur vie. Un sentiment largement partagé dans un sondage que nous avions mené lors du vote au Parlement de la loi 79 % de salarier en situation de handicap avait cette perception.
Une grande majorité de Français (75 % d’entre eux) estime ainsi que l’apprentissage et la formation professionnelle ne sont pas suffisamment pris en compte par nos dirigeants et représentants politiques. Dans le détail, les politiques sont les plus critiqués (75 % de ‘non’ contre 17 % de ‘oui’). Notons également qu’en fonction des profils observés, quelques particularismes émergent. En effet, les CSP+ semblent moins critiques à l’égard de nos dirigeants et représentants politiques. De plus, le fait d’être actif’ semble impacter les réponses à cette question, tout comme le niveau hiérarchique des répondants.
A contrario, les Français semblent moins critiques à l’égard des entreprises sur le sujet, 42 % d’entre eux leur faisant confiance en matière de formation et d’apprentissage et 51 % étant plus partagés au regard de leurs réponses. Rien d’étonnant donc à ce que lors d’une démarche de reconversion professionnelle, 28 % des répondants (et 34 % des actifs), déclarent qu’ils se tourneraient en priorité vers leur entreprise.
Mauvaise adéquation besoins et les formations proposées…
Moins de 3 Français sur 10 (28 %) estiment que les formations professionnelles répondent aujourd’hui aux différents besoins exprimés par les entreprises. Et quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les plus jeunes (y compris les étudiants qui sont les principaux concernés, mais qui n’ont pas encore été confrontés à la vie active) s’opposent à leurs ainés sur ce sujet : 41 % des 18-24 ans pour seulement 21 % des 55 ans et plus.
Ce constant prend toute son importance lorsque plus de 6 Français sur 10 déclarent spontanément que formation professionnelle et faible taux de chômage sont étroitement liés (65 % d’entre eux contre 12 % seulement affirmants le contraire). L’étude qui révèle que les Français que 75 % des répondants ne font pas confiance à nos dirigeants politiques en matière d’apprentissage et de formation professionnelle.
Enfin, une part non négligeable de Français cite la mobilité professionnelle comme un moyen d’acquérir de nouvelles compétences (28 %). Dans le détail, la mobilité professionnelle est également perçue comme un facteur indispensable à la construction d’une carrière (14 %), même si elle requiert pour 29 % des répondants une forte capacité d’adaptation. Un élément important sachant que les Français en situation de handicap ou non seront au moins une fois dans leur vie professionnelle, contraint de changer de métier ou de profession.
Des résultats, dont Alexandre NOBECOURT, Commissaire Général du Salon, qui font écho à l’apprentissage et la formation professionnelle et à plusieurs réformes « visant à simplifier les démarches, à protéger les plus vulnérables et à donner plus de liberté à chacun dans l’acquisition de nouvelles compétences. Validées par la loi ‘avenir professionnel ». Une situation précise-t-il dont les « experts du sujet s’accordent pour dire qu’il s’agit cette fois d’une révolution et non d’une énième évolution. Ces nouveaux dispositifs de formation, qui sont entrés en vigueur le 1er janvier 2019, devraient permettre à chacun de se former tout au long de la vie, pendant ou en dehors de son temps de travail, transformant le fameux plan de formation en un nouveau plan de développement continu des compétences ».
À propos du Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle
Organisé par JobRencontres (Groupe L’Etudiant), le Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle est un salon unique de rencontres et d’échanges qui propose des solutions pour faire bouger sa vie professionnelle. L’édition 2018 a réuni 24 736 visiteurs, 150 exposants, 12 partenaires officiels et proposées 80 conférences, ateliers coaching, keynotes...
Stéphane LAGOUTIÉRE
Sources : Salon du Travail et de la Mobilité Professionnelle
(1) Sondage a été mené auprès d’un échantillon de plus de 1000 personnes représentatives de la population française, selon la méthode des quotas en vigueur. Il a été réalisé en ligne du 6 au 7 décembre 2018. Tous les chiffres, sauf mention contraire, sont donc le résultat de cette enquête menée par YouGov France et sont présentés arrondis au pourcent le plus proche pour en faciliter la lecture
Publication : 04/01/2019
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