Les syndicats demandent une remise à jours de la formation des enseignants notamment en matière de handicap
Face a des incohérences du système et de l »énorme machine que représente l'éducation nationale, pour preuve le cas d'un professeur aveugle réquisitionné pour surveillé les épreuves du Brevet des collèges le 30 juin dernier (v.article). Des syndicats qui ont lancé un appel il y a une semaine a la ministre de l'Éducation nationale, afin notamment de mieux prendre en considération la préparation des apprentis professeurs des écoles dont 82 % se sentent pas assez préparés pour être responsables d'une classe, selon une enquête du syndicat du primaire le SNUipp-FSU.
Un syndicat qui à demandé hier 30 juin, la remise à plat de leur formation. Selon cette enquête en ligne qui démontre selon le Syndicat près de deux ans après la création des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), à laquelle ont répondu en mai 2015, 1.244 professeur des écoles stagiaire, issu de 28 académies sur une trentaine.
Deux tiers des répondants, qui ont réussi en 2014 le concours dit "rénové" des professeurs des écoles, ont enseigné cette année à mi-temps à l'école primaire tout en suivant leur deuxième année de master à l'Espé. Un quart, lauréats d'un concours exceptionnel organisé aussi en 2014, ont participé à un dispositif transitoire, enseignant à temps plein avec des possibilités de formation. Les autres répondants n'ont pas précisé leur situation.
Les professeurs mal préparés sur le handicap,
« Certes les stagiaires ne sont pas jetés dans le grand bain comme ce qu'on avait connu auparavant. Pour autant, cette année de formation initiale est jugée encore insatisfaisante », indique Sébastien SIHR, secrétaire général du SNUipp-FSU. Les répondants qui ont reçu une formation à l'Espé estiment qu'elle est "peu à pas satisfaisante" pour plusieurs domaines comme l'initiation à la recherche (75 %), la pratique pédagogique et la gestion de classe (69,1 %), la connaissance de l'élève (67,3 %)...
Des établissements créés par par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Vincent PEILLON, aussi outre leur discipline, à transmettre des connaissances, gérer une classe, comment enseigner à un enfant handicapé...Une preuve supplémentaire qui s'ajoute a celles exprimées par de nombreux parents souvent affirme ne pas comprendre la gestion du handicap par les professeurs.
Parmi leurs principales difficultés, ils citent la gestion de l'hétérogénéité des élèves (69,5 %) et la difficulté scolaire (59,6 %). Cette année où ils doivent à la fois terminer le master et enseigner à mi-temps « est jugée beaucoup trop lourde », indique l'enquête, pointant que 72 % des répondants se disent "débordés », 63 % "stressés".
« On à découvert que le suivi et l'accompagnement étaient trop faibles », avec seulement une à trois visites des tuteurs pour 67 % des enseignants stagiaires, souligne M. SIHR. Le Syndicat qui préconise lui d'étaler sur deux ans l'entrée dans le métier, avec une première année où les futurs professeurs étudieraient deux tiers du temps en Espé et enseigneraient un tiers temps, puis une deuxième année à mi-temps en Espé et en classe.
La ministre de l'Éducation nationale Najat VALLAUD-BELKACEM avait-elle fait valoir que « le retour de la formation initiale des professeurs » constituait « une des mesures les plus emblématiques de ce quinquennat ». Il faudra « sans doute apporter des réglages », avait-elle dit. Elle avait aussi évoqué la « nécessité d'avoir des concours plus professionnalisant », mais aussi de « relancer la recherche en sciences de l'éducation ».
« À l'automne, les enseignants stagiaires ont été un peu désemparés parce que tout n'avait pas été prévu. Par contre, on voit combien ils plébiscitent la réforme », selon Daniel FILATRE, président du comité de suivi des Espé.
La Rédaction / Avec AFP
Publication : 01/07/2015
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