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Les syndicat et les acteurs de la psychiatrie publique défendent leur rôle dans la prise en charge de l'autisme

psychiatrie autisme entre partisant et opposant illustration

Au lendemain de la publication de la circulaire le 3 mai dernier interdisant la pratique du packing annoncé Secrétaire d’État sur la suppression du Packing, utilisé dans le cadre d’une méthode qui correspondant à approche psychanalytique du traitement de l'autisme a contrario de celle dite comportementaliste. La majorité des syndicats de la psychiatrie publique ayant saisi le président de la République sur les accusations selon eux « mensonger et disqualifiant la profession dans le cadre de la prise en charge de l'autisme ».

Prise en charge, une guerre déclarée ?
Oui l’autisme reste un sujet de désaccord profond entre les partisans de la méthode psychanalytique et celle comportementaliste, qui semble être défendu par les politiques et la Haute Autorité de Santé. Seul point d’accord entre tous les intervenants sur lequel il pourrait s’entendre, celui d’un manque de moyens déployés par la France qui a été longtemps été insuffisant pour répondre aux besoins.

Pour la prise en charge, la guerre semble bel et bien déclarée, entre quelques associations de familles aux psychiatres et aux psychanalystes, qui sont selon les associations responsables a l’exception de comme le RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes humaniste et plurielle) qui soutien la méthode psychanalytique, serait responsable d’une prise en charge des patients, réduite au traitement médicamenteux ou celle quel appel l’isolement dans des centres psychiatriques comme la seule « issue »

Une demande pour éviter des « positions partisanes et idéologiques »
Des professionnels et plusieurs syndicats qui dans plusieurs communiqués diffusés le 12 et 18 mai, demandent à François HOLLANDE d'intervenir pour « empêcher des ingérences, injustifiées à leurs yeux, des tutelles dans leurs pratiques professionnelles ». Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) qui précise notamment que, « depuis plusieurs années, les pouvoirs publics français disqualifient de manière plus ou moins explicite les professionnels de la psychiatrie publique dans le domaine de l'autisme, arguant de références scientifiques qui seraient refusées ou ignorés par ces professionnels ».

Un mouvement et une guerre ouverte qui a connu son apogée affirment-il, avec la demande de Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, en chargeant « les agences régionales de santé, d'inspecter les hôpitaux de jour accueillant des enfants avec autisme (...) et de devraient fournir un bilan détaillé de ces inspections fin 2016. ». Marc BETREMIEUX président du SPH rappelant que Ségolène NEUVILLE avait pourtant « estimé, dans un point d'étape, qu'une des faiblesses du troisième plan Autisme réside dans les inspections des hôpitaux de jour de pédopsychiatrie, insuffisamment réalisées ».

« Le SPH et l’USP enjoignent à la reprise des collaborations en bonne intelligence en intégrant les professionnels de la psychiatrie qui depuis des décennies se consacrent aux personnes porteuses des troubles du spectre autistiques (TSA) et qui n’ont de cesse d’adapter leurs pratiques à la richesse à la richesse des savoirs diversifiés et complémentaires », conclut Marc BETREMIEUX.

Un sentiment partagé par les trois président la Fédération française de la psychiatrie (F.F.P), le Collège national universitaire (C.N.U) et le Collège national pour la qualité des soins en psychiatrie (CNQSP), dans un communiqué soulignant qu’il « est en effet heureux que toutes les disciplines concernées soient mieux représentées dans les projets que souhaitent les familles et les professionnels pour les personnes autistes ».

L'autisme, que ces responsables de la profession décrivent comme étant « à la fois maladie neurodéveloppementale dont l’origine est diverse, notamment dans ses causes génétiques, et « un » handicap invalidant de gravité variable ». Ce sont ainsi « plusieurs dizaines de milliers, formés et qualifiés, qui suivent depuis des années les évolutions en cours dans ce domaine" et contribue à ses transformations « avec le soutien discret de plusieurs dizaines de milliers de familles ». Dénonçant dans leur communiqué, « l’extrême violence polémique, de certains courants hostiles au système de soins et à la protection sociale se targuent d’avoir droit de cité dans les cabinets de nos ministères ».

Des professionnelles qui en appel à François HOLLANDE...
Le SPH, qui dénonce le « comportement partisan et idéologique des agents de l'État qui s'immiscent dans le contenu scientifique et les orientations univoques de la formation des professionnels de santé ». Il en appelle au Président et « à la responsabilité des politiques pour garder la raison et protéger ses citoyens handicapés de positions à l’emporte-pièce, en se centrant sur les intérêts réels de ces derniers, avec nuance, et en mettant à distance les positions idéologiques ».

Le FFP, le CNU de pédopsychiatrie et le CNQSP avec soutien de leurs cinquante associations scientifiques et leurs milliers de membres ont annoncé, s’être adressé au Président de la République pour « qu’il mette bon ordre à des dérives antidémocratiques qui ne peuvent qu’accentuer la réprobation et la colère de ces professionnels et de ces familles ». Nous sommes déterminés précise le communiqué « à faire progresser la prise en charge de l’autisme, en imposant le retour à la démocratie dans les discussions, y compris en engageant des contentieux là ou cela est nécessaire et en appelant les personnels de santé et les familles à s‘exprimer par tous les moyens autorisés par la loi ».

Le packing une méthode psychanalytique...
Apparue dans les années 60 en France, cette technique consistant à envelopper dans des linges humide et froid puis placé dans une couverture pour être réchauffé. Utilisée, soit dans les cas d’autisme infantile «avec manifestations d’automutilations» soit dans les cas de «psychose avec tendance à l’agressivité destructrice». L’objectif étant selon ces défendeurs de créer des effets physiologiques indéniables. Une méthode dont l'efficacité thérapeutique n'a jamais été prouvée autrement que de façon empirique, pour ces derniers permettraient aux à l’autiste de reprendre conscience de leur image du corps avec a des effets physiologiques certains selon des neurologues, avec la sécrétion d'endorphine, l'hormone de la détente. Comme le défend le professeur Pierre DELION, ancien chef du service de pédopsychiatrie au CHRU de Lille et premier promoteur du packing en France

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : SYNDICAT & ACCORD D'ENTREPRISE
Publication : 18/05/2016

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