La CFE CGC partage ll’avis de Madame la ministre de la santé sur le coût du management défaillant
Premier cause de causé de santé aux travail, les risques psychosociaux, le le burn-out reste « une réalité mal définie et mal quantifiée » avait pointé un rapport, « relatif au syndrome d’épuisement professionnel » présenté à l’Assemblée nationale le 9 février 2017. Une situation évoquée par la ministre de la Santé Agnès BUZYN le 22 octobre dernier qui revient sur ces couts pris en charge par la CPAM. Une situation sur lequel la CFE-CGC s’interroge depuis longtemps sur les sommes dépensées dans le cadre des troubles psychiques liés au travail (stress, mal-être, épuisement professionnel) et rejoint l’analyse de la ministre.
Une absence dans les statistiques…
A ce jour, les arrêts de travail et les pensions d’invalidité ayant pour origine les risques psychosociaux ne sont pas identifiés, et de fait « ils ne rentrent pas dans les statistiques de l’Assurance maladie » dénonce le syndicat. Ainsi seuls les rares accidents du travail et maladies professionnelles reconnus au titre des risques psychosociaux figurent dans les statistiques de la CNAMTS (Caisse Nationale de l'Assurance maladie des Travailleurs Salariés). Pour autant souligne la CFE CGC communiquée l’assurance maladie et les organismes de prévoyance « prennent en charge les malades atteints de ces pathologies. Des études récentes font cependant apparaître l’étendue de ces dépenses dont l’origine est pourtant professionnelle ».
Une situation non seulement confirmé dans le rapport de mars 2016 de l’Assemblée nationale, mais aussi par une enquête BVA/ REHALTO parue en juin 2017 dont les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi en 2016 25% des arrêts de travail avaient un lien avec le travail et sur cette masse 27% étaient liés aux pratiques managériales. De son côté l’Institut de veille sanitaire évalue à 480 000 le nombre de salariés et agents du service public en souffrance psychologique. L’Académie de médecine elle estime à environ 100 000, les salariés et agents victimes d’épuisement professionnel. Plus de 25% des salariés et agents sont en invalidité pour pathologies psychiques ou psychiatriques.
Reconnaissance comme maladie professionnelle…
Déjà demande par des associations comme la FNATH qui estime anormale l’absence de reconnaissance face a un véritable « problème de société dans un monde ou la pression au travail devient peu à peu une règle ». Une analyse rejointe par l’ensemble du monde syndical et dont la CFE-CGC estime « que ces troubles psychiques liés à des organisations de travail délétères, à des objectifs impossibles à atteindre et à des journées de travail avec une amplitude excessive, doivent être imputés aux comptes des employeurs ».
La CFE-CGC demande que les troubles psychiques liés au travail soient enfin reconnus en maladie professionnelle. « Les indemnités, soins et pensions d’invalidité actuellement supportés par l’Assurance maladie seront alors pris en charge par les entreprises à l’origine de ces troubles ». Un avis sur lequel rejoint le syndicat la ministre de la Santé. Précisant que effectivement que cela pourra constituer « une économie substantielle pour l’Assurance maladie » comme le souligne la ministre. « Les entreprises et les services publics commenceront alors enfin à faire de la prévention des risques psychosociaux et notamment sur l’épuisement professionnel » conclut la CFE-CGC.
Un monde du travail en évolution ?
Pour rappel le rapport du 9 février 2017 met en exergue plusieurs évolutions structurelles du monde du travail, qui ont pu favoriser l’émergence de cette pathologie. En premier lieu, l’intensification du travail commandée par « une économie toujours plus concurrentielle et mondialisée », qui a incité les entreprises à rationaliser au maximum les processus de production. Des processus largement accompagnés par les politiques publiques de ces dernières années, orientées vers la baisse du coût du travail et l’augmentation de la compétitivité (baisse des charges, assouplissement des 35 heures, défiscalisation...
Une mission parlementaire qui avait pourtant a l’époque rejeté cette reconnaissance demandée aujourd’hui par les syndicats, tandis que les maladies psychiques le sont depuis la loi Rebsamen de 2015. La mission ayant estimé dans son rapport qu’il « reste difficile de distinguer les causes liées au travail d’un malaise plus général chez la victime d’un épuisement professionnel ». Une notion de burn-out qui recouvre une « grande diversité de situations », souligne le président de cette mission parlementaire, Gérard Sebaoun (PS).
Publication : 23/10/2017
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