Assises de l’Éducation et de l’Enseignement spécialisés pour les jeunes sourds et les jeunes aveugles
L’intersyndicale des INJ, Instituts nationaux de jeunes sourds et de l’institut national des jeunes aveugles (CFDT, CFTC, CGT, FO, SNJSJA-UNSA, SUD) et l’association de parents APA-INJ organisent des Assises de l’Éducation et de l’Enseignement spécialisés pour les jeunes sourds et les jeunes aveugles. Des assises qui auront lieu le 26 mai à la Bourse du travail à Paris. Des parents et des professionnels qui auront pour objectif de discuter sur « la notion d’inclusion », ces derniers craignant effet « la fermeture de nombreux établissements sous ce seul prétexte » et ceux alors que pèsent des contraintes budgétaires sur les établissements spécialisés et sur l'éducation nationale, qui pourraient mettre en péril l’éducation et l’enseignement spécialisés pour les jeunes sourds et les jeunes aveugles.
Des difficultés de scolarisation…
Des assises qui feront l’objet de deux tables rondes à la fois sur les progrès récents et la situation actuelle en matière de scolarisation et d’accompagnement. Sachant qu’aujourd'hui, les jeunes sourds et les jeunes aveugles sont scolarisés pour certains en milieu ordinaire, pour d'autres dans des instituts spécialisés. Avec depuis plusieurs années une variété de dispositif permettant le passage de l'un à l'autre. Une situation qui a notamment permis de répondre ainsi à la grande diversité des profils des jeunes sourds et des jeunes aveugles.
Des améliorations, quelques unes ! mais le parcours d’inclusion reste un véritable parcours du combattant pour ces familles. Ainsi, sur les 7 570 élèves ayant un handicap auditif scolarisé dans les écoles françaises, en 2014-2015 (hors établissements spécialisés), moins d’un quart bénéficiait d’un accompagnement humain et autour d’un tiers disposait de matériel adapté (micro sans fil porté par l’enseignant pour les élèves porteurs d’un implant cochléaire, par exemple). Preuve cette difficulté, la fermeture a la rentrée prochaine de la seule classe bilingue LSF étant la seule du département de Seine-Saint-Denis, des familles contraintes à l’exil pour permettre à leur progéniture de poursuivre leur scolarité.
Une problématique qu'a pourtant eu connaissance le gouvernement, via une question écrite d’Alexis CORBIÈRE, député FI de Montreuil et Bagnolet, malheureusement sans réponse a ce jour. Un député déplorant que « La fermeture de la classe bilingue LSF reflète le manque d’ambition de l’État en ce qui concerne la scolarisation des jeunes sourds en Seine-Saint-Denis. On n’a pas assez informé les parents sur les possibilités pédagogiques offertes à leurs enfants par cette classe. C’est regrettable, car il s’agit là d’un choix politique ».
L’autre question abordera, les évolutions politiques et institutionnelles voulues par le gouvernement en matière de scolarisation et d’accompagnement. Une question ou les interrogations et les craintes sont nombreuses autant pour les professionnels que pour les parents d’élèves. Une inter-syndicale, dénonce notamment la menace de plusieurs dispositifs menacés dans les établissements spécialisés comme à l’Éducation nationale, sous le couvert d'une « école plus inclusive » annoncée par Sophie CLUZEL, prouvant selon les syndicats « la méconnaissance des besoins éducatifs particuliers de ces élèves (…) et dont les contraintes budgétaires pourraient donc mettre en péril ». Un programme complet disponible ici même sur votre site.
Un appel a la négociation…
Une inter-syndicale qui dans un communiqué qui annonce vouloir par ces Assises permettre à tous les acteurs du secteur, soit des INJ, des structures médico-sociales ou d'autres qui dépendent de l'Éducation nationale de « réfléchir ensemble au rôle et à la place de chacun des dispositifs dans le parcours scolaire des jeunes, aux complémentarités possibles entre leurs équipes respectives, aux évolutions possibles et nécessaires du rôle de leurs professionnels ».
L’inter-syndicale qui souhaite que ces Assises puissent au final d’élaborer une analyse et des propositions constructives à tous les niveaux du secteur éducatif, afin de pouvoir dans les prochaines semaines engager une discussion et de propositions nouvelle a la Secrétaire d’État et au Ministre de l’Éducation nationale.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 23/05/2018
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