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Le Département de l’Essonne ne serait plus en moyen de payer certaines aides sociales

Facade exterieur du Conseil General de Essonne a Evry

Après l'annonce des Hauts-de-Seine et des Yvelines d'étudier a une fusion pour mieux faire face au besoin d'accueil dans le secteur du handicap (v.article). Le Président du conseil départemental de l'Essonne François DUROVRAY (LR) a annoncé être dans l'impossibilité de verser une partie des aides sociales légales pour l'année 2015 allouée aux personnes âgées et handicapées, et à l'aide sociale à l'enfance.

Dans des courriers adressés fin décembre à différents établissements et révélés mercredi il précise que sa collectivité « n'est malheureusement pas en mesure de procéder au paiement des factures actuellement en attente ». Proposant comme unique solution, d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Des débuts difficiles...et dette cachée ?

François DUROVRAY qui a ravi l'Essonne à la gauche en 2015, risque-t-il de conduire son département a la faillite ? Rien n'est encore certain, mais le président justifie cette décision par une dette d'un milliard d'euros et une affaire d'emprunt toxique. Accusant du même coup son prédécesseur, Jérôme GUEDJ, (PS) de lui avoir laissé une "dette cachée" de 108 M€, « Mon prédécesseur présentait des budgets insincères qui ne permettaient de payer que onze mois de factures », a-t-il souligné. Précisant que le courrier envoyé aux associations qui « acte le fait que nous ne sommes pas en mesure de payer les factures de 2015, mais qu'à partir de 2016 nous allons rattraper notre retard », assure-t-il.

Des accusations sans fondement selon le PS

Directement mis en cause par M. DUROVRAY, l'ancien président du département M. GUEDJ a assuré qu'il n'y avait ni dette cachée, ni factures impayées, et a simplement évoqué de classiques décalages de trésorerie en fin d'année.

Selon lui, cette décision cache une « grosse opération politique » qui « prend en otage les associations ». Ajoutant que la première décision de l'actuel président lorsqu'il est arrivé à la tête du département avait été de créer « une nouvelle dépense facultative de 22 M€ pour les communes (...) Il a fait un choix politique, c'est tout ».

Le secteur associatif pris en otage !

Une situation qui « n'est pas acceptable », a réagi Guillaume QUERCY, directeur en Ile-de-France de l'Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uriopss). Poursuivant que celle-ci représenté « un trou dans la trésorerie colossale », affirmant qu'elle pouvait « mettre les associations dans des difficultés très importantes ».

Un rééchelonnement qui revient à demander aux gestionnaires d'établissements de supporter le poids de la dette du département selon l'Uriopss,. « De toute façon, l'aide sociale est une dépense obligatoire. S'il y a une problématique de trésorerie, on peut faire des arbitrages sur d'autres dépenses », a estimé Guillaume QUERCY. Selon lui, cette situation est une première dans un département. « C'est tout à fait nouveau. On ne s'est jamais trouvé dans une situation comme ça », a-t-il déclaré.

La Rédaction/Avec l'AFP

Catégorie : COLLECTIVITÉ TERRITORIALE
Publication : 14/01/2016

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