Accéder au contenu principal

Logement, métro, accessibilité la ville de Paris présente son bilan et ses futurs projets ? Le bilan reste mitigé.

Les quatre objectifs de la villes et avancee sur le plan 2017 2021 vote en mars 2017 et la Maire de Paris Anne HILDAGO en haute a gauche lors du Conseil de Paris le 2 juillet 2018

L’exécutif parisien s’est réuni du 2 au 5 juillet, le Conseil de Paris qui a débuté ces discussions le 2 juillet par un premier bilan de la stratégie parisienne 2017-2021 « Handicap, inclusion et accessibilité ». Une préoccupation qui concerne un plus de 154 000 Parisien, en 2016, soit près de 7 % de la population de la Capitale. « Une question prise avec sérieux » selon Anne HIDALGO et Nicolas NORDMAN adjoint au maire en charge du handicap qui explique « logement, de scolarisation, d’emploi ou encore de transports ainsi que le lancement du nouveau site handicap.fr afin de rendre la vie plus accessible, accompagner dans les projets, faciliter les déplacements les personnes en situation de handicap ».

Paris : Le handicap rarement évoqué… ?

Alors que le Conseil de Paris se réunit pourtant une fois par mois. Force est de constater tout de même que ce conseil de Paris ne semble intéressé par la vie de 7 % de sa population que de façon épisodique et ceux très rarement. Une situation que reconnaît lui-même l’adjoint au maire Nicolas NORDMAN et exprimant sa satisfaction de voir cette question abordée lors de son ouverture et d’un discours de la maire de Paris Anne HIDALGO.

Les thématiques abordées et actions auront été nombreuses. Notamment sur les aides sociales, le logement, la scolarisation, l’emploi ou encore les transports. Le but de cette stratégie pour ces prochaines années : « D’une part rendre la ville accessible à tous les types de handicaps, sans contrainte liée à la mobilité ou aux infrastructures. Et, d'autre part atteindre l’objectif “zéro Parisien sans solution d’accompagnement” », indique-t-on à l’Hôtel de ville. Mais quelles sont les évolutions concrètes via ce point d’étape ? En voici quelques-unes, les autres vous pouvez retrouver ici même l’intégralité de bilan partiel dressé par Anne HIDALGO. Ainsi que la parution d’un document de 38 pages « « Paris inclusif et accessible », point d'étape du schéma adopté pour la période 2017-2021.

Le métro parisien reste le point noir…

Si une grande majorité des bus et tramway de la ville de Paris sont désormais accessibles. Dans les domaines des transports le métro parisiens demeure le point noir des Parisiens qui ne compte que 9 stations accessibles en différence de celui de Londres ou 27 % des stations le son comme a Berlin, ou même 100 % a Los Angeles et Washington. Un métro dont l’accessibilité n’est pas du ressort de la Ville de Paris, mais de la région Île-de-France, dont l’adjoint au maire souhaite bénéficier des Jeux de Paris 2024. Le groupe UDI Modem auquel appartient Nicolas NORDMAN avait demandé à la ville qu’elle soutienne le renforcement de l’accessibilité dans les transports, en généralisant notamment les annonces sonores, les indicateurs visuels, en développant les applications mobiles et que soit accéléré le déploiement d’escaliers mécaniques entre les quais et la surface. Une question restée sans réponse. « Nous allons remettre la discussion sur la table, c’est aussi un sujet complexe tant d’un point de vue technique que budgétaire », assure Nicolas NORDMAN.

Des coûts de mise en accessibilité, étant estimés 5Mds€. Une accessibilité que les nouvelles lignes et les stations prolongeant les lignes existantes, prévues dans le cadre du Grand Paris Express neNicolas NORDMAN lors de la seance du Conseil de Paris le 2 juillet 2018 devrait pas être concernée par cette problématique, mais qui va tout même confronter les Parisiens à une situation paradoxale, les usagers pourront accéder au réseau en banlieue mais pas en sortir au cœur de la ville. Seule avancé depuis juin l’accès aux transports dans toute l’Île-de-France (zones 1 à 5) avec le Pass Paris et désormais gratuit sous condition de ressources aux personnes en situation de handicap.

Un logement 100 % accessible…

Si circuler dans Paris une nécessité, celle de pouvoir se loger est tout aussi nécessaire. Une problématique que représente un véritable parcours du combattant pour les 7 % de personnes vivants avec un handicap à Paris. La Maire de Paris a tenus à rappeler l’annonce faite mi-juin à l’annonce du vote de la loi Élan celui-ci rappeler avoir demandé « aux bailleurs sociaux de Paris de maintenir l’obligation de mise en accessibilité de 100 % des logements neufs qu’ils produisent. C’est une mesure indispensable pour faciliter l’accès au logement des personnes en situations de handicap », note Anne HIDALGO.

L’opposition, notamment Les Républicains auront tenu eux à faire remarquer que « les logements neufs ne représentent qu'un tiers des logements sociaux produits chaque année ». Ainsi, selon LR, seulement 40 % seraient accessibles d'ici la fin du mandat contre 33 % fin 2017. La Ville met par ailleurs en place un nouveau dispositif de « logement accompagné » pour les personnes en voie d'autonomisation.

Page d'accueil du nouveau site de la ville de Paris pour le handicapUne nouvelle « vitrine numérique » …

Un nouveau site « handicap.paris.fr » opérationnel depuis ce 2 juillet, se félicite-t-on à la mairie. Selon Nicolas NORDMAN, « cette vitrine numérique » constitue « le nouvel outil essentiel d’information et d’accès aux droits et au service » des Parisiennes et des Parisiens en situation de handicap. Il s’agit d’un site ressource pour les usagers de la Maison départementale des personnes handicapées de Paris – la MDPH – mais aussi pour les familles, les aidants il va non seulement permettre aux usagers de connaître plus facilement leurs droits et alimenter en partie également par les associations. Les thématiques abordées et actions vont être nombreuses. Notamment sur les aides sociales, le logement, la scolarisation, l’emploi ou encore les transports.

Un site où il sera aussi question d’accessibilité comme pour ce qui concerne les d'équipements publics. Un politique d’accessibilité dont elle a reconnu l’immensité du chantier et que beaucoup resté à faire tout en affirmant que la ville allait mettre « un gros coup d'accélérateur pour que 50 % des 2 700 équipements ouverts au public (stades, bibliothèques, crèches…) soient accessibles à la fin du mandat, en 2024 ». L’année 2018 devra être marquée par une augmentation des travaux de mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP) de la capitale avec une prévision de 131 bâtiments (dont 64 écoles et 25 crèches) faisant l’objet de travaux.

« La maire de Paris « n’est pas au rendez-vous » …

Pour l’opposition, qui aura déposé, tous groupes confondus près 200 « vœux » sur le sujet du handicap parmi les opposants à la mairie de Paris, le groupe LR et indépendants qui rendent sa copie. Il affirme que la « maire de Paris n'est pas au rendez-vous » et suggère plusieurs mesures de la prise en compte du handicap dans tous les projets, mais « notamment déplacement et des aménagements dans les espaces publics loin d’être satisfaite et doivent être durcie en proposant d’inscrire la dimension du handicap dans le projet participatif, car il faut aussi que les Parisiens prennent leurs parts ». Florence BERTHOUT reconnaitra elle-même l’Incoherence de la loi Élan. En terminant sur l’agenda d’accessibilité que « si le bilan est loin d’être négligeable, il nous convient de le regarder avecFlorence BERTOUT membre du conseil municipal de l’opposition et maire du 5é arrondissement LR prudence », soulignant que « si 50 % sont censés être susceptibles accessibles d’ici 2020 et 100 % d’ici 2024 ce qui est loin d’être le cas a ce jour, car en réalité moins 20 % des budgets d’accessibilité ont été engagés soit 13M€ sur 74M€ ».

Des critiques qui viendront aussi à divers dégréent de la part du groupe comme La République en Marche selon Anne-Christine LANG qui viendra défendre la loi Élan critiquera la politique accessibilité et le transport invitant chaque partenaire à prendre « ses responsabilités concernant le métro, mais de veiller à l’inclusion et notamment en milieu ordinaire, plutôt que de cherché à polémique sur des questions stériles et infondé ». Et pourquoi pas l'apprentissage de la langue des signes dans les cours proposés par la mairie ? s’interroge Jérôme COUMET, maire du 13ᵉ arrondissement depuis 2007. Ou Yves POZZO DI BORGO qui invite la maire de Paris "à accélérer la cadence" et dit attendre un rapport sur l’état des AVS dans les écoles de la ville de Paris.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : COLLECTIVITÉ TERRITORIALE
Publication : 05/07/2018
AccessibilitéCollectivités territorialesLogementTransport en communParisMétroÎle-de-FranceÎle-de-France MobilitésAnne HIDALGONicolas NORDMANYves POZZO DI BORGO

Articles en relation

La Région Île-de-France, s’engage à soutenir le don d’organe en signant le chartre « Région ambassadrice »

Le 18 juin dernier, lors de la séance plénière, la présidente de la région Ile-de-France Valérie PECRESSE, à signé avec le collectif Greffes+ et en présence de la directrice générale de l’Agence de biomédecine, la charte de « Région ambassadrice du don d’organes ». La région qui serait ainsi la première région à affirmer cet engagement. Le don d’organe qui près de 40 ans après sa naissance connaissent toujours de gros problèmes d’engagement de la population Française.

Pres de 32 conseils départementaux décident de ne pas appliquer la préférence nationale pour l’APA

Voté le 19 décembre dernier par 349 contre 186, plus de 32 département de gauche ont annoncé hier dont le Lot et la Seine-Saint-Denis, ou la Meurthe-et-Moselle ont annoncé ce mercredi qu’ils n’appliqueraient pas les nouvelles conditions pour le versement l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) désormais conditionné à un délai de carence de cinq ans pour les étrangers en situation régulière qui ne travaillent pas, et de trente mois pour les autres. Une annonce et décision jugé contraire « a tout principe légale » selon Éric CIOTTI.

Maine-et-Loire : Accompagnement et prise en charge des personnes handicapées vieillissantes jugé « insuffisante »

Lors d’une enquête par la Cour des comptes du département de Maine‑et‑Loire dans le cadre d’une enquête nationale des juridictions financières consacrée aux personnes en situation de handicap vieillissantes (PSHV). de nombreuse critique tant sur l’accompagnement que sur la prise en charge pour plus de 20 000 angevins âgés de plus de 45 ans bénéficient de la reconnaissance administrative d’un droit à la compensation de leur handicap. Sachant que malheureusement les personnes au‑delà de soixante ans, ce décompte des seuls ayants droit ne rend, plus compte de la réalité de la population en situation de handicap.

Dépenses sociales des départements en 2022 : Une hausse de 2,7 % en 2022 et de 5.4 % pour le handicap

Comme chaque année, l’ODAS décortique et analyse l’évolution des dépenses sociales et médico-sociales des départements avec le concours d’un échantillon représentatif de 49 départements. Après une année 2021 atypique l’année 2022 témoigne de tendances très contrastées. Car au-delà de la hausse de 2,7 % -qui correspond à la fois à la dépense réelle des collectivités et à leur "charge nette", une fois défalquées les dotations de l'Etat-, de nombreux postes de dépenses ont connu une accélération plus marquée. Des dépenses d’un niveau équivalent voire supérieur à celui de l’inflation dans trois domaines,

Dordogne : Enquête portant sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap vieillissantes

Alors que l’accompagnement des personnes handicapées, surtout vieillissante, demeure un problème en France dans sa gestion, celle-ci se retrouve notamment d’autant plus présente dans les départements ruraux. Une situation dans lequel se trouve le conseil départemental de la Dordogne. Un département dont les offres pour les personnes handicapées en établissements médico-sociaux pour personnes handicapées, ou en EHPAD et présente. Mais celle-ci comme densément occupée, avec des listes d’attente relativement importantes. La CRC qui publié le 3 mars dernier son étude sur les réponses apportées par la MDPH 24. Deux contrôles sur l’accueil en EHPAD seront également publiés dans les prochains mois.

Le Département de l’Yonne affiche son soutien au don de sang à la veille de la journée mondial

A quelques jours de la journée mondiale des donneurs de sang qui aura lieu le 14 juin prochain, le département de l’Yonne vient de signer un partenariat avec les bénévoles du département et de l’Établissement français du sang. Une décision que le président du conseil départementale Patrick GENDRAUD a pour objectif de favoriser les dons à l’heure ou cette acte citoyen et solidaire permet de sauver de nombreuses vies. Une convention tripartite, qui doit nous « permettre, toutes et tous, de répondre présents, d’autant plus, quand le nombre de donneurs est en baisse constante, quand les réserves de sang sont trop basses » précise Patrick GENDRAUD.