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Marine le Pen s’engage a augmenté l’AAH de deux cent euros lors de son quinquennat

Marine Le PEN lors de son deplacement presidentielles de Lyon avec les membres du Comite strategique

Après Jean-Luc MELANCHON et Emmanuel MACRON et quelques autres candidats c’est maintenant au tour de Marine Le Pen qui sur blog de campagne a présenté quelques points de ce quel appel une « une grande politique nationale en faveur de nos compatriotes en situation de handicap ». Mesure phare celui-ci, rehausser AAH dont le montant de 808,46 par mois, en l’absence de tout autre revenu. Marine Le PEN annonçant son engagement et « d’augmenter celui-ci à 200 € pour atteindre au moins le seuil de pauvreté et en désindexant son montant des revenus du conjoint ».

Moins ambitieuse que Jean-Luc Mélenchon qui avait dit vouloir en février invité de rehausser l’AAH au niveau du SMIC, une situation parfois demandée par certaines associations. Mais qui dans la réalité représente un non-sens celui de la reconnaissance de la valeur du travail, car comment faire supporter la solidarité a des millions salariés travaillant sept heures par jours parfois dans des conditions pénibles pour le même revenu ? Mais similaire à celle d’Emmanuel MACRON qui s’engage sans expliquer d’ailleurs, à porter l’AAH à 1000 €

Dépendance financière...
Marine Le PEN qui rappel que près d’un million de personnes bénéficie de l’AAH, estimant totalement discriminatoire la modulation en fonction des ressources du conjoint, « plongeant les Français handicapés dans une situation intolérable de dépendance financière ». Précisant que son premier engagement sera « de permettre aux personnes en situation de handicap de leur permettre de vivre dans la dignité, et de faire face aux dépenses du quotidien sans se rendre dépendants de leur entourage ». Mais aussi « d’augmenter celui-ci à 200 € pour atteindre au moins le seuil de pauvreté et en désindexant son montant des revenus du conjoint ».

Difficultés administratives...
Des Français qui face au handicap « sont encore trop souvent confrontés aux difficultés administratives, notamment liées aux manques de moyen des MDPH et à la lourdeur des démarches ». Des démarches que le gouvernement c’est entaché pour partie à réduire. Réduisant le temps d’attente du traitement des dossiers de trois a six mois et celui du renouvellement avec des invalidités qui pourront être données pour 10 ans contre 5 ans actuellement. Même si dans certains départements ces temps d’attente son largement dépassé. Marie Le PEN qui s’engage donc à « donner plus de moyens humains et matériels aux MDPH pour assurer leur mission d’accompagnement personnalisé, et pour accélérer les démarches administratives de nos compatriotes touchés par le handicap ».

Lutter contre les Discriminations...
Une société « confrontée à une société minée par les préjugés » La candidate invitant les pouvoirs publics a se montrer « responsables » et « doivent être exemplaires et ne pas contribuer à la diffusion de ces préjugés ». Citant le défenseur des droits elle rappelle notamment que les discriminations représentent plus d’un tiers des signalements. Une lutte contre ces discriminations qui se fera notamment avec l’aide de campagnes de communication à grande échelle, pour sensibiliser les Français au handicap. Des campagnes fortes nombreuses pour des résultats souvent très mitigés.

La candidate qui prendra aux titres des discriminations criantes celle qui ont « cours jusque dans les institutions bancaires et les compagnies d’assurance, avec des clauses différentes selon l’état de santé du client ». Un « droit à l’oubli » qu’elle annonce vouloir étendre a toutes « les affections de longue durée en rémission, avec un délai maximal de 5 ans, contre 10 ans aujourd’hui ».

Je n’accepte pas que des Français qui ont eu le malheur de tomber malades soient exclus de la sorte ! Ainsi, je m’engage à améliorer le « droit à l’oubli » en l’étendant à toutes les affections de longue durée en rémission, avec un délai maximal de 5 ans, contre 10 ans aujourd’hui.

Une politique d’accessibilité désastreuse...
Revenant sur la politique des gouvernements successifs sur l’accessibilité qu’il s’agisse de l’accessibilité des bâtiments recevant du public, mais aussi de la vie publique et le report a plusieurs reprises de la loi de 2005. La candidat qui estime que cette politique est aujourd’hui une obligation nationale, et veut donner « un coup d’accélérateur à la mise en conformité des bâtiments recevant du public aux critères d’accessibilité, et à instaurer un standard d’accessibilité à destination des Français atteints d’un handicap auditif ou visuel. Tous les citoyens doivent avoir un égal accès à la vie publique ». La candidate qui semble avoir le handicap psychique ou mental pourtant fortement laissé de côté dans la politique d’accessibilité dite universelle...

L’emploi ? Des sanctions plus dissuasives...
Avec des chiffres alarmants et un taux de chômage qui ont progressé de 65 % en cinq ans entre 2012 et 2017 chez les personnes en situation de handicap pour atteindre aujourd’hui 23 %. La candidate FN relève aussi que « l'obligation de recruter au moins 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de 20 salariés et plus n’est pas respectée », celle dénonce à la fois « la réduction des aides a l’embauche ou ainsi que celles à destination des personnes en situation de handicap souhaitant créer leur entreprise », mais aussi selon elle les nombreuses ponctions faites sur les fonds de l’AGEFIPH ou du FIPHFP.

Marine Le PEN qui annonce faire respecter à la fois le taux légal de 6 % « avec des sanctions plus dissuasives pour les entreprises récalcitrantes, et je reviendrai sur la diminution des aides à l’embauche et à la création d’activité, en fournissant un meilleur accompagnement aux personnes en situation de handicap souhaitant créer leur entreprise ». 

Autre mesure indispensable pour l’emploi selon elle celle de la formation rappelant que « seul un quart des Français handicapés avait le Bac ». Une situation qui démontre aussi l’absence des personnes handicapées dans les universités qui ne sont que 2 % actuellement à faire des études supérieures. Un sujet « crucial si ont souhaité améliorer l’accessibilité des formations aux jeunes en situation de handicap, afin de les aider à s’insérer au mieux dans la société ».

Des sujets laissés de côté...
La candidate qui ne sera pas revenue sur les nombreux appels a réponse lancé par les associations, mais aussi avec des sujets comme l’autisme, les maladies rares, le handicap mental, la scolarité, l’exil forcé...préférant terminer son communiqué en affirmant que « Le handicap n’est pas un frein, il faut voir dans chaque personne en situation de handicap une richesse. Charge à nous de permettre à nos compatriotes en situation de handicap de s’épanouir pleinement dans une société juste et fraternelle ! Je m’y engage ».

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : Marine2017

Catégorie : ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE/LÉGISLATIVE
Publication : 08/03/2017

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