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La France choisit la gauche et François HOLLANDE dans une idée de changement

Au centre de la scène situé place de la bastille et devant 30 000 a 50 000 personnes réunis, François HOLLANDE le 7 mai 00H30 avec lui sur la scène les dirigeant du Partis Socialiste © Philippe Grangeaud/PS

Après un message à tulle et une remontée triomphante vers la bastille en fin de soirée, le nouveau président élu François HOLLANDE est devenu le 7e président de la Ve république. Un homme qui a annonçait travailler dès aujourd'hui sur la composition de son nouveau gouvernement et qui manifestement ne devrait pas bénéficier de ce « traditionnel état de grâce » d'une durée d'environ 100 jours. François HOLLANDE qui devient le premier président de gauche depuis François Mitterrand (1981-1995).

Un mandat qu'il obtient après été le "poulain" de Lionel JOSPIN et avoir été pendant onze ans chef du Parti socialiste, maire de Tulle, député et l'actuel président du conseil général de Corrèze, mais n'aura jamais exercé de fonction ministérielle.

Investis officiellement le 15 mai prochain et présidé son premier conseil des ministres le 16 mai. Le président élu qui fera néanmoins une première apparition à une cérémonie officielle en tant que les cérémonies du 8 mai commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, au côté du chef de l'État Nicolas SARKOZY. François qui regroupe actuellement les ténors du parti socialiste avait fait comprendre la semaine dernière qu'il avait une idée sur le nom du candidat possible à Matignon. Deux noms qui seraient soit Jean-Marc Ayrault actuel maire de Nantes ou la patronne du Parti socialiste Martine Aubry Maire de Lille et fille de Jacques DELORS sont donnés tous deux favoris pour diriger son premier gouvernement.

« Justice et Jeunesse seront les deux points ou je demande à juger »

Le Président élu qui aura adressé son premier discours à 21 h 30 sur la place de la cathédrale à Tulle en Corrèze, devant une foule compacte d'environ 20 000 personnes. François HOLLANDE qui commencera ce message en affirmant « Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction ». Remerciant le président sortant, « à ce titre j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect ». Insistant sur l'importance du rassemblement celui-ci précise que « Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c'en est fini ».

François Hollande qui n'hésitera pas à faire comprendre la difficulté de la tache et comme pour vouloir éviter un lendemain de fête qui sera nécessairement difficile. Crise économique et rigueur et situation européenne ne pourront être sous sa seule décision. « C'est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent, et ils sont nombreux et ils sont lourds : le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics » souligne son intervention.

Parlant de ses priorités comme l'Éducation, la transition écologique ou la politique de l'emploi, ce dernier avant de dire au revoir aux Corréziens demandera, « Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? »

Une cohabitation reste possible

Elle serait manifestement un réel échec pour la gauche, une situation qui l'empêcherait alors de mettre en place les projets politiques du parti socialiste. Une possibilité à prendre au sérieux au vu de l'écart très serré entre les deux hommes. Une victoire essentielle pour cette équipe qui ira à la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin pour « confirmer » la victoire de François Hollande. La droite, de son côté, mit en garde des 20 h sur les plateaux sur l'importance concentration excessive du pouvoir entre les mains des socialistes. La France est régie par un système présidentiel à forte composante parlementaire, dans lequel le chef de l'État doit disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir gouverner. Dans le cas contraire, c'est le premier ministre qui est le personnage clé de l'exécutif. La France qui aura connu deux cohabitations une sous le mandat de François MITTERRAND, puis sous le second mandat de Jacques CHIRAC avec comme premier ministre Lionel JOSPIN.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE/LÉGISLATIVE
Publication : 07/05/2012

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