Gabriel ATTAL prend possession de Matignion accompagnant le départ d’Élisabeth BORNE qui redevient Député
C’est donc ce matin que le destin de l’ancien Ministre de l’Education nationale Gabriel ATTAL devient le plus jeune premier ministre de la Vème république a 34 ans, après Laurent FABIUS à 37 ans. Un premier Ministre qui aura remercié le Chef de l’Etat pour sa nomination et félicité Élisabeth BORNE pour son parcours et son travail. Gabriel ATTAL qui malheureusement dans son discours n’aura pas véritablement donnée la direction politique de sa politique et celle dont son gouvernement qui pour l’instant reste totalement inconnu. Pour preuve le conseil des ministres qui devait avoir lieu demain a déjà été annulé.
Le regret de partir…
Lors de son discours Élisabeth BORNE a rappelé son « regret » de partir de l’hôtel Matignion, quelle avait exprimé quelques heures plus tôt dans sa lettre de démission adressé à Emmanuel MACRON « ». L’ancienne première Ministre rappelant son combat pour l’égalité homme femme, « Mon parcours le prouve, quelle que soit son histoire, tout est possible. Mais j'ai pu le constater chaque jour : il reste du chemin pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Et plus largement, pour que chacun, quelle que soit son origine, son milieu social ou son adresse ait sa chance. Alors au moment de quitter Matignon, à toutes et tous, je veux le dire : à vos côtés, je continuerai le combat ».
Reconnaissant néanmoins les difficultés du poste en s’adressant au nouveau premier ministre Gabriel ATTAL. « Enfin bien sûr je ressens aujourd'hui beaucoup d'humidité je suis conscient de tout ce qui reste à accomplir je connais les enjeux devant nous. Nous devons y répondre et rassembler nous devons plus que jamais veiller à donner sa chance et des perspectives à chacun bâtir une France plus forte et plus juste dans une Europe plus souveraine ».
L’éducation reste ma grande cause…
La principale réaction politique pour le gouvernement Gabriel ATTAL a été de défendre son bilan face aux critiques de l'opposition et de la société civile. Le Premier ministre a affirmé que son équipe avait su faire face aux défis sanitaires, économiques et sociaux liés à la pandémie de Covid-19, tout en lançant des réformes structurelles pour moderniser le pays. Il a également mis en avant les avancées en matière de transition écologique, de sécurité, d'éducation et de justice. Le chef du gouvernement a réaffirmé sa volonté de dialoguer avec les partenaires sociaux et les forces vives de la nation, mais aussi de maintenir le cap sur les priorités du quinquennat du président Emmanuel Macron.
Gabriel ATTAL qui a félicité Elisabeth BORNE « tu as été une Première ministre d'action et de courage ton histoire personnelle tout autant que ton éthique politique ont fait de toi un exemple pour tes ministres pour les parlementaires ».
Le nouveau premier ministre, qui a ensuite vivement remercie dans son discours le Chef de l’Etat pour sa nomination « cela a été dit ces dernières heures j'ai pu le lire où l'entendre le plus jeune président de la République de l'histoire nomme le plus jeune Premier ministre de l'histoire je ne veux y voir qu'un seul symbole celui de l'audace et du mouvement le symbole aussi et peut-être surtout de la confiance c'est l'accorder à la jeunesse cette génération qui mérite que l'on se batte pour elle sans relâche ces derniers mois » A-t-il précisé.
Concluant son discours que pour lui « c'est pour la liberté que je me suis engagé en prenant des décisions fortes sur l'exigence et sur le choc des savoirs c'est pour l'égalité que je me suis engagé en prenant des décisions fortes dans la lutte contre le harcèlement c'est pour la fraternité que je me suis engagé liberté égalité fraternité cette devise de l'école est aussi celle de la République et ce sera toujours ma boussole mais Mesdames et Messieurs j'ai conscience du contexte dans lequel je prends mes fonctions trop de français doutent encore trop de français doutent de notre pays tout de même doutent de notre avenir je pense aux particuliers aux classes moyennes cœur battant de notre pays artisans de la grandeur et de la force de notre nation française ces femmes ces hommes ces familles qui se lèvent tous les matins pour aller travailler qui peuplent notre territoire et que l'on n'entends pas souvent mais qui sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités cette classe moyenne qui travaille et qui finance par son travail nos services publics et notre modèle social ces Français qui parfois ne s'y retrouvent plus les Français doutent mais au fond je sais qu'ils espèrent aussi car au fond de nous au plus profond de nos consciences de français amoureux de notre pays nous le savons la France ne rimera jamais avec déclin car la France elle rime avec sursaut elle rime avec audace elles rime avec grandeur et c'est précisément à cette tâche que je vais m'atteler sous l'autorité du président de la République »
Une nomination partagée...
Des réactions qui semblent pourtant se réunir sur un point. Un manque de véritable de critique. Les Français qui eux-mêmes sont pour le moins sceptiques à cette nouvelle nomination, tous en reconnaissant les qualités du nouveau premier ministre. Selon un sondage CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, A titre de comparaison, en mai 2022, lors de sa nomination, 53 % des Français faisaient confiance à Elisabeth Borne. Ce dernier malgré sa position privilégié dans le top 50 des personnalités politique des Français, ils ne sont aujourd’hui que 48 % a lui accordé leurs confiances. Dans le détail, la confiance des Français envers Gabriel Attal est plus forte chez les 65 ans et plus (60%). Bien que seulement âgé de 34 ans, le nouveau Premier ministre inspire moins confiance aux 35-49 ans (45%) et au moins de 35 ans (41%).
Chez les politiques si certains ont salué le choix d'un jeune homme dynamique et proche du président Emmanuel MACRON, tandis que d'autres ont dénoncé une opération de communication sans vision ni projet, d’autres ayant qualifié cette nomination « d’arme anti-BARDELLA » pour les élections européennes de juin 2024. Voici un aperçu des principales réactions des personnalités politiques pour le gouvernement Gabriel ATTAL.
Pour le président de la République, Emmanuel Macron, sans surprise celui-ci a félicité son ancien porte-parole et l'a assuré de son soutien total. Il a déclaré que Gabriel ATTAL, incarnait « la relève, le renouvellement et la responsabilité » et qu'il saurait « rassembler les Français autour des grands défis de notre temps ». Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a qualifié lui, cette nomination de « coup de com' désespéré » et a estimé que Gabriel ATTAL comme « le symbole du vide politique et du mépris social » du macronisme. Il a appelé à une mobilisation populaire pour « faire tomber ce gouvernement illégitime ».
La présidente du Rassemblement national, Marine Le PEN, a dénoncé « une provocation » et « une fuite en avant » du président MACRON, qui cherche selon elle à « diviser les Français et à masquer son bilan catastrophique ». Elle a affirmé que Gabriel ATTAL était « un Premier ministre fantoche, sans expérience ni autorité ».
Le président des Républicains, Christian JACOB, a exprimé sa « stupéfaction » et son « inquiétude » face à ce choix qu'il juge « irresponsable et dangereux ». Il a accusé Emmanuel MACRON de « sacrifier l'intérêt général à sa stratégie électorale » et de « nommer un Premier ministre qui lui doit tout et qui n'a aucune légitimité ».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier FAURE, a salué la jeunesse et le talent de Gabriel ATTAL, mais a regretté qu'il soit « prisonnier d'une ligne politique qui a échoué ». Il a appelé le nouveau Premier ministre à « changer de cap et à engager un dialogue social avec les forces vives du pays ».
Enfin le président du Mouvement démocrate, François BAYROU, a apporté son soutien à Gabriel ATTAL, qu'il considère comme "un homme de dialogue, d'ouverture et de conviction". Il a souligné que le nouveau Premier ministre avait « la confiance du président de la République et des Français » et qu'il devait « poursuivre les réformes nécessaires pour moderniser le pays ».
Stéphane LAGOUTIERE
Sources : Gouvernement Matignion
Publication : 09/01/2024
Adhérez à l'association
Articles en relation
La France dans l’attente de son nouveau Premier ministre ou le risque d’une dissolution ?
Quelques heures après la demission de Sébastien LECORNU qui aura le Premier ministre le plus éphémère de la Veme République et alors que l’échéance budgétaire approche à grands pas, Emmanuel MACRON n’a toujours pas dévoilé le nom de son futur Premier ministre. ce vendredi, le chef de l’État a réuni à l’Élysée l’ensemble des partis politiques à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national pour tenter de trouver un compromis et éviter une dissolution de l’Assemblée nationale.
Sébastien LECORNU annonce à la plus grande surprise la démission de son gouvernement
Il aura été le premier ministre le plus court de tout l’histoire de la 5ème république, pire son nouveau gouvernement partiellement nommé hier n’aura durée moins de 14h00. Emmanuel MACRON, qui se trouve désormais dans une situation qu’il n’avait ni voulue ni même peut-être imaginer. Dissolution ou Démission voir les deux quelle sera le choix d’Emmanuel MACRON ? Le palais de l’Elysée hormis la confirmation de cette démission n’a toujours pas réagi ! Le chef de l’Etat préfère le silence !!!
l’Elysée annonce la composition d’une partie du nouveau gouvernement de Sébastien LECORNU
C’est un peu avant 20h00 hier soir, que le Secrétaire Général de l’Elysée a annoncé la liste d’une partie du nouveau gouvernement de Sébastien LECORNU après 26 jours de discussion a arrêté sa liste. Une composition qui ressemble étrangement au précédent notamment dans les ministères régaliens. LFI, Ecologiste, voir le PS ont promis une censure immédiate. C’est donc au RN qu’il reviendra de jouer le rôle d’arbitre. Que fera-t-il ? Le suspense demeure même si la menace a été ouvertement prononcé !
Passation de pouvoir au lendemain de sa nomination : Sébastien LECORNU Premier ministre le Casse du Siècle ?
Au lendemain de sa nomination par Emmanuel MACRON, ou celui qui désormais le tout nouveau Premier ministre Sébastien LECORNU a pris le contrôle de l’Hôtel Matignion. Une passion expresse, en moins d’une heure. Affirmant dans son discours une « rupture ». Un homme qui connaitra la censure avec LFI et critiqué pour être le dernier pion ou le copier-coller du Chef de l’Etat selon d’autres. Une nomination qui ressemble à casse du siècle ! Alors que 56 % des Français ont une mauvaise opinion de lui !
LFI face à la politique budgétaire, celui-ci decide de soutenir l’appel au blocage le 10 septembre prochain
Depuis les bruits de couloir se transformé en quasi-réalité. La France Insoumise et leader appel ainsi à censurer le premier ministre François BAYROU après le 15 juillet de la présentation ses orientations budgétaires pour 2026. LFI à un blocage le 10 septembre, lancé par quelques internautes et repris dans une tribune parue dans la Tribune du dimanche à l’aube des universités d’été qui auront lieu jeudi 21 aout dans la Drôme.
Absence d’un Ministre délégué aux personnes handicapées : le monde associatif exprime sa colère !
Alors que le tout nouveau ministre de la Solidarité a assisté une réunion exceptionnelle au CNCPH avec les associations. Des Associations qui pourtant depuis le 23 septembre dernier ne cesse de s’étonner de l’absence d’un ministre délégué. Une absence n'avait plus lieu depuis 1988. Première à ce poste Marie-Madeleine DIENESCH en 1969 dernière en date Fadila KHATTABI. Il faut remonter à la période 1981 a mai 1988 pour que poste soit inoccupé. Un ministère qui représente tout de même plus de 12 millions de personnes. Alors Pourquoi une telle décision ? Avec l'espoir d'un changement de décision semble t-il !
