Élevés handicapés : Une loi trop peu respectée sans réelle volonté politique
En présence de prés quarantaine associations, six mois après la deuxième conférence nationale du handicap, confirmant en partie l'échec de la politique gouvernementale dans ce domaine, celles-ci vont rédiger des propositions pouvant être appliquées d'ici fin 2013 et qui seront transmises au président Nicolas SARKOZY. Au cœur de ses revendications, deux ressorte la reconnaissance de la profession du métier accompagnant de vie scolaire (AVS), mais aussi la formation professionnelle qui reste au cœur des préoccupations.
Réuni à l'université Paris-Dauphine, à l'initiative de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH), les associations souhaitant pouvoir sortir de ce qu'elle appelle « l'anonymat interministériel ». Une situation ou selon sa présidente, Sophie CLUZEL, « depuis trois ans, pour rendre plus visibles les solutions qui existent et les bonnes pratiques ». Car si dernière reconnaît la progression du nombre d'élèves handicapés « les conditions de scolarisation restent difficiles ».
Accompagnement adapté et formation professionnelle au cœur des préoccupations
Selon un sondage que la fédération a commandé à l'IFOP, 84 % des personnes interrogées considèrent que la place des jeunes handicapés est à l'école avec les autres enfants et non dans un centre spécialisé. 95 % d'entre eux estiment qu'ils ont également droit à un « accompagnement adapté » pour ce parcours. 95 et 98 % des sondés admettent que la formation des enseignants est indispensable, ainsi que la création d'un véritable métier pour ce qui concerne l'AVS. Un point qui selon Sophie CLUZEL reste positif. Une réalité très différente comme beaucoup de parents le reconnaisse sur le terrain.
La difficulté, comme le chacun le sait, vient par la suite, il ne suffit pas de faire aller un enfant à l'école faut-il lui offrir une possibilité d'avenir. Souvent mise en avant dans les statistiques du chômage affirmant que celui-ci serait dû au manque de formation professionnelle. Une vérité, mais pour lequel aucune solution n'a jamais mis en avant par les gouvernements successifs. Concernant l'insertion professionnelle, seuls 27 % des sondés, penchent pour un alourdissement des réglementations pour faire progresser la place des jeunes en entreprise et 51 % croient surtout à une amélioration de la formation.
Sophie CLUZEL présidente de la Fnaseph et de l'association Grandir Ensemble65 % des sondés affirment que les élèves handicapés n'ont pas les mêmes possibilités que les valides d'accéder aux formations qui leur plaisent et 73 % qu'ils n'ont pas les mêmes chances de prendre une place dans le monde du travail. « Il faut améliorer la formation professionnelle en amont du marché du travail pour permettre leur accès à l'emploi », affirme la présidente de la fédération. Pour elle, cette avancée n'est possible que par « des actions qui permettront un meilleur maillage des dispositifs de formation professionnelle ».
Enfin, près de la moitié des sondés jugent que les entreprises devraient aussi être mieux sensibilisées. « Si nous nous battons pour que nos jeunes puissent grandir à l'école, il faut qu'ils puissent grandir en société et donc avoir un travail », conclut Sophie Cluzel. Un sondage réalisé du 17 au 19 janvier, par questionnaire autoadministré en ligne, auprès d'un échantillon de 1.002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
« Halte a l'hémorragie des compétences »
Au cours du « Grenelle » de la formation et de l'accès à la vie sociale du jeune handicapé » organisé par la FNASEPH, Joël DERRIEN, Président de la fédération générale des PEP, a présenté l'implication particulière de sa Fédération pour l'accompagnement de la formation des jeunes en situation de handicap. Accompagnant près de 90 000 jeunes handicapés par conventionnement avec le Ministère de l'éducation nationale, au moyen de ses 600 établissements et services médico-sociaux et de sa gestion directe d'AVS, la FGPEP est particulièrement impliquée dans l'accompagnement collectif ou individuel en milieu scolaire ordinaire. Joël Derrien qui a déploré « les tergiversations des pouvoirs publics sur la situation des AVS et a, à nouveau demandé une vraie formation et un vrai métier d'accompagnant à la vie scolaire, sociale et à l'insertion professionnelle ». Il a rappelé la proposition de son organisation de services départementaux ou académiques d'AVS impliquant les associations en complémentarité avec le Ministère de l'Éducation nationale et a demandé que l'on mette fin au rejet annuel de centaines de compétences professionnelles des AVS.
Scolarisation des élèves handicapés : une réalité pour tous
Alice âgée de 11 ans élèves trisomiques à Sainte-Colombe en Haute Seine pour lequel l’insertion a été un parcours du combattant pour ses parents, contraint a de nombreuse réflexion y compris de la part des professeurs. Tel était hier le message du ministre de l'Éducation nationale, Luc CHATEL ce dernier rappelant selon lui 212 640 enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire dont 90% à temps plein.Cela représente 13 200 enfants de plus que l'année dernière et une augmentation de 60 % depuis 2005. Des chiffres fortement contestés par certaines associations de parents d'élèves. Un ministre, il vrai qui se garde bien de fournir le nombre d'élèves non accueillit au sein des écoles, rapportant le plus souvent la faute sur les collectivités locales. Un nombre qui serait environ entre 15 et 20 000.
Luc CHATEL qui a rappelé les moyens financiers consacrés à la scolarisation des enfants handicapés sera passé de 754 millions d'euros en 2007 à 1,3 milliard d'euros en 2012, soit une hausse de 73 %. Pour les crédits consacrés à l'accompagnement des enfants, la hausse est même de 136 %, passant de 195 millions d'euros à 455 millions d'euros. Enfin concernant la scolarisation adaptée, le Président de la République a lancé, en 2008 un plan pluriannuel de création de près de 13 000 places en structures adaptées pour répondre aux besoins des 13 000 enfants en attente d'une solution. À mi-parcours du plan, plus de 50% des places étaient déjà ouvertes. Toujours selon le ministre qui soulignait la mise en place d'un module de formation des enseignants pour la rentrée 2012. Rappelons tout de même que le ministère de l'Éducation, reste parmi les derniers ministères à promouvoir l'insertion des travailleurs handicapés au sein du personnel de la source même du FIFHPH
La Réadaction
Publication : 25/01/2012
Adhérez à l'association
Categories
- ÉTUDE & RECHERCHE SCIENTIFIQUE 36
- HABITAT SOCIAL & LOGEMENT 39
- PROTECTION SOCIALE 14
- MALADIE PROFESSIONNELLE 24
- SOCIAL 44
- SANTÉ PUBLIQUE 59
- SANTÉ 53
- SÉCURITÉ SANITAIRE 14
- SÉCURITÉ SOCIALE - PLFSS 26
- SERVICE PUBLIC 26
- SOCIO-SANITAIRE 8
- INNOVATION & RECHERCHE 95
- ÉDUCATION & ÉDUCATION SPÉCIALISÉ 66
- EXPERTISE JURIDIQUE 1
- ÉTUDE SUPÉRIEURE 40
- SONDAGES/STATISTIQUES 0
Articles en relation
Service Public de l’École Inclusive la La FGPEP apporte son soutien à la réforme et au gouvernement
Alors que plusieurs associations soit gestionnaire soit représentative et même syndicats ne cesse de dénoncer le manque de véritablement négociation de la réforme dite de « l’École Inclusive ». La Fédération Générale des PEP « salue elle la dynamique » portée par Mme Sophie CLUZEL, Secrétaire d’État en charge des personnes handicapées et Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Une décision surprenante alors que le Ministre de l’Éducation nationale ne cesse d’être en plus critiqué de toute part pour ses décisions jugé « autoritaire ».
Éducation & Handicap : “La France est un pays où il ne fait pas bon être un enfant porteur de handicap.”
Apprendre lorsqu'on est handicapé(e), un droit fondamental respecté ? L'éducation est un droit essentiel et fondamental qui permet à chacun de recevoir une instruction et de s'épanouir dans sa vie sociale. C'est également un droit vital qui permet d'acquérir un bon emploi et d'améliorer la qualité de vie, de développer un socle de connaissances et de culture générale plus riche, d'éveiller et de déployer un esprit critique, d'analyse et de synthèse plus affutés.Apprendre est ce qui a permis à l'humanité en tant qu'espèce, puis à chaque individu de s'en sortir et de prospérer jusqu'à aujourd'hui. Cependant, lorsqu'on naît ou devient handicapé, a-t-on accès à tous ces trésors de façon absolue et égale quel que soit notre statut social ?
L’AFM la 6e édition "1000 Chercheurs dans les écoles", pour mieux comprendre les avancées de la génétique.
A l’approche du Téléthon qui aura lieu cette année du 7 et 8 décembre prochain, l’AFM renouvelle son opération en partenariat avec l’APBG pour sensibiliser les élèves de la 3e à la terminale aux avancées récentes de la génétique et permettre aux élèves d'échanger avec un scientifique. Et pourquoi pas en éclairant ces derniers aux enjeux de la recherche de susciter des vocations. Une opération qui aura lieu du 5 au 30 novembre pour lequel les établissements souhaitant y participer son invité a s’inscrire.
Rentrée scolaire sous haute surveillance pour plus de 320 000 élèves en situation de handicap
Tandis que le président de la République aura effectué la rentrée scolaire au collège Jean renard en Mayenne, en compagnie du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel BLANQUER et de la secrétaire d’État aux personnes handicapées Sophie CLUZEL. Cette rentrée scolaire risque à nouveau de laisser plusieurs milliers d'élèves handicapés « sur le carreau ». Condamné une fois de plus à des listes d’attente interminable, comme le dénonce l’UNAPEI. Mais surtout condamné à attendre selon le ministre, 2022 pour une école réellement inclusive présentée dans son plan le 18 juillet dernier.
Le budget de l’école à destination des élèves handicapés : Vers un statu quo ou volonté politique ?
Au lendemain des promesses engagées par le CIH, le 20 septembre dernier, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel BLANQUER, vient de rendre sa copie ce 28 septembre sur les efforts pour une « école de la confiance » et plus inclusifs. Le budget de l’éducation nationale qui reste le second de la nation, avec un montant 70,6Mds€ si ont ajoute les contributions aux pensions de l'état, soit une évolution de 1.3Mds en comparaison de 2017, puisque celui-ci est désormais par le budget consacré a la dette française.
La Ville de Rodez et le département de l’Aveyron accueil sa première UEM destinée aux enfants autistes
Inaugurée en présence de plusieurs personnalités du monde politique, institutionnel et associatif la ville de Rodez vient d’inaugurer la première unité d’enseignement pour enfant autiste. Une première aussi pour le département de l’Aveyron. Une unité ouverte en septembre 2016, dans le cadre d’un troisième plan autisme 2013-2017, qui prévoit l’ouverture a terme près de 700 places disponible d’ici fin 2017. Un résultat loin de répondre aux liste d'attente qui ne cesse de s'allonger au niveau nationale.
