L’APAJH salue la création du diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social après trois ans d’attente….
Après plusieurs d’attente il faut tout de même le reconnaître. Le gouvernement et notamment le ministère de l’Éducation nationale, le seule encore a faire tombé les chiffres du FIFPH a publié un décret et un arrêté récemment créent officiellement un diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social. Celui-ci remplace deux diplômes dans le domaine de l’accompagnement des personnes trois catégories celui d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS), celui d'aide médico-psychologique (DEAMP) et y adjoint la fonction d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).
L’APAJH se félicite de cette avancée !
Dans un communiqué la Fédération précise que ce nouveau diplôme est un aboutissement issu des préconisations du rapport de Pénélope Komitès, rendu public en 2013. Pour Jean-Louis GARCIA, président de la Fédération des APAJH : « il y a trois ans, des lignes directrices avaient été tracées pour aller dans le sens d’une professionnalisation des accompagnants des élèves en situation de handicap. Ce diplôme est une reconnaissance de véritables compétences. Il permet de lutter contre la précarité de l’emploi, tout en s’attachant à garantir aux élèves les meilleures conditions de scolarisation ». Le gouvernement qui aura pris tout son temps, passant dessus les promesses de la conférence nationale du handicap en décembre 2014, et beaucoup d’autres promesses toujours en attentes !
La Fédération des APAJH, qui souligne d’ailleurs qu’au-delà de « ces points de satisfaction, regrette que le CNCPH n’ait pas été consulté avant la publication des textes, comme c’est la règle. Par ailleurs, l’accompagnement des élèves en situation de handicap, pour une large part, reste confié à des contrats aidés au statut précaire ».
Le mouvement APAJH annonce qu’il souhaite continuer a se mobiliser pour d’autres nécessaires avancées sur ce dossier. « L’accompagnement humain constitue une réponse essentielle aux besoins, dans une logique de construction de parcours de vie sans rupture pour les jeunes en situation de handicap ».précise le président.
Cinq points d’évolution…
Même si ce diplôme et le référentiel de formation n’apportent pas réponse à toutes les questions, comme le précise l’APAJH elle salue néanmoins les avancées qu’il va permettre notamment sur cinq points. En premier celui de la structure du diplôme, qui va permettre selon de mettre en place des passerelles entre différentes spécialités. En effet, celui-ci est composé d’un tronc commun de compétences (70 %), et de spécialités (accompagnement de la vie à domicile, accompagnement de la vie en structure collective et accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire). Cela devra permettre de favoriser les parcours professionnels.
L’autre point essentiel étant que la création de ce diplôme d'accompagnant éducatif et social va permettre de lutter contre la précarité. Les anciens AESH pourront passer une formation complémentaire ou une validation des acquis d’expérience et être embauchés en CDI. Une précarité qui avait il y a quelques semaines provoquées de nouvelles manifestations au sein des professionnelles.
Le troisième point concerne notamment cette formation et le renforcement de celle-ci qui prévoit désormais une formation de 525 heures théoriques, dont 378 heures, concernera le socle commun et 147 heures seront consacrées aux spécialités. Enfin 1015 heures pratiques reparties en deux pour le socle commun et 175 par spécialité
Les deux derniers points concernant à la fois l’évaluation des compétences acquises, qui sera effectuée sur une période de cinq ans. Ainsi que l’intitulé de la spécialité qui concerne « l’accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire ». En évoquant l’éducation inclusive, et non la scolarisation, « l’accompagnant sera mobilisé sur les temps scolaires et périscolaires » précis l’APAJH dans son communiqué.
La Rédaction
Publication : 10/02/2016
Adhérez à l'association
Categories
- ÉTUDE & RECHERCHE SCIENTIFIQUE 36
- HABITAT SOCIAL & LOGEMENT 39
- PROTECTION SOCIALE 14
- MALADIE PROFESSIONNELLE 24
- SOCIAL 44
- SANTÉ PUBLIQUE 59
- SANTÉ 53
- SÉCURITÉ SANITAIRE 14
- SÉCURITÉ SOCIALE - PLFSS 26
- SERVICE PUBLIC 26
- SOCIO-SANITAIRE 8
- INNOVATION & RECHERCHE 95
- ÉDUCATION & ÉDUCATION SPÉCIALISÉ 66
- EXPERTISE JURIDIQUE 1
- ÉTUDE SUPÉRIEURE 40
- SONDAGES/STATISTIQUES 0
Articles en relation
Service Public de l’École Inclusive la La FGPEP apporte son soutien à la réforme et au gouvernement
Alors que plusieurs associations soit gestionnaire soit représentative et même syndicats ne cesse de dénoncer le manque de véritablement négociation de la réforme dite de « l’École Inclusive ». La Fédération Générale des PEP « salue elle la dynamique » portée par Mme Sophie CLUZEL, Secrétaire d’État en charge des personnes handicapées et Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Une décision surprenante alors que le Ministre de l’Éducation nationale ne cesse d’être en plus critiqué de toute part pour ses décisions jugé « autoritaire ».
Éducation & Handicap : “La France est un pays où il ne fait pas bon être un enfant porteur de handicap.”
Apprendre lorsqu'on est handicapé(e), un droit fondamental respecté ? L'éducation est un droit essentiel et fondamental qui permet à chacun de recevoir une instruction et de s'épanouir dans sa vie sociale. C'est également un droit vital qui permet d'acquérir un bon emploi et d'améliorer la qualité de vie, de développer un socle de connaissances et de culture générale plus riche, d'éveiller et de déployer un esprit critique, d'analyse et de synthèse plus affutés.Apprendre est ce qui a permis à l'humanité en tant qu'espèce, puis à chaque individu de s'en sortir et de prospérer jusqu'à aujourd'hui. Cependant, lorsqu'on naît ou devient handicapé, a-t-on accès à tous ces trésors de façon absolue et égale quel que soit notre statut social ?
L’AFM la 6e édition "1000 Chercheurs dans les écoles", pour mieux comprendre les avancées de la génétique.
A l’approche du Téléthon qui aura lieu cette année du 7 et 8 décembre prochain, l’AFM renouvelle son opération en partenariat avec l’APBG pour sensibiliser les élèves de la 3e à la terminale aux avancées récentes de la génétique et permettre aux élèves d'échanger avec un scientifique. Et pourquoi pas en éclairant ces derniers aux enjeux de la recherche de susciter des vocations. Une opération qui aura lieu du 5 au 30 novembre pour lequel les établissements souhaitant y participer son invité a s’inscrire.
Rentrée scolaire sous haute surveillance pour plus de 320 000 élèves en situation de handicap
Tandis que le président de la République aura effectué la rentrée scolaire au collège Jean renard en Mayenne, en compagnie du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel BLANQUER et de la secrétaire d’État aux personnes handicapées Sophie CLUZEL. Cette rentrée scolaire risque à nouveau de laisser plusieurs milliers d'élèves handicapés « sur le carreau ». Condamné une fois de plus à des listes d’attente interminable, comme le dénonce l’UNAPEI. Mais surtout condamné à attendre selon le ministre, 2022 pour une école réellement inclusive présentée dans son plan le 18 juillet dernier.
Le budget de l’école à destination des élèves handicapés : Vers un statu quo ou volonté politique ?
Au lendemain des promesses engagées par le CIH, le 20 septembre dernier, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel BLANQUER, vient de rendre sa copie ce 28 septembre sur les efforts pour une « école de la confiance » et plus inclusifs. Le budget de l’éducation nationale qui reste le second de la nation, avec un montant 70,6Mds€ si ont ajoute les contributions aux pensions de l'état, soit une évolution de 1.3Mds en comparaison de 2017, puisque celui-ci est désormais par le budget consacré a la dette française.
La Ville de Rodez et le département de l’Aveyron accueil sa première UEM destinée aux enfants autistes
Inaugurée en présence de plusieurs personnalités du monde politique, institutionnel et associatif la ville de Rodez vient d’inaugurer la première unité d’enseignement pour enfant autiste. Une première aussi pour le département de l’Aveyron. Une unité ouverte en septembre 2016, dans le cadre d’un troisième plan autisme 2013-2017, qui prévoit l’ouverture a terme près de 700 places disponible d’ici fin 2017. Un résultat loin de répondre aux liste d'attente qui ne cesse de s'allonger au niveau nationale.
