Inauguration officielle de la Maison Mosaïque : la maison de toutes les différences
Saint-Dié-des-Vosges, a inauguré le 26 octobre dernier sa maison d'accueil spécialisée (MAS) pour adultes handicapés et autistes, « Mosaïque » par le Président de l'association turbulence, Bertrand HESSE et du Directeur de la maison Antoine BRESSAND.. Tous deux entourée de plusieurs personnalités politiques, civiles, cet événement aura été fêté comme il se doit, douze mois après la pose de la première pierre sur le chantier, le 26 octobre 2011 comme le précisera le sous-préfet Christophe SALIN « afin de donner a nos concitoyens handicapés un lieu de vie et d'épanouissement ». Une maison pilote tellement exemplaire que la Nouvelle-Calédonie compte la reproduire à l'identique en 2013.
Une nouvelle structure dont la reflexion remonte a 2007, d'une capacité de 37 places dont les premiers résidents sont arrivés depuis une semaine, garantissant comme le confie Bertrand HESSE, la continuité d'accompagnement adapté au handicap des résidants adultes et à l'attente de leurs familles, dont les enfant seront désormais uniquement acceuillis à la Maison du XXIe siècle situé en plein centre ville, pour élaborer avec l'ensemble des familles, des personnels et des bénévoles, ce nouveau projet de MAS (Maison d'accueil spécialisée). « L'originalité de ces deux établissements réside dans les prises en charge adaptées aux pathologies des résidants, à la place primordiale accordée aux familles, à leur ouverture constante sur la cité (urbanité), au projet de création d'une unité d'enseignement au sein même de l'IME de la Maison du XXIe siècle », explique le directeur Antoine Bressand.
La maison de toutes les différences
Mosaïque est un établissement exemplaire et unique en France. Classée maison pilote par l'Agence régionale de santé, elle fait semble-t-il la synthèse de ce qui existe de mieux dans la démarche d'accompagnement. Outre la construction inscrite dans une volonté HQE (haute qualité environnementale), tous les éléments innovants sont présents dans une seule et même structure. « L'ensemble des particularités de chaque handicap sensoriel est intégré dans les moyens de communication et d'accessibilité par une gestion de l'ensemble du bâtiment par des techniques nouvelles en électronique, en automatisme et informatique. Quel que soit le type de handicap ou de déficience, nous avons voulu rendre la personne autonome dans la vie de tous les jours », insiste Antoine BRESSAND. Cette maison fait la fierté des entreprises retenues, principalement celles du bassin de Saint-Dié dont les savoir-faire répondaient à un cahier des charges exigeant. « Nous avons démontré qu'en Déodatie, il y a de la compétence et de la qualité », assure le directeur.
Un investissement maîtrisé
« Nous n'avons pas choisi les matériels d'équipement sur catalogue, nous sommes allés chercher sur le terrain, des solutions techniques moins coûteuses et innovantes. Pour le mobilier par exemple, nous avons réalisé une économie de 300 000 à 400 000 € qui a été réinvestie dans les équipements d'accompagnement. On a fait mieux pour pas plus cher, notre budget d'investissement respecte les recommandations nationales de la CNSA pour le prix du m² construit pour une MAS. Il en est de même pour le coût à la place d'une MAS polyhandicapée », se réjouit Antoine BRESSAND. « C'est, dit-il, le résultat d'une réflexion très poussée et d'une implication de tous les jours dans le suivi du projet avec les entreprises, l'assistance d'un bon architecte et une bonne coordination entre le maître d'œuvre et le maître d'ouvrage ». Sans oublier les habitants du quartier de Saint-Roch et de la rue d'Ortimont qui se sont très vite sentis concernés. En 11 mois, 4 000 m² ont été construits et finis. Pour Antoine BRESSAND : « L'idée n'est pas de faire un modèle unique, mais qu'il soit reproductible au niveau national ». Déjà, La Nouvelle-Calédonie va le reproduire à l'identique en 2013. « Si vous avez un projet, téléphonez-moi », invite Antoine BRESSAND dont la formation d'économiste a compté dans la réussite de Mosaïque.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 30/10/2012
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