Retour au pays dans le département de l’Oise pour une partie des exilées belges
Alors que l'année 2012 devrait être celle de l'autisme et que malgré les promesses de la création de 5000 à peine 1863 ont été créées dont 360 effectivement. Une situation pour lequel le Conseil général ne semble plus être d'accord, annonçant dans le cadre du vote du budget primitif 2012, la possibilité de faire rapatrier la moitié de
Créée en 1989 par l’association ASBL pour organiser un centre d’accueil et d’hébergement pour personnes adultes handicapées mentales, il se situe en Belgique à Callenelle à trois kilomètres de la frontière française (Archives-Illustration)ces personnes hébergées en Belgique faute de place en France d'ici 2017. Il serait actuellement 269* dans cette situation actuellement dont 60% sont des handicapés psychiques, 10% des autistes, 30% des déficients intellectuels.
Dans son communiqué le conseil général précisé que le projet est actuellement réalisé en collaboration l'agence régionale de santé (ARS) « les travaux de la nouvelle structure seront réalisés en 2013 », assure-t-on au conseil général. Dans le budget celui-ci représente un investissement qui représente un coût 130 000 € par personne pour la première année, somme qui prend en compte les retours de Belgique, les ouvertures de lit et le fonctionnement. Pour le département parallèlement la mobilisation sera portée du côté des structures existant dans l'Oise, parmi les objectifs : « L'extension des foyers médicalisés, de services médicalisés, du nombre de places en foyers de vie ? » précise-t-on.
Le bien fondée de la prise en charge Belge
Au-delà du manque crucial de place en France, bon nombre de difficultés notamment sur leur prise en charge entre celle psychiatrique de plus en plus critiqué et d'autres méthodes comme celle d'ABA. Un changement de méthode soutenu les familles et les associations et depuis quelques années d'une certaines partie du corps médicale. Ainsi, le département estime qu'un certain nombre de familles ont fait volontairement le choix de cet exil et cela malgré les distances. « La prise en charge belge aborde davantage la personne dans sa perte d'autonomie que dans une typologie de handicap où elles connaissent les villageois autour et ont une liberté selon leur autonomie », admet-on au conseil général de l'Oise. Une stratégie d'adaptation qui devrait inspirer le département de l'Oise qui souhaite « repenser la prise en charge de personnes handicapées sur le modèle belge ».
Une question d'envergure nationale
Le Département qui regrette le manque de volonté réelle dans le domaine de la nationale, il vrai que le rapport actuellement en cours de réalisation par Valérie LETARD chargé de faire un bilan de plan 2008-2010 autismes notamment laisse penser que celui-ci ne sera pas bon. Beaucoup de promesse n'a pas été en effet tenu. Une situation qui devient de plus en plus difficile pour les départements depuis le vote de la loi de 2005. Des conseils généraux qui financent l'hébergement de handicapés mentaux en Belgique.
Sachant que le département prend en charge les personnes ne relevant pas de la psychiatrie, comme les autistes ou polyhandicapés, la psychiatrie relèvent de l'État qui dans c domaine n'a cesse de réduire les budgets et les moyens humains.
Une facture qui ne cesse de devenir d'année en année des plus importantes. L'Oise qui donne à titre d'exemple le coût du transfert de résidants oisiens chez nos voisins est lui de 13,6 M€ par an pour un budget de 67 M€ destiné aux personnes handicapés. Une situation qui semble préoccuper sur le plan financier également les associations comme l'Association d'aide aux personnes inadaptées mentales hors de France. Pour son président, Charles GHESQUIERE« économiquement, ça ne tient pas la route! Il n'y a pas de flux économique en France. En Belgique, ce sont près de 3000 emplois créés par cet accueil », souligne ce défenseur.
À titre d'information et selon les chiffres de l'UNAPEI, se sont actuellement 5 000 déficients intellectuels français sont en Belgique. 1 500 enfants et 3 500 adultes déficients, dont des autistes et polyhandicapés, sont hébergés en Belgique à l'heure actuelle. En 1985, ils étaient près de 1 500. La Belgique a ouvert en cinq ans 500 places supplémentaires, un accueil qui aura généré plus de 3000 emplois. Pour un coût moyen de journée supporté par les conseils généraux et l'assurance-maladie française, d'un foyer de vie ou foyer d'accueil spécialisé belge entre 140 € et 180 €. En France, il existe 480 maisons d'accueil spécialisées (MAS), pour 19823 places. 511 foyers d'accueil médicalisé, pour 14 111 places. Ainsi que 1 395 foyers de vie, pour 38 711 places. Soit un totale de 2 386 établissements médico-sociaux pour adultes handicapés et 72 645 places au 1er juillet 2011.
Stéphane LAGOUTIERE
Publication : 16/12/2011
Adhérez à l'association
Categories
- ÉTUDE & RECHERCHE SCIENTIFIQUE 36
- HABITAT SOCIAL & LOGEMENT 39
- PROTECTION SOCIALE 14
- MALADIE PROFESSIONNELLE 24
- SOCIAL 44
- SANTÉ PUBLIQUE 59
- SANTÉ 53
- SÉCURITÉ SANITAIRE 14
- SÉCURITÉ SOCIALE - PLFSS 26
- SERVICE PUBLIC 26
- SOCIO-SANITAIRE 8
- INNOVATION & RECHERCHE 95
- ÉDUCATION & ÉDUCATION SPÉCIALISÉ 66
- EXPERTISE JURIDIQUE 1
- ÉTUDE SUPÉRIEURE 40
- SONDAGES/STATISTIQUES 0
Articles en relation
Le 1er Ministre annonce de nouvelles mesures d'hébergement d’urgence des sans domicile : le handicap lui oublié
Valérie LETARD, ministre chargée du Logement, salue les récentes annonces du Premier ministre visant à renforcer l’hébergement d’urgence pour les personnes sans domicile. Des mesures nécessaires avant tout pour les milliers de Français aujourd’hui totalement oublié. Objectif pour le gouvernement pérenniser les 203 000 places d'hébergement d'urgence dans le budget 2026. Reste que malheureusement bon nombre d’entre eux ne peuvent recevoir des personnes handicapées ou en perte d’autonomie.
Un bailleur social propose une information désormais accessible aux locataires aveugles et malvoyants !
Si il n’est pas toujours facile de trouver facilement un logement notamment dans les grandes agglomérations ou dans la capitale, les informations sont elle parfois encore plus difficile a y accéder pour tous et notamment les personnes déficientes visuelles. Un bailleur social Immobilière Atlantic Aménagement qui à annoncé s'investir pour l'ensemble des locataires déficients visuel ou plus largement empêché de lire pour l’accès aux documents de son parc en Région Nouvelle Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde, Deux-Sèvres et Vienne).
Le dispositif « Un chez-soi d’abord » étendu à l’ensemble du territoire afin de favoriser réinsertion par le logement
Évalué depuis 4 ans dans quatre agglomérations (Lille, Marseille, Toulouse et Paris), celui-ci serait censé de proposé aux personnes en situation de grande précarité et présentant des troubles psychiques sévères, une orientation vers un logement ordinaire en leur assurant un accompagnement soutenu par une équipe médico-sociale pluridisciplinaire. Un dispositif dont Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé ainsi que Emmanuelle COSSE, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées ont annoncé la publication le 3 janvier du décret généralisant le dispositif.
1ères Journées de l’Habitat partagé et accompagné « une forte demande pour fédérer les porteurs de projets »
L’Habitat partagé c’est quoi ? Peut-il convenir a tous ? S’agit-il encore d’un projet expérimental ? De nombreuse question auquel 170 professionnels porteurs de projets, acteurs publics, proches aidants et étudiants ont participé au Conseil de l’Europe à Strasbourg du 13, au 15 décembre dernier. Un rassemblement organisé par l’Association des Familles de Traumatisés crâniens et Cérébrolésées d’Alsace (AFTC Alsace) en partenariat avec la Foncière Familles Solidaires. Des discussions qui ont permis pour tous ces participants au travers d’ateliers conçus comme des temps d'échanges examiner sous toutes les coutures le principe et l’idée de l'habitat partagé à travers ses problématiques les financements et les modèles juridiques.
Action logement : L’État doit respecter ses engagements ! Pour la CFE-CGC
Quelques jours après la présentation a Toulouse de la nouvelle structure, qui vont remplacer celle existante à partir du 1er janvier 2017, qui provienne de la réforme PEEC (1 % logement). La CFE-CGC qui représente les petites entreprises de moins 20 salariés protestent contre les décisions prises dans l’article 17 du projet de loi de finances 2017 qui propose de mettre fin à cette compensation et d’affecter cette taxe au FNAL (Fonds national d’aide au logement) et à la Société du Grand Paris obtenu depuis 2005. L’État versant jusqu’à présent conformément à son engagement, 80,25 % de la taxe sur les locaux à usage de bureaux en Ile de France.
Action Logement présente son nouveau comité régional en région Occitanie dirigé par Frédéric CARRE
Si l’écoute des partenaires sociaux n’aura pas été semble-t-il une habitude du gouvernement à l’exception de celle lancée pour la réforme PEEC (1 % logement) réalisé à la demande des partenaires sociaux (salariés et patronat) en 2015, Action Logement voté en Mai 2016, prend donc le relais à partir du 1er janvier 2017 et qui a commencé depuis quelques semaines a mettre en place les CRAL (comité régional Action Logement) a l’instar de celui du Centre Val de Loire installé, le 2 septembre, à Orléans ou de celui de la région Occitanie le 26 septembre dernier. Un comité régional qui à élus Frédéric CARRE, Président de la fédération des travaux publics de la Haute-Garonne a sa présidence, en présence de Jean-Baptiste DOLCI, et Bernard ARBOUET, respectivement vice-président et directeur général du Comité national d’Action Logement.
