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Discrimination raciale ou des personnes des handicapés, l’ONU ouvre sa nouvelle conférence

2011.11.29.Convention international_au_siege_des_nations_uniesEnviron 700 élèves de lycée des États-Unis, du Canada, de la France, du Mexique et de la Roumanie où commencera à partir de demain la quatorzième Conférence annuelle des élèves sur les droits de l'homme, organisée du 30 novembre au 2 décembre 2011, au Siège de l'ONU à New York et consacrait cette année au thème: « La discrimination et les défenseurs des droits de l'homme ».

Organisé par le Département de l'information (DPI), dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale des droits de l'homme et du dixième anniversaire de la Conférence de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, cet évènement de trois jours s'ouvrira à l'École internationale des Nations Unies (United Nations International School –UNIS).

Les élèves seront accueillis par la direction de l'école et les étudiants du Comité des droits de l'homme de l'UNIS. Ils participeront également à une rencontre avec un panel d'experts spécialisés dans les droits de l'homme, afin d'évoquer le thème central de la Conférence et les quatre sous-thèmes choisis: discrimination raciale; discrimination contre les handicapés; discrimination contre les personnes atteintes du VIH/sida, et discrimination contre les femmes.

Le 1er et 2 décembre, les élèves se réuniront au Siège de l'ONU pour rencontrer le Sous-Secrétaire général de l'ONU pour les droits de l'homme et Chef du Bureau du haut-commissariat aux droits de l'homme à New York, M. Ivan ŠIMONOVIC.

« Des millions de personnes souffrent quotidiennement de discrimination, simplement à cause de ce qu'elles sont en tant qu'êtres humains ou individus », a-t-il
Les étudiants de l'Institut de New York pour l'éducation spéciale à effectuer événement spécial siège de l'ONU « Ensemble pour un monde meilleur pour tous: Y compris les personnes handicapées dans le développement », en célébration de la Journée internationale des personnes handicapées. ©UN Photo / Evan SchneiderLes étudiants de l'Institut de New York pour l'éducation spéciale à effectuer événement spécial siège de l'ONU « Ensemble pour un monde meilleur pour tous: Y compris les personnes handicapées dans le développement ». ©UN Photo / Evan Schneiderrappelé, avant de souligner qu'il revenait « à chacun de prendre des mesures pour bâtir un monde où tous les hommes naissent libres et égaux ». « La Conférence est une excellente occasion offerte aux jeunes pour discuter de la façon dont ils peuvent faire la différence », a-t-il ajouté.

Au Siège de l'ONU, des lycéens représentant environ 40 écoles publiques de la ville de New York, de l'État du Wyoming, et de la ville de Winnipeg, au Canada, partageront leur réflexion sur les thèmes de la Conférence avec leurs homologues des villes de Memphis, dans le Tennessee; de Toulouse, en France; de Mexico, au Mexique, et de Targu-Mures, en Roumanie. Le Centre d'information de l'ONU de la ville de Mexico organise simultanément une conférence régionale des étudiants latino-américains à laquelle participeront plus de 19 pays des sous-continents d'Amérique latins et centraux. Chaque point de la Conférence sera également débattu dans des groupes de discussions, avec l'objectif de formuler une série de propositions et de projets qui seront ensuite discutés avec le panel d'experts, avant d'être mis en œuvre par les élèves dans leurs écoles ou leurs communautés.

La Conférence est organisée en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), son réseau d'écoles associées au Canada (ASPnet), le Bureau d'Amnesty International pour les États-Unis, le Département de l'éducation de la ville de New York, les ONG « Global Education Motivators » et « Interconnexions 21 », ainsi que l'École internationale des Nations Unies (UNIS) et l'École de Berkeley Carroll, située à Brooklyn. La Conférence des élèves sera retransmise en direct sur le site Web des Nations Unies.

Correspondante permanent F.H.I.au Etats-Unis

Catégorie : NATIONS UNIES
Publication : 29/11/2011

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Des experts de l'ONU qui ont annoncé avoir informé l'État français de leurs préoccupations quant à la situation de Timothée D. et demandent qu'il soit mis un terme de toute urgence à son hospitalisation psychiatrique ainsi qu'à l'administration de médicaments altérant sa santé, tels que les neuroleptiques. « Il est indispensable que des mesures adéquates soient prises au plus vite afin de faciliter son retour au sein de son milieu familial et afin que son droit à une éducation inclusive et à l'inclusion sociale soit enfin respecté », ont-ils déclaré. Les experts se sont déclarés à la disposition des autorités françaises afin de leur prêter toute assistance nécessaire sur ce sujet.

Un placement sans justification...

Selon la famille, et le communiqué des experts de l'ONU, ce placement est intervenu quelques jours seulement après son placement dans un Institut Médico-Educatif (IME). Jusqu'alors l'adolescent bénéficiait d'une inclusion scolaire en milieu ordinaire et vivait au sein de sa famille. Les raisons de ce placement en hôpital psychiatrique ne sont, à ce jour toujours pas connues de sa mère, qui avait été interdite de le voir.

« L'institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale », a déclaré la Rapporteuse spéciale1) sur le droit des personnes handicapées, Catalina DEVANDAS AGUILAR. Précisant que cette situation « viole également les droits de cet adolescent à l'autonomie et à l'inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant ».

« Il est particulièrement grave que l'intérêt supérieur de cet adolescent, qui n'a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille », conclut Mme DEVANDAS AGUILAR.

La France ne cesse de violer les droits autistes...

La situation de Timothée D. est d'autant plus préoccupante que dès février 2014, précise le communiqué que le Conseil de l'Europe concluait à la violation des droits des enfants autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun et à l'absence de prédominance d'un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées prenant en charge les enfants et les adolescents autistes. Une situation qu'avait également rappelé le commissaire au droit l'homme lors d'une visite en France en décembre 2014..

Mme DEVANDAS AGUILAR qui reprend également une partie du rapport paru en X, par le Commissaire européen, tout comme certaines décisions du Conseil d'État, en rappelant qu'« Aucun élève ne peut être exclu du système d'enseignement général sur le fondement de son handicap et seuls les systèmes éducatifs de type inclusif peuvent offrir aux personnes handicapées à la fois un enseignement de qualité et la possibilité d'améliorer leur situation sociale »,

Des soins psychiatriques un « impact négatif »

Dès son institutionnalisation en IME, la santé physique et mentale ainsi que le bien-être de l'adolescent se seraient dégradés menant à son hospitalisation psychiatrique d'urgence où il a été assujetti à de fortes doses de neuroleptiques selon le communiqué.

« Comme nous l'avons déjà fait savoir aux autorités, nous sommes beaucoup préoccupés par l'impact négatif que la décision de placer Timothée D. dans un IME pourrait avoir sur son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, aussi bien que sur son bien-être », a souligné le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Dainius PURAS.

« Afin de garantir le droit à l'éducation inclusive, en particulier des enfants autistes, nous encourageons fortement la désinstitutionnalisation et la création d'alternatives au placement institutionnel. Il faut dépasser le modèle médico-social de prise en charge et s'engager dans un modèle des droits de l'homme basé sur la non-discrimination, l'inclusion, et la participation ainsi que sur le renforcement des liens familiaux et des structures sociales et communautaires », conclut M. PURAS.

Stéphane LAGOUTIERE

Des experts européens se réunissent pour discuter de l’impact de la crise économique sur la santé

Session d’ouverture de l’assemblée générale de l’MOS, à Genève, le 14 mai.À partir de demain, de hauts responsables de gouvernement représentant les 53 États membres de la Région européenne de l'OMS se réuniront à Oslo en Norvège, les 17 et 18 avril 2013. Une réunion au sommet afin d'examiner l'impact de la crise économique sur la santé et les systèmes de santé dans la Région. L'autre objectif des participants sera de discuter de diverses mesures, pouvant être pris, et de se faire part mutuellement des enseignements acquis afin de convenir des meilleurs moyens pour les pays, de se préparer pour l'avenir.

Une réunion qui devrait servir à actualiser les bases factuelles présentées lors de la réunion ministérielle d'Oslo intitulée « La santé en période de crise économique mondiale : le point de la situation dans la Région européenne de l'OMS », qui s'est tenue voici exactement quatre ans. Des ministres de la Santé, des représentants d'organisations multilatérales et des experts techniques passeront en revue les bases factuelles les plus récentes, en s'inspirant de l'étude « Santé, systèmes de santé et crise économique en Europe : impact et répercussions sur les politiques » menée par l'Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé avec l'OMS/Europe. Les résultats montrent que les dépenses de santé publique ont diminué dans de nombreux pays depuis 2008.

« En temps de crise, il est encore plus important de protéger le financement des systèmes de santé, étant donné que les besoins sanitaires peuvent augmenter rapidement ; la garantie d'accès aux services de santé est un élément central du filet de sécurité sociale au sens plus large », a déclaré Mme Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe lors d'un discours de présentation. En précisant que l'OMS demandait à tous les gouvernements du continent européen dans le cas d'une politique budgétaire de rigueur « faites-le avec sagesse, et non de manière généralisée, et de protéger les personnes vulnérables pour garantir une couverture universelle des soins de santé. C'est l'essence même de la politique européenne de l'OMS, Santé 2020. Les bases factuelles montrent que des réductions budgétaires inadaptées dans le secteur de la santé peuvent aggraver la situation. En même temps, le secteur de la santé devrait tout mettre en œuvre pour limiter les dépenses inutiles, et veiller à ce que les ressources disponibles soient concentrées sur les services dont la valeur est attestée » à telle conclut !

Un avis soutenu par M. Jonas Gahr Støre, ministre norvégien de la Santé et des Services de soins pour lequel « Nous devons être attentifs à ce que, dans le secteur de la santé, les mesures d'économies n'augmentent pas les inégalités sociales. Notre capacité à repérer les personnes les plus faibles de notre société et à leur accorder la priorité doit être notre principe directeur, tant lorsque l'économie va bien que lorsqu'elle va mal. Dès lors, il est encourageant que beaucoup de pays prennent des mesures pour protéger les groupes vulnérables, de manière à ce que ceux-ci soient moins affectés par la décision d'augmenter les frais à la charge du patient ». Avant de rappeler que la situation économique et actuelle obligera « tous les pays européens devront, dans les prochaines années, prendre de difficiles décisions et établir des priorités pour garantir la viabilité à long terme de nos systèmes de santé. Par conséquent, il est important pour les autorités norvégiennes de la santé de participer à cette conférence et de faire la lumière sur les effets – positifs et négatifs – des changements qui ont été introduits, ce qui nous permettra de prendre des décisions plus éclairées à l'avenir ».

La santé sensible au changement économique...

Même si les données recueillies ont leurs limites, les bases factuelles indiquent que la santé mentale est extrêmement sensible à la récession économique, qui augmente la probabilité de tomber malade et ralentit la guérison. Dans toute l'Union européenne, les suicides de personnes âgées de moins de 65 ans ont connu une hausse depuis 2007, inversant la tendance antérieure.

Tant le chômage que la crainte du chômage sont de puissants facteurs contribuant à cette situation. En outre, l'incidence des maladies infectieuses (telles que l'infection à VIH) a fortement augmenté dans certains des pays les plus touchés, où des coupes budgétaires ont entraîné une atrophie des programmes de prévention (par exemple, pour l'échange de seringues) et des services de traitement au stade initial de la maladie.

Cela démontre à quel point il est important non seulement de protéger, mais aussi de renforcer les services de prévention, pour lesquels la demande augmente durant les périodes de crise économique. De même, il est essentiel, pour éviter une aggravation de l'appauvrissement, de protéger en particulier les personnes pauvres et vulnérables des risques financiers liés à l'accès aux soins, à un moment où leurs besoins augmentent.

En outre, la baisse du revenu des ménages a un impact sur les comportements peu sains, tels que le tabagisme et la consommation nocive d'alcool, même si de nombreux pays signalent un recul de ces comportements dans l'ensemble.

Les bases factuelles indiquent que dans toute la Région européenne de l'OMS, les pouvoirs publics ont consenti d'importants efforts pour atténuer l'effet des coupes budgétaires et protéger l'accès en réduisant le coût des services. Ce faisant, ils ont gagné en efficience. Lors de la réunion de 2013, plusieurs ministres de la Santé de pays touchés par la crise décriront comment les difficultés peuvent être transformées en opportunités pour améliorer l'accès aux soins et la qualité de ces derniers, tout en maîtrisant les coûts.

La Rédaction

Le Secrétaire Générale de l’ONU Ban KI-MOON lance appel au rassemblement

A la veille de la journée mondiale de l'autisme, le secrétaire général des Nations-Unies à lui appeler dans un message à l'occasion de la journée mondiale à une plus grande attention internationale sur l'autisme et d'autres troubles développementaux qui affectent des millions de personnes à travers le monde. Un message que aura personnellement adressé son epouse par l'intermédaire d'une vidéo.

Ban KI-MOON, remémorant le vote de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies ayant adopté une nouvelle résolution sur cette question et qui démontre un engagement à aider les personnes touchées et leurs familles. Une résolution qui encourage les États membres et d'autres pour renforcer la recherche et de développer leur prestation de santé, d'éducation, d'emploi et d'autres services essentiels.

Après la journée mondiale de la santé qui aura lieu le 4 avril prochain, le secrétaire général a lui indiqué que le « Conseil exécutif de l'Assemblée mondiale de la Santé prendra également l'objet de troubles du spectre autistique à sa prochaine session en mai ». Une volonté qui vraisemblablement prouve l'attention de lutter contre la stigmatisation, le manque de sensibilisation et de structures de soutien inadéquats.

Un message dans lequel le secrétaire général souligne également que les recherches actuelles indiquent que les interventions précoces peuvent aider les personnes souffrant de maladies autistes à réaliser des gains significatifs dans leurs capacités. « C'est maintenant le temps de travailler pour une société plus inclusive, mettre en évidence les talents des personnes affectées et assurer des possibilités pour eux de réaliser leur potentiel ». Un travail qui sera effectué par l'Assemblée générale qui tiendra une réunion de haut niveau le 23 septembre pour répondre aux conditions de plus d'un milliard de personnes handicapées, y compris ceux ayant des troubles du spectre autistique.

J'espère a conclu le secrétaire Ban KI-MOON, que les « dirigeants vont saisir cette occasion pour faire une différence significative qui permettra à ces personnes et à notre famille humaine dans son ensemble. Laissez-nous continuer à travailler main dans la main avec des personnes souffrant de troubles du spectre autistique, les aidants à cultiver leurs atouts tout en répondant aux défis auxquels ils sont confrontés afin qu'ils puissent mener une vie productive qui leur revient de droit ».

La Rédaction