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Le Président Yves FOUCAULT depuis Londres, avec une récompense après douze de solitude

Yves FOUCAULT et Pascal PEREIRA-LEAL à londres

C'est un homme heureux du en direct de Londres remerciant les Britanniques pour leur accueil leurs gentillesses nous avons interrogé par téléphone à l'occasion de cette première victoire par paralympique, 12 ans après la disparition des déficients mentaux aux jeux en l'an 2000. Un homme qui exprime aussi sa joie pour cette première médaille de bronze vient d'emporter l'actuel champion du monde dans sa catégorie. Une victoire aussi pour les 118 autres athlètes déficients intellectuels présents. Ni le sport adapté à toute sa place dans les paralympique et cette victoire du Français Pascal PEREIRA-LEAL le prouve.

FHI ---- Quels sont vos sentiments sur les jeux de Londres 2012, mais aussi sur cette première médaille de bronze en tennis de table ?
Yves FOUCAULT : Concernant l'idée des Jeux Paralympiques, j'ai envie de vous exprimer mon émerveillement devant cette manifestation organisée à Londres en Grande-Bretagne qui aura été pour vous l'occasion de bénéficier d'un accueil extraordinaire de la part du pays. Ajoutant à cela aussi la présence sensationnelle de la part d'un public dans des salles totalement pleines, mais aussi la présence des Anglais prêts à nous apporter leur aide à tout moment.

Pour ce qui est de cette première médaille de bronze que nous offre Pascal tennis de table, c'est bien évidemment pour nous de l'aboutissement de 12 ans de combats pour obtenir la réintégration des sportifs déficients intellectuels après leur départ en 2000. Une victoire qui prouve plus que jamais que ces sportifs ont leur place à part entière dans ces jeux. Ainsi, le match réalisé par Pascal en est la preuve, un match passionné dans un premier set, il est mené cinq à trois et il reviendra de façon extraordinaire pour remporter les deux sets suivants. Une réussite qui prouve combien il ne s'agit pas d'une kermesse quelconque, mais d'un match réel entre sportifs de haut niveau. Pour les trois autres sportifs restants en liste si la médaille d'or me semble peu probable que nous avons encore un bon espoir concernant le bronze.

FHI ---- Quatre sportifs au regard de 163 pour l'équipe de France et 4200 au total n'y a-t-il pas un sentiment d'amertume ?
Yves FOUCAULT : c'est, semble-t-il un des sujets les déceptions de la France et de la fédération française des sports adaptés ou cette dernière n'aura finalement pu n'envoyer que quatre représentants alors qu'ils auraient pu être six. Un chiffre bien évidemment trop faible à l'image mondiale également où ils ne seront à l'occasion de ces jeux que 118 sportifs. Déceptions aussi vis-à-vis des promesses du CIP qui s'étaie engagé à ce que les sportifs déficients intellectuels soient aussi nombreux qu'à Sydney, c'est-à-dire 250.

Un chiffre que nous souhaitons voir progresser à Rio pour atteindre 300 sélectionnés à travers le monde ainsi que le nombre de disciplines, une situation qui de meilleurs devrait être prochainement discutée par le CIP. Mais en ce qui concerne la FFSA tout comme d'autres fédérations nationales, nous avons une autre échéance, celle des jeux divers qui auront lieu, en 2014, en Russie et tout reste à faire. En effet actuellement les déficients mentaux ne sont toujours pas autorisés à y participer. Une déception pour ces sportifs de l'équipe de France de ski dont les résultats ces trois dernières années ont prouvé l'excellence au niveau français, mais aussi international de ces skieurs. Notre objectif est donc de poursuivre notre combat comme nous l'avons fait pour les jeux d'été afin que désormais les déficients intellectuels soient aussi présents aux jeux d'hiver.

FHI ---- Aucun mot aucune ne référence par les autorités paralympiques notamment le président du CIP lors de la cérémonie d'ouverture. Un tel comportant n'y a-t-il pas décevant ?
Yves FOUCAULT : bien sûr que lui, cette absence volontaire de soutien et de référence reste une déception notamment pour ce qui concerne le discours du président du CIP, même si personnellement je ne souhaite pas polémiquer préférant prendre ce qui n'arrive avec beaucoup de plaisir et de joie et d'essayer de faire changer à terme les mentalités avec les résultats ne sportifs. La difficulté principale demeure aujourd'hui le manque de compréhension de la part du CIP du CP reste qu'avec surprise j'ai pu constater l'accueil relativement positif des sportifs handisport envers ce de la fédération du sport adapté. Des changements qui doivent désormais se poursuivre et en cela la médaille Pascal nous donnent un argument supplémentaire pour l'avenir.

Stéphane LAGOUTIÉRE
Entretien réalisé par téléphone le 3 septembre

Catégorie : TROIS QUESTIONS AVEC
Publication : 04/09/2012

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