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6e journée des maladies rares : un rassemblement planétaire sous le signe de la coopération

Rédigé le 27 Février 2013
Affiche partiel maladie rares 2013

Demain, 28 février prochain se tiendra la sixième journée internationale des maladies rares, un événement initié, en 2008 par EURORDIS(1). Une journée qui visera à sensibiliser le public à l'impact des maladies rares sur la vie des patients et de leurs proches, qu'a mobiliser l'action politique qui aura pour thème les « Maladies rares sans frontières ! » afin de mettre l'importance de la solidarité dans ce domaine et de rappeler que lutter contre des maladies qui touchent de petites populations dans chaque pays et pour lesquelles l'expertise est rare passe par la coopération transfrontalière.

Diabète de type 2 : Quand et quels médicaments prescrire pour le contrôle glycémie ?

Rédigé le 12 Février 2013
Contrôle de la glycémie avec un lecteur dans le cadre d'un diabète type 2

En 2009, 2,7 millions de personnes étaient traitées par médicament pour un diabète du type 2, soit environ 4,6% de la population française. Mal ou non soigné, le diabète du type 2 peut entraîner des complications graves et coûteuses. Le contrôle de la glycémie (sucre dans le sang), un accompagnement et un traitement adaptés permettent d'éviter ou de retarder ces complications. La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) diffusent ce jour une recommandation de bonne pratique pour aider les professionnels de santé à définir la stratégie médicamenteuse la plus adaptée pour le contrôle glycémique de leurs patients.

La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publient ce jour une recommandation de bonne pratique sur le traitement médicamenteux du contrôle glycémique dans le diabète de type 2 pour aider les professionnels de santé à définir la prise en charge la plus adaptée à leurs patients. Afin de faciliter la diffusion de cette recommandation, la HAS met en ligne sur son site une vidéo grand public reprenant les principaux messages de la recommandation ainsi qu'un lien vers un arbre décisionnel informatisé destiné aux médecins.

Un objectif glycémique à adapter selon le profil du patient

L'objectif glycémique cible (taux d'HbA1C* à atteindre) sera adapté par le médecin au profil du patient et évoluera donc au cours du temps. Pour la plupart des diabétiques de type 2, l'objectif glycémique cible doit être inférieur ou égal à 7%.

 Mesures hygiéno-diététiques, base de toute prise en charge

Adopter une alimentation saine et équilibrée et pratiquée régulièrement une activité physique ou sportive même modérée sera les clés pour réussir à atteindre l'objectif glycémique cible ou encore à le stabiliser. En effet, faire perdre du poids au patient peut aider à baisser la glycémie (près de 80% des diabétiques est en surpoids ou obèses). L'objectif étant de pratiquer au moins 2h30 d'activité physique d'intensité modérée par semaine et conservé durablement les habitudes alimentaires. Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas ou plus pour atteindre l'objectif glycémique cible, le médecin, en concertation avec son patient, prescrira un traitement médicamenteux.

La metformine, traitement de première intention

La HAS recommande de prescrire la metformine seule en première intention. Si le traitement par metformine ne permet plus d'atteindre l'objectif glycémique cible, une bithérapie puis éventuellement une trithérapie pourra être envisagée sur la base d'une association de metformine et de sulfamide hypoglycémiant. L'insuline est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d'atteindre l'objectif glycémique.

Du fait d'une efficacité moindre, d'un manque de recul sur leur sécurité à moyen et long terme et/ou d'un coût supérieur, les autres traitements doivent être réservés aux situations dans lesquelles les traitements recommandés en première intention ne peuvent pas être prescrits.

La Rédaction

17èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide : Quel est le rôle de l’environnement ?

Rédigé le 5 Février 2013
affiche partiel de la 17eme journée nationale de la prevention du suicide

affiche partiel de la 17eme journée nationale de la prevention du suicideL'union Nationale pour la prévention du Suicide organise les 17èmes Journées Nationales de la Prévention du Suicide qui regroupe 35 associations et plus de 5000 acteurs associatifs en France et dans les DOM-TOM. Des Journées nationales placé sous le thème du rôle de l'entourage : proches, voisins, soignants, environnement...Une journée dont le lancement aura lieu le 5 Février et placé cette année sous le patronage du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Un acte qui reste encore un tabou

Souvent analysé comme un acte personnel, l'acte suicidaire, mûri pourtant dans le secret d'une psyché qui s'isole du monde environnant, ultime façon d'avoir prise sur son destin. Le suicide peut être interprété comme un acte social, conséquence d'une situation intenable, comme un appel, une revendication, un ultime message dans un dialogue de sourds. Vouloir mourir, même et surtout si la personne se sent exclue, n'est jamais un acte solitaire, il s'inscrit fondamentalement dans un rapport à l'autre, à la société.

Ainsi, dans une logique de responsabilité collective et de Santé Publique, la prévention du suicide est articulée entre les actions de soutien à la personne, les interventions menées avec l'entourage, et les réponses médicosociales des institutions sanitaires et associatives. Le thème proposé pour l'édition 2013 des Journées organisées par l'Union Nationale pour la Prévention du Suicide, porte sur le rôle de l'entourage pour la Prévention du Suicide, avec ses diversités individuelles et collectives, et ses dimensions plurielles de compétences psycho-sociales.

En décembre 2009, une Audition publique organisée par la Fédération Française de Psychiatrie : « Effets et conséquences du suicide sur l'entourage : modalités d'aide et de soutien » abordait l'entourage en se concentrant sur les conséquences du deuil après suicide. Le colloque de l'UNPS en 2013 propose d'élargir les débats sur l'ensemble des interactions entre le sujet et son entourage, en amont et tout au long de la crise suicidaire, à partir des regards croisés d'experts et des expériences des associations.

Les journées 2013 visent à actualiser les informations et connaissances existantes, scientifiques et cliniques, mais aussi à susciter les échanges entre acteurs engagés dans la prévention du suicide et à réfléchir aux expériences menées localement auprès de personnes vulnérables dans des contextes spécifiques. Des échanges surgiront ainsi de nouvelles pistes, chaque participant étant ainsi pleinement acteur du colloque.

Tout d'abord, qu'entendons-nous par « entourage » ? Il s'agit d'une pluralité d'entourages : proches, collègues, voisins, soignants, environnement. Plus ou moins distincts, ils constituent un réseau complexe, avec des interférences multiples et mouvantes. Comment prendre en compte l'ensemble des dimensions, des enjeux ?

En cas de crise suicidaire, s'agit-il d'un entourage « victime » qui peut culpabiliser car il « n'a rien vu venir » ou « n'a pas su quoi faire » ? Ou, d'un entourage « responsable », qui peut être accusé de n'avoir pas su prévenir l'évolution fatale, voire même d'avoir négligé le désespoir ? Le rôle des entourages vis-à-vis des personnes suicidaires, est donc un écheveau complexe à démêler entre leurs influences réciproques.

Le CESE rend un projet d'avis pour un problème de société

Evolution des pensees suicidaires et des tentative de suicide par age et par sexe en 2010« Le suicide : plaidoyer pour une prévention active », tel sera le projet d'avis rapporté par Didier BERNUS et qui sera présenté le 12 février prochain. Véritable problème de santé publique avec presque 11 000 décès chaque année en France et environ 230 000 tentatives, le suicide n'est pas une fatalité. 20 ans après une première étude qui a consacré le suicide « grande cause de santé publique », le Conseil économique, social et environnemental plaide pour la poursuite et l'amplification de la prévention du suicide.

Tous acteurs et citoyens !

Un décès sur 50 est un suicide ! Le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans après les accidents de la route et la première cause de mortalité chez les 25-34 ans. Le potentiel de risque suicidaire perdure sous l'effet des différentes « crises »: existentielle, familiale, économique et financière dans les relations sociales et/ou professionnelles,.

Selon une étude BVA-Gallup (2010) réalisée sur 53 pays, les Français sont les plus pessimistes sur leur situation économique voire même sur leur situation personnelle. A la mesure de cette urgence, en février 2013, les 17emes Journées Nationales de la Prévention du Suicide vont permettre à tous les acteurs engagés dans ce combat de se retrouver pour faire un bilan et ouvrir de nouvelles pistes d'amélioration. Derrière la froideur des statistiques, il y a des drames humains que l'on aurait pu éviter. l'UNPS veut le décliner dans toutes ses actions en liaison avec les pouvoirs publics et tous les acteurs institutionnels. Travailler ensemble et toujours mieux pour prévenir davantage.

Personne n'est à l'abri. Tout le monde est concerné.

Le suicide est présent dans tous les milieux familiaux et socioprofessionnels, il touche tout le monde du haut en bas de l'échelle sociale. Une pensée que un récent sondage a permis de dévoiler que 37 % de personnes handicapées avait pensée au moins une fois a passé à l'acte. Qui n'a pas eu une pensée suicidaire à un moment de sa vie ? Aujourd'hui, le silence gêné laisse place à une série de questionnements et la personne suicidaire n'apparaît au fond pas si différent du reste de la population. Contrairement à une croyance répandue, le fait de parler du suicide n'encourage pas au passage à l'acte. Bien au contraire, son expression permet à une personne en souffrance de briser son isolement, d'être reconnue et d'être ainsi en position d'accepter une aide.

Une nouvelle approche

Autrefois, on distinguait suicide et tentative de suicide, cette dernière était souvent perçue comme un « appel au secours » sans réelle mise en place d'un suivi. Les « suicidaires » étaient généralement traités comme des cas individuels, déconnectés de leur environnement, des « pathologies mentales» qu'il suffisait de confier à un psychiatre sans l'intervention d'autres personnes. Le suicide suscitait une gêne, un certain malaise.

Le tournant a été pris il y a une quarantaine d'années : le suicide n'est plus enfermé dans la maladie mentale, il apparaît comme un phénomène complexe qui requiert une approche fine et globale. La prévention ne peut plus être seulement réservée au corps médical, elle concerne tous les acteurs autour de la personne suicidaire. La prévention du suicide nécessite une prise en charge pluridisciplinaire et citoyenne.

Le suicide n'est pas la résultante d'une cause unique, mais l'aboutissement d'un processus complexe. Par la prévention, ce processus peut être arrêté. Il est possible d'intervenir à tout moment et en tous lieux. L'idée de suicide évoque détresse, accidents de vie, mal-être et la prévention doit s'inscrire dans cette complexité humaine et sociétale.

Qu'est-ce que la prévention du suicide ?

Reconnu « priorité de santé publique » dans les années 90, le suicide est aujourd'hui un enjeu de société. Il fait désormais l'objet d'une politique publique spécifique de prévention. Après la Stratégie nationale d'actions face au suicide 2000-2005 - et à la suite d'une évaluation et de travaux (Commission Lebreton 2008)- le programme national lancé en 2011 se poursuit dans différents secteurs au-delà de la Santé.

Des chats sur Internet pour prévenir le suicide

"Trop longtemps, le suicide est resté dans l'escarcelle de la psychiatrie, puisque ce passage à l'acte devait forcément être conséquent à une maladie, constate Jean-Pierre Soubrier, professeur de psychiatrie et expert OMS. Or, le suicide, ça n'est pas juste un problème de santé mentale, c'est avant tout un problème de santé publique. Il nous faut aller vers une dé-psychiatrisation et une dé-stigmatisation du suicide."

Pour ce faire, le rôle de l'entourage au sens élargi du terme (proches, voisins, soignants, environnement) est primordial. A ce titre, les associations sont au cœur de l'action puisqu'elles sont souvent en première ligne pour faire face aux appels désespérées. Et pour s'adapter aux nouveaux modes de communication, de plus en plus d'associations proposent des chats, à l'instar de SOS amitié. "Ces chats sont très largement plébiscités par les jeunes qui préfèrent ce media plutôt que le téléphone, notamment parce que cela leur permet de nous contacter en toute discrétion, même dans l'appartement familial", confirme Jean-Pierre Igot, président de SOS Amitié.

Les chats sont accessibles de 19h à 23h, et 60 écoutants sont formés pour répondre à tout type de questions par ce biais. "Sur Internet, l'écoutant peut être plus franc : le mot suicide y est employé dans 18 % des conversations contre seulement 2 % au téléphone ! C'est très important de prononcer le mot", insiste Jean-Pierre Igot. Des association qui déplore aussi le manque de volonté politique et de moyens financiers pour mettre en place une stratégie de prévention efficace.

Un programme national 2011- 2014

Fondé sur une vision très large de la problématique du suicide, le programme national d'actions contre le suicide 2011-2014 s'appuie sur un engagement interministériel (Justice; Affaires Sociales et Santé ; Education nationale,; Agriculture; Enseignement supérieur et Recherche). Cette dynamique interministérielle reflète la diversité du fonctionnement humain et des actions collectives possibles au sein de la société.

Le rôle de l'UNPS

Une telle approche répond aux attentes de l'UNPS, force de proposition très active dans les groupes de travail et commissions qui ont présidé à ce programme. Interface entre acteurs associatifs et pouvoirs publics, l'UNPS participe activement à la mobilisation pour une démocratie associative (dans l'esprit de la loi de 2002 Droits des usagers) : faire entendre les besoins des usagers, adapter les actions de proximité.

Stéphane LAGOUTIERE

10e édition, la Semaine du Son, un élément indispensable à notre bien-être

Rédigé le 8 Janvier 2013
Affiche de la huitieme semaine du son au grand public

Pour sa 10e édition, la Semaine débutera sa campagne nationale annuelle de sensibilisation à l'environnement sonore dès le 14 janvier 2013. À Paris, dans toute la France, également à l'étranger, cet événement protéiforme nous fait découvrir ou redécouvrir le sonore sous tous ses aspects ! Qu'il s'agisse de la santé auditive, acoustique et environnement sonore, enregistrement et diffusion, relation image et son, expression musicale et pédagogie. Son objectif ? Nous faire prendre conscience de la juste place a la sonorité : primordiale ! Le son, indispensable à notre bien-être comme à notre santé, il reste cependant aussi un enjeu de société à valoriser.

un événement pour (re)donner sa place au sonore

Faute de pouvoir « fermer » nos oreilles comme nous le faisons avec nos yeux, nous sommes tributaires des sons qui nous entourent : ceux que nous choisissons (voix de notre interlocuteur, musique que l'on écoute...), mais aussi ceux que la nature et notre environnement nous donnent à entendre, parmi lesquels ceux que nous subissons (les nuisances sonores : brouhaha d'un hall de gare, bruits routiers, de chantiers, voisinage...).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelait dans un rapport en 2011 que « parmi les facteurs de risque environnemental en Europe, le bruit se placerait en seconde place en termes d'aggravation de la morbidité juste derrière la pollution atmosphérique »*.

La qualité de notre environnement sonore quotidien est, en effet, primordiale pour notre santé et notre bien-être. Pourtant, elle est encore trop souvent reléguée au second plan. Initiée par des spécialistes du son de tous les métiers (musiciens, ingénieurs du son, acousticiens, médecins et chercheurs, enseignants), La Semaine du Son s'est donnée pour but d'initier le public et de sensibiliser les élus, comme tous les acteurs de la société, à l'importance de la qualité de notre environnement sonore et au rôle sociétal du sonore dans notre vie de tous les jours. En créant une campagne événement relayée dans toute la France et même au-delà des frontières, elle invite le public à découvrir ou redécouvrir le sonore !

Des manifestations organisées partout en France que vous pouvez consulter sur le programme détaillé en ligne, vidéos.

L'association La Semaine du Son est reconnue d'intérêt général à caractère social.

Depuis 2004, elle organise chaque année, en janvier, une semaine de manifestations sur des problématiques liées au son selon une approche transversale : culturelle, médicale, industrielle, pédagogique, environnementale et économique. Elle constitue un réseau national et international de professionnels de tous les secteurs du son, et favorise la vulgarisation de ce savoir jusque dans les écoles.

La Semaine du Son a reçu, en 2006, un Décibel d'Or décerné par le Conseil national du bruit, instance de consultation placée sous le patronage du Ministère de l'Écologie et du Développement. L'association compte parmi ses adhérents des universités, institutions, associations, enseignantes, entreprises de tous secteurs et répartis dans toutes les régions de l'Hexagone. L'association La Semaine du Son est membre associé du Centre d'information et de documentation sur le bruit (CIDB) ; le CIDB est membre associé de l'association La Semaine du Son. Christian Hugonnet, acousticien et expert près la Cour d'appel de Paris, est président fondateur de l'association La Semaine du Son.

La Rédaction

L’importance d’une rééducation le plus tôt possible après AVC est essentielle selon la HAS

Rédigé le 22 Novembre 2012

Des patients à la pointe de la technologie. En janvier 2012, aux CHU de Nîmes et de Montpellier. Des victimes d’un accident vasculaire cérébral qui se voient proposer un traitement de rééducation plutôt inattendu… par le jeu vidéo.Première cause de handicap "acquis" chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral (AVC) doit être suivi par une rééducation motrice le plus tôt possible, recommande la Haute autorité de santé (HAS) dans un rapport qui vient de paraitre quelque jour après la journée mondiale. La HAS, autorité indépendante chargée de définir les bonnes pratiques en matière de santé, recommande la mise en place "dès que possible" d'une rééducation motrice en combinant différentes méthodes.

"La mise en place du renforcement musculaire est nécessaire, et travailler sur la rééducation à la marche doit se faire dès que possible", souligne l'organisme dans son rapport consacré aux "bonnes pratiques" pour la rééducation après un AVC. La HAS recommande notamment de miser "dès le départ sur l'éducation thérapeutique du patient et de son entourage afin d'optimiser et de pérenniser les résultats de la rééducation".

Il est aussi important de coordonner les types d'exercices de rééducation entre chaque transfert du patient d'une unité de soin à une autre ou à son retour au domicile. Le rapport dresse aussi la liste des méthodes de rééducation motrice, manuelles ou instrumentales, avec des recommandations d'application en fonction des trois "phases" de prise en charge (phase "aiguë" jusqu'à 14 jours après l'AVC, phase "subaiguë" de 14 jours à 6 mois après l'AVC et phase "chronique" ensuite).

En France, 130.000 nouveaux cas d'AVC surviennent chaque année, dont 25% chez les moins de 65 ans, et 500.000 personnes souffrent au quotidien des séquelles d'un AVC, selon des chiffres fournis par la Direction générale de la santé. Les accidents vasculaires cérébraux découlent de l'obstruction d'un vaisseau dans le cerveau ou d'une hémorragie interne. C'est la troisième cause médicale de décès en France, après le cancer et la crise cardiaque. Les séquelles les plus courantes de l'AVC sont une paralysie partielle, des difficultés à accomplir des gestes, des troubles de la sensation, de la vue ou de la parole.

La Rédaction

L’accessibilité une priorité nationale « Supprimons les obstacles qui paralysent »

Rédigé le 31 Octobre 2012
Affiche partielle de la campagne de l'APF avec ici un Café avec message Toilettes inaccessibles dites clairement que vous ne voulez pas de nous ! © BDDP & Fils/APF

Affiche partielle de la campagne de l'APF avec ici un Café avec message Toilettes inaccessibles dites clairement que vous ne voulez pas de nous ! © BDDP & Fils/APF Après les récents rapports et le dernier en date celui de l'observatoire de l'accessibilité et de la conception universelle, plus que jamais les principes fondamentaux instaurés dans la loi 11 février 2005. Des valeurs d'inclusions qui peu à peu semblent s'effacer face aux priorités économiques. L'association des paralysés de France (APF) à elle choisit de lancer une nouvelle campagne institutionnelle, axée sur le thème de l'accessibilité.

Avec l'accroche « Supprimons les obstacles qui paralysent », l'association veut sensibiliser l'opinion publique sur l'inaccessibilité des établissements recevant du public. En effet, le retard pris en la matière, alors que la France devrait être accessible à tous au 1er janvier 2015, pénalise quotidiennement les personnes en situation de handicap et leur famille et de fait, les exclut de la vie sociale menée par tout un chacun.

Certes la crise économique a provoqué de nombreux ralentissements et oblige les Français à faire des efforts, mais qui ne peut être consentis sur un sujet pour lequel la société entière sera dépendante a plus moins long terme. Un message que souhaite faire passer l'APF en affirmant « qu'un lieu inaccessible est un lieu que l'on interdit aux personnes en situation de handicap, c'est un lieu qui exclut ». Pour cela l'association a conçu trois visuels mettent en scène trois lieux représentatifs d'une activité de la vie quotidienne : un commerce, un lieu de loisir, une administration, comportant chaque fois un obstacle différent : des marches à l'entrée, des toilettes non accessibles ou des portes trop étroites.

Si l'APF défend l'accessibilité au sens du handicap moteur, il convient de garder celle-ci dans un esprit de conception universelle. L'accessibilité ne concerne pas uniquement que la personne en fauteuil, mais également la personne malvoyante, déficiente auditive ou même déficiente intellectuelle. Sans oublier les nombreuses maladies dites invisibles et la population française de plus de 65 ans qui ne cesse de progresser et toujours en perte d'autonomie.

L'accroche « Supprimons les obstacles qui paralysent » indique la volonté de l'association de construire une société ouverte à tous, permettant l'accès à tout pour tous. Une campagne auquel votre journal France Handicap Info s'associe... Une campagne qui commence dès aujourd'hui et qui sera déclinée sur les chaînes hertziennes et TNT, en bannières Web, dans la presse et en affichage (réseaux d'affichages des grandes villes et réseaux d'affichage des transports en commun) de façon à toucher le plus grand nombre possible. Un Flashcode présent sur l'affiche permet d'accéder à une page Web dédiée sur le site de l'APF.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Vaccin antigrippe AGRIPPAL de Novartis des mesures de précaution ont étaient prises en France

Rédigé le 25 Octobre 2012
une femme de plus de 65 ans en train de se faire vacciner (Archives 2010)

Le ministère de la santé vient de communiqué que la a la suite du constat d'impuretés sur des lots du vaccin antigrippe de la marque Novartis en Italie et en Suisse à provoqué l'arrêt de la livraison de ces vaccins dans ces pays. Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, a demandé à l'ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) de prendre des mesures préventives sur les vaccins concernés commercialisés en France.

Selon le ministère de la santé, a ce stade, aucune impureté n'a été constatée en France, et aucune remontée de pharmacovigilance n'a été relevée. Il n'y a actuellement pas d'indication de danger connue pour les patients ayant utilisé cette marque sur le territoire national. Toutefois, par mesure de précaution, les lots de vaccins stockés chez les grossistes répartiteurs et dans les pharmacies ont été bloqués dans l'attente de l'avis de l'Agence européenne du médicament (EMA).

La marque de vaccins contre la grippe de Novartis commercialisée en France, AGRIPPAL, qui est la seule concernée, représente moins de 2 % du marché français. Il est possible de continuer à se faire vacciner contre le virus de la grippe avec les autres marques de vaccin.

Pour les plus fragiles le vaccin reste une nécessitéVaccin antigrippe AGRIPPAL de Novartis ©Novertis

Personnes âgées, personnes souffrant de problème respiratoire et tous les autres le vaccin reste indispensable. Alors que seuls quelques cas sporadiques de grippe A et B ont été signalés en France, le réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe (GROG) rappelle aux personnes à risque que le moment est idéal pour se faire vacciner. Les virus grippaux sont encore peu présents sur l'Hexagone. Actuellement, seuls les rhinovirus - les virus responsables du rhume - sont très actifs sur la France métropolitaine.

Cette semaine, les GROG ont suivi 19.924 clients de pharmacies, 34.301 patients de médecine générale, 7.123 patients de pédiatrie, 1.979 consultations militaires, 47.921 appels à SOS Médecins, 5.312 cas d'IRA, et 38% du marché français de la répartition pharmaceutique.

Stéphane LAGOUTIERE

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