Accéder au contenu principal

Disneyland Paris « paradis des enfants » cache le jeu de la différence, l’UNAPEI porte plainte

Discrimnation petition unapei

Après l'annonce et la parution d'une vidéo réalisée en caméra cachées par l'Unapei au sein du parc d'attractions. Cette dernière montre la politique menée par les responsables du parc à l'égard des personnes handicapées et notamment mentales qui ne peuvent pas profiter des loisirs comme les autres clients. La présidente, Christel PRADO, qui a annoncé à travers un communiqué porter plainte au nom de l'association pour discrimination. Un comportement loin d'être exceptionnel et pour lequel les parcs Disneyland et comme celui de Paris ont déjà été pris en flagrant délit...

Une entreprise qui aura connu des scandales plus importants aux États-Unis avec la présence d'hommes condamnés pour des actes pédophiles et que l'immense entreprise a toujours cachée ou amoindrie avec le pouvoir de l'argent.

Une vérité inconstable !!!

Disneyland Paris met à l'écart les personnes handicapées mentales. C'est ce que montrent des vidéos filmées par des membres de l'Unapei, en caméra cachée. Une recherche de la vérité qu'a voulu connaître la fédération d'associations après avoir reçu plusieurs plaintes depuis le début de l'année de la part de personnes victimes de discrimination lorsqu'elles sont allées à Disneyland.

Se rendant aux parcs, des membres de l'UNAPEI et de l'association les Papillons Blancs d'Épernay se sont rendus sur place, avec des personnes handicapées mentales. Les visiteurs handicapés sont alors invités à aller à un guichet spécial. Avec le sourire, Mickey les envoie sur une voie de garage, ils attendront toute la journée comme le montre la vidéo.

Essayant de passer par des caisses classiques, les personnes atteintes d'un handicap mental visible tentent d'acheter des billets pour entrer dans les parcs, repérés par le personnel de Disneyland Paris, elles sont redirigées vers une caisse différente. Les caissiers leur délivrent alors une carte verte, qualifiée par le personnel de "pass prioritaire". Un badge pour lequel les personnes handicapées auront attendu près de deux heures d'attente et de questions avec leurs accompagnateurs.

Un "pass prioritaire" outil pour lequel ont pourrait alors se dire qu'il donne ainsi a certains avantages, l'UNAPEI n'hésite pas à le décrire pour ce qu'il est vraiment, un outil de discrimination. Celui-ci n'aurait au final pour l'association que le seul mérite identifiées les personnes par la carte verte les dirigeants vers une file d'attente à part. Des manèges ne tolérant souvent qu'une seule personne handicapée à la fois se retrouvent souvent séparés du groupe.

Raison de sécurité...

Le parc qui tente une nouvelle fois de minimiser l'annonce et la présentation de cette vidéo, justifiant sa décision pour des raisons de sécurité. « En cas de problème, certaines personnes ont besoin de pouvoir bénéficier de systèmes d'évacuation spécifique », affirme le service de presse de Disneyland Paris. Une excuse que n'accepte pas la présidente de l'UNAPEI qui prenant exemple sur le l'histoire d'Emmelyne, une jeune autiste qui a fait la fameuse attraction Small World, au cours de laquelle les visiteurs du parc se déplacent en bateau à travers des poupées : « L'attraction a eu un souci, et le bateau où se trouvait Emmelyne s'est arrêté. Emmelyne a été la dernière à être aidée pour sortir de l'embarcation ».

Refus de discussion de la direction...

Un groupe qui après avoir passé neuf heures dans le par et payé le prix de 67 € le billet d'entrée. Une situation qui fait penser que la direction du parc « assume mal ses propres règles » comme le précise, Christel Prado. « C'est assez encourageant, continue Thierry NOUVEL, Directeur général de l'association. Il faut que les responsables du parc d'attractions mettent fin à leurs pratiques de discrimination ». L'Unapei affirme avoir tenté de dialoguer avec les dirigeants du parc d'attractions et la personne chargée de l'accessibilité du parc. Sans succès. Thierry NOUVEL, que cette plainte déposée aujourd'hui a pour objectif que « c'est que ces pratiques cessent. C'est dommage que l'on doive saisir la justice pour parvenir à des résultats ».

La Rédaction.

Catégorie : DISCRIMINATION & DÉFENSEUR DES DROITS
Publication : 03/07/2014

Articles en relation

Le défenseur des droits appels a plus grandes vigilances contre les violences faite aux enfants dans les institutions

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, et dans le cadre de sa mission de défense et de promotion des droits de l’enfant, le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, et la Défenseure des enfants, Geneviève AVENARD, son adjointe ont rendu leur rapport annuel intitulé « Enfance et violence : la part des institutions publiques ». Des violences auxquelles les enfants en situation de handicap n’échappent pas représentant 18 % des cas. Des violences subies par les enfants au sein des institutions publiques, qu’elles soient verbales, physiques ou psychologiques, directes ou indirectes, commises entre enfants ou par des adultes.

Le CNFPT, lance MOOC pour comprendre, prévenir et lutter contre les discriminations avec le défenseur des droits

Le CNFPT, en collaboration avec le Défenseur des droits et la Fondation du Camp des Milles a conçu un MOOC pour comprendre, prévenir et lutter contre les discriminations. Gratuit et ouvert à toutes et tous, ce cours en ligne permettra aux participants de mieux appréhender et comprendre les mécanismes et origines, et de connaître les obligations et l’action des collectivités territoriales et de leurs agents pour les prévenir. Des inscriptions ouvertes avec des cours qui débuterons le 18 novembre prochains.

Tordons le cou à ces clichés sur le handicap visuel : « Les stéréotypes, un frein à l’insertion »

Des lunettes noires sur des yeux aveugles, une canne blanche ou un brave chien guide mené par un harnais, un homme ou une femme lisant le braille grâce à une sensibilité tactile accrue, voici comment un individu Lambda qui ne côtoie pas de personne handicapée visuelle, peut se la représenter : une sorte de « cliché »de la cécité. Non pas que les caractéristiques de cette représentation sont fausses, mais elles sont en réalité celle d’un petit pourcentage de personnes sur l’ensemble de la population ciblée.

Affaire Vincent LAMBERT : Le Défenseur des droits refuse de trancher et rejette la demande des parents

Après l’annonce la semaine dernière du Dr Vincent SANCHEZ du CHU de REIMS d’annoncer sa décision de mettre fin l’arrêt « des traitements et la sédation profonde et continue » dans la semaine du 20 Mai. Vivianne et Pierre LAMBERT la mère et ses avocats avaient annoncées avoir saisi le défenseur des droits et le Comité de l’ONU compétent pour les droits des personnes handicapées. Le défenseur des droits Jacques TOUBON a annoncé qu’il « ne lui appartenait pas de trancher » rappelant que sa décision ne pouvait avoir « d’effet suspensif » et que « plusieurs juridictions avaient rendues des décisions ». Les parents qui ont lancé un appel a manifesté ce dimanche devant le CHU de Reims afin d'empêcher ce qu’il considère « comme un crime » c’est-à-dire l'arrêt programmé des traitements.

L’athlète handisport Jean-Baptiste ALAIZE ne peut porter plainte après ce qu’il considère comme une humiliation

Lors d’un passage a l’aéroport de Nice, le 5 février dernier, le sportif handisport et porteur de deux était contraint à "baisser son pantalon" lors d’un contrôle à l’aéroport de Nice. Une expérience qu’il a jugée humiliante, d’autant plus que celui-ci c’est vu refuser quelques jours plus tard, le droit de déposer plainte. Avec pour toute réponse de l’agent de la force publique « ne vous fatiguez pas avec tout ça, car votre affaire n’est pas grave. Le procureur va rire et il ne traitera pas votre dossier ». Fait diverse me direz-vous dans une société qui parfois renie les valeurs et les principes de la république…Mais ou allons-nous ?

Dématérialisation des services publics le tout numérique pourraient être pour beaucoup "par un véritable recul" aux droits.

Jacques TOUBON a présenté le 17 janvier dernier, son rapport intitulé « dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics », un rapport dans lequel il expose notamment ces craintes pour des milliers de français qui n’ont pas accès à internet comme dans les zones blanches, près 541 communes, ou qui n’ont pas d’ordinateur. Le défenseurs des droits. Une situation auquel il convient de remédier alors a contrario une majorité de Français s’accorde a reconnaitre le bienfondé de cette nouvelle offre qui permet notamment une plus grande réactivité…