Les enfants en situation de handicap, encore trop souvent oublié dans l’accès et l’acceuil aux loisirs
L’accès des enfants en situation de handicap à l’ensemble des lieux qui jalonnent la vie de tout enfant est un droit fondamental et une obligation nationale rappelle le défenseur des droits, sous lequel est placé le lancement de cette mission nationale d’étude, d'évaluation et d'appui en faveur de l'accueil des enfants en situation de handicap. Un lancement officiel qui aura eu lieu a l’institut Montsouris à Paris, en présence de Sophie CLUZEL, Secrétaire d’État aux personnes handicapées, Jacques TOUBON, Défenseur des droits et Daniel LENOIR, Directeur général de la Caisse Nationale d’Allocations familiales.
Un sentiment de double peine…
Une situation d’absence de cet accueil et ceux malgré quelques avancées ces dernières années, l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs sans hébergement, en complément de l’école ou de l’établissement, reste encore problématique pour de nombreuses familles, dans notre pays, les contraignant, le plus souvent, à réduire ou cesser leur activité professionnelle. Provoquant pour ces derniers « un sentiment de double peine, celle sociétale et économique » selon de nombreux parents.
« Une meilleure accessibilité des modes d'accueil »…
Des fondamentaux et des situations qui ont conduit à réfléchir à « une meilleure accessibilité des modes d'accueil de la petite enfance et du temps hors scolaire, afin de répondre aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap et à ceux de leurs familles » soulignent la CNAF et le défenseur de droits dans un communiqué.
Cette mission nationale « Accueils de Loisirs & Handicap » mise en place pour une durée de 16 mois de septembre 2017 à décembre 2018, ayant pour finalité de dresser un état des lieux de la situation des besoins des familles et de l’offre et de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour développer l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs. Afin de contribuer, ainsi, à une meilleure conciliation des temps familiaux et professionnels des familles confrontées au handicap de leur enfant.
S’inscrivant pleinement selon le défenseur des droits, « dans les volontés affichées par les acteurs de la prise en charge du handicap dans notre pays, en termes d’accès aux droits, de continuité des parcours, de droit au répit des aidants familiaux ». Mais aussi précise-t-il de placé celle-ci « au coeur des politiques familiales, en termes de soutien à la parentalité, de priorité aux publics fragilisés, de conciliation des temps familiaux et professionnels. Elle rejoint aussi toute l’attention de notre pays portée au droit des femmes et à l’égalité homme femme face à l’emploi ».
Six axes de travail pour cette mission…
Une mission qui va pour cela s'organiser autour de six axe de travail avec à la fois une enquête auprès des familles sur la conciliation des temps familiaux et professionnels à l'épreuve du handicap. La mise en place de diagnostics de la situation de l'accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs en France. Mais aussi une évaluation approfondit de plus de 500 projets soutenus par les CAF, la Fondation de France et la CCMSA.
Trois autres axes étant ceux de l’analyse du rôle des pôles d'appui ou de ressources créés sur plus de 40 départements en France depuis 2010. De la mise en œuvre d’une étude de l'impact économique des adaptations pour les gestionnaires et de leurs modes de financement. Enfin celle d’une concertation avec l'ensemble des acteurs et identification des leviers pour un développement massif de l'accueil effectif.
Un « caractère innovant voir inédit »
Dirigé par Laurent THOMAS, fondateur et ancien directeur de la Fédération nationale Loisirs Pluriel en collaboration avec Claude MARTIN, Titulaire de la Chaire « enfance, bien-être et parentalité » de l’EHESP. Une mission dont le « caractère innovant et, sans doute, inédit de cette mission» incite le défenseur des droits, réside, à la fois dans son objet, jusqu’alors envisagé uniquement sous l’angle de l’accès aux loisirs des enfants, et presque ignoré des différents plans d’action en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap dans notre pays. Mais également dans sa dimension opérationnelle des études qui seront conduites.
Une mission dont les instigateurs ne prétendent pas résoudre l’ensemble des problématiques évidemment complexes de l’exercice de la parentalité confrontée au handicap. Mais porte néanmoins la conviction que la possibilité donnée aux parents de bénéficier, comme les autres, d’un mode d’accueil adapté aux besoins de leur enfant, en complément de l’école ou de l’établissement, peut jouer un rôle déterminant dans leur vie, dans le processus de socialisation de leur enfant, dans leur possibilité de se maintenir dans leur emploi et de contribuer à une meilleure conciliation des temps, sans attendre les situations d’épuisement pour bénéficier de temps de répit.
Avec l’ambition, au travers des études réalisées, de caractériser, voire de modéliser, des solutions simples et efficaces, déjà mises en oeuvre dans notre pays, et, en identifiant leur caractère de transférabilité et de déploiement, faire des accueils collectifs de mineurs, un maillon supplémentaire du parcours de vie des enfants en situation de handicap et de leur famille.
Publication : 24/10/2017
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