Plus de 450 000 victimes handicapées effacées de notre histoire : Aidez-nous à les faire reconnaître !
Alors que la France, va dans les prochains jours commencer les commémorations du centenaire de la Grande Guerre ou de centaines de milliers d'hommes reviendrons parfois blessées dans leur chair. Un homme Charles GARDOU, professeur à l'Université Lumière Lyon 2, Sylvie GUILLAUME, députée européenne et adjointe au maire de Lyon ont lancer une pétition pour ne pas oublier le destin tragique des enfants, des femmes et des hommes, fragilisés par la maladie et le handicap qui furent exterminés par le régime nazi ou condamnés à mourir par celui de Vichy ?
Un homme qui demande a la France et a ces dirigeants politique comme au Président François HOLLANDE, si elle se souvient que le Tribunal militaire international, créé en août 1945, 275 000 enfants ou adultes affectés d'une déficience mentale ou physique furent assassinés dans le cadre d'Aktion T4, mis en œuvre par le Troisième Reich ?
Un plan d'extermination pour lequel le Professeur Charles Gardouprécise qu'il fut « précédé et accompagné de stérilisations contraintes, pratiquées à partir de l'une des toutes premières législations nazies. Au nom de l' "hygiène raciale", celle-ci appliquée à la manière d'une "ordonnance médicale", pour protéger le peuple de la "gangrène ou de la tumeur cancéreuse", que représentaient ceux que l'on jugeait "génétiquement inférieurs" ajoute le Professeur.
Des hommes et des femmes que l'on estime à 400 000 le nombre des personnes stérilisées entre 1934 et 1945, en incluant celles relevant des territoires annexés par l'Allemagne après 1937 tenus d'appliquer la même loi. S'y ajoutent les 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, mortes par abandon, absence de soin, sous-alimentation et autres maltraitances. Les personnes handicapées seront très peut a en echapper, car des l'arrivée dans les camps ceux jugés aptes à travailler sont placés à droite ; tous les autres les vieillards, les handicapés notamment physiques et mentale, les enfants avec leur mère sont rassemblés à gauche pour être conduits vers des chambres à gaz.
Crimes immondes...
Or qui se souvient de ces victimes ? Quel acte symbolique a été posé dans notre pays pour perpétuer leur mémoire ? Certains avaient essayé avec les triangles roses comme l'auteur du livre Pierre Seel, né le 16 août 1923 à Haguenau et mort le 25
novembre 2005 à Toulouse, seule personnalité homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour motif d'homosexualité. Mais aussi à toutes celles qui sont mortes dans l'indifférence d'une société.
Charles GARDOU et Sylvie GUILLAUME, qui rappel que nos devises « Liberté, Egalité, Fraternité » sont celle qui donne un socle à notre République, que la « raison et l'éthique qui fondent notre citoyenneté » ou encore la vulnérabilité qui nous relie et nous humanise, Appellent, pour eux comme pour toutes les victimes de la barbarie, un devoir de connaissance et de vérité, mais egalement un devoir de témoignage et d'humanité. Des pétitionnaires qui en appellent au président de la République que notre pays érige, dans un lieu symbolique, un mémorial leur soit érigé pour les enfants, les femmes et les hommes, fragilisés par la maladie et le handicap qui furent exterminés par le régime nazi ou condamnés à mourir par celui de Vichy.
Un appel auquel se joint la rédaction France Handicap Info auprès des 1250 signataires, et qui quotidiennement lutte pour l'inclusion et que les valeurs de celle-ci soient respecté dans notre société et notamment dans le monde des médias, ce qui malheureusement est loin d'être encore le cas.
Stéphane LAGOUTIERE
Publication : 04/11/2013
Adhérez à l'association
Articles en relation
Lettre ouverte au maire et à son adjointe chargée des affaires sociales de Tréguier dans les Côtes-d’Armor
Ecrite par Marie STEGNER, celle-ci s’adresse au maire de Tréguier Guirec ARHANT et à son adjointe chargée des affaires sociales situé dans les Côtes-d'Armor. Dénonçant l’absence de dialogue réel avec la mairie, le manque de considération pour les personnes précaires. Mais surtout la suppression de sa domiciliation au CCAS sans préavis, en dépit de ses droits et de sa situation stable à Tréguier depuis huit ans.
Tribune, Lettre et Pétition revendiquant « l'amélioration de l'accès aux soins de santé mentale »
Après la Tribune le Dr Bruno FALISSARD, spécialiste de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, à l’INSERM réagissant sur l’intention du Premier ministre de faire de la santé mentale la grande cause nationale de 2025. Une question abordée a nouveau par la députée Anne-Cécile VIOLLAND, députée Horizons de Haute-Savoie le 2 octobre dernier. Un sujet critique tant il vrai avec la progression des dépressions depuis 2005, quelque soient la tranche d’âge. Situation qui n’a pas était améliorer face la diminutions permanente du nombre de lit en psychiatrie et de personnel.
Cancers pédiatriques : l’Association rassemble plusieurs centaines de parlementaires et professionnels de santé
Chaque année en France, plus de 2 500 enfants sont diagnostiqués d'un cancer et 500 en décèderont, soit l'équivalent de 20 classes d'école. Face à cette réalité, Eva pour la vie et la Fédération Grandir Sans Cancer, ont publié la tribune « Mobilisons-nous jusqu’au bout pour soigner les cancers pédiatriques ! » rédigée par Eva pour la vie & la Fédération Grandir Sans Cancer. Objectif sensibilise les pouvoirs publics à la nécessiter de porter le fonds dédié à la recherche sur les cancers de l'enfant de 5 à 25 M€/an, afin d'y inclure la recherche clinique. De plus, les cosignataires demandent la création d'un fonds d’investissement visant à permettre le développement de startups du médicament pédiatrique, ou d'un établissement public du médicament, en priorisant les cancers et les pathologies de mauvais pronostic chez l'enfant.
L’appel des soignants aux députés : « Protégez les personnes les plus vulnérables et les valeurs du soin ! »
Après l’étude et le vote en commission, l’Assemblée nationale étudie actuellement le projet de loi sur la fin de vie débute ce lundi. Un monde médical dont plusieurs organisations de soignants appellent les à entendre leur voix, et à ne pas adopter un texte qui, en l’état, bouleverserait en profondeur la pratique médicale. Ce projet de loi s'inscrit dans un contexte où plusieurs pays occidentaux ont déjà légiféré sur des questions similaires, reconnaissant le droit à l'euthanasie ou au suicide assisté sous certaines conditions strictes. La proposition de loi envisage notamment la création de maisons d'accompagnement pour les personnes en fin de vie et propose une aide à mourir pour les personnes atteintes d'une maladie incurable avec un pronostic vital engagé, tout en encadrant strictement l'utilisation de produits létaux.
Exigeons plus de moyens pour lutter contre l'endométriose ! lance la présidente de l’association EndoAction
Maladie gynécologique, l’endométriose est une maladie inflammatoire qui affecte aujourd’hui en France environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit plus de deux millions de personnes. Depuis février 2022, la France dispose d'une stratégie nationale de lutte contre l'endométriose, qui vise à améliorer le dépistage, l'orientation et le traitement des femmes concernées, à renforcer leur information et la formation des professionnels de santé, et à développer la recherche sur cette pathologie. Une stratégie qui selon la présidente de l’association EndoAction Myriam POULAIN, qui n’a pas permis d’améliorer sa prise en charge, raison de cette pétition qui atteint aujourd’hui de plus 18 000 signatures.
Sécurité Sociale : Ce que veut dire le budget de la Sécu 2020
Les mesures prises pour éteindre le mouvement des « gilets jaunes » ont précipité la Sécurité sociale dans le déficit, regrette l'économiste Frédéric BIZARD. C'est une lourde responsabilité pour l'État, qui déprécie de fait la qualité de la protection sociale des classes moyennes, comme c'est le cas pour les pensions, la santé et la politique familiale. Faire parler un budget est une mission périlleuse. En 2016 et en 2018, deux gouvernements différents annonçaient prématurément un moment historique pour l'année suivante avec une Sécu à l'équilibre. Cette communication politique d'affichage cache pourtant l'essentiel : l'évolution du modèle social et la pertinence des choix budgétaires sur la qualité de vie des citoyens.
