Le combat d’une mère pour sa fille et deux enfants handicapées pourrait être privée de cantine a la rentrée dans l’Essonne
Alors que le gouvernement et le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel BLANQUER et la secrétaire d’État au personnes handicapées Sophie CLUZEL, ne cesse de nous parler d’une école inclusive, annoncé le 11 juin dernier lors d’une visite à l’école Anatole-France de Garges-lès-Gonesse. La réalité quotidienne nous prouve combien la réalité et toute différentes. Ainsi en Essonne trois enfants handicapés pourraient être privés de cantine à la rentrée faute de personnelle pour assurer la pause méridienne. Une mère Stéphanie Paul Le Garff qui aujourd’hui exprime sa colère pour sa fille trisomique mais aussi les deux autres enfants. Lançant une pétition qui a réunit 1 457 signatures.
« L’Éducation nationale doit prendre ses responsabilités »
C'est le combat de trois familles pour faire accepter leurs enfants à l'école maternelle et plus particulièrement à la cantine. Un combat qu’exprime Stéphanie PAUL LE GARFF qui ne décolère pas « On nous dit que l’école c’est l’inclusion et on refuse d’accueillir nos enfants à la cantine ». Cette mère de famille se bat déjà depuis plus d’un an pour que Marylou, sa fille de 5 ans, porteuse de trisomie 21, puisse déjeuner à la cantine de l’école maternelle Jean-de-la-Fontaine, à Morigny-Champigny. Comme Maureen MERLET, la mère de Liaam, 4 ans et demi, qui a la joie de vivre et est un vrai bonheur pour son entourage. Malheureusement, il a un retard psycho-moteur est à besoin d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) pour lui permettre d'aller à la cantine.
Des repas qui pourtant se sont déroulé sans difficulté tant que les enfants avaient leurs auxiliaires de vie scolaires (AVS). Mais à partir mai 2018, l’Éducation nationale a décrété que l’AVS pour ces 3 enfants ne pouvait intervenir le temps du repas « On parle donc de 30 minutes 4 fois par semaine ». La mairie ayant alors pris le relais en détachant un agent municipal pour accompagner la fillette lors de la pause méridienne.
La mairie refuse de supporter la responsabilité de l’État…
Après un an, la municipalité nous ayant affirmée qu’ils « ne pourraient pas continuer à la rentrée », se désole Stéphanie PAUL Le GARFF. Le résultat de ce refus est la privation du droit à 3 enfants de manger dans leur école avec leurs
copains. Ce problème va plus loin, le fait de ne pas aller à la cantine empêche Liaam et les deux autres enfants d'aller à l'école l'après-midi car il est accueilli à la crèche pour manger et n'a personne pour le raccompagner à l'école. « Comment peut-on mettre des battons dans les roues de ses enfants ? » s’interroge les parents.
Pour la mairie la réponse est dans les mains de l’État affirme le maire (SE) de cette petite ville de Morigny-Champigny dans le sud Essonne, Bernard DIONNET. Pour qui cette solution « ne pouvait être provisoire car c’est arrivé en cours d’année scolaire, mais aussi parce que c’est humain ». Mais rappelant que cet accompagnement n’était pas « du ressort de la commune mais de l’État ». Le maire prenant appuie sur l’arrêté de la cour d’appel administrative de Nantes du 25 juin 2018 qui stipule que « l’accompagnement des élèves en situation de handicap pendant les activités périscolaires incombe à l’Éducation nationale ». L’État qui selon le Maire dont la seule volonté et de demander « sans cesse demander aux collectivités locales d’assurer des missions qui ne relèvent pas de leurs compétences D’autant plus qu’il faut des gens compétents pour assurer cet accompagnement ».
Une politique en forme « bricolage »…
On peut comprend mieux maintenant la volonté du Ministre de l’Éducation nationale et de la Secrétaire d’État qui veulent faire croire à des mesures « pour une école pleinement inclusive », mais dont l’objectif premier et de transférer une partie de ces responsabilités au maire des communes ou encore au département et région en charge des écoles, lycées ou collèges.
Le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge intitulé « Accueillir et scolariser les enfants en situation de handicap de la naissance à ses six ans et accompagner leur famille », remis au gouvernement en août 2018 qui rappelle l’importance de créer une école et une société inclusives. Sur le terrain, on est très loin du compte. « L’application de la loi d’intégration du 11 février 2005 est en réalité un infâme bricolage » Cécile GLASMAN (professeur des écoles), Sabine KOMSTA (AESH, accompagnante d’élève en situation de handicap) et Manuella SEGUINOT dans une tribune en octobre 2018.
Regrettant que « Les accompagnants des élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment formés, leur rémunération est indécente et ils doivent exercer leur fonction pendant six ans avant de pouvoir prétendre à un contrat à durée indéterminée. Ils manquent de reconnaissance, sont souvent cantonnés dans des rôles d’exécution et déplacés comme des pions ».
Une situation que les prétendue mesures n’apporterons pas de véritable changement. Pour preuve l’Unapei et son président ont dans des conclusions a la suite de leur congrès remise à Sophie CLUZEL un « plan d'actions pour une transition inclusive effectivement concertée et solidaire » et refuse l’idée « d’une inclusion au rabais pour les personnes handicapées ». Tandis que l’APF France Handicap exprime elle sa satisfaction devant les annonces du gouvernement.
Des parents à bout de force…
Des parents qui se désespère, pourtant, le temps presse pour la famille de Marylou mais aussi pour celles de Liaam et de Louane. « C’est le parcours du combattant » regrette-t-ils. « La mairie nous dit que c’est à l’Éducation nationale de payer pour cet accompagnement. Et l’Éducation nationale nous dit l’inverse… » . Depuis un an, Stéphanie PAUL LE GARFF assure, elle, avoir écrit « à tout le monde (…) Même au président de la République ! » Elle n’a pour le moment reçu aucune réponse…Seule espoir cette pétition qui a réuni a ce jour 1457 signatures.
Publication : 12/06/2019
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