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Le cri du cœur de Caroline, une mère d’une petite fille trisomique fait le tour du monde

Louise BOUDET quatre mois et fiere et heureuse de sa trisomie

Quand un jour peut être que la petite Louise pourra imaginer l'histoire, quel sait sera sa surprise ? Reste que pour l'instant la première reste sa mère Caroline BOUDET, qui a la suite d'une visite au médecin décide de poussé un « coup de gueule », qui en quelques heures aura fait le tour du monde, des États-Unis à la Corée, l'Allemagne ou le Brésil et émus la toile entière ! «Elle, c'est ma fille. Louise. Qui a quatre mois, deux bras deux jambes, des bonnes grosses joues et un chromosome en plus» des propos écrits le 8 juin dernier a la suite d'une remarque qui sera de trop celle d'une patiente.

Une mère fatiguée par des propos discriminatoires...

« Dans l'ensemble, les médecins sont géniaux depuis la naissance de ma fille et le diagnostic de sa maladie génétique », explique Caroline. Mais ce lundi, sa rencontre avec un nouveau professionnel de santé lui laisse un goût amer. « En l'espace de trente minutes, j'ai eu un petit condensé de remarques déjà entendues par rapport à mon enfant, souligne-t-elle. Et ce jour-là, ça m'a beaucoup blessé !"

Rentrant chez elle, Caroline BOUDET décide d'écrire sa fatigue et de publier un long message sur sa page Facebook, pour que Louise ne soit plus réduite à sa trisomie 21. « Ce 47e chromosome n'est pas ce qu'elle EST, c'est ce qu'elle A », explique Caroline Boudet.

Journaliste de profession, celle-ci publie également une tribune sur le site internet du Huffington Post. Ce dernier lui propose la traduction en anglais de son texte qui sera lu sur Facebook a été partagé près de 25.000 fois. Pour Caroline Boudet, un tel engouement est totalement inattendu, mais la mère de Louise espère que cela permettra au plus grand nombre d'éviter des mots malheureux et blessants.

« Cela fait chaud au coeur, c'est un écho incroyable, au premier sens du terme. Le plus étonnant, c'est de voir sur mon mur tous ces gens qui ne sont pas directement concernés par le handicap, touchés par mon message. Et pas seulement ceux de parents d'enfants "différents". C'est la première fois », raconte Caroline. « On va garder précieusement tous ces messages », poursuit-elle.

Caroline qui conclut cet appel a la tolérance, en affirmant, car des "mamans de Louise", il y en a 500 nouvelles par an qui se font gâcher une journée par des mots malheureux. Je sais que ce n'est pas fait pour blesser. Il suffit de le savoir." Des propos discriministoire qui comme le rappelais le défenseur des droits le 6 juin dernier a Toulouse qui en matiere de handicap sont la deuxieme cause.

Message intégral de la page Facebook

"Elle, c'est ma fille. Louise. Qui a quatre mois, deux bras deux jambes, des bonnes grosses joues et un chromosome en plus.

S'il vous plaît quand vous rencontrez une Louise, ne demandez pas à sa mère "Ca n'a pas été dépisté pendant la grossesse ?" Soit ça l'a été et la décision de "garder l'enfant" est assumée, soit ça ne l'a pas été et la surprise a été assez importante pour ne pas revenir dessus. En plus, toute mère à une fâcheuse tendance à culpabiliser sur tout et n'importe quoi, alors un chromosome en plus passé inaperçu, je ne vous explique pas.

Ne dites pas à sa mère "C'est votre bébé malgré tout". Non. C'est mon bébé, point. Et "malgré tout", c'est moche comme prénom, je préfère largement Louise. Ne dites pas à sa mère "comme c'est une petite trisomique... etc." Non. C'est une petite âgée de quatre mois qui est atteinte de trisomie, ou qui a une trisomie, comme vous voulez. Ce 47e chromosome n'est pas ce qu'elle EST, c'est ce qu'elle A. Vous ne diriez pas "Comme c'est une petite cancéreuse... etc.".

Ne dites pas "ils sont comme ci, ils sont comme ça". Non. "Ils" ont tous leur caractère, leur physique, leurs goûts, leur parcours. "Ils" sont aussi différents entre eux que vous l'êtes de votre voisin.

Je sais que quand on ne le vit pas, on ne le pense pas, mais les mots importent. Ils peuvent réconforter ou blesser. Alors, pensez-y juste une petite seconde, surtout si vous faites partie du corps médical et portez une blouse blanche, rose ou verte.

Je n'ouvre d'habitude pas mes statuts à tous, mais pour celui-ci ce sera le cas. Vous pouvez faire tourner et le partager si vous le souhaitez. Car des "mamans de Louise", il y en a 500 nouvelles par an qui se font gâcher une journée par des mots malheureux. Je sais que ce n'est pas fait pour blesser. Il suffit de le savoir."

La Rédaction

Sources : AFP

Catégorie : SOCIÉTÉ & FAITS-DIVERS
Publication : 11/06/2015

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