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L’Unapei donne son accord pour le diagnostic prénatal de la trisomie par prélèvement sanguin

Le diagnostic prenatal par un prise de sang

Alors que certains refusent toujours toute forme de teste prénatale, l'Unapei avait saisi son Comité d'éthique sur l'opportunité de la généralisation au recours du diagnostic prénatal de la trisomie chez la femme enceinte par une simple prise de sang. Après plus de douze mois de discussion, la commission présidée par Bernadette WAHL, Présidente d'Honneur de l'Unapei, ont rendu hier un avis favorable. Un comité éthique de sept personnes dont des médecins, professeurs, philosophes, mais aussi l'ancien ministre de la Santé, J.François MATTEI.

Celui-ci ayant estimé que l'absence de risque, ce diagnostic prénatal diminue le nombre de gestes invasifs et permet de limiter une partie des pertes foetales. Un comité qui a souhaité tenir compte du contexte sociétal, ce dernier a estimé possible sa généraliste par un simple prélèvement de sang aux femmes enceinte.

Ce dernier fixant tout de même deux conditions, l'identification du risque à l'issue des dépistages de première intention, analyses de sang et mesures échographiques, ainsi que le consentement éclairé de la future mère qui aura dû être préalablement recueilli.

Oui, mais, mais devenir un facteur discriminatoire...

L'Unapei se prononce également en faveur à la fois sur son financement via la solidarité nationale, c'est par un remboursement par la sécurité sociale reste a déterminé la participation ou non des mutuelles. Souhaitant également un encouragement à la recherche sur les handicaps et le financement des services d'accompagnement des femmes et des familles qui ont recours au diagnostic prénatal. Un dernier point qui sera peut-être le plus difficile à obtenir quand ont regardé l'aide apporter aux femmes qui souhaite par exemple avorter.

Le Comité qui rappel que dans son rapport d'activité de 2010, l'Agence de la biomédecine comptabilisait 1934 trisomies 21 diagnostiquées par un examen invasif, conduisant 1567 (soit 81%) femmes enceintes à interrompre médicalement leur grossesse. En France, toujours selon l'agence de biomédecine, il naît actuellement 500 enfants trisomiques par an.

Les interrogations portent sur les risques de décisions précipitées d'interruption de grossesse par les femmes et les couples concernés et sur les risques de dérives eugéniques. « Il n'était par ailleurs pas envisageable d'isoler une réflexion éthique de celle plus générale sur la maladie, le handicap et la différence et donc de négliger la dimension sociale et politique de cette question », précise le communiqué.

Un choix que la Présidente de l'Unapei, Christel PRADO estime nécessaire afin d'assumé le rôle militant qu'elle souhaite conserver, pour que « le droit à la différence et se doit de valoriser la richesse des apports des personnes différentes dans notre société. Elle veillera à ce que les familles aient véritablement le choix d'avoir recours ou non au test prénatal et qu'elles ne soient pas influencées par des pressions sociétales »

Un test de l'ADN du foetus circulant dans le sang de la mère

En avril dernier une étude publiée dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine qui a porté sur 16.000 femmes dont la grossesse allait de dix à quatorze semaines. Celle-ci avait démontré être plus efficace que les tests standards pour détecter la trisomie 21 ainsi que deux autres anomalies chromosomiques moins fréquentes.

Les analyses ont été effectuées grâce à la faible quantité d'ADN foetal se trouvant dans le sang maternel, alors que les tests standards se traduisent par un taux élevé de diagnostics faussement positifs, l'analyse de l'ADN foetal dans le plasma maternel en a produit nettement moins: neuf, contre 854 pour le dépistage conventionnel.

Outre un taux d'erreur de diagnostic plus élevé, les examens prénataux invasifs comportent des risques. L'amniocentèse, qui consiste à prélever du liquide amniotique, présente notamment un risque de transmission du sida ou de l'hépatite B quand la mère en est porteuse, des risques d'infection, de fausse couche, de naissance prématurée ou encore de mort in utero.

Stéphane LAGOUTIERE

Catégorie : SOCIÉTÉ & FAITS-DIVERS
Publication : 12/06/2015

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