Perception du handicap : Les Français pointent « du doigt des discriminations encore nombreuses ! »
À l’occasion de la première nuit du handicap qui aura lieu le 9 juin prochain, les organisateurs de cette manifestation l'association Ombre&Lumière, son allée à la rencontre des Français pour se rendre compte de la perception qu’il avait du handicap, de ces contraintes, de ces inquiétudes ou des peurs qu'elles peuvent formuler chez « les valides ». est globalement positive montrant une société en évolution mais aussi qui sera longue. Ils sont ainsi 97% des Français considèrent que les personnes handicapées rencontrent des difficultés, en premier lieu lié à la vie quotidienne. Des Français dont une majorité exprime aussi la volonté de passer davantage de moment avec ces personnes en situation une proposition unique qui leur est faite avec la Nuit du handicap.
Des Français bienveillants ?
Face à une personne handicapée, si la majorité des sondés déclarent avoir une réaction positive (60%) dont 32 % de l’admiration. A contrario, ils sont tout de même 26% à exprimer de la gêne ne sachant pas comment se comporter naturellement sans « en faire trop ou pas assez ». 12% des Français expriment un sentiment d’indifférence voire de peur. Des Français dont on peut craindre que celle-ci reste compassionnelle, comme le disait en son temps l’ancien commissaire européen au droit dans une interview qu’il nous avait accordée « moins de charité et plus d’égalité ! ». Voilà ce dont ont besoin les personnes handicapées, et cela qu’elles soient l’origine ou la forme du handicap.
Des priorités mal perçues ?
L’autre vison de ce sondage permet aussi de constater que si les Français perçoivent quasi unanimement la difficulté face aux discriminations auxquelles elles doivent faire face, notamment dans le monde professionnel. Les Français semblent encore méconnaitre les difficultés des personnes en situation de handicap dont l’emploi, l’accessibilité, les revenus ou l’éducation, la discrimination, restent les priorités de nombreuses revendications d’associations.
Des Français interrogé dont 65 % mettent en avant les contraintes de la vie quotidienne (logement, conduite), l'accès à l'emploi (40%), mais aussi les discriminations au travers de regards malveillants ou des moqueries représentent 40 % auxquels on peut ajouter les préjugés émis par les personnes valides (31%). En fin de liste leurs revenus (manque de prise en charge, faibles allocations...) il ne serait que 28 % a estimé comme une réelle difficulté pour les personnes en situation de handicap. Certes, négligeables mais surprenant tout de même, ils sont 2 % à estimé que la personne handicapée ne rencontre aucune difficulté !
Un principe d’inclusion non respecté…
Si les Français reconnaissent quasi unanimement la difficulté que représente une situation de handicap pour les personnes concernées et pointent du doigt les discriminations auxquelles elles doivent
faire face, ils expriment des attentes fortes quant à leur intégration dans la société. Des discriminations souvent liées à des préjugées encore nombreuses. Ils sont 88 % à estimé que cette lutte doit, ce faire dès l’école primaire, un chiffre que l’on retrouve pour l’emploi les Français estimant que les employeurs jugent celle-ci en fonction de leurs handicaps et non de leurs compétences.
Toujours dans le domaine de l’emploi secteur ou semble-t-il la notion d’exclusion et la mieux perçue, certainement par les nombreuses campagnes d'emploi destinées aux salariés handicapés, ils sont ainsi 83 % a estimé qu’être handicapé représente un obstacle pour sa carrière professionnelle. Une discrimination concernant essentiellement les déficients mentaux et auditifs et non-voyant. Le handicap physique et dit invisible serait lui préférer des employeurs comme le relevé une enquête de 2016.
Plus surprenants et preuves que la sexualité des personnes handicapées reste un tabou, ils sont 75 % à estimé que les relations amoureuses sont plus compliquées contre 35 % qui voient là un facteur d’inclusion. Sur une question qui reste notamment immanent politique de savoir si ces personnes coutent trop chère a la société si a priori, on devrait se satisfaire d’un non pour 76 % d’entre eux, mais 21 % en demeurent convaincus soit près d’un quart des sondés !
L’inclusion possible puisqu’ils sont aussi 74% a déclaré accepté passer plus de moments avec des personnes handicapées, une note positive. Mais qui oblige a notre société à s’ouvrir davantage vers l’extérieur, comprendre les personnes handicapées dans ces besoins réels, d’abattre les barrières liées au handicap, afin de construire une société plus inclusive. Une acceptation de la différence qui doit aussi être accepté chez les personnes handicapés elle-même ou le communautarisme entre handicap moteur, visuel, auditif, mental ou psychique, mais aussi tous ceux invisibles qui représentent 80 % des personnes en situation de handicap en France doit prendre fin. La nuit du handicap y sera un excellent moyen pour partir à la rencontre de tous.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 28/05/2018
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