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L’APAJH réclame en priorité des actes plutôt que de vague promesses concernant la lutte contre pauvreté

Le Chef de lEtat lors de la presentation de la Strategie de prevention et de lutte contre la pauvrete le 13 septembre 2018

L’APAJH et son président qui a tenu une conférence de presse le 6 septembre dernier aura été le premier parmi les associations représentant les personnes handicapées à réagir, sur la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée ce 13 septembre par le président de la république Emmanuel MACRON. Une réaction qui laisse entrevoir celle des autres faces a un constat pour les personnes handicapées dont plus d’un million de bénéficiaire de l’AAH vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté.

Un constat qui reste le même…

La précarité et la pauvreté touchent particulièrement les personnes en situation de handicap ainsi une personne seule n’aura que 816 € à 995 € si la personne l’allocation de complément de ressource. Un montant qui dans les deux cas restent largement inférieur aux seuils de pauvreté de 1026 €. Un constat qui s’aggrave en fonction de la gravité du handicap, car plus celui-ci sévère plus le revenu est faible et le niveau de pauvreté élevé. Un plan qui si ont le regarde au regard de 8.8 millions de personnes concernées moins de 1000 € soit moins de 250 € par ans !!!

l’APAJH qui annonce dans son communiqué partagé globalement les objectifs présentés lors de ce discours citant en référence le financement de place avec avec l’attribution de 1 300 € par place et par an pour l’accueil en crèches d’enfants en situation de handicap. Une mesure annoncée en juillet lors d’une convention avec la CAF.Mais qui fait aussi l’écho selon le communiqué « à la nécessité d’un accompagnement sur-mesure à tout âge de la vie », précisant que si les paroles son une première étapes le passage aux « actes concrets afin d’éviter les effets d’annonces ».

« L’une des priorités de mon quinquennat » …

C’était alors l’engagement du candidat Emmanuel MACRON. Une promesse qui ne cesse de lui être rappeler par les français en situation de handicap, mais aussi par les associations comme l’APAJH dont le président parle « d’engagement différés, mais aussi de reculs inacceptables décevant par ses décisions récente les personnes concernées et leurs familles »

Citant en exemple la revalorisation de l’Allocation adulte handicapé (AAH), jugé par tous insuffisante et réévalué en deux temps et plus d’un an de retard. Une allocation qui au 1er novembre 2019 atteindra péniblement 900 € pour un million de personnes. Des décisions dont le gouvernement, n’a eu de cesse indique le communiqué, « de montré montré le manque de considération pour les personnes les plus fragiles ». Citant la baisse des APL en 2017 ou encore l’article 18 de la loi Elan actuellement en discussion commission mixte paritaire à l’Assemblée nationale. Une loi qui enterre selon Jean-Louis GARCIA la loi du 11 fevrier 2005.

Un discours en décalage avec la rentrée 2018….

L’APJAJH qui revient notamment sur l’une des cinq stratégies concernant l’éducation pour lequel le budget prévu et de 0Mds sur quatre ans. Une rentrée qui malgré les promesses du « plan École Inclusive » présenté le 16 juillet dernier aura encore laissé trop de jeunes en situation de handicap en dehors de l’école de tous

Le discours du président de la République met en lumière de façon évidente « les nombreuses difficultés rencontrées par les enfants en situation de handicap et les parents. Une rentrée scolaire, qui aura vu une nouvelle fois le manque « d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH, ev-AVS), accompagnement partiel, solution apportée qui ne correspond pas à la notification de la Maison départementale des personnes handicapées ».

Une rentrée dont certains élèves, selon l’association, « auront vu celle-ci différée ou quand elle n’a pas été simplement impossible faute de moyens ». Une situation dont l’APAJH affirme les discours tant celui du chef de l’Etat que du gouvernement reste en totale décalage avec une « école inclusive »

APAJH : La prudence reste de mise…

Pour l'APAJH alors que l’un des axes du « Plan pauvreté » est la réinsertion professionnelle, via notamment l’obligation de formation pour les 16-18 ans, la scolarisation des jeunes en situation de handicap est actuellement très souvent interrompue ou trop partielle après 16 ans. Mais aussi le peu de dispositifs de formation professionnelle et d’accompagnements adaptés existent pour permettre un réel parcours professionnel. L’APAJH restera vigilante pour que les personnes en situation de handicap ne soient pas les « derniers de cordée »

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : APAJH

 

Catégorie : SOCIÉTÉ & FAITS-DIVERS
Publication : 14/09/2018
Emmanuel MACRONHandicapEmploiGouvernementPersonnes handicapéesPolitique socialeFormation professionnelleAPAJHJean-Louis GARCIAélèves handicapésPauvreté

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