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Affaire Vincent LAMBERT : le Dr Vincent SANCHEZ du CHU de REIMS déclenche l'arrêt des soins

Capture d’écran d'une image dune vidéo avec Vincent LAMBERT et sa mère tourné en 2015 c80d4

Après l'email envoyé la semaine dernière par le Dr SANCHEZ annonçant la fin "l'arrêt des traitements" et de "la sédation profonde et continue" a commencé cette procédure depuis ce matin comme il l'avait indiqué. Les parents qui avaient appelé ce dimanche avec l'association "Je soutiens Vincent" réunissant une centaine de personnes. Après une visite ce matin à son fils, Vivianne, a affirmé parlant des médecin « C'est une honte, un scandale absolu, ce sont c'est des monstres ! des monstres ! des nazis, il mérite...». Leurs avocats qui annonçait faire avoir engagé trois recours notamment devant la cour d'appel, et une procédure d'urgence devant la cour européenne des droits de l'homme, qui annonce le rejet de la procédure. Une affaire qui malheureusement prend désormais une tournure politique.

Vincent LAMBERT « acharnement thérapeutique ? »

Aujourd'hui âgé de 42 ans, Vincent LAMBERT, victime d'un accident de la route, le 29 septembre 2008, il y a plus de 10 ans, et devenu le symbole des partisans de la lutte pour le « droit à mourir dans la dignité ». Un patient en état végétatif depuis dix ans. Dont plusieurs juridictions ont plusieurs fois estimé que la situation de vie du patient ne pouvait être maintenue sans aller contre le principe d'obstination déraisonnable ». Des expertises médicales dont la dernière en date, le 18 novembre 2018, mandatés par la justice a conclu à un « état végétatif chronique irréversible » qui ne laisse plus à Vincent Lambert « d’accès possible à la conscience ». Une décision d'arrêter les soins pris au terme d'un dialogue permanent, entre ses médecins et sa femme, tutrice légale de son époux depuis 2016. Une obstination dont les différentes équipes médicales suivant le patient estiment que le cas d'obstination déraisonnable a aujourd’hui prouvée. Condition préalable requise avant l'éventuel déclenchement d'une procédure d'arrêt des soins, demandée par le CHU de Reims, où le patient est hospitalisé. Une situation reconnu également par le Conseil d’État le 24 avril confirmant que cette « décision était conforme à la loi ».

Une famille qui se déchire depuis plus de 10 ans les parents ainsi qu'un demi-frère et une soeur de Vincent LAMBERT, également hostiles à l'arrêt des soins, s'opposent à son épouse Rachel et son neveu François et cinq frères et Viviane la mère de Vincent Lambert devant l'hôpital de Reims 23433soeurs du patient qui dénoncent un acharnement thérapeutique et ont déclaré aujourd'hui « soulagé ». et surtout la fin de ce que nous estimons « comme un archenement thérapeutique ».

Affaire Vincent LAMBERT : Des avis partagés...

Tandis que le pape François sans citer Vincent LAMBERT a été dans le sens de Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT qui dans un communiqué avait apporté un soutien implicite à la famille. Appelant à ce que la société française « ne s'engage pas sur la voie de l'euthanasie ». Le pape qui dans un twitte « Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet ».

Un avis dont la droite et la gauche et elle-même très partagé. Une classe politique à droite, plutôt contre, a demandé à Emmanuel MACRON de réagir. Comme la tête de liste du rassemblement nationale Jordan BARDELLA, ayant twitté être « par principe attachée à la vie et à la dignité humaine, et cette décision de justice concernant Vincent LAMBERT me choque. » Ayant précisé. « Dans quelle mesure un tribunal [...] peut-il décider, sur la base d'un texte de loi, d'arrêter la vie de quelqu'un qui bénéficie d'hydratation, de soins alimentaires ? J'ai entendu le frère de Vincent Lambert évoquer un transfert dans un établissement spécialisé, [...] une situation pour laquelle je suis plus favorable »

De son côté la tête des républicains François-Xavier BELLAMY a lui affirmé à dénoncer l'attitude « écœurante de ceux qui demandent la mort de Vincent Lambert pour servir la cause de l'euthanasie ». Dans cette affaire, c'est selon lui « le sort de toutes les personnes handicapées, vieillissantes et dépendantes, c'est-à-dire fragiles, qui est en jeu » avis partagé dans un twitte par Nicolas DUPOND AIGNANT. Mais aussi de Philippe de VILLIER qui faisant référence a une vidéo montrant Vincent pleurant, des images très contestables, à lui déclaré « qu'il ne s'agit en aucun cas d'un arrêt des soins mais bien d'une euthanasie un homme bien vivant et que l'on met à mort ». La famille soutenue également par la Fondation Jérôme LEJEUNE et son président Jean-Marie Le MENE qui à estimé que Vincent « est vivant, il ne fait pas l'objet d'un acharnement thérapeutique. Décider d'arrêter son alimentation et son hydratation serait une mise à mort en direct, sous l'œil des médias ».

La gauche estimant elle faire plutôt confiance a la justice. Comme celle de Benoît HAMON pour qui « L'arrêt des soins administrés repose la question de la fin de vie dans la dignité. Je réitère ma proposition que soit autorisé et encadré le suicide assisté pour ceux qui ne veulent pas achever leur vie, prisonniers d'un corps et/ou d'une lucidité dégradés ». Encore à gauche, la tête de liste Place Publique-PS, Raphaël GLUCKSMANN, a lui-même estimé « faut faire confiance aux médecins, à la justice de notre pays, aux institutions européennes il y a une forme de contrat de confiance avec les institutions, notre époque est dans une remise en cause permanente des institutions, je trouve cela dangereux, je préfère les suivre.». Ou de Manon AUBRY, tête de liste de la France Insoumise, a défendu l'arrêt des soins. « D'un point de vue juridique, il y a eu différentes décisions, de la part du conseil d'État, de la Cour européenne des droits de l'homme, qui dit la même chose : il ne faut pas d'acharnement thérapeutique ». Pour Jean LEONNETTI l'ex-député LR dont la loi qui a instauré la fin de vie qui porte son nom à lui déclaré sur twitter « il faut que chacun écrive des directives anticipées pour éviter que ne se reproduise le drame de Vincent LAMBERT», qui « relève bien de la loi de 2005 et 2016 sur la fin de vie », a-t-il ajouté.

Une situation impossible en Belgique…

Comme le regrette le républicain et président de l'ADMD, Jean-Luc ROMERO qui a lui affirmé que cette affaire n'avait pu exister que « par des manquements législatifs sur la fin de vie en France ». Ajoutant qu' « Évidemment, c'est une affaire douloureuse ». Mais affirmant être très en colère, « en Belgique, ça ne pourrait pas arriver. La personne qui doit décider en premier c'est la femme, après ce sont les enfants adultes, et enfin les parents. (...) Si on avait une loi bien faite, nous n'en serions pas là ».

Une situation confirmée par l’avocate et présidente Jacqueline HERREMANS, avocate, membre de la Commission de contrôle de l'euthanasie (CFECE) et présidente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). En Belgique, les parents de Vincent Lambert n'auraient donc pas pu s'opposer à la décision de sa conjointe. « En Belgique, on devrait d'abord se demander s'il a fait une déclaration anticipée d'euthanasie. S'il ne l'a pas fait, on peut se retrouver dans le cadre de la loi sur les droits des patients. Il y a plusieurs questions : a-t-il refusé par écrit certains traitements, comme l'alimentation artificielle ? Si pas, il faut savoir s'il a désigné un mandataire, c'est lui qui exercera les droits du patient. S'il n'y a pas de mandataire, il y a une hiérarchie. D'abord, le partenaire cohabitant, puis les enfants majeurs et enfin les parents. Et s'il n'y a pas de solution avec ces personnes, le frère ou la sœur », précise l'avocate.

Emmanuel MACRON refuse suspendre des « décisions de justice »..

Le président de la république Emmanuel macron 240deLe Président de la République qui dans un communiqué publié a 17 h à répondu à la lettre ouverte envoyé par les avocats le 18 mai dernier et a classe politique à annoncer comprendre la douleur de la famille « Je suis profondément touché par la situation de Vincent Lambert. Comme citoyen, j'ai suivi son accident en 2008, et sa situation depuis plus de 10 ans. Comme homme, comme tous les Français, je me suis interrogé pour moi, pour mes proches. Sur cette question, qui touche à la part intime de chacun, il n'y a aucune réponse simple ou univoque. Seulement des incertitudes et des déchirements, qui ont traversé la famille de Vincent Lambert et traversent tant de familles de France. Et la volonté de respecter la dignité de toute vie humaine ».

Aujourd'hui, comme Président de la République, « il ne m'appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois » reconnaissant entendre tout de même » l'émotion suscitée ». Le président de la République ayant affirmé comprendre le « déchirement » ou « l'angoisse » des Français mais aussi celle que l'on « puisse décider de manière arbitraire de la mort d'un citoyen. C'est précisément parce que ce n'est pas le cas, parce qu'il n'y a pas, dans notre pays, de place pour l'arbitraire, que je n'ai pas à m'immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise ». Emmanuel MACRON concluant que sa responsabilité était de réaffirmer les principes fondamentaux « qui tiennent notre Nation et prévalent sur toute autre considération : le combat pour la vie, le respect de la mort, la protection de chacun. Nous devons aujourd'hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur ».

A l'annonce de ce communiqué l'avocat des parents de Vincent LAMBERT  n'a pas hésité a traiter le président de la République et de la Ministre de la santé a les traités de "menteurs" affirmant que il lui était simplement demandé de faire respecté la décision du CIDPH

Plusieurs milliers cas similaires a Vincent LAMBERT...

En France a ce jour plus de 1700 personnes seraient dans la même situation que le cas de Vincent LAMBERT. Des personnes qui a leur « réveil » qu’il s’agisse d’état végétatif ou d’état de conscience minimale - ils alternent des phases d’éveil et de sommeil qui peuvent durer des mois, voire des années entières. Enfin, si l’état de conscience minimale se caractérise, comme son nom l'indique, par l’existence de signes de conscience, ceux-ci sont totalement absents pour les personnes en état végétatif. Chez ces patients, qualifiés parfois de « cérébrolésés » parce que souffrant de lésions cérébrales irréversibles, des mouvements peuvent, en outre, être observés, mais ceux-ci sont purement réflexes. En moyenne, les personnes concernées ont une espérance de vie estimée à dix ans environ. Il s'agit cependant d'une moyenne qui revêt des réalités bien différentes. Ainsi, si certains décèdent rapidement, après un ou deux ans, d’autres peuvent, au contraire, vivre plusieurs décennies, comme Vincent Lambert, ou encore l’ancien footballeur Jean-Pierre Adams, en état végétatif depuis trente-deux ans et pris en charge par son épouse Bernadette à leur domicile.

Trois nouveaux recours devant la justice...

Après la décision rendu le 3 mai le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH) et auquel a répondu la France le 7 mai dernier, invitant la France à suspendre la décision. Une demande auquel laJérome TRIOMPHE devant le CEDH pour l'affaire_Vincent Lambert à Strasbourg le 5 juin 2015 0d2a0 Ministre Agnès BUZYN, avait affirmé le 5 mai dernier avait elle précisé « Cet avis est non obligatoire du point de vue du droit international ». Après un recours également devant le défenseur des droits, qui le 17 mai dernier à refuse de trancher et rejette la demande des parents.

Les parents qui après une manifestation avec l'aide de l’association « Je soutiens Vincent », devant le CHU de Reims dimanche qui aura réuni un peu plus d’une centaine de personnes. « Les parents de Vincent LAMBERT saisissent également les autorités et tribunaux compétents d'une plainte disciplinaire aux fins de radiation du Dr SANCHEZ ainsi que de poursuites pénales à son encontre », indique dans un communiqué des deux avocats Jean PAILLOT et Jérôme TRIOMPHE.

Les parents ont saisi la CEDH mais également le Conseil d’État et la Cour d’appel de Paris pour demander l’application de la décision par le CIDPH. La cour d’appel de Paris qui a cette heure n’a toujours communiqué sa décision qui devrait être connu vers 22h.Contrairement à la cour européenne des droits de l’homme qui a elle annoncé rejeter la demande des parents. « La Cour indique qu'aucun élément nouveau de nature à lui faire adopter une position différente ne lui a été présenté par les requérants », a-t-elle précisé dans un communiqué. Le 30 avril dernier, la CEDH avait déjà rejeté la première requête des parents de Vincent LAMBERT contre la décision du Conseil d'État du 24 avril 2019 qui avait validé la décision d'arrêter les soins. La cour qui avait « refusé les demandes de mesures provisoires qui lui ont été présentées, à savoir de suspendre l'exécution de l'arrêt du Conseil d'État du 24 avril 2019 et prononcer une interdiction de sortie du territoire de Vincent LAMBERT ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

 

Catégorie : SOCIÉTÉ & FAITS-DIVERS
Publication : 20/05/2019
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