Enfants handicapés de la Galère a l’exil faute d’une prise en charge en France
Aujourd'hui, en France, on compte près de 670 000 enfants porteurs d'un handicap mental Autisme, Trisomie 21, maladies génétiques, chaque année, il naît entre 6000 et 8500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, être totalement autonomes. Comment prendre en charge ces enfants ? Pour les parents, c'est un engagement qui commence dès la naissance. Un engagement total parfois et contraint a tout y compris celle de l'exil, comme Sonia, mère de Florian, âgé 16 ans, qui vit désormais en Belgique pour apporter à son fils l'accompagnement qu'il n'a jamais eu en France.
Reconnect lance un Cloud Solidaire pour les personnes sans domicile fixe
Reconnect, membre de Groupe SOS Solidarités, développé une solution innovante qui permet à une personne en situation de d'isolement ou de précarité de stocker et partager ses papiers personnels dans un espace confidentiel, sécurisé, et accessible partout. Selon une étude de l’Insee publiée en 2012, ils étaient 111 700 dans les moyennes et grandes agglomérations, dont 31 000 enfants. Rappelons que l’agglomération parisienne concentre le plus grand nombre de SDF. Pour répondre à leur précarité, le Cloud Solidaire pourra peut-être les aider à retrouver un emploi, un logement et une nouvelle vie sociale.
Cinq ans de prison avec sursis pour une mère qui a tué sa fille lourdement handicapée
Le procès d'une mère qui a mis fin aux jours de sa fillette très lourdement handicapée, Méline, en 2010 à Saint-Malo, s'est achevé mardi avec ses cris de colère et ses invectives aux jurés après sa condamnation à cinq ans de prison avec sursis alors qu'elle attendait un acquittement. Une mère qui a déjà annoncé rennoncé a faire appel de cette décison qui prouve selon elle "que la société française n'a aucune considération pour le handicap..."
Laurence NAIT KAOUDJT risquait la réclusion criminelle à perpétuité mais la justice a été clémente. Bien que la cour ait retenu comme circonstance atténuante une altération de son discernement et que sa peine soit intégralement assortie de sursis, l'accusé a crié sa colère et son écœurement aux jurés, aussitôt après l'énoncé du verdict.
« J'aurais mieux fait de mourir. Vous n'avez pas de cœur, vous n'avez pas compris mon geste d'amour: si, demain, vous lisez que je me suis suicidée, je vous regarde tous dans les yeux, c'est sur votre conscience », leur a crié cette femme de 49 ans aux cheveux grisonnants depuis le box des accusés, tandis que le président de la cour d'assises,Philippe DARY, mais aussi sa propre mère, lui demandaient de se calmer.
Ses avocats avaient plaidé pour son acquittement. « Elle a tué sa fille, mais elle n'est pas une meurtrière, contrairement à ce qui a été requis: la contrainte morale intérieure existe », avait ainsi déclaré Me Éric DUPOND-MORETTI.
Yann LE BRIS : « Personne n'est propriétaire de son enfant »
« Oui, elle a tué, mais est-elle coupable de l'avoir fait? Vous avez des experts qui disent qu'en réalité, elle n'avait pas d'autre choix », a-t-il ajouté. Elles ne faisaient qu'une, elles étaient fusionnelles, c'était une peau pour deux... ».
L'avocat général, Yann LE BRIS, dont les réquisitions ont été intégralement suivies, avait pour sa part rappelé combien, dans ce dossier sensible, depuis la découverte du corps de la fillette de huit ans étranglée au matin du 23 août 2010 jusqu'à l'audience, l'ampleur de la peine de la mère, dont le placement en détention n'a jamais été envisagé, avait pris le pas sur la démarche judiciaire.
Il avait appelé la cour à « l'empathie » avec sa douleur pour déterminer sa peine, tout en les rappelant à la « raison » afin qu'ils la déclarent bel et bien coupable de meurtre. « Personne n'est propriétaire de son enfant », a souligné l'avocat général. Même si cet enfant est handicapé, il est autonome, il a sa vie, il a son humanité : si vous dites aujourd'hui elle n'est pas coupable, vous niez cette humanité. Dans le référentiel commun de la société, on a toujours le choix de ne pas étrangler une petite fille ».
Le Drame de la désespérance
M. LE BRIS a rappelé les derniers éléments de la vie de huit ans de la petite Méline, brune aux longs cheveux frisés dont plusieurs photos, y compris sur son lit de mort, ont été montrées à l'audience juste avant son
réquisitoire: « Elle avait des peluches, des jouets, elle souriait, elle aimait faire du poney (pas toute seule), elle aimait la musique, elle aimait le contact... C'est quelqu'un qui a eu une existence, elle a eu une vie, elle a été heureuse ».
Dans la matinée, dans un récit qui a glacé la cour et l'audience, souvent en larmes mais assumant tous ses actes, Laurence NAIT KAOUDJT a expliqué comment le 15 août précédant les faits, se sentant impuissante à continuer à lui épargner les souffrances de son handicap et craignant d'en être séparée, elle avait pris sa décision.
Le 22 août 2010, elle a couché sa fille après lui avoir donné un peu de somnifère et un anti-douleur. « pour qu'elle n'ait pas mal ». Puis elle a étouffé Méline à l'aide d'une écharpe. « J'ai dit : Méline, c'est Maman qui t'aime, c'est Maman ma chérie... J'ai dit : Seigneur, prenez mon enfant », raconte-t-elle. « Je lui ai chanté une petite chanson, je suis restée comme ça... et puis au bout de quelques temps, je sais pas, je me suis dit : ça doit être fini ». A l'aide d'une forte dose de somnifères et en se tranchant les veines, elle tente de se suicider mais se réveillera le lendemain matin. « Je serais partie avec ma fille, on aurait dit : c'est un drame de la désespérance et je ne serais pas là à être jugée », conclut-elle.
La Rédaction / Avec AFP
L'AP-HP et Audition Solidarité se mobilisent pour la mission humanitaire « Audition Solidarité »
Pour la troisième fois en 2015, l'Association « Audition Solidarité » et l'Assistance publique Hôpitaux de Paris organisent conjointement les 29 et 30 septembre prochains, une mission « Audition » au sein de l'hôpital Hôtel Dieu AP-HP de Paris.
Lancée en partenariat avec l'Assistance publique Hôpitaux de Paris pour la première en janvier 2015, ces missions « Audition » se pérennisent grâce à la signature en mai dernier d'une convention entre Martin HIRSCH, directeur général de l'AP-HP et la présidente de l'association Audition Solidarité, Christine BOURGER, mettant en place trois missions par an sur une période deux ans.
Quant aux bénéficiaires , leur nombre augmente significativement au fil des missions. En mai dernier, ce sont 87 personnes qui ont été accueillies et qui ont bénéficié d'une consultation avec Otho-Rhino Laryngologue (ORL)et d'un test d'audition. 35 d'entre-elles ont été appareillées.
Fin septembre, les équipes médicales de l'hôpital de l'Hôtel Dieu espère faire aussi bien. Durant ces deux journées, les oto-rhino-laryngologues, audioprothésistes, orthophonistes et fabricants d'embouts accueilleront et prendront en charge les personnes défavorisées, sans papiers ou bénéficiaires de l'Aide médicale de l'Etat (AME).
Cela permettra aux médecins d'avoir un suivi de plus en plus efficace avec ces personnes souffrant de problèmes auditifs.
Depuis son lancement, les objectifs restent les mêmes : appareiller les personnesnécessiteuses souffrant de troubles auditifs mais également
d'éventuels problèmes associés et inscrire les personnes lorsque cela est nécessaire dans un parcours de soin.
Ainsi 12 personnes ont bénéficié de cette prise en charge plus poussée lors de la dernière et 17 sont déjà appareillées par Audition Solidarité et qui sont revenues faire contrôleer leur appareillage. Grâce à ce genre de manifestation, les personnes qui sont dans les failles du système peuvent ainsi avoir accès aux soins et retrouver ainsi un certain confort de vie.
La Rédaction
L'insoutenable récit de « l'acte d'amour » d'une mère qui a tué sa fille lourdement handicapée
La mère qui a mis fin aux jours de sa fillette très lourdement handicapée, Méline, en 2010 à Saint-Malo, a livré mardi un récit insoutenable de cet « acte d'amour » au second jour de son procès à Rennes.Un recit qui montre le cri que lance cette femme a notre société toute entière. Une message lancé peu avant que le jury ne décide mardi en deuxième partie de journée.
« C'est le 15 août précisément qu'il m'est venu à l'esprit qu'il n'y avait plus de solution », commence Laurence NAIT KAOUDJT, 49 ans, d'une voix assurée mais entrecoupée de sanglots. « J'ai baissé les bras, j'étais épuisée moralement, physiquement. Je ne voyais plus d'issue heureuse, d'issue heureuse en tout cas pour ma fille ».
« J'ai essayé de lui apporter le maximum de bonheur, qu'elle soit heureuse. Je lui ai apporté tout mon amour et elle m'a apporté tout l'amour qu'elle pouvait me donner: nous n'étions qu'une seule et même personne », poursuit l'accusée, blonde aux cheveux frisés tirant sur le gris.
« Ce 15 août, ma pensée a été : tu peux plus rien faire pour Méline, ça sera de pire en pire, je ne veux pas de cette rentrée scolaire (dans un institut médico-éducatif), je ne veux pas de cette opération (de la colonne vertébrale en raison d'une scoliose). On va partir toutes les deux ensemble », décrit cette ancienne conseillère bancaire, choisissant précisément ses mots et assumant à tout moment de son récit son choix et son geste. « J'imaginais ma fille souffrir, c'était inacceptable... »
Le grand voyage
Face au président de la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, Philippe DARY, qui lui rappelle que, vu de l'extérieur, tout semblait « aller bien », elle répond : « tout allait bien entre guillemets parce que le handicap, c'est sept jours sur sept et il n'y a pas de repos ».
« J'ai appelé ça : le grand voyage et j'ai dit à ma fille, qui me regardait avec ses grands yeux, tu vas faire le grand voyage avec Maman », poursuit-elle. « Notre place n'était plus ici, je n'avais plus à offrir le bonheur ou une belle vie à ma fille. (...) J'ai donné la vie à ma fille et si ma fille (devait) partir, ce sera par moi, et je partirai avec elle ».
« Même si le geste est affreux, terrible, je ne l'ai pas perçu comme ça: c'était un geste d'amour », assure-t-elle. Puis Mme NAIT KAOUDJT raconte dans le détail la dernière journée de sa fille, le 22 août 2010, « un beau dimanche », la messe, l'achat de pâtisseries, la dernière promenade avec sa grand-mère... Un récit terrible interrompu par ses sanglots, qui glace la cour et la salle d'audience.
Prenez mon enfant
Elle a couché sa fille après lui avoir donné un peu de somnifère et un anti-douleur « pour qu'elle n'ait pas mal ». Puis elle a étouffé Méline à l'aide d'une écharpe. « J'ai dit: +Méline, c'est Maman qui t'aime, c'est Maman ma chérie... J'ai dit : Seigneur, prenez mon enfant », raconte-t-elle. « Je lui ai chanté une petite chanson, je suis restée comme ça... et puis au bout de quelques temps, je sais pas, je me suis dit : ça doit être fini ».
« J'ai retiré l'oreiller sur sa tête. Elle était toute belle... Ses yeux étaient fermés, elle était dans son sommeil... Il y avait juste une petite goutte de sang sur le côté de sa narine. Avec un coton, j'ai essuyé. Elle avait l'air apaisé, c'était un petit ange », poursuit l'accusée.
« Je lui ai mis ses petits doudous qu'elle aimait (...) une croix et puis après, je l'ai embrassée, je lui ai dit que je l'aimais du fond du cœur puis je me suis occupée de moi », témoigne-t-elle. A l'aide d'une forte dose de somnifères et en se tranchant les veines, elle tente de se suicider mais se réveillera le lendemain matin. « Je serais partie avec ma fille, on aurait dit: +c'est un drame de la désespérance+ et je ne serais pas là à être jugée », résume-t-elle. Mme NAIT KAOUDJT encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Les réquisitions, les plaidoiries puis le verdict suivront mardi en deuxième partie de journée.
Romain BEAUVAIS
Institut pour handicapés de Mousseron : Une association mise en examen pour diffamation
La présidente d'une association de défense des droits des handicapés Handi'Gnez-vous, a été mise en examen pour diffamation pour des propos critiques tenus à l'égard de l'Institut pour handicapés de Moussaron, dans le Gers.
Céline BOUSSIÉ, a été entendue vendredi dernier par un juge d'instruction au tribunal de grande instance de Toulouse, à la suite de deux plaintes déposées en mai et en juillet par l'Institut médico-éducatif (IME) de Condom, ou « Maison d'enfants de Moussaron ». Une mise en examen qui n'aura pas été une «susprise» selon son avocat, Me Nadège BEAUVAIS-LABADENS.
Ces plaintes concernaient des propos, tenus lors de deux émissions des chaînes Europe 1 et LCI en février et en mars, dans lesquels Mme BouOUSSIÉ critiquait les conditions d'accueil des handicapés. Elle sera renvoyée au tribunal correctionnel à une date pas encore connue, a précisé à l'AFP son avocate, Me Nadège BEAUVAIS-LABADENS.
« On est sidérés », a réagi Mme BOUSSIÉ en sortant de l'audition. On n'a fait que rapporter des faits prouvés", a-t-elle poursuivi, citant « le rapport de l'Agence régionale de santé (ARS) » et la plainte de la ministre déléguée aux personnes handicapées d'alors, Marie-Arlette CARLOTTI.
Un millier de personnes ont signé la pétition en ligne
« C'est une grave atteinte à la liberté d'expression» et « aux associations », s'est-elle insurgée. Environ un millier de personnes ont signé une pétition en ligne, notamment le sportif Philippe CROIZON, et 140 associations ont apporté leur soutien à l'association, a affirmé Mme BOUSSIÉ.
Avec le renvoi en correctionnelle, « c'est la première fois que l'on va pouvoir débattre du contenu du rapport de l'ARS », s'est cependant félicitée Me BEAUVAIS-LABANDENs.
En 2013, La Maison d'Enfants de Moussaron était au coeur d'une controverse
« La Maison d'enfants de Moussaron » s'était retrouvée en 2013 au coeur d'une vive et douloureuse controverse sur les conditions dans lesquelles étaient accueillis et traités ses pensionnaires, atteints de déficience intellectuelle ou de multiples handicaps. Fin 2013, l'établissement avait été placé sous l'autorité d'un administrateur provisoire en raison de « graves dysfonctionnements dans les conditions d'installation et de fonctionnement » constatés par l'Agence régionale de santé (ARS).
Un collectif d'associations avait protesté contre le classement sans suite de neuf des dix plaintes qui visaient l'Institut
En mai dernier, un collectif d'associations avait protesté contre le classement sans suite de neuf des dix plaintes qui visaient l'institut, la justice n'ayant pas trouvé de preuves de maltraitance ni de détournements.
Mme BOUSSIÉ "ne devrait pas être inquiétée quand elle joue un rôle de lanceur d'alerte", a estimé le conseiller régional du Parti de Gauche Guilhem Serieys, qui s'est déplacé vendredi au tribunal. « L'urgence, c'est qu'elle ne soit pas inquiétée, mais c'est aussi plus de transparence dans les structures médico-sociales », a-t-il ajouté.
La Rédaction
Anne BALTAZAR, nouvelle présidente de l'Agefiph
L'Assemblée Générale de l'Agefiph (Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées) s'est réunie, le jeudi 10 septembre 2015 pour désigner son Conseil d'administration qui a élu sa nouvelle Présidente : Madame Anne BALTAZAR pour une durée de trois ans pour cette 10e mandature (membre du collège salariés). Elle remplace Odile Menneteau qui avait été élue en 2012. Anne BALTHAZAR succède ainsi à Madame Odile MENNETEAU (membre du collège Employeurs), qui occupait cette fonction depuis septembre 2012.
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